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07/12/2014

Intrigues en Orient / Background to Danger - 1943

1942, le Reich cherche des alliés et la Turquie est un morceau de choix, pour s'emparer de régions pétrolifères et contrer les Russes par le sud. Malheureusement, pour l'Allemagne, la Turquie reste neutre. Des réseaux d'espions s'installent donc à Ankara pour influencer la Turquie et tout faire, pour la faire basculer du côté des nazis ou des alliés. Un américain (George Raft) arrive dans cette région, pour faire du tourisme. Mais on devine rapidement que c'est un agent américain, qui est là pour contrer les manoeuvres allemandes, qui veulent diffuser de fausses preuves de la préparation d'une attaque soviétique sur la Turquie. C'est à peu près, le sujet "d'intrigues en Orient", film en noir & blanc, tourné par Raoul Walsh . On retrouve un casting plutôt sympathique avec deux acteurs présents dans "Casablanca" de Michael Curtiz : Peter Lorre et Sidney Greenstreet. On peut également citer Brenda Marshall, qui est pourtant ici totalement transparente, dans un tout petit rôle, qui fait d'elle malheureusement, une potiche. Pour clôturer la partie casting, on peut aussi citer, Osa Massen, actrice danoise qui n'apparaît que dans les 15 premières minutes du film. "Intrigues en Orient", n'est pas un pur film de propagande, car il nous donne à voir un bon petit film d'espionnage, avec des rebondissements et un peu d'action. Mais malgré tout, ce film reste tout à fait mineur dans la filmographie de Walsh. Mais on ne s'ennuie guère, à suivre ce film de 75 minutes, et c'est déjà pas mal. A noter une image globalement correcte de l'édition Warner, mais malheureusement pas exempte de griffures un peu gênantes, surtout lors des scènes d'action (poursuite en voiture).

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Ci-dessus : George Raft & Osa Massen

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Ci-dessus : Peter Lorre & George Raft

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Ci-dessus : Peter Lorre, Brenda Marshall & George Raft

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Ci-dessus : George Raft & Brenda Marshall

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Ci-dessus : George Raft & Sidney Greenstreet

Film disponible dans la collection "trésors Warner" en DVD zone 2, VO sous-titrée français

Note : 6 / 10

03/12/2014

Le trésor des 7 collines / Gold of the Seven Saints - 1961

Je finis ma série de films sur l'oeuvre westernienne de Gordon Douglas, en vous présentant "le trésor des 7 collines". Ce film orésente en vedette Clint Walker qui est apparu dans un autre western de Gordon Douglas, "sur la piste des Commanches" (1958) avec Virginia Mayo. Dans "le trésor des 7 collines" il est aussi question, comme dans "l'or du Nevada" (1950), d'or caché, donc évidemment dans des collines, vous l'avez compris. Malheureusement si le début du film, est intéressant, le rythme d est interrompu par un long intermède sans aucune force, dans l'hacienda mexicaine. Pourtant le film a des qualités. Ainsi, Clint Walker est crédible en cowboy, Roger Moore alors tout jeune, n'en fait pas des tonnes comme dans les James Bond. Mais le scénario n'est pas tout à fait à la hauteur et finalement ce western de Gordon Douglas, fait un peu pâle figure par rapport à celui de 1958 avec Virginia Mayo. La morale finale, fait penser à celle du "trésor de la Sierra Madre" (1946) avec Humphrey Bogart, mais bien sûr le film n'a jamais l'ampleur de ce dernier. On reste donc avec "le trésor des 7 collines" sur un honnête divertissement, porté par d'honnêtes seconds rôles, comme robert middleton, Gene Evans, ou Chill Wills. Mais l'ensemble est loin d'être inoubliable.

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Ci-dessus : Clint Walker

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Ci-dessus : Clint Walker

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Ci-dessus : Clint Walker & Roger Moore

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Ci-dessous  : Roger Moore & Gene Evans

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Ci-dessus : Chill Wills, Roger Moore, & Leticia Roman

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée chez Warner, collection trésors Warner

