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03/10/2015

L'homme tranquille / The quiet man - 1952

A Hollywood, comme souvent dans le monde des affaires, c'est ce que vous venez juste de faire, qui compte. Il en va ainsi pour "l'homme tranquille" de John Ford, qui peina à trouver un studio pour le financer. En 1936, John Ford avait pourtant acquis les droits de la nouvelle de Maurice Walsh. Et chaque année, il pensait bien pouvoir trouver un studio pour enfin tourner ce film. Ford d'origine irlandaise, voulait absolument faire ce film intimiste, et disait : "C’est ma première tentative d’histoire d’amour. Je voulais tourner une histoire d’amour entre adultes." Malheureusement, après avoir fait le tour des studios,  la Metro-Goldwyn-Mayer, la 20th Century Fox ou la RKO, il se vit refuser cette histoire que les producteurs qualifiaient "d’idiotie irlandaise romantique et sans intérêt commercial". La RKO se laisse malgré tout tenter, mais à condition que Ford réalise deux films pour leur studio. Ainsi, en 1947, réalise pour la RKO, "Dieu est mort" (1947), qui est un terrible échec commercial pour le studio. La RKO ne souhaite donc pas que Ford tourne un deuxième film, et ne veut plus entendre parler de "l'homme tranquille". Finalement,  Maureen O'Hara se désespère, et racontera plus tard : "« Chaque année, nous nous réservions l’été libre et chaque année il n’y avait toujours pas l’argent et nous ne pouvions pas faire le film. Le scénario avait été proposé à la Fox, à la RKO et à la Warner Bros, et tous les studios trouvaient qu’il ne s’agissait que d’une idiote et stupide petite histoire irlandaise. « Cela ne fera pas un sou, cela ne peut être réussi », disaient-ils. Et les années passaient… John Wayne et moi sommes allés au studio et avons dit : "M. Ford, si vous ne vous dépêchez pas, c’est moi qui jouerai le rôle de la veuve et Duke celui du personnage de Victor McLaglen parce qu’il sera trop vieux ! " Finalement, c'est John Wayne qui devait débloquer la situation, avec le studio sous lequel il était sous contrat : Republic Pictures. Le studio s'entend avec Ford, pour que ce dernier réalise un western, et après Republic Pictures, financera, "l'homme tranquille". Et il en fut ainsi. Ford tourna en 32 jours, "Rio Grande", très beau western avec Maureen O'Hara & John Wayne, et qui devait être un succès commercial immédiat, et permettre de donner à "l'homme tranquille", une existence.

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"L'homme tranquille", c'est le retour de Ford à la couleur. Et il se plaît à filmer cette Irlande, verte et humide. La photographie de Winton C. Hoch est souvent superbe. Et on ne peut regarder ce film sans se dire que Ford se voit en John Wayne et qu'il est réellement, très amoureux de la jeune Maureen O'Hara. Le film est une chronique simple de la vie irlandaise, et d'une Irlande de carte postale. Mais il n'en reste pas moins un hommage à la simplicité d'un temps, qui ne connaissait, ni internet, ni les réseaux sociaux, ni le train à grande vitesse, mais qui pourtant vivait sa vie simple entre whisky, bière, amour et bagarres. Aujourd'hui découvrir, "l'homme tranquille" est un parcours du combattant. L'édition zone 2 DVD, est en dessous de tous les standards de notre époque en terme de qualité d'image. Et une projection du film en grand écran, se résume souvent à deviner ce que pouvait bien être le film au moment de sa sortie. Et malheureusement, aucun éditeur ne semble vouloir sortir le film en rachetant les droits de ce chef-d'oeuvre de Ford. En France, Ford finit trop souvent dans les derniers bacs de soldes, si ce n'est comme avec la présente édition DVD zone 2 vieille de 15 ans, à la poubelle. Et c'est bien dommage pour un film, aux récompenses multiples : Oscar du meilleur réalisateur et Oscar de la meilleure photographie, grand prix du film international de Venise. Une édition Bluray française, n'est pas seulement nécessaire, elle est indispensable, au regard de la qualité de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire du cinéma. Ne doit on donner au public français avide de haute définition que des films d'horreur de 3ème zone ? Pour ma part, fâché, contre la politique commerciale de nos chers éditeurs, j'ai décidé de restreindre au maximum, mes achats de films pour le mois d'octobre. 

