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26/01/2014

Ladies they talk about - 1933

"Ladies they talk about" est un film pré-code qui met en scène Barbara Stanwyck dans une prison de femmes. On retrouve également à l'affiche Preston Foster et Lyle Talbot, mais aussi la très jolie Dorothy Burgess. A la réalisation on retrouve le réalisateur de Robin des bois, William Keighley, qui est assez inspiré. Le film navigue entre l'horreur de l'exclusion de la société de ces femmes. Mais l'humour est souvent présent et l'érotisme aussi. Une détenue proclame d'ailleurs que ce qui manque le plus ici c'est la liberté, mais aussi les hommes. Le film navigue donc entre vengeance, frustration, et pardon. Ici Barbara Stanwyck porte toute seule le film sur ces épaules. Et les autres acteurs font finalement assez pâles figures à côté d'elle. On retiendra malgré tout le personnage du chef de la police, joué par Robert McWade, qui lui ne s'en laisse pas compter. On notera qu'il disparaîtra 3 ans après le tournage de ce film. On note la présence d'un deuxième réalisateu Howard Bretherton, mais à cette heure, je suis incapable de dire qu'elle a été son rôle dans le tournage.

ladies-they-talk-about-movie-poster-1933-1020198479.jpgIl est amusant de constater qu'une détenue du film, Dorothy Burgess, avait eu affaire avec la justice, suite à un accident de voiture, le 23 décembre 1932. Elle elle avait donc été accusée d'homicide involontaire, après son implication dans cet accident de la route, et le décès d'une personne. L'affaire se soldait par le versement d'une importante somme d'argent aux parents de la défunte. Il n'en reste pas moins que cela devait être assez troublant pour le public de l'époque, de voir ainsi la belle Dorothy Burgess, derrière les barreaux, alors qu'elle même avait eu des difficultés pour ne pas se retrouver en prison. En dehors de cette anecdote et de la belle plastique de Dorothy Burgess, on ne peut pas dire que l'on est impressionné ici par son jeu d'actrice, quant à lui très moyen. Elle disparaîtra prématurément, d'une attaque de tuberculose en 1961. Pour le reste, "Ladies they talk about" a assez de rebondissements, d'humour et d'érotisme pour être un encore aujourd'hui un honnête divertissement, avec quelques scènes particulièrement bien traitées (par exemple celles du tunnel, où William Keighley joue avec les reflets de l'eau).

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert McWade

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Ci-desuss : Barbara Stanwyck et Lillian Roth

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Ci-dessus : Dorothy Burgess

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Ci-dessus : Lyle Talbot

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Ci-dessus : Photo de Dorothy Burgess

 

Extrait :

 

Clip vidéo :

 

Disponible chez Warner Bros sur la boutique internet de l'éditeur en DVD Zone 2, sous-titrage français.

Note : 6,5 / 10

07/01/2014

A chaque aube je meurs / Each dawn I die - 1939

Si on en croit Richard Schickel et son livre "James Cagney : a celebration", "à chaque aube je meurs" était le film américain préféré de Staline. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous les cas, "à chaque aube je meurs" est peut être le plus grand film de James Cagney, qui a cette fois-ci comme partenaire George Raft. L'un et l'autre étaient déjà apparus dans "Taxi" en 1932, même si George Raft n'était alors, même pas au générique. "A chaque aube je meurs", tourné par William Keighley fait parti de cette série de films tournés par Hollywood sur l'univers carcéral pendant les années 30. Ainsi on retrouve comme film de cette période portant sur les prisons américaines, "Ladies they talk about" (1933) avec Barbara Stanwyck du même Keighley, mais on peut citer aussi "Vingt Mille ans sous les verrous" (1932) de Michael Curtiz avec Spencer Tracy, ou encore "San Quentin" (1937) de Llyod Bacon avec Humphrey Bogart, et beaucoup d'autres. Jane Bryan est quasiment la seule actrice d'un film d'hommes. Elle est ici la petite amie de Cagney. Elle fait tout pour le faire sortir de prison. Le film est d'autant plus touchant ici, que Cagney est un homme innocent, piégé par un politicien véreux. Dans la vraie vie Jane Bryan abandonnera le cinéma au début des années 40, pour se marier avec un magnat de l'industrie pharmaceutique.

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Keighley est particulièrement à l'aise dans la description de cet univers sordide, nous montrant la violence des gardiens, la haine qui s'insinue dans le coeur des prisionniers, et les luttes de bande au sein même de la prison. "Prison Break" n'a pas fait mieux presque 70 ans plus tard. Le duo James Cagney / George Raft, est formidable. George Raft a un jeu ici un peu dans le style d'un Bogart. Et Cagney a l'intelligence de ne pas en rajouter et de rester dans son rôle. Le film est très émouvant à bien des égards et très réaliste, nous montrant des meurtres en prison, et une terrible lutte finale, qui semble avoir été tournée à balles réelles ! Impressionnant surtout pour l'époque. Il est donc difficile de ne pas sortir remué par un tel film, qui ne renonce à rien pour faire de cette oeuvre, peut être le plus beau film sur l'univers carcéral tourné par Hollywood dans les années 30. A redécouvrir.