Note : 6 / 10

29/11/2014

Sur la piste des Commanches / Fort Dobbs - 1958

"Sur la piste des Commanches" fait parti des très bons films de Gordon Douglas, et est peut être un de ses meilleurs westerns. Je ne vais pas répéter ce que vous savez déjà sur Gordon Douglas, et que vous pouvez lire dans la note précédente. Mais sa carrière dans le genre western a été marqué par des hauts et des bas. A n'en pas douter, "sur la piste des Commanches" fait parti des oeuvres particulièrement remarquables du réalisateur. Ainsi, on retrouve un bon casting avec la belle Virginia Mayo, et Clint Walker, qui n'a pas fait une carrière cinématographique exceptionnelle, mais qui imposait une forte présence à l'écran. Il laisse ainsi apparaître une impressionnante musculature. Il faut tout de suite dire, que le scénario est particulièrement bien écrit, car le personnage joué par Clint Walker arrive dans une ville pour tuer un homme. Il le tue et s'enfuit, poursuivi par le shérif et ses hommes. Il se retrouve alors à la frontière du territoire indien. Et après avoir échangé sa veste avec un homme mort, il arrive dans un Ranch tenu par Virginia Mayo, et son jeune fils. Comment va t'il s'en sortir ? Pourquoi a t'il tué cet homme ? Quel était l'homme mort trouvé dans le canyon ? "Sur la piste des Commanches" est autant un western, qu'un film noir. De plus, on n e sait jamais, comment cela va tourner, ni ce que les scénaristes (George W. George, Burt Kennedy) ont prévu dans la prochaine scène. C'est la très grande force du film.

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Mais un bon casting, et un bon scénario n'est pas tout. Il faut aussi noter le bon montage en ellipse au début du film, qui laisse planer le suspens, mais aussi et surtout la très bonne réalisation de Gordon Douglais, qui nous laisse voir de magnifiques extérieurs. On ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a du John Ford dans ce réalisateur, car de nombreux plans semblent sortis de westerns de Ford. Ce film est donc une bien, belle réussite, rehaussée par la présence de Brian Keith, parfait en méchant et par la musique d'un Max Steiner, qui amplifie l'action à mesure que le film avance. "Sur la piste des Commmanches" est à donc à découvrir de toute urgence dans la collection "trésors Warner". On peut remercier la Warner de nous avoir sorti de l'oubli un film de cette qualité.

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Brian Keith

 

Petit Diaporama du film :

Disponbile en DVD Zone 2, dans la collection "Trésors Warner" uniquement en VO sous-titrée en français

Note : 7,5 / 10

14/06/2014

La belle de Saïgon / Red Dust - 1932

"La belle de Saïgon" mérite bien sa réputation de film mythique. Deuxième des six films du duo Clark Gable / Jean Harlow, on peut bien dire que celui-ci ne laisse pas indifférent. L'histoire semble pourtant classique. Ainsi un patron (Clark Gable) de plantation d'hévéas (arbre à Caoutchouc) en Indochine française, se retrouve avec une jeune et belle prostituée (Jean Harlow) sur les bras, mais l'arrivée d'un nouveau contre-maître (Gene Raymond) et de sa femme va changer les choses. Le couple va se dissoudre dans une nature luxuriante où les éléments naturels auront toute leur place pour déclencher un érotisme étonnant pour l'époque. Car il ne faut pas oublier que "la belle de Saïgon" date de 1932, soit 2 ans avant la mise en place du code de censure (Code Hays). Deux ans plus tard, une histoire mettant en avant, aussi souvent une prostituée, et la montrant aussi sympathique n'aurait pas été autorisée à être filmée. Ainsi, on sait que sur "Autant en emporte le vent", Selznick s'interrogeait sur les nombreuses scènes du personnage de Belle Watling (patronne d'une maison close) et sur son caractère si franc et finalement honnête.

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Pour en revenir à "la belle de Saïgon", le scénario de John Lee Mahin tiré de la pièce de Wilson Collison, est donc assez classique. Mais ce sont bien les acteurs qui font de ce film un superbe classique. Gable est très bon, mais Jean Harlow transfigure littéralement son personnage. Quant à Victore Fleming, il sait mettre en valeur le corps parfait de l'actrice, laissant voir ses jambes, ou dans un dixième de second un sein. Le scénario sera d'ailleurs utilisé avec moins de bonheur dans un autre film de Clark Gable, bien des années plus tard : Mogambo (1954). Ava Gardner reprendra le rôle de Jean Harlow, Grace Kelly celui de Mary Astor, et l'action se déroulera cette fois-ci en Afrique. Néanmoins, ni le Technicolor ni un Gable vieillissant ne feront oublier, l'incroyable fulgurance de ce premier érotisme cinématographique de cette "Belle de Saïgon", qui fit sortir le cinéma de son enfance, pour le propulser dans une modernité dont les résonances parviennent encore aujourd'hui, à marquer durablement, le spectateur. Ainsi, on peut espérer que la Warner nous sorte rapidement la totalité des films de Jean Harlow, peut être la première icône blonde platine de l'écran, bien avant Lana Turner. qui la qualifia de "première incarnation américaine du sex-appeal". En effet, les films de Jean Harlow sont d'autant plus mythiques que cette star eut un destin particulièrement tragique. Mais  nous verrons tout cela dans un prochain article.

