Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/01/2014

Hommage à Vivien Leigh !

Aujourd'hui je souhaite rendre hommage à une très grande actrice que les éditeurs ont un peu oublié : Vivien Leigh. Car si on retrouve en France en Bluray "autant en emporte le vent" (1939), "lady Hamilton" (1941), et "un tramway nommé désir" (1951), c'est à peu près tout. Alors que dans les pays anglo-saxons on a droit à un superbe coffret regroupant de grands films de Vivien Leigh, superbement restaurés. Qu'est ce que l'on attend en France pour racheter ces masters et faire revivre auprès du public français, cette grande dame de l'écran, immense artiste, à l'énigmatique beauté ?

cinéma,cinema,dvd,bluray,actrice,acteur,hollywood,film,films,vivien leigh,hommage

 

 

29/12/2013

Anna Karénine / Anna Karenina - 1948

"Anna Karénine" dans sa version de 1948, et dans une réalisation de Julien Duvivier est un peu décevante, si on la compare à la version de 1935 avec Greta Garbo. En effet, la version de 1935 comprenait Fredric March dans le rôle de l'amant et Basil Rathbone dans le rôle du mari trompé. On adorait l'un et on aimait détester l'autre. Ici ce serait un peu le contraire, le malheureux Kieron Moore semble désemparait devant le talent de Vivien Leigh. Et si au début, il passe bien en amoureux transit, on finit par de moins en moins croire en son jeu. Enfin Ralph Richardson, en mari trompé, mais qui veut rester fidèle à ses principes chrétiens, semble jouer une interprétation quelque peu différente de celle de Rathbone. Mais surtout, le film est trop long : 2H10 au lieu de 95 minutes pour la version de 1935. On peut donc considérer cette version anglaise dans une production d'Alexandre Korda, comme un peu inférieure à son aîné, malgré la présence de la belle Sally Ann Howes.

anna-karenina-1.jpg

Ceci étant dit, le film a aussi beaucoup de qualités, en particulier la réalisation de Duvivier, qui sait exploiter la lumière ou les rares scènes extérieures, pour faire de ces scènes sur les quais de gare des moments magiques. On sent l'influence de précédents films de Vivien Leigh. On pense ainsi à "la valse dans l'ombre" (1940) de Mervyn LeRoy, qui avait au moins une scène sur le quai d'une gare, et qui avait également pour sujet un amour tragique. Malgré toutes ces qualités, le film n'arriva pas à convaincre  le public de l'époque, et la régidité de l'ensemble ne faisait rien pour arranger l'affaire. Ainsi, Duvivier filma d'une bien curieuse manière la course de chevaux en ne prenant que le visage de Leigh et de son mari. C'était se priver d'une scène épique et qui aurait pu permettre au film de reprendre sa respiration. La musique de Constant Lambert, fait beaucoup pour rendre le film moins étouffant. Et on reste malgré tout, profondément marqué par la scène finale, d'abandon de l'actrice qui réalise un formidable numéro, qui augure de sa fin tragique, des années plus tard, et de son état dépressif de l'époque. C'est pour cela que le film reste encore dans nos mémoires aujourd'hui et résonne comme une étrange épitaphe à son endroit. Je ne peux donc comme Duvivier, m'empêcher de citer Tolstoï : "Et la lumière, qui pour l’infortunée avait éclairé le livre de la vie, avec ses tourments, ses trahisons et ses douleurs, déchirant les ténèbres, brilla d’un éclat plus vif, vacilla et s’éteignit pour toujours."

01.PNG

Ci-dessus : Vivien Leigh et Ralph Richardson

04_anna_karenine.jpg

anna-karenine-anna-karenina-25-05-1949-22-01-1948-1-g.jpg

Ci-dessus : Sally Ann Howes et  Kieron Moore

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,vivien leigh,ralph richardson,kieron moore

Ci-dessus : Vivien Leigh et Kieron Moore

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,vivien leigh,ralph richardson,kieron moore,mary kerridge,sally ann howes,contant lambert,julien duvivier

Ci-dessus : Vivien Leigh

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,vivien leigh,ralph richardson,kieron moore

Ci-dessus : Vivien Leigh et Ralph Richardson

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,vivien leigh,ralph richardson,kieron moore

Ci-dessus : une scène pendant le tournage (on remarque Duvivier assis, Vivien Leigh et mary kerridge)


Extrait de la musique (avec la courtoisie de Corentin) :

Disponible chez Elephant Films en DVD Zone 2 (sous-titré en français). Qualité d'image moyenne, mais à ma connaissance, la meilleure disponible à ce jour.


