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21/06/2015

Quasimodo / The Hunchback of Notre Dame - 1939

Des milliers de films que l'on peut voir dans une vie d'homme, seuls quelques uns restent présents dans notre mémoire, comme des oeuvres mythiques et inoubliables. Incontestablement, "Quasimodo" de William Dieterle est de ceux là. Le film est évidement tiré du roman de Victor Hugo, "le bossu de Notre Dame". C'est un remake d'une version de 1923, tourné avec Lon Chainey dans le rôle titre. Cette nouvelle version, nous raconte donc une 'histoire qui se situe à la fin du Moyen-Age. Dans cette histoire, on retrouve les personnages du roman de Hugo : Quasimodo, le sonneur bossu des cloches de Notre Dame, Esméralda la belle bohémienne, aimée de tous, mais trop aimé par un homme trop frustré et dévot (Frollo), qui perd son âme à vouloir la posséder. La RKO a fait un énorme dans cette production énorme qui a coûté en 1939, 1,8 millions de dollars de l'époque. Et comme vous le savez, à cette époque, il n'y avait pas d'effets spéciaux. La recréation du bossu par les maquilleurs est donc magnifique. Et on imagine sans peine, la corvée quotidienne pour Charles Laughton et le maquilleur. Ainsi, on se rend compte que tout est parfait, et on a l'impression de voir réellement un monstre bossu. Mais ce qui est le plus bluffant, ce sont sans nulle doute, les décors somptueux, et la recréation du Paris du Moyen-Age, sur les 15 hectares du ranch de la RKO, dans  la San Fernando Valley par le célèbre décorateur Van Nest Polglase. Ainsi, on retrouve Paris de cette époque, avec ses rues sombres et au milieu Notre-Dame. Comment ont ils pu recréer cette ville sans aucun effet numérique ? Cela reste pour moi un mystère. Mais le résultat à l'écran est, en tous les cas, inoubliable. La distribution est quant à elle de très haut niveau avec dans un de ses premiers films, Maureen O'Hara qui crève littéralement l'écran du haut de sa beauté et de ses 19 ans. On doit citer évidemment Charles Laughton inoubliable bossu, mais aussi Edmond O'Brien plutôt pas mal ici, mais aussi Thomas Mitchell et Harry Davenport. Ces deux derniers se sont retrouvés la même année pour "Autant en Emporte le Vent".

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Mais "Quasimodo" n'est pas seulement marquant par ses décors, ses 3500 figurants, ses costumes ou son casting de rêve. Il est aussi marquant par une incroyable photographie et une musique bénie des Dieux d'Alfred Newman. Le film laisse donc un souvenir impérissable. Et on peut être sûr qu'il aurait raflé une pluie d'Oscars, si un des plus grands films de l'histoire du cinéma n'était pas sorti cette même année 1939 : "Autant en Emporte le vent". Je vous invite donc très fortement à vous procurer la superbe édition que la Warner a sorti en Bluray en Coffret ou en version individuel. En effet, la restauration de l'image et du son, au profit de cette édition est réellement somptueuse. Et on redécouvre le film quasiment comme si il avait été tourné hier. Vous bénéficierez enfin de quelques bonus sous-titrés en français. Vous pourrez ainsi profiter d'un des plus beaux films de l'histoire du cinéma et vous mettre vous aussi à crier : "Sanctuary !" "Sanctuary !"

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (Copie écran DVD)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Frollo (copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus: Thomas Mitchell (Copie d'écran issue du Bluray Warner)

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Ci-dessus : Charles Laughton & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Charles Laughton & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : "Que ne suis je de pierre moi aussi !"

 

Extrait de la musique d'Alfred Newman :

 

Montage vidéo :

Disponible en DVD & surtout dans une superbe édition Bluray zone Free, en VO sous-titrée français, totalement restaurée qui fait honneur à l'oeuvre originale. Disponible sur Amazon Espagne pour moins de 10 € (autant dire que c'est cadeau).