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Ci-dessus : Jean Harlow & Clark Gable

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Ci-dessus : Mary Astor & Clark Gable

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Ci-dessus : Jean Harlow & Mary Astor

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Ci-dessus : Clark Gable, Tully Marshall & Jean Harlow

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Ci-dessus : sur le tournage avec Victor Fleming

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-tirée dans la collection "Trésors Waner".

Note : 8 / 10

21/05/2014

L'amour et la bête / The Wagons Roll at Night - 1941

Hier soir j'ai vu "l'amour et la bête" de Ray Enright. Le film a été tourné par Humprhey Bogart en 1941 la même année que le "faucon maltais" (voir pour ce dernier film l'excellente Chronique du site le film était presque parfait) ou "la grande évasion" (High Sierra). L'histoire de "l'amour et la bête" se déroule dans un cirque. Bogart a le rôle d'un patron de cirque sans aucun scrupule. Un lion s'échappe de sa cage et un jeune vendeur (Eddie Albert) arrive à le maîtriser. Bogart se décide donc d'en faire progressivement la vedette de son show. Mais les duos amoureux vont compliquer à l'extrème la relation de travail entre les deux hommes.

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En vedettes féminines on trouve Sylvia Sidney et Joan Leslie. Joan Leslie jouera la même année avec Bogart dans "High Sierra" (la grande évasion).Joan n'a que 16 ans dans ce film, mais sa beauté crève déjà l'écran.

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Ci-dessus Joan Leslie :

Les autres vedettes se sont bien sûr les lions qui crèvent littéralement l'écran. Quand Bogart passe devant une cage à la fin du film et lance un regard assassin aux lions, on a l'impression que leurs rugissements répondent à ce regard dans un dialogue animalier totalement improvisé. Enfin les quelques "combats" avec les lions sont très impressionnants quand on sait qu'en 1941 les trucages étaient quand même très réduits. On est très loin des images de synthèse de Gladiator où Maximus combat dans l'arène des lions à mains nues. J'ajouterais que la musique est parfaite et réserve des morceaux très romantiques. Seule la scène qui suit le combat entre le dompteur et son apprenti est gâchée par la musique qui n'est absolument pas à sa place. Il aurait fallu une musique un peu sérieuse et et pas légère comme initialement composée. Pour le reste la musique est parfaite. Bref, si vous voulez que votre homecinéma sente le fauve, je ne saurais trop vous conseiller de rentrer vous aussi dans la cage aux lions et de voir sur grand écran "l'amour et la bête". Film, méconnu de Bogart, mais qui mériterait un bien meilleur sort que le relatif oubli dans lequel il est tombé aujourd'hui.

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Ci-dessus Sylvia Sidney & Humphrey Bogart :

 

Le trailer :

 

Note : 7 / 10

16/05/2014

Nouvelle série de Trésors Warner !

Une bonne nouvelle c'est la sortie de 11 nouveaux titres dans la collection trésors Warner. Pour le moment, je ne connais pas tous les titres et je ne les ai pas tous vus. Donc il m'est assez difficile de critiquer le choix éditorial de la Warner. On peut néanmoins regretter déjà le faible nombre de titres sorties dans cette fournée.  Si il faut attendre la rentrée pour avoir encore 11 titres, cela fait quand même un peu long. Quand on sait que la Warner à plus de 2500 films dans ses archives, cela fait bien peu. Cela coûte t'il si cher de payer un traducteur pendant 5 jours pour faire les sous-titres ? Sachant que nous Français, nous attendons donc toujours les mêmes films qui n'ont jamais été sous-titrés, ni en Zone 1, et encore moins en Zone 2. Ainsi, Joan Crawford est la parente pauvre du marché DVD français. Certains films de James Cagney sont introuvables en France, comme "Taxi" (1932) avec Loretta Young et George Raft, "Winner take all" (1932) également avec James Cagney et George Raft dans un petit rôle. La Warner pourrait donc sortir des films par acteur. Ainsi, certains films de Flynn sont introuvables aujourd'hui en France : "La dynastie de Foresyte", "les aventures de Don Juan", "the green light", "Another Dawn", "The Perfect Specimen", "Four's a crowd"et le magnifique "The Dawn Patrol". On pourrait appeler cette collection acteur mythique, voir en faire un package de plusieurs films en bluray. En attendant un miracle, on se contentera donc des 11 titres que nous proposent la Warner. Mais même la Twentieth Century Fox, nous sort des fournées de 20 titres avec sa collection "Hollywood Legends".