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Ci-dessus : John Wayne & Maureen O'Hara

 

Extrait de la musique de "The quiet man" :

Film disponible en DVD à un prix prohibitif sur Amazon France, avec une qualité d'image très mauvaise.

 

Note du film : 8,5 / 10

Note de l'édition du DVD français : 2 / 10

30/05/2015

L'Aigle des frontières / Frontier Marshal - 1939

On sous-estime encore trop souvent, l'oeuvre parlante du réalisateur Allan Dwan. En effet, réalisateur reconnu de nombreux films muets, on oublie souvent qu'il a eu une carrière bien après la fin du muet, avec quelques westerns excellents comme "Quatre étranges cavaliers" (1954) ou "tornade", également en 1954. On oublie également qu'il a été le réalisateur de "Suez" avec Tyrone Power, et de "Iwo Jima" avec John Wayne. Monsieur Bertrand Tavernier, nous raconte que Dwan n'a jamais pu percer à Hollywood, malgré ses succès et la qualité de ses réalisations, car il était antisémite. Pour ma part, je n'en sais rien. Mais il est vrai que c'est assez inexplicable qu'il n'ait jamais pu arriver à obtenir un peu de notoriété et des films plus intéressants, au vu de la qualité de certaines de ses oeuvres. Ainsi, on peut dire que "l'aigle des frontières" fait parti des bonnes surprises de la longue filmographie d'Allan Dwan. On remarque tout d'abord un très bon casting avec un Randolph Scott en redresseur de torts, John Carradine en chef de bande, mais aussi un Cesar Romero dans sous doute un de ses meilleurs rôles dramatiques. Le film est une adaptation de "règlement de comptes à Ok Corral". Les seconds rôles sont nombreux et intéressants, on peut citer Ward Bond, Lon Chaney Jr, ou encore les deux femmes de l'histoire : Nancy Kelly (âgée ici seulement de 19 ans) et Binnie Barnes.

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Mais le film ne vaut pas seulement par ses interprètes. Il faut également parler du formidable travail sur les ombres et la lumière par le directeur de la photographie, Charles G Clarke qui travaille les jeux d'ombres et de lumières, pour faire de cet étonnant western, une oeuvre plaisante à regarder. Alors, c'est vrai que le film n'a pas l'ambition du film de Ford, "la poursuite infernale" (1946) ou de "règlement de comptes à OK Corral" (1953) de John Sturges, mais il n'en reste pas moins une très bonne surprise, à la photographie très travaillée pour une durée de seulement 68 minutes ! Casting alléchant, acteurs qui jouent avec conviction, travail admirable sur la photographie, bon réalisateur, mais alors que peut on reprocher à l'aigle des frontières" ? Sans aucun doute, son manque d'ambition. Quel film aurions nous eu si on avait eu droit à 20 ou 30 minutes de plus ? On ne le saura jamais. Quoiqu'il en soit, on reste surpris par la réelle qualité cinématographique de ce film de série B de 1939. Le cinéma actuel pourrait sans aucun doute en apprendre beaucoup des artisans du passé.

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Ci-dessus : Cesar Romero

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Ci-dessus (à gauche) : Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott & Cesar Romero

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Ci-dessus : Randolph Scott & Nancy Kelly

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Ci-dessus : Randolph Scott & Binnie Barnes

Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis en VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

12/03/2015

La route du tabac / Tobacco Road - 1941

J'ai été particulièrement surpris lors de la vision de "la route du tabac". En effet, ce film en noir & blanc de John Ford est très particulier. Je pourrais faire comme toutes les critiques et le rapprocher des "raisins de la colère" du même Ford, tourné l'année précédente. Et c'est vrai qu'il s'en rapproche par ses aspects dramatiques, et sa description d'une misère campagnarde profonde. Mais dans "les raisins de la colère" (1940), la critique était avant tout social, et acerbe contre le système capitaliste. Dans "la route du tabac", il n'y a pas réellement de critique du système en place en Amérique. On est plus dans une critique de toutes les misères : misère du grand âge, mais aussi misère financière, sociale, et intellectuelle. Par ailleurs, Ford mélange avec génie, le drame, la comédie, et le rire, pour donner à son film, un ton vraiment particulier. Et c'est un ton , rarement vu dans le cinéma hollywoodien de cette époque. Le rôle principal est tenu par Charley Grapewin (le grand père épuisé), et on aperçoit de temps en temps Gene Tierney qui joue avec délice la sauvageonne, mais aussi Dana Andrews, et War Bond. Marjorie Rambeau semble quant à elle, s'être beaucoup amusé à jouer le rôle d'une vieille fille intégriste, mais décidée à se marier avec un garçon attardé de 20 ans son cadet !