Note : 6,5 / 10

30/10/2013

Un Tramway nommé désir / A streetcar named desire - 1951

"Un tramwayn nommé désir", a été réalisé par Elia kazan en 1951. Elia Kazan est né dans une famille grec d'origine armenienne, fils d'un marchand de tapis. En 1911, la famille émigre aux États-Unis. Dans les années 30, il s'intéresse au théâtre commençant sa carrière par le métier d'acteur, puis comme metteur en scène. A la fin des années trente il réalise un premier court métrage, puis un documentaire "It's Up to You" (1940). Après toute une série de films, il réalise donc en 1951 "un tramway nommé désir" qu'il avait déjà mis en scène en 1947. Le thème principal du film, qui est évidemment tiré de la pièce éponyme de Tennessee Williams, est l'opposition entre le couple (Marlon Brando / Kim Hunter) à la sexualité épanouie et la jeune femme cultivée, à la sensibilité à fleur de peau (Vivien Leigh) mais seule et à la sexualité quasiment déviante.

61343.jpg

Le film est choquant par son thème autant que par l'ambiance moite qui s'en dégage. Ainsi, l'animalité du jeune couple et plus particulièrement du personnage joué par Brando est constante Mais ce qui marque le plus, c'est l'inadaptation de la société à un certain type de personnes. Ainsi, le caractère totalement inadapté du personnage de Vivien Leigh est particulièrement touchant. Sa supériorité intellectuelle évidente ne la sauve pas du triste destin qui lui est proposé. En effet, elle doit disparaître pour laisser la place au jeune ménage. Tennessee Williams a souligné dans son oeuvre la barbarie des sociétés humaines, qui finalement célèbre l'animalité et écrase comme un rouleau compresseur, toute sensibilité des personnes qui ne sont pas dans les normes. La réalisation parfaite de Kazan fait également date et personne mieux que lui n'aurait su adapter aussi bien, cette oeuvre magnifique. Les critiques ne devaient pas s'y tromper et le film recevra 12 nominations dont 4 Oscars. Elia Kazan devait tourner encore 3 fois avec Marlon Brando, tout d'abord dans "Viva Zapata" (1952), puis dans "Sur les quais" (1954).

2626030013.jpg

Ci-dessus : Kim Hunter et Marlon Brando

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlon brando,vivien leigh,karl malden,kim hunter,alex north,elia kazan

Ci-dessus : Vivien Leigh et Marlon Brando

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlon brando,vivien leigh,karl malden,kim hunter,alex north,elia kazan

Ci-dessus : Vivien Leigh et Kim hunter

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlon brando,vivien leigh,karl malden,kim hunter,alex north,elia kazan

 

La bande-annonce :

Récompenses :

  • Oscar de la meilleure actrice : Vivien Leigh
  • Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle : Kim Hunter
  • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle : Karl Malden
  • Oscar de la meilleure direction artistique

Note : 10 / 10

13/12/2012

Hommage à Vivien Leigh

Un hommage aujourd'hui à une grande dame qui a inscrit son nom tout au en haut au firmament des étoiles. Une légende : Vivien Leigh !

 

Leigh-Vivien-Gone-With-the-Wind_01.jpg

 

Annex-Leigh-Vivien_06.jpg

 

17/09/2012

Vedettes du pavé / Sidewalks of London - 1939

"Les vedettes du Pavé" est un film tourné en Angleterre, avec Vivien Leigh. C'est son dernier film avant qu'elle tourne "Autant en Emporte le Vent". Elle partage la vedette avec Charles Laughton et Rex Harrison.