 

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26/01/2014

Ladies they talk about - 1933

"Ladies they talk about" est un film pré-code qui met en scène Barbara Stanwyck dans une prison de femmes. On retrouve également à l'affiche Preston Foster et Lyle Talbot, mais aussi la très jolie Dorothy Burgess. A la réalisation on retrouve le réalisateur de Robin des bois, William Keighley, qui est assez inspiré. Le film navigue entre l'horreur de l'exclusion de la société de ces femmes. Mais l'humour est souvent présent et l'érotisme aussi. Une détenue proclame d'ailleurs que ce qui manque le plus ici c'est la liberté, mais aussi les hommes. Le film navigue donc entre vengeance, frustration, et pardon. Ici Barbara Stanwyck porte toute seule le film sur ces épaules. Et les autres acteurs font finalement assez pâles figures à côté d'elle. On retiendra malgré tout le personnage du chef de la police, joué par Robert McWade, qui lui ne s'en laisse pas compter. On notera qu'il disparaîtra 3 ans après le tournage de ce film. On note la présence d'un deuxième réalisateu Howard Bretherton, mais à cette heure, je suis incapable de dire qu'elle a été son rôle dans le tournage.

ladies-they-talk-about-movie-poster-1933-1020198479.jpgIl est amusant de constater qu'une détenue du film, Dorothy Burgess, avait eu affaire avec la justice, suite à un accident de voiture, le 23 décembre 1932. Elle elle avait donc été accusée d'homicide involontaire, après son implication dans cet accident de la route, et le décès d'une personne. L'affaire se soldait par le versement d'une importante somme d'argent aux parents de la défunte. Il n'en reste pas moins que cela devait être assez troublant pour le public de l'époque, de voir ainsi la belle Dorothy Burgess, derrière les barreaux, alors qu'elle même avait eu des difficultés pour ne pas se retrouver en prison. En dehors de cette anecdote et de la belle plastique de Dorothy Burgess, on ne peut pas dire que l'on est impressionné ici par son jeu d'actrice, quant à lui très moyen. Elle disparaîtra prématurément, d'une attaque de tuberculose en 1961. Pour le reste, "Ladies they talk about" a assez de rebondissements, d'humour et d'érotisme pour être un encore aujourd'hui un honnête divertissement, avec quelques scènes particulièrement bien traitées (par exemple celles du tunnel, où William Keighley joue avec les reflets de l'eau).

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert McWade

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Ci-desuss : Barbara Stanwyck et Lillian Roth

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Ci-dessus : Dorothy Burgess

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Ci-dessus : Lyle Talbot

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Ci-dessus : Photo de Dorothy Burgess

 

Extrait :

 

Clip vidéo :

 

Disponible chez Warner Bros sur la boutique internet de l'éditeur en DVD Zone 2, sous-titrage français.

Note : 6,5 / 10

12/01/2014

Franc Jeu / Honky Tonk - 1941

"Franc Jeu" est un film de Jack Conway. Ce dernier avait réalisé 3 autres films avec Clark Gable : "The Easiest Way" (1930), "Saratoga" (1937),  "La Fièvre du pétrole" (1940). En 1948, il devait encore réaliser "Marchand d'illusions". Convway devait donc tourner en tout 5 films avec Gable. Le film a pour qualité principale, son formidable casting qui réunit en plus de Clark Gable, la magnifique Lana Turner, mais aussi Frank Morgan, que l'on a vu jouer dans "Le Grand Ziegfeld " (1936) avec William Powell, ou encore dans "la tempête qui tue" (1940). Dans les seconds rôles on note la présence de Claire Trevor, qui joue la rivale de Lana Turner, mais aussi Albert Dekker dans le rôle du méchant de service. Le film a pour scénariste une femme, Marguerite Roberts. Et on sent bien que le film est irrigué de cette touche féminine, qui donne un goût assez étrange à l'ensemble. Ainsi, on passe des rixes de saloon, au boudoir de Lana Turner en quelques minutes. Le film bénéficie de dialogues plutôt savoureux, et explicites pour l'époque, mais assez atténués afin de permettre une validation du film par la commission de censure. 