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L'idée de la pièce est de nous montrer ce que sont devenus les descendants des grandes plantations qui longeaient la fameuse route du tabac. Le film est une adaptation fidèle de Nunnally Johnson d'une pièce jouée plus de 4000 fois à Broadway, elle-même tirée d'un roman d'Erskine Caldwell. Le génie de Ford est de mettre une courte introduction, dans le style "d'autant en emporte le vent" (1939), avec une caméra plantée, sur cette route du Tabac, filmant une grande demeure en ruine, et les feuilles mortes sur la route, balayées par le vent de l'histoire. On a l'impression que Ford a voulu faire un anti "autant en emporte le vent" ou s'être amusé comme un enfant à l'idée de raconter une suite totalement "underground" et décalée, avec des descendants devenus des personnages douteux. Aujourd'hui on rit beaucoup, on est ému, devant cette histoire de miséreux. Et on se surprend à être touché par le charme d'une Gene Tierney sale, couchée dans la paille et dans la boue, mendiant War Bond pour un sac de légumes, mais toujours magnifiquement belle.  "La route du tabac" est donc un film admirable de Ford, qui doit être redécouvert en urgence pour ceux qui ne l'ont pas vu. Son final est en plus extrêmement touchant, comme rarement vu au cinéma. Un chef-d'oeuvre sur la vie des miséreux du Sud profond. Certains pourront peut être, simplement lui reprocher cet humour systématique, et potache, dont Ford aime jouer en maître, et qui pourra parfois lasser les plus intellectuels d'entre nous.

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Ci-dessus : Gene Tierney

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Ci-dessus : War Bond, Charley Grapewin et Gene Tierney

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Ci-dessus : Charley Grapewin et Gene Tierney

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Ci-dessus : War Bond & Charley Grapewin

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée sur Amazon ou FNAC.

Note : 9 / 10

17/12/2013

Jeanne d'Arc / Joan d'Arc - 1948

"Jeanne d'Arc" est le type même du film abandonné par la France. Ainsi, il n'a jamais été édité en DVD dans notre pays. Pire les versions qui passent généralement sur les chaînes payantes, nous donnent une oeuvre défigurée, découpée à la tronçonneuse. Ainsi, la mauvaise version que je possède ne fait que 99 minutes contre les 145 minutes de la version sortie initialement en 1948 dans les cinémas américains. C'est d'ailleurs une honte que des responsables de la programmation osent encore diffuser cette version écourtée, qui ne permet de comprendre le film que par bribes. Pourtant le film mériterait un meilleur sort. En effet, il a été tourné par Victor Fleming, le réalisateur "D'autant en emporte le vent" (1939). Le casting est plutôt bon. Ainsi, dans le rôle titre on retrouve une Ingrid Bergman possédée par la grâce du personnage. Elle incarnera en tout, quatre fois le personnage de Jeanne d'Arc. Elle joue donc tout d'abord dans l'adaptation théâtrale de Maxwell Anderson, puis ici dans l'adaptation cinématographique de 1948, qui est une adaptation du même Maxwell Anderson, de sa pièce de Broadway  : "Joan Of Lorraine". Bergman déjà récompensée par un Tony Award pour son interprétation sur scène, sera nommée aux Oscars pour cette version de 1948. Le film sortira dans un contexte privé tumultueux pour l'actrice qui divorçait au même moment, de son premier mari pour se marier avec Roberto Rossellini, qui divorçait également par la même occasion. L'Amérique puritaine ne l'accepta pas et Bergman se décidait à quitter les USA pour l'Europe. 