 

z%20sidewalks%20of%20london.jpg

 

Le film évoque l'ascension dans l'univers du spectacle d'une ancienne voleuse de rue (Liberty), jouée donc par Vivien Leigh. La réussite de sa carrière l'obligera à abandonner ses amis, et ses relations de confiance qu'elle entretenait avec les autres. A ce sujet, une des meilleures scènes du film est la scène où elle est assaillie par ses fans et n'entend pas au loin son ancien partenaire qui l'appelle.

 

vedette-du-pave-1938-01-g.jpg

 

Le film contient d'autres très bonnes scènes, comme au début où Vivien danse dans une maison abandonnée ou la scène finale où Charles Laughton essaye de se faire embaucher au théâtre en récitant le poème "if" de Rudyard Kipling. Et là le pauvre n'y arrivant pas, elle comprend que ce dernier ne pourra pas la suivre et que la vie l'obligera à se séparer de lui. La scène où elle doute de l'avenir du spectacle de rue est aussi très bonne. Elle préfigure les thèmes semblables qu'elle explorera dans Autant en Emporte le Vent d'un monde qui évolue et qui n'attend pas l'Homme, et c'est aussi une parabole sur la survie du cinéma anglais face à l'ogre américain.

 

Donc un beau film, qui malheureusement bénéficie sur l'édition "Antartic" d'un transfert déplorable, digne d'une vieille VHS, rayures incluses !! Les acteurs sont parfois à peine visibles ! E les sous-titres sont plus nets que l'image, c'est dire. C'est malheureusement le seul moyen pour moi de voir ce film. C'est proprement scandaleux qu'un film d'une actrice de talent comme Vivien Leigh ne mérite pas les honneurs d'une restauration !

 

Si des internautes connaissent une bonne édition en terme d'image, je suis intéressé.

 

Extrait :

 

 

L'expression du film :"And Start again, Charles !"


Note : 6,5 / 10

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

5d34e269.jpg


NOTE : 10 / 10

06/08/2012

La valse dans l'ombre

Aujourd'hui je souhaiterais vous parler de la valse dans l'ombre. Ce film est un de mes films préférés. Le titre original est "Waterloo Bridge". Car tout commence, continue et finit avec ce pont qui est en fait bien la passerelle entre les différents destins qui parcourent ce film. On peut comprendre que les Français n'aient pas retenu ce titre original, au vu de la conotation de Waterloo.

Ceci étant dit, le film est magnifique et dépasse largement le cadre du mélodrame habituel. Il a été tourné en 1940 alors que l'Europe sombrait dans la barbarie nazie pour la MGM par Mervyn LeRoy (grand réalisateur hollywoodien). C'est un remake et pour une fois le remake est bien meilleur que l'original de 1931 de James Whale avec Mae Clarke, et Douglas Montgomery. Cette précédente version n'ayant pas à subir la censure de la loi sur le cinéma du code Hays, les thèmes de la prostitution et la nudité étaient plus clairement affichés.

Mais ce n'est pas le cas dans cette version de 1940. Là tout est expliqué par des allusions intelligentes qui ne peuvent pas tromper le spectateur. Pour ma part, je trouve ce film révolutionnaire pour 1940 car il fait mélanger le bien, le mal, l'amour, la sincérité, et l'argent pour un cocktail incroyablement novateur. A cela il faut ajouter bien entendu une distribution réellement exceptionnelle avec Robert Taylor et Vivien Leigh, l'interprète éternelle de Scarlett O'hara. A ces 2 acteurs principaux il faut ajouter Virginia Field, admirable dans son rôle de Kitty.

 

Vivien Leigh et Robert Taylor :

cinéma,films,film,acteurs,actrices,acteur,hollywood

 

Alors courrez voir la valse dans l'ombre. Si vous voulez tester que votre coeur bat toujours, allez voir ce film !

 

cinéma, films, film, acteurs, actrices, acteur, films, Hollywood

 

Virginia Field en photo ci-dessus.

 

La bande annonce ci-dessous :

 


La Valse dans l'ombre ( bande annonce VOST ) par guiderapide



NOTE : 8,5 / 10