Note : 9,5 / 10

09/11/2014

Le cygne noir / The black Swan - 1942

Contrairement à Mr Bertrand Tavernier, dans sa présentation, je ne pense pas que "le cygne noir", soit le début d'un genre qu'on appelle "le film de pirates". En effet, Hollywood s'était intéressé dès les années 20 aux films de pirates. Ainsi on peut noter une première version du fameux roman de Rafael Sabatini, "Captain Blood"  en 1924, dirigée par David Smith, mais aussi dès 1904, "The Pirates" par un réalisateur inconnu. Je peux également citer dans les films notables, "l'île au trésor" de Victor Fleming, ou encore la nouvelle version de "Capitaine Blood" (1935) de Michael Curtiz avec Errol Flynn et Olivia de Havilland, mais aussi "l'aigle des mers" (1940) avec le même Errol Flynn et cette fois-ci Brenda Marshall dans une réalisation toujours de Michael Curtiz. Ces deux derniers films étant des films Warner Bros, on peut supposer que le cygne noir est la réponse de la Twentieth Century Fox, aux succès colossaux de la Warner, dans ce genre. On peut tout de suite remarquer que Tyrone Power apporte moins de physique à son personnage qu'Errol Flynn, mais il le compense par une touche d'humour décalé. Tyrone Power partage la vedette Maureen O'Hara. On retrouve cette dernière bien plus tard, dans un film de pirates avec Errol Flynn, "Against all flags" ou dans son titre français "A l'abordage" (1952). Concernant la distribution, on peut noter que Tyrone Power et Maureen O'Hara sont bien entourés avec des seconds rôles de choix comme Thomas Mitchell, père de Scarlett dans "Autant en emporte le vent" (1939), Georges Sanders. On se rappelle de lui pour son interprétation, de lord débauché dans "le portrait de Dorian Gray" (1945), ou dans "l'aveu " de Douglas Sirk. Mais il est également dans plusieurs films d'Hitchcock, comme "Rebecca" ou "Correspondant 17". A cette distribution déjà prestigieuse, il faut ajouter, le capitaine Morgan, joué par Laird Cregar, et Anthony Quinn. Ce dernier était habitué aux seconds rôles en 1942. Ainsi, on le verra la même année en chef sioux, dans "la charge fantastique" de Raoul Walsh, défiant le général Custer, joué par Flynn.

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Pour en revenir au "cygne noir", on ne peut pas dire qu'il soit meilleur que ses prédéceseurs. Pourtant il a plusieurs qualités en plus de son casting de choix. Il est en couleur, et il réserve quelques surprises. Pourtant le film, ne peut se défaire d'une certaine naïveté des personnages qui nuit à l'ensemble. Ainsi, les personnages sont d'un bloc, sans passé, sans aspérité. Le traître de service, est un faible, sans qualité. On se demande bien pourquoi la belle Maureen O'Hara, a pu tomber amoureuse de lui. La psychologie des personnages est donc assez faible, et destine clairement le film à un public d'enfants ou de jeunes adolescents. La musique d'Alfred Newman, n'est pas ici très imaginative, et on regrette les grandes envolées lyriques d'un Korngold dans "Capitaine Blood" (1935), ou du même dans "l'aigle des mers". Le film est assez bien réalisé par Henry King. Mais on a connu ce dernier plus inspiré. Le Technicolor est plutôt sympathique. On regrettera donc un scénario quelque peu simpliste, des personnages trop peu crédibles, et finalement un manque de majesté du film, face à d'autres productions plus anciennes de la Warner Bros. L'avantage du "cygne noir" est que l'aspect décors de studio apparaît moins prononcé que dans par exemple "Capitaine Blood". Quoiqu'il en soit, ce serait stupide de se priver d'une belle édition Bluray française et d'un film plutôt bon, mais pas exceptionnel.

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Thomas Mtichell

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Ci-dessus : Tyrone Power (de dos) & George Sanders

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Ci-dessus : Tyrone Power & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Tyrone Power & Maureen O'Hara

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Ci-dessus : Maureen O'Hara, Tyrone Power (ligoté), Anthony Quinn, & Georges Sanders

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Film disponible en DVD & Bluray chez nos amis de Sidonis & Calysta (en VF et VO sous-titrée)