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En 1953, Roberto Rossellini reprend le flambeau. Le réalisateur italien fasciné par l’oratorio "Jeanne au bûcher" d’Arthur Honegger et Paul Claudel, en donne quelques représentations à Naples et Paris avec son épouse, l’actrice suédoise dans le rôle-titre. Il s’attaque ensuite à son adaptation cinématographique. Ingrid Bergman qui avait 33 ans sur le film de Fleming en a désormais 39. Néanmoins les critiques sont excellentes. Mais Bergman n'a pas été la seule actrice de Jeanne d'Arc. Ainsi, Cecile B DeMille dès 1916, se prend au jeu de tourner un film sur l'histoire de Jeanne d'Arc. Il sera suivi par beaucoup d'autres et on peut citer pêle-mêle : "La passion de Jeanne d'Arc" de Carl Theodor Dreyer (1928) avec Renée Falconneti, "Sainte Jeanne" d’Otto Preminger (1957) avec Jean Seberg, "le procès de Jeanne d'Arc" de Robert Bresson (1962) avec des comédiens non professionnels, puis on arrive sur des oeuvres plus actuelles, comme "Jeanne la pucelle" de Jacques Rivette (1994), "Jeanne d'Arc" de Luc Besson (1999),  et "Jeanne d'Arc" (film TV) de Christian Duguay (1999) et enfin "Jeanne Captive" de Philippe Ramos (2011).

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Ci-dessus : Ingrid Bergman

La version de Fleming se veut hagiographique, mais est aussi touchée par la spiritualité. Ainsi, le film nous décrit une France pillée par les Anglais, morcelée en différents duchés, et un dauphin faible, prisonnier de sa cour, et qui ne sait pas se faire respecter. Ainsi, la prédiction qui veut qu'une jeune pucelle de Lorraine, sauvera le royaume de France et vaincra les ennemis des Français, prend alors tout son sens quand une jeune fille révèle qu'elle est envoyée par Dieu pour sauver la France. L'histoire est belle et les Américains tellement patriotes ne pouvaient pas, ne pas aimer cette histoire d'un pays qui se soulève contre ses occupants par la seule volonté d'une jeune fille qui reçoit ses ordres de Dieu. On peut toujours discuter à l'infini, et se demander si Jeanne était bien une envoyée de Dieu ou une affabulatrice, il n'empêche que le mythe vivace parle encore de lui même à un pays dont l'histoire a souvent été en proie aux divisions, invasions, et à une faiblesse du pouvoir central.

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Ci-dessus : José Ferrer

Pour le film, il n'y a rien à en dire. Fleming sait rendre le siège d'Orléans vivant. Bergman transfigure son personnage de façon admirable. José Ferrer, fait aussi un admirable dauphin aux abois et sans confiance en lui. On sent que les conseillers techniques ont été bons, car on retrouve bien tous les costumes de l'époque, ainsi que l'art de la guerre de la guerre de cent ans. Le film a encore un grand intérêt aujourd'hui, car il montre qu'un pays ne peut rien avec à sa tête un roi faible et indécis. La légende de Jeanne d'Arc est là pour nous rappeler que l'unité française a été durement gagnée, contre les divisions, entretenues des siècles durant par nos ennemis. Le message de Jeanne résonne donc d'une étrange actualité, nous rappelant que les problèmes de la France n'ont pour cause que notre propre abandon, nos reniements ou notre défaitisme dans nos capacités à nous relever, à nous unir et à vaincre. Quoiqu'il en soit, avec sa rapidité habituelle, l'église décidait de faire de Jeanne d'Arc une Sainte en 1905 ... et le président Sarkozy célébrait le 6 janvier 2012, le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne, et à travers elle, l'unité de la France. Vous avez dit, résonance ? Concernant, le film on peut donc regretter que seuls les USA aient pu bénéficier d'une version restaurée et complète. En France on se contentera donc des versions tronquées qui passent à la télévision ici et là, au milieu du gâchis télévisuel habituel, et qui laissent un drôle de goût dans la bouche, confirmant la fameuse phrase de Mr Brion : "le cinéma est un art outragé". La version tronquée du "Jeanne d'Arc" de Victor Fleming, en est la preuve éclatante. Le mythe quant à lui est intact.