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La magie opère donc entre le couple Gable / Turner. Elle opérait tellement bien que la femme de Clark Gable venait très souvent sur le plateau pendant les scènes intimes entre son mari et Lana Turner. Elle savait que Gable n'avait jamais caché sa préférence pour les blondes. Cette situation rendait Lana Turner particulièrement mal à l'aise et à chaque fois, elle s'enfermait dans sa loge, se décidant à sortir que lorsque Carole Lombard avait quitté le plateau. Lana Turner nia toujours une relation extra-conjugale de Clark Gable. Pourtant les mauvaises langues racontent que le tragique accident d'avion de Carole Lombard, avait un rapport avec cette liaison. On ne le saura jamais. Et comme dans "le massacre de fort Apache", la légende dépasse largement la vérité d'un western assez étrange qui a pour principal intérêt de nous montrer pour la première fois à l'écran l'incroyable chimie amoureuse du couple Lana Turner / Clark Gable. Pour le reste, on a vu dans cette catégorie de western un peu psychologique beaucoup mieux, avec en particulier "la rivière d'argent" (1948) avec Errol Flynn et Ann Sheridan, qui nous montre là aussi l'ascension d'un aventurier, mais de manière peut être plus sérieuse. Ainsi, on peut considérer que "la rivière d'argent" étudiera en profondeur des thèmes que "franc jeu" ne fait ici qu'effleurer. Dommage le casting était pourtant très prometteur.

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Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

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Ci-dessus : Frank Morgan, Lana Turner, et Clark Gable

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Ci-dessus : Clark Gable et Albert Dekker

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Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

Film disponible sur la boutique en ligne de la Warner, dans les trésors Warner en DVD VO sous-titrée.

Note : 6 / 10

15/11/2013

Les trésors Warner reviennent le 27 novembre !

La Warner a donc décidé de nous faire découvrir 15 nouveaux titres de son fabuleux patrimoine. Je laisse donc la parole au rédacteur de chez Warner :

"Nouvelle sélection de films rares et inédits, la Collection Westerns dévoilera 15 titres d’exception, accessibles dès le 27 novembre prochain dans une édition Dvd accompagnée d’un livret signé Xavier Leherpeur. Réunissant les pépites méconnues de grands noms du Septième Art – dont certaines n’ont jamais été projetées en France – cette collection redonne ses lettres de noblesse à un genre trop souvent cantonné à sa forme classique, malgré l’éclectisme pourtant foisonnant auquel il renvoie. Des trésors à ne surtout pas manquer !

En noir et blanc ou en couleur, l’immensité du désert – territoire aussi sauvage que fascinant – devient le théâtre d’intrigues au parti-pris audacieux. À contre-courant de la tendance patriotique dominante qu’impose le dogme hollywoodien, des réalisateurs ont fait le choix de sortir du rang en mettant en scènes des films résolument originaux. Si l’angle d’approche, innovant et engagé qu’ils adoptent, diffère du western au sens traditionnel du terme, les afficionados de la première heure retrouveront les cowboys, indiens et poursuites à cheval qui ont fait la renommée du genre. Les ingrédients sont les mêmes, seule la recette change.

Couvrant les cinq décennies qui ont vu évoluer l’essor du western (1930-1970), cette collection offre un concentré d’aventure, dans lequel se glisse un discours social sous-jacent, à l’image de Cecil B. DeMille qui dénonce la discrimination raciale de son époque dans Le Mari de l’Indienne (1931). À travers le prisme de la construction de la nation américaine, le western trouve un écho contemporain magnifié avec brio par des artistes talentueux et concernés. Au-delà du leitmotif du cowboy à la gâchette facile, la Collection Westerns présente le renouveau au plus américain des genres cinématographiques en 15 films inédits, introuvables et inoubliables "

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Embuscade (Ambush)

Sam Wood – 1950

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Billy The Kid

King Vidor – 1930

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Les Conquérants de Carson City (Carson City)

André de Toth – 1952

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Franc Jeu (Honky Tonk)

Jack Conway – 1941

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Le Mari de l’Indienne (The Squaw Man)

Cecil B. DeMille – 1931

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Un jeu risqué (Wichita)

Jacques Tourneur – 1955

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Le Trésor des sept collines (Gold Of The Seven Saints)

Gordon Douglas – 1961

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La poursuite dura sept jours (The Command)

David Butler – 1954

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Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs)

Gordon Douglas – 1958

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Collines brûlantes (The Burning Hills)

Stuart Heisler – 1956

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Le Courrier de l’or (Westbound)

Budd Boetticher – 1959

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Le Pistolero de la Rivière Rouge (The Last Challenge)

Richard Thorpe – 1967

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Skin Game

Paul Bogart – 1971

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Deux Hommes dans l’Ouest (Wild Rovers)

Blake Edwards – 1971

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Le Justicier de l’Ouest (The Gun Hawk)

Edward Ludwig – 1963

 

 