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

Annex - Cagney, James (Each Dawn I Die)_02.jpg

Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et Jane Bryan

 

Note : 8 / 10

04/10/2013

Les aventures de Robin des Bois / The adventures of Robin Hood - 1938

Il n'y a rien qui ne m'effraie le plus, que de parler des films que l'on vénère, car on a pour eux, une espèce d'appréhension à ne pas bien les présenter et donc à ne pas leur rendre justice. "Les aventures de Robin des Bois", fait parti de cette catégorie de films, car il est un de ces films de mon enfance, qui m'a fait grandir. Combien ai-je vu de fois ce film ? Je ne saurai le dire. Mais même maintenant adulte, je dois encore le voir une fois tous les deux ans. Il y a une magie dans ce film comme dans aucun autre film. Est-ce le Technicolor ? Est-ce la belle romance entre Errol Flynn et Olivia de Havilland ? Est-ce le ton léger du film, qui aborde malgré tout des sujets sérieux ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c'est que ce film continue de marquer profondément ma vie, comme une espèce de boussole qui indique le chemin. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La distribution est somptueuse, regroupant donc Errol Flynn dans le rôle titre, mais aussi Olivia de Havilland, Le casting est complété par Basil Rathbone dans le rôle du comte au service du Prince Jean (Claude Rains). Les seconds rôles sont eux aussi de qualité, avec Patric Knowles, Eugene Paillette, Melville Cooper,Una O'Connor. Beaucoup joueront encore dans des films d'Errol Flynn, comme Alan Hale qui interprète ici Petit Jean. James Cagney était initialement prévu dans le rôle titre, mais il  entra en conflit avec la Warner et décidait de ne plus tourner pour le studio. Flynn qui avait obtenu un grand succès avec "Capitaine Blood" (1935) sous la direction déjà de Michael Curtiz devait reprendre le rôle de Robin des Bois. Et on ne peut que se réjouir de cette décision. Car si James Cagney est un très grand acteur. On peut légitimement se demander de ce qu'il aurait pu donner dans ce film romantique par excellence.

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Le film devait connaître une production chaotique, et les réalisateur allaient se multiplier sur le tournage, les deux principaux étant William Keighley, auquel Michael Curtiz succédera. Curtiz était très dur sur les plateaux. Ainsi lors de la scène d'étreintes entre Robin et Marianne, il devait crier à Flynn : "Ne la tenez pas comme une pomme de terre chaude ! Écrasez-la ! Vous lui briserez peut-être une côte ! Mais c’est très bien si ça donne une bonne scène !" Quoiqu'il en soit le film devait être fini avec quand même, un mois de retard sur le planning prévu. A sa sortie, il obtenait un très gros succès, 3 Oscars (musique, montage et décors) et devenir une espèce de symbolisme international de tous les rêves de l'enfance. Quel petit garçon n'a pas voulu être un jour ou l'autre, Robin des bois ? Quel adolescent n'a pas rêvé de serrer contre lui la belle Marianne et rêver qu'il l'embrassait ? Quand un film arrive à parcourir des générations, et à réunir un public, on peut le classer, à n'en pas douter, parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma mondial. La Warner n'en a peut être pas conscience. Mais c'est pourtant le cas. Ainsi, Erich Wolfgang Korngold devait faire une affaire personnelle de la musique du film, et écrire une musique de combat contre toutes les injustices. Et lui l'immigré juif autrichien, il écrira donc une musique en pensant au combat contre la barbarie nazie qui voulait s'étendre en Europe. Cela se ressent dans les différentes scènes d'action du film. 75 ans après sa sortie, Robin des Bois n'a pas pris une ride, et reste le film symbole de l'éternelle jeunesse de l'enfance heureuse. Alors vous aussi, revoyez ces "aventures de Robin des Bois", et réveillez l'enfant qui sommeille en vous !

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Ci-dessus : Errol Flynn et Patrick Knowles

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Ci-dessus : Melville Cooper, Basil Rathbone, et Claude Rains

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Ci-dessus : Errol Flynn

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

Disponible en DVD zone 2 ou Bluray Free zone aux USA

 

Outakes :

 

La musique une grande star du film :

 

Note : 10 / 10

13/08/2013

Varsity Show - 1937

"Varsity Show" est un film un peu fou. Ainsi, cela commence avec son titre qui aurait du être "Variety Show" reprenant le nom du journal de spectacles célèbres. Mais suite à un accident bénin sur le quai d'une gare, le titre du show est changé dans le film et donc le titre du film aussi. Je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais vous l'aurez compris, "Varsity Show" est assez surprenant, mais aussi drôle. Ainsi, le scénario se déroule dans une université américaine, où les étudiants se désespèrent devant le pauvre spectacle de fin d'année qu'ils vont produire. Ils décident donc d'engager Dick Powell (ancien étudiant) comme metteur en scène. Les gags vont alors se multiplier jusqu'à l'ultime gag final, qui est vraiment énorme et qui m'a fait littéralement pleurer de rire.