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 Note : 6,5 (8 / 10 si un jour, il sort une version complète et restaurée)

21/09/2013

Le fils du désert / 3 godfathers - 1948

Je pense qu'il est inutile de présenter John Ford au lecteur de ce blog. C'est bien entendu l'homme aux multiples chef-d'oeuvre. Et "le fils du désert" est à n'en pas douter l'un de ses plus grands films. John Ford a été quasiment à l'origine du genre western, en participant à l'aventure du western dès la période du muet. Mais il a été aussi un des premiers réalisateurs, à redonner au genre, ses lettres de noblesse, avec "la chevauchée fantastique" (1939). En effet, le western était cantonné bien souvent à la fin des années 30, dans des séries B sans saveur. Depuis 1946, John Ford est revenu au western en tournant tout d'abord "le poursuite infernale", puis "le massacre de fort apache" (1948). "Le fils du désert" est donc dans cette lignée, et le fruit de la collaboration entre John Wayne et John Ford qui atteindra son paroxysme avec "la prisonnière du désert" (1956). Le film mentionne dans son titre la présence de Harry Carey Jr, fils de Harry Carey. Harry Carey était présent dans la première version, car "le fils du désert" est un remake de "Marked men" tourné par John Ford en 1919, Donc "le fils du désert" rend hommage à Harry Carey père. Mais "le fils du désert" n'est pas le premier film de Harry Carey Jr. En effet, on se rappelle de lui, car il avait déjà un petit rôle, dans "la rivière rouge" de Hawks. Mais la grande star du film après John Wayne et l'autre "godfather" Pedro Armendáriz, c'est bien évidemment une nature immense et hostile.

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L'histoire est assez classique et reprend celle de "marked men" (1919). Malgré tout, Ford arrive à fasciner le spectateur, par une simple histoire de voleurs de banque, qui deviennent les parrains d'un nourrisson perdu dans le désert. Les scènes d'actions sont parfaitement filmées par Ford et rappellent certaines de ses meilleurs, comme dans "la chevauchée fantastique" (1939) ou dans "la poursuite infernale" (1946). Enfin, les plans d'exceptions sont multiples et comme à son habitude Ford fait de la caméra sa palette, et il devient le peintre d'images en mouvement, nous donnant parfois l'impression de traverser une galerie d'art. Ford aborde également différents thèmes, comme le passage de témoin entre l'adulte et l'enfant, comme cette vie qui doit continuer, comme la responsabilité que nous avons envers les plus faibles d'entre nous. Mais surtout il fait du "fils du désert" une immense parabole biblique. Comment ne pas penser à Jésus traversant le désert, et aux épreuves physiques et morales que la traversée fait endurer à chaque protagoniste. Ces épreuves, sont autant d'étapes vers le pardon et la transfiguration des personnages, qui se libèrent un à un de leur peau de gangsters, pour devenir des hommes meilleurs en paix avec eux mêmes, Dieu et les Hommes.

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Ci-dessus : On peut voir un plan typiquement fordien, même si plus souvent les personnages sont de dos, donnant alors l'image, un effet saisissant qui rappelle les tableaux de caspar friedrich.

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Ci-dessus : John Wayne, Harry Carey Jr, et Pedro Armendáriz

John Ford nous fait donc encore une fois, un cinéma du bon sentiment, qui passe très bien, et qui semble touché ici par la grâce, dans un espèce de miracle cinématographique renouvelé à chaque plan. Quand plus tard, on demandera à Orson Welles, quel est le réalisateur qui l'a le plus inspiré, ce dernier répondra : "les grands maîtres, John Ford, John Ford, John Ford." On ne pourrait dire mieux.

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Ci-dessus : John Wayne

Film disponible en DVD zone 2 (trouvé neuf dans une brocante à 2,5 €)

 

 La bande-annonce :

 

Note : 9,5 / 10

24/08/2013

Vers sa destinée / The young Mr Lincoln - 1939

"Vers sa destinée" (1939) est le second film de Ford qui porte directement ou indirectement sur le président Abraham Lincoln. Comme sur "je n'ai pas tué Lincoln", les relations entre Ford et son producteur Darryl Zanuck seront orageuses. Ford devait reprocher à Zanuck des coupes de certaines scènes. On sait que Ford avait plutôt un caractère difficile. On peut donc aisément imaginer qu'il devait exister une tension entre lui et Zanuck sur ce tournage. Malgré tout, le film en lui même ne pâtit pas de ses relations conflictuelles. Et malgré tout le film conserve une structure remarquable. Ainsi, le but de Ford est de nous montrer un Lincoln jeune, où il est difficile de discerner le futur président, mais où les principales qualités sont déjà présentes dans le personnage.