05/10/2013

Man Wanted - 1932

"Man wanted" reprend le traditionnel scénario de l'idylle de la secrétaire avec son patron. L'histoire a donc été vu et revu. Mais l'intérêt de "Man wanted", et qu'il inverse les rôles, faisant de la femme (Kay Francis) une directrice de magazine, de son mari Kenneth Thomson (un richissime oisif) et du secrétaire David Manners un beau jeune homme. L'inversion des rôles est donc la partie la plus intéressante du film. Et c'est vrai que c'est un challenge pour Kay Francis, de jouer cette femme directrice d'un grand journal en 1932. C'est un peu quelque chose d'extraordinaire. Le film reste donc très moderne dans son scénario, et même si l'intrigue reste d'un classique à tout épreuve, elle arrive quand même à éviter les clichés et à fournir une petite dose d'émotion. La grande vedette du film c'est bien sûr Kay Francis, qui est en 1932, une grande star de la Warner.

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"Man Wanted" a bien une ambiance pré-code, mais donc cette fois-ci dans les rapports que Kay Francis lie avec les hommes. En effet, les hommes ont des rôles de femme et les femmes ont des rôles d'homme. tout cela donne une saveur particulière, à laquelle il faut ajouter une très bonne réalisation de William Dieterle, qui nous trouve parfois quelques plans d'une beauté troublante. Mais cette réalisation de qualité n'est pas étonnante quand on prend le temps de regarder la filmographie de William Dieterle, qui a de multiples chef-d'oeuvres à son actif : "Le songe d'une nuit d'été" (1935), "la vie de Louis Pasteur" (1936), "la vie d'Emile Zola" (1937) etc Pour résumer, on a donc avec "Man Wanted", un film très correct, mais qui n'atteint pas les sommets du genre, faute peut être à un scénario qui aurait mérité d'être un peu moins classique, malgré son intéressante inversion des rôles.

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Ci-dessus : Kay Francis et David Manners

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Ci-desus : Kay Francis (chapeau !) et David Manners

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Ci-desus : Kay Francis et David Manners

Film disponible en DVD zone 2, sous-titré dans la collection "Trésors de la Warner" sur le site français de l'éditeur et dans certains magasins spécialisés.

 

Extrait :

 

Note : 6 / 10

15/09/2013

La divorcée / The divorcee - 1930

"La divorcée" est un film de Robert Z Leonard avec Norma Shearer, Chester Morris, Robert  Montgomery, et Conrad Nagel. Robert Z Leonard a une oeuvre variée, et a été nominée aux Oscars deux fois dans la catégorie du meilleur film, une première fois pour "la divorcée" et une deuxième fois pour "The Great Ziegfeld" (1936). Ce dernier film devait d'ailleurs gagner l'Oscar du meilleur film. On doit aussi à Robert Z Leonard, "the bribe" (1949) avec Robert Taylor, récemment sorti en France en DVD. Si je vous parle de nomination, c'est que "la divorcée" doit être très bon, et en réalité, il l'est. Les personnages sont formidablement bien décrits. Et on sent bien que les scénaristes ont fait un effort pour étudier la psychologie même du couple amoureux, mais aussi la psychologie masculine et féminine qui mène au divorce.

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Le film est tiré d'un roman d'Ursula Parrott. Irving Thalberg (célèbre producteur de la MGM) devait en acheter les droits en 1929. Le premier choix de Thalberg était de donner le rôle à Joan Crawford.  Thalberg était aussi le mari de Norma Shearer. Et cette dernière arriva à convaincre son mari de lui donner le rôle, après une séance où elle lui prouva qu'elle avait assez de sex-appeal pour jouer un tel rôle. Les deux autres vedettes masculines sont Robert Montgomery dont "la divorcée" est un de ses premiers films, enfin Chester Morris partage la vedette avec Norma Shearer. On verra Chester Morris dans de nombreuses productions comme "The Red-headed woman" (1932) ou "Blondie Johnson" (1933) avec Joan Blondell. Je mettrai peut être une réserve sur l'interprétation de Conrad Nagel, qui me semble trop maquillé pour être réellement crédible dans son rôle d'ami sincère de notre héroïne.

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Ci-dessus : Norma Shearer

Sous un format très classique, Leonard nous offre un remarquable mélodrame, qui démêle les affres et les erreurs d'un couple qui s'aime. Ainsi, le film en devient presque un conseil aux jeunes mariés et s'approche d'une réalité de la psychologie masculine et féminine. On peut supposer que c'est cela qui en fit un énorme succès à l'époque, et lui permit d'arriver jusqu'à la prestigieuse académie des Oscars. A n'en pas douter, ce réalisme psychologique, les longs silences et le jeu des acteurs (en tête Norma Shearer) sont la grande force du film.