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William Keighley est ici est à la réalisation, mais ce sont évidemment les scènes chorégraphiées par Busby Berkeley qui attirent encore l'attention. Le film n'est pas meilleur qu'un autre, mais il réalise réellement son objectif de distraction du spectateur, en alternant les gags et les numéros musicaux. On notera en plus de Dick Powell, éternel chanteur de charme, un formidable danseur noir : John W. Bubbles, On dit sur wikipédia qu'il enseigna les claquettes à Fred Astaire. C'est tout dire. Il forme donc un duo particulièrement intéressant avec Ford Washington Lee. Mais ils sont montrés ici comme des balayeurs et font leur entrée sous ce costume. Mais les noirs avaient ils d'autres emplois en 1937, ne serait ce que dans l'esprit du public américain de cette époque ? Quoiqu'il en soit, nos deux amis se rattraperont plus tard dans un beau numéro en costume et haut de forme cette fois. Pour le reste du casting on retrouve les soeurs Priscilla Lane et Rosemary Lane, mais aussi Ted Healy présents tous les trois, la même année dans "Hollywood hotel" également avec Dick Powell. J'avoue n'avoir pas eu le courage de mettre une mauvaise note à ce petit film, vu le plaisir qu'il m'a donné à le regarder. 76 ans après sa création, il reste un fantastique anti-dépresseur et il devrait être recommandé par la faculté de médecine.

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Ci-dessus : Priscilia Lane

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Ci-dessus : John W. Bubbles et Ford Washington Lee

 

Extrait :

 

Bande annonce :

 

Note : 7,5 / 10

12/03/2013

Torrid Zone - 1940

"Torrid Zone" est un film produit par la Warner en 1940 et tourné par William Keighley un des deux réalisateurs des "aventures de Robin des Bois" (1938) avec Errol Flynn. "Torrid Zone" a dans les rôles principaux James Cagney, Pat O'Brien et la très belle Ann Sheridan dans son premier grand rôle. Ann Sheridan et James Cagney avaient déjà joué ensemble dans plusieurs films : "les anges aux figures sales" (1938),  "City for Conquest" (1940). On notera aussi la présence d'Hélène Vinson en femme légère et voulant absolument quitter son mari. Ce film est le dernier de la série de 8 films tournés ensemble par James Cagney et Pat O'Brien. Mais me diriez-vous qu'est ce que la "Torrid Zone" ? C'est en fait un petit pays d'Amérique Centrale que le film se refuse de nommer, une espèce de république bananière où tout tourne autour du commerce de banane.

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Le film nous raconte donc l'histoire d'un grand industriel de la banane joué par Pat O'Brien, qui doit faire face à une révolte populaire menée par une espèce de guerilleros assez sympathique au demeurant. Les choses allant de mal en pis, O'Brien se décide à convaincre son ancien contremaitre (James Cagney) à de nouveau travailler pour lui, pour qu'il fasse embarquer les récoltes de bananes. Mais la belle Ann Sheridan, et le révolutionnaire débonnaire vont contrarier tous les plans prévus. Le film ne possède pas de temps mort et surprend par l'actualité de son propos. En effet, la Warner ne prend pas position contre la révolte paysanne et montre bien certaines limites du système capitaliste de cette époque. Ainsi, le chef de la police dit au grand propriétaire :"j'ai été élu par le peuple". On met donc l'accent sur le déni de démocratie et sur le fait que c'est le capital qui donne les ordres et non le peuple. Cela fait réfléchir sur l'exploitation des terres et des richesses du tiers-monde encore aujourd'hui. Il y a d'ailleurs par certains côtés, un peu de Robin des Bois dans ce film.

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Mais la "Torrid Zone" c'est bien évidemment la chaleur des femmes. Ainsi, le numéro d'Ann Sheridan dans le cabaret à l'ouverture du film est délicieux à voir. En effet, elle porte une jolie robe qui ne cache que l'essentiel. Cagney finira par passer d'une femme à l'autre, voir de faire la cour à une pendant que l'autre essaye de dormir dans l'autre pièce ! Hélène Vinson ne reste pas derrière à ce petit jeu. Le ton du film reste néanmoins la comédie pour parler de sujets sérieux. Et on sent bien que le film est allé parfois aux limites de ce que la censure pouvait accepter à cette époque. Il y a pas mal de scènes filmées en extérieures et celles en studio sont très correctes et réalistes. En effet, la Warner fit venir 900 plantes pour recréer l'ambiance si particulière de l'Amérique Centrale.

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"Torrid Zone" est donc un film très respectable qui ne tombe jamais dans les clichés faciles et sait divertir le spectateur sans aucun temps mort jusqu'à la fin du film. Ainsi la dispute entre Cagney et Pat O'Brien à la fin du métrage reste de ce fait assez impressionnante. J'ai donc apprécié "Torrid Zone", qui a forcément un peu vieilli mais qui reste très convenable et recommandable pour qui veut découvrir un film de cette époque.

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Note : 6,5 / 10