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Ford s'évertue donc à nous montrer un Lincoln jeune et fermier. Les postures du personnage sont donc souvent étrange, lassive, comme pour mieux signifier au spectateur que cet homme n'a ni les habits d'un avocat, ni ceux d'un président. Le titre français "vers sa destinée" est d'ailleurs bien plus marquant que le titre américain. En effet, c'est bien la route vers son destin que l'on nous raconte ici. Qu'est ce qui fait qu'un homme devient cet homme ci et pas un autre. C'est ce à quoi veut répondre Ford à travers Lincoln. Ainsi, le premier drame de la vie de Lincoln, est peut être le premier déclencheur de sa carrière d'avocat. Ford nous montre donc cette transformation tout le long du film. Et le premier procès plaidé par Lincoln sera aussi le bon moment, pour ce dernier de montrer ses qualités d'orateur, d'abord devant une foule hostile, ensuite lors du procès lui même.

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Ci-dessus : Henry Fonda

La naissance et la transformation d'un être humain en icône populaire, est donc le thème principal du film. Et c'est assez fascinant, surtout qu'Henry Fonda donne une interprétation toute en nuances du personnage. Ainsi, on est assez étonné par le maquillage mis en place, qui fait de Fonda un Lincoln très crédible. Ce maquillage necessitait d'ailleurs 3 heures pour être en place. L'autre thème du film, est la communauté. Lincoln se retrouve donc en opposition avec cette communauté, dont il veut diriger l'opinion lors du procès. En ce sens, cela annonce les futures batailles politiques qu'il mènera plus tard. Enfin à cette communauté s'oppose la famille, qui appartient à cette communauté tout en s'y opposant. Ford termine son film en nous laissant alore, l'image droite et forte du Lincoln que nous connaissons tous. La transformation s'est achevée. L'avocat paysan peut devenir un politicien. La voie vers sa destinée est ouverte. La route est tracée. Le spectateur a compris quel était ce chemin.

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Ci-dessus : Henry Fonda

Finalement à travers Lincoln, Ford fait une éloge de la démocratie et de son système politique et judiciaire. Le procès devient lieu d'échange et de débats, en opposition avec le totalitarisme qui sévit en Allemagne à la même époque. Pour toutes ses raisons, pour l'interprétation magistrale d'Henry Fonda, et le génie de la réalisation de Ford, "vers sa destinée" est un chef-d'oeuvre du cinéma américain. On notera enfin que c'est le dernier film d'Alice Brady qui devait être malheureusement être emportée par un cancer la même année à l'âge de 47 ans.

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Film disponible en DVD Zone 2 chez Opening

 

Interview d'Henry Fonda qui explique ses craintes dans son interprétation après le visionnage des premiers tests :

 

Extrait :

 

Note : 8,5 / 10

02/02/2013

La prisonnière du désert / The Searchers - 1956

"La prisonnière du désert" est un film de John Ford de 1956. Ce film est très connu et a été vu par énormément de spectateurs depuis sa sortie en 1956. En effet, il a bénéficié de nombreuses diffusions sur de nombreux supports : cinéma, télévision, DVD, Bluray etc. Je parlerai ici de l'édition Bluray. Cette édition Bluray est scandaleuse au niveau de sa version française. En effet, le son de la version française a été tellement trafiqué que les voix sont étouffées. Par contre l'image est fabuleuse et bénéficie d'un transfert 4K totalement restauré. C'est d'ailleurs assez incroyable de voir ce film avec une telle qualité d'images. On retrouve en acteurs principaux John Wayne et Jeffrey Hunter, mais ausi Ward Bond et Natalie Wood (adolescente) ou encore Harry Carey, Jr dans le rôle de Brad ou Vera Miles jouant la fiancée de Jeffrey Hunter. Le scénario tourne autour du massacre d'un ranch par une bande de Commanches, et de l'enlèvement de la petite fille de la famille. John Wayne et Jeffrey Hunter décident alors de partir à sa recherche, la petite fille étant sa nièce. Certaines critiques ont affirmé que le film laissait penser que l'enfant devait être sa fille. Cela pouvait expliquer son acharnement à retrouver l'enfant. Mais on en sait finalement rien en regardant le film. Et  tout cela se résume à aller chercher un sens caché que le film n'a peut être tout simplement pas voulu montrer ou même exprimer.