Note : 6,5 / 10

17/05/2014

6 destins / Tales of Manhattan - 1942

"6 destins" ou en anglais "Tales of Manhattan" nous raconte à travers des sketches, l'histoire d'une veste ou pour être plus précis, d'une queue de pie. On a déjà eu des films à sketches racontant les péripéties d'un objet à travers ses différents propriétaires. Ainsi, je me souviens avoir vu il y a une dizaine d'années : "la Rolls-Roye Jaune" (1965) qui avait un casting international, et qui racontait comme son nom l'indique, l'histoire d'une voiture. Ici dans "6 destins" la queue de pie ne reste qu'un accessoire scénaristique, et n'est pas le personnage principal. Elle est le lien entre les différentes histoires et a même parfois une importance primordiale, mais sans jamais trahir ou effacer l'histoire personnelle de la personne qui la porte. Le point fort du film est son casting qui comprend entre autre : Charles Boyer, Rita Hayworth, Thomas Mitchell, Ginger Rogers, Cesar Romero, Henry Fonda, Charles Laughton, Edward G. Robinson, Ethel Waters, Paul Robeson, Harry Davenport, et W. C. Fields. Excusez du peu !

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Le film est le premier des deux films à sketches de Julien Duvivier à Hollywood. Le deuxième est "obsessions" (1943), formidable film aux frontières du fantastique et du paranormal et à la forme cinématographique exceptionnelle. La force de "6 destins", au delà de son casting, est évidemment sa réalisation. Les acteurs n'ont jamais semblé aussi beaux que sous la caméra de Duvivier et sous la photographie de Joseph Walker. De plus, le film a été écrit par une armée d'auteurs qui donnent aux dialogues une belle consistance. Alors que reprocher à "6 destins" ? On peut lui reprocher une certaine hétérogénéité. Ainsi, chaque séquence n'est pas toujours au niveau de la précédente. Ainsi la séquence avec W C Fields semble très faible, et celle avec les acteurs pas toujours de très bon goût. Le sketch avec W C Fields et Margaret Drumont avait d'ailleurs été éliminée à sa sortie. On la retrouve ici complète. Enfin, la représentation des noirs avaient posé un tel problème déjà à l'époque Paul Robeson avait décidé de racheter tous les exemplaires du film, car il le considérait comme infamant pour la communauté noire. A titre personnel, je n'ai rien trouvé à redire à ce passage du film, qui montre une communauté noire, abandonnée certes,  mais qui ne doit son salut qu'à elle même et à une manne providentielle. Quoiqu'il en soit, le film ne laisse pas indifférent par la beauté formelle de certaines de ses séquences et par l'originalité d'une histoire, parfaitement écrite et réalisée, à mettre au crédit d'un Duvivier et d'auteurs très inspirés. Une belle surprise que nous fait là la Twentieth Century Fox, en sortant cet excellent film de l'oubli.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Rita Hayworth

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Henry Fonda et Ginger Roger

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus à gauche : Charles Laughton

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : George Sanders et Edward G Robinson

Disponible en DVD zone 2, sous-titré en français dans la collection "Hollwyood legends"

 

Note : 7,5 / 10

12/05/2014

Obsessions / Flesh and Fantasy - 1943

"Obsessions" ou en anglais "Flesh and Fantasy" est un film tourné aux USA par Julien Duvivier en 1943. Le film évoque le fantastique, et le rêve dans sa 3ème partie. En effet, le film est divisé en 3 histoires distinctes les unes des autres. Seule la deuxième histoire est reliée à la troisième et dernière histoire. Quatre histoires ont été écrites. Mais cette quatrième et dernière histoire ne sera pas ajoutée au montage et n'apparaîtra qu'en 1944 dans "Destiny", film de Reginald Leborg. Le casting est prestigieux et comprend outre Edward G. Robinson, Charles Boyer, Barbara Stanwyck, Betty Field, mais aussi Robert Cummings  et Thomas Mitchell.

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Après une petite introduction qui fait commencer le film par la discussion de deux gentlemen dans un club, le film déroule sa première histoire. Il faut bien dire que cette introduction est inutile et ralentit le film encore plus qu'un carton d'explications. Elle n'apporte d'ailleurs rien aux histoires qui suivront. Sans vouloir, tout vous raconter la première histoire porte sur l'obession d'une femme laide (Betty Field) qui veut tout faire le jour du carnaval pour goûter à l'amour. Elle choisit donc un masque, sort s'amuser et rencontre un beau jeune homme (Robert Cummings). Duvivier, explore dans cette histoire le rôle de l'âme humaine dans ce qu'elle fait pour nous représenter, au delà de notre apparence physique. Les plans rapides sont nombreux, la fête est bien représentée et Duvivier joue avec le mystère de lumières, inondant des abîmes de noirceurs.