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Ci-dessus : Chester Morris et Norma Shearer

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Ci-dessus : Conrad Nagel et Norma Shearer à la remise des Oscars


Extrait :


Note : 7,5 / 10

28/08/2013

Three on a match - 1932

"Three on a match" raconte l'histoire d'une femme perdue dans les affres des passions amoureuses. "Three on a match" est tout d'abord une superstition américaine issue de la première guerre mondiale, qui veut qu'utiliser une allumette pour trois cigarettes porte malheur. Ainsi, parmi les soldats qui faisaient ça, un des trois étaient tués. On a essayé de donner plusieurs explications à cette superstition. Quoiqu'il en soit, si c'est bien le titre du film, ce n'est pas le sujet, mais juste un clin d'oeil à travers un article d'un journal. Le film n'a pas beaucoup de défauts. Mais il en a un gros. En effet, le réalisateur Mervyn Leroy utilise de nombreux articles de journaux pour montrer le temps qui passe. Cela n'apporte rien au film et ça l'alourdit et le rend finalement très vieux. En effet, les cartons apportaient souvent quelque chose par exemple dans les films de Curtiz. Ici ces articles de journaux ne font que rendre le film beaucoup plus lourd. Le début du film paraît aussi un peu laborieux, avec l'explication de la vie d'écolière de nos trois interprètes féminins. Néanmoins, il permet d'établir une construction efficace de la suite de l'histoire.

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Pour le reste, le film a de très nombreuses qualités. Ainsi, il bénéficie d'un très bon casting avec 3 grandes vedettes à l'affiche : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak. De plus le casting des seconds rôles est particulièrement intéressant, avec un rôle de méchant pour Humphrey Bogart. Mais dans les seconds rôles, il y a aussi Allen Jenkis que l'on a vu dans "le bataillon des sans amours" (1933), Warren William que l'on a vu dans "chercheuses d'or" (1933) ou dans "The Private Affairs of Bel Ami" (1947) son dernier film.

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 Ci-dessus : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak

Humphrey Bogart joue ici un gangster vraiment horrible qui finit par vouloir tuer un enfant kidnappé. Quoiqu'il en soit la prestation de Bogart est ici très convaincante. On se régale aussi du jeu des autres acteurs, et de la descente aux enfers d'une femme qui perd tout pour satisfaire ses passions. Enfin certaines scènes sont à couper le souffle, avec une défenestration particulièrement réaliste. Ce film est donc très bon et on peut regretter que les encarts de journaux le gâchent un peu. En effet, sans ceux-ci, "Three on a match" aurait été, à n'en pas douter, un chef-d'oeuvre de Mervyn Leroy.

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Ci-dessus : Joan Blondell et Bette Davis

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Ci-dessus : Ann Dvorak

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-titré sur le site de la Warner France, ou magasins spécialisés

 

Extrait de scènes avec Humphrey Bogart

Note : 7,5 / 10

25/08/2013

Voyage sans retour / One way passage - 1932

"Voyage sans retour" est un film de Tay Garnett, basé sur une histoire de Robert Lord. L'histoire est assez simple un homme accusé de meurtre (William Powell) rencontre une jeune célibataire (Kay Francis) dans un bar de Hong-Kong.  A la sortie du bar, l'homme est arrêté par un envoyé de la police américaine. Ce dernier a donc pour mission de le ramener aux USA. Mais pour cela ils doivent prendre un paquebot. Sur ce paquebot, laissé plus ou moins libre, William Powell rencontrera de nouveau la jeune femme et des liens vont se créer jusqu'au dénouement final. Le sujet est donc celui d'un drame ou d'un mélodrame. On ne peut faire reproche cette fois à William Powell et à Kay Francis de surjouer ou de ne pas être crédibles, comme dans "Jewell Robbery" tourné la même année. Ici leur liaison semble réelle et surtout tout à fait crédible. Enfin, on se prend à espérer un dénouement heureux pour ce jeune couple, dont si l'un est le meurtrier d'un gangster, on sent qu'il y a du bon en lui et que l'amour serait une sorte de rédemption pour lui.

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Tay Garnett nous donne donc ici une fable sur l'amour rédempteur, sur l'impossibilité d'un amour heureux, et sur finalement le destin de l'Homme, qui aspire à la liberté, mais dont la société tient les chaines. La libération intervient alors dans un autre monde et une autre vie. Le film bénéficie d'une belle réalisation et de seconds rôles sympathiques en la personne d'Aline MacMahon et Frank McHugh. Enfin, Warren Hymer interprète le policier. William Powell et Kay Francis arrivent à insuffler une bonne dose de magie à ce film et à transcender un film, qui reste encore très sympathique à voir et qui donne beaucoup d'émotions au spectateur. On notera qu'un remake sera tourné en 1940, avec cette fois-ci Merle Oberon et George Brent. Enfin, je finirai cette note en félicitant Warner France pour la sortie en DVD de ce très joli film, inédit en France en DVD.