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Autant le titre français évoque la petite fille prisonnière, autant le titre américain "The Searchers" évoque les hommes partis à sa recherche. Les deux titres évoquent donc chacun à leur façon une partie de l'intrigue. Dans "la prisonnière du désert" comme peut être dans aucun autre de ses films, John Ford multiplie les plans d'exceptions, que ce soit ce plan avec la porte ouverte au début ou ce même plan avec la porte qui se ferme à la fin du film, et qui devient "de-facto" la plus célèbre fin de toute l'histoire du Western. Les plans pris de dos, évoquent un certain expresionnisme allemand et font que ce film dépasse très largement le cadre du western traditionnel pour le faire entrer dans la liste des incomparables chefs-d'oeuvre du cinéma américain.

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Dans les plans ci-dessous, ford met en avant toujours des paysages somptueux avec des ciels ou des étendues immenses. Les personnages deviennent finalement des figures minuscules par rapport à la Nature. Tout ceci évoque bien entendu des tableaux de Caspar David Friedrich. John Ford se sert donc de sa caméra comme d'un pinceau de peintre.

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Le film est donc magnifiquement filmé, et aborde des thèmes intéressants comme la vie des fermiers du Texas, le racisme, les liens parentaux, la fidélité, mais aussi la rédemption d'un homme en proie à ses démons intérieurs.  Le film bénéficie également d'une belle partition de Max Steiner et finalement fait parti de ses oeuvres immortelles, inscrites en lettres d'or, tout en haut du patrimoine cinématographique américain. Avaient ils conscience à l'époque, que ce film traverserait tant et tant de générations de spectateurs ? Nul ne peut le dire aujourd'hui.

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Extrait de la musique de Max Steiner :

 

La bande-annonce :

 

NOTE : 9,5 / 10


Bonne nouvelle : "la rivière rouge" sort en mars 2013 en Bluray restauré !!!

13/01/2013

Le Faucon maltais / The Maltese Falcon - 1941

Aujourd'hui je me permets de présenter une fabuleuse note de mon ami Raphael, éditorialiste du blog "le film était presque parfait", portant sur "le faucon maltais" de John Huston. J'avoue qu'à la lecture de sa note je me suis dis : C'est exactement ce que j'aurais voulu écrire sur "le faucon maltais"! Et qu'est ce que c'est bien écrit ! Donc je vous invite à lire et à relire cette note si bien rédigée et documentée qui replace le film d'abord dans son contexte et enfin le décortique miticuleusement. C'est peut être ce qui a été écrit de meilleur en langue française sur "le faucon maltais".

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Ci-dessous : Mary Astor et Humphrey Bogart


Sources pour lire la note de Raphael :

http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2011/02/08/le-faucon-maltais-critique-film.html

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

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NOTE : 10 / 10

08/08/2012

La caravane Héroïque / Virginia city - 1940

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de Virginia City ou en français "la caravane Héroïque". Superbe film de Michael Curtiz. Michael Curtiz c'est le réalisateur hollywoodien par excellence. Venu d'Europe parlant très mal anglais il réalisa malgré tout 67 films entre 1930 et 1950 et encore d'autres après 1950. Il est connu surtout pour Casablanca avec Humphrey Bogart ou pour son Robin des Bois avec Errol Flynn.

 

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Dans Virginia City il est donc aux manettes. On retrouve dans ce Western une distribution fabuleuse : Errol Flynn, Randolph Scott. On a donc déjà du très lourd dans les vedettes masculines et en vedette féminine Miriam Hopkins. Dans les seconds rôles, Humphrey Bogart est également présent avec une petite moustache qui le rend antipatique. Mais c'est le but car il fait un rôle de hors la loi cupide et sans coeur. Et puis il y a la bande d'Errol Flynn en la présence d'Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams.

 

Ci-dessous Miriam Hopkins :

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Ce que j'aime dans ce film c'est que les personnages ne sont pas ce qu'ils sont supposés être et que finalement chacun joue un double voir un triple jeu et qu'au bout du film chacun aura évolué positivement au gré des circonstances. L'humanité dépassant dans ce film tout ce que la guerre, la politique et les intérêts peuvent produire pour opposer les hommes les uns contre les autres.

Un très grand film qui va bien au delà du simple divertissement qu'il est censé produire.

 

La bande annonce :

http://movies.nytimes.com/movie/52859/Virginia-City/trail...



NOTE : 7 / 10