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24/05/2013

Les années 80 et la dernière séance

1983. J'avais 10 ans. Aujourd'hui je me rappelle de mon enfance. Je me rappelle, les goûters assis devant la télévision à regarder Goldorak. Je me rappelle les histoires de Carl Barks que je lisais après avoir fait mes devoirs. Et je me rappelle de "la dernière séance". Cette émission reste et sera toujours pour moi la plus belle émission sur le cinéma. Elle me faisait découvrir un cinéma et une époque dont j'ignorais tout. Et j'étais fasciné par les films autant par le cinéma qui servait de décor à la recréation d'un monde disparu. Ah les jolies ouvreuses !! Je regardais l'émission avec mon père. Quel fou de cinéma il était ! Cette émission m'a construit et j'ai grandi pendant 16 ans avec elle. Dans ces années là il faisait chaud et beau. On collectionnait des vignettes Panini de footballeurs avec les copains et à la récréation on se les échangeait  pour compléter nos albums. On avait une monnaie qui s'appelait le Franc. Mais rien ne semblait hors de prix. On vivait avec une guerre froide au dessus de nos têtes, mais on ne s'en rendait pas compte et on riait à l'école en se racontant Wargames (1983) qu'on avait vu le soir précédent, tout en se demandant pourquoi les Soviétiques ne se révoltaient pas contre leur gouvernement. On avait ni mail, ni blog, ni forum, ni internet, ni Bluray, ni DVD, ni d'autres ouvertures sur le monde qu'une télévision cathodique, et les premières video- cassettes à l'image souvent rayée. Mais nous étions heureux. Le monde devait nous appartenir.

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Aujourd'hui le soleil et mon père ne sont plus là. Nous avons des dizaines de chaînes à la télévision, mais bien souvent aucune de regardable avec la stupide télé-réalité qui a envahie le petit écran, et la 3D le cinéma pour en chasser l'intelligence. Il me reste ce blog pour vous faire partager ma passion pour un cinéma disparu, à vous lecteurs. Mais peut être individuellement jamais n'avons nous eu autant l'impression que ce monde appartient à des imbéciles et des incapables, impuissant à donner au passé une quelconque résonance dans notre époque. Mais ce monde devrait savoir que si l'on oublie d'où on vient, on ne sait pas où on va.

 

 

A lire :

http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/2605/la-d...