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : Kay Francis et William Powell sur le tournage de "Voyage sans retour"

Film disponible en DVD Zone 2 sous-titré sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés

Extrait :

 

Note : 8,5 / 10

17/08/2013

Fascination / Possesseded - 1931

"Fascination" est le 3ème film du duo Gable/ Crawford après "Dance, Fools, Dance" (1931) et "Laughing Sinners" tourné la même année. J'avoue n'avoir pas vu les deux premiers, mais celui m'a fait un effet un peu bizarre. Ainsi, contrairement à ce que pense certains forumeurs de DVDC Classik, j'ai trouvé la de Clarence Brown un peu plate. Malgré tout on retrouve quelques effets de caméra au tout début du film, où est filmée une sortie d'usine. Mais aussi dans la scène la plus célèbre où les yeux de Joan Crawford sortent de l'obscurité et sont éclairés par la lumière, permettant ainsi au spectateur de deviner sa présence, mais aussi et surtout ses émotions, concernant une discussion qui la concerne et qui se déroule dans la pièce d'à côté.

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Mis à part cette scène et la scène du discours politique de Gable, j'ai été assez supris par une réalisation qui m'a semblé parfois comme un peu irréel. Ainsi, la scène où Joan Crawford se trouve devant un train et voit défiler les voyageurs, semble un peu sorti de nulle part. En effet, les voyageurs ne semblent pas la voir. Mais peut être y a t'il la volonté du réalisateur de montrer qu'elle n'est rien à ce moment du film. Ainsi, la scène suivante où elle partage un verre de champagne avec un homme du monde totalement ivre, montre bien que la seule personne qui peut la remarquer est quelqu'un qui a un état de conscience déformé par l'alcool.

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Mais pour moi ce film, reste un peu déformé par ces jeux de mise en scène un peu thêatraux. Enfin, le film nous montre dans son scénario une morale un peu dépassé aujourd'hui, mais qui montre parfaitement la difficulté de l'Amérique de 1931 à dépasser sa morale puritaine. Ainsi, la femme non mariée se retrouvait à cette époque sans statut, et pire, elle devenait la source de tous les chuchotements et de tous les scandales personnels ou politiques. Heureusement le film arrivera à dépasser cela et à faire triompher l'amour. Mais franchement, on a vu Clarence Brown plus inspiré. Ainsi, pour moi ce film, n'arrive pas à supplanter en terme de réalisation, ni "Grand Hotel" d'Edmund Goulding sorti l'année suivante, ni même "Conquest" du même Clarence Brown sorti en 1937. "Fascination" retient donc surtout l'attention pour le couple Gable / Crawford, et par l'évocation de la sexualité qu'il en ressort. Pour le reste, il ne m'a pas semblé un être un chef-d'oeuvre du cinéma.

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Disponible en DVD zone 2 sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés

 

Extrait :

 

Note : 7 / 10

19/07/2013

Jewel Robbery - 1932

"Jewel Robbery" est une comédie policière de William Dieterle, avec William Powell et Kay Francis. Le film n'a pas beaucoup de qualités. En effet, le film paraît fort peu crédible, et le jeu des acteurs semblent lourds et accentués. Ainsi, si cette histoire simple de gentleman cambrioleur, pourrait avoir son chame, le jeu de Kay Francis est agaçant au possible et William Powell semble totalement embarassé à essayer de donner un peu de réalité à son personnage qui n'en a pas beaucoup. Au final, le film ne dure que 65 minutes et c'est tant mieux. Il n'y a rien ici qui mérite qu'on s'attarde beaucoup, sinon peut être quelques bons plans, dans les scènes de nuit. C'est à peu près tout. La musique apparaît le plus souvent par la mise en route d'un tourne-disque par Powell, marque des premiers films parlants. Mais le plus grave c'est que tout ça est assez ennuyeux. A conseiller uniquement aux inconditionnels de William Powell et Kay Francis qui tournaient ici pour la 5ème fois ensembles. Ils feront en tout, sept films tous les deux. Mais celui-ci n'a donc rien de particulièrement mémorable, sinon peut être de voir la jeune Helen Vinson dans son premier rôle.

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Disponible dans la collection "Trésors Warner" (DVD Zone 2) sur le site de la Warner en France

 

Extrait :

http://www.youtube.com/watch?v=fi7EErgEFPY

Note : 4,5 /10