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La peur de l'autre, mais aussi l'attirance vers l'autre est bien représentée. Et jusqu'au bout on ne sait si l'un et l'autre arriveront à totalement se comprendre, jusqu'à la libération finale qui advient comme une incroyable et improbable évidence fantastique.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Betty Field

La deuxième histoire fait entrer en scène Edward G. Robinson et Thomas Mitchell. Thomas Mitchell vous vous souvenez sûrement de lui. C'était le père dans "Autant en Emporte le vent". Edward G Robinson (important avocat) se fait donc lire son avenir par Thomas Mitchell (incroyable médium).Malheureusement la révélation ne sera pas celle attendue. Duvivier fera là tout son possible pour faire jouer la caméra et représenter le double maléfique de Robinson, comme par exemple dans l'image ci-dessous ou dans des improbables jeu de glace. On retrouve aussi des seconds rôles attachant dans cette partie avec par exemple C. Aubrey Smith en pasteur.

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Ci-dessus : Edward G. Robinson

Enfin la troisième histoire, mettra en scène Charles Boyer et Barbara Stanwyck. Le rêve rentrera là alors à plein. En effet, un acrobate rêvera qu'il tombe devant les yeux de la femme qu'il aime. Le film explore alors l'influence du rêve sur la vie de l'homme. Le destin de Rome aurait il été le même si César avait écouté les conseils de sa femme qui avait rêvé la veille de son assassinat ? Nul ne peut le dire. Pour en revenir à "obsessions" on est donc devant un formidable film à tiroirs, au croisement de plusieurs genres (film noir, film fantastique, mélodrame) mais qui bénéficie malheureusement d'une médiocre introduction. Tout le reste est par contre admirable. Duvivier montre là tout son talent, et déroule de fantastiques idées de mise en scène qui font de ce film, un indémodable classique du film fantastique où le rêve et la conscience ont toute leur place. C'est à dire la première.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

 

NOTE : 8 / 10

22/03/2014

Le nettoyeur / Destry - 1954

 "Le nettoyeur" est un film très sympathique avec Audie Murphy et la belle Mari Blanchard qui joue une prostituée au grand coeur. Ici le réalisateur George Marshall réalise un remake de son propre film, "femme ou démon" (1939) avec James Stewart et Marlene Dietrich.  On retrouve aussi Lyle Bettger, excellent dans les rôles de méchant. Et là, encore une fois il est très bon. On peut ajouter, la présence de Thomas Mitchell, qui était le père de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent'. Ce dernier en fait peut être un peu trop et surjoue un peu parfois. Audie Murphy est quant à lui parfait, et semble toujours être dans un humour décalé réellement savoureux. Alors les années 50, c'est quand même le règne de la couleur à Hollywood et on retrouve ici un très beau Technicolor, qui met en valeur l'action, les costumes et les jolies danseuses. Audie Murphy, joue un garçon apparemment gauche et timide, venu remettre de l'ordre dans une ville. On prend donc beaucoup de plaisir à regarder ce joli western classique, mais sexy, qui n'ennuie jamais, au contraire, et qui a été pour moi une très bonne surprise.

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Audie Murphy, joue un garçon apparemment gauche et timide, venu remettre de l'ordre dans une ville. La mission risque d'être difficile entre le gros homme d'affaires véreux et le maire corrompu jusqu'à la moelle. On prend donc beaucoup de plaisir à regarder ce joli western classique, mais sexy, qui n'ennuie jamais, au contraire, et qui a été pour moi une très bonne surprise.

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Ci-dessus : Mari Blanchard et Audie Murphy

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Ci-dessus : les 2 méchants (Edgar Buchanan et Lyle Bettger)

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Ci-dessus : Thomas Mitchell et Audie Murphy

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Ci-dessus : Lyle Bettger et Mari Blanchard

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Ci-dessus : Mari Blanchard

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Ci-dessus : George Marshall avec la casquette et Mari Blanchard répétant sur le tournage du "Nettoyeur".

 

La présentation de Mr Patrick Brion :

 

Disponible en DVD zone 2, en VF ou Version Originale sous-titrée chez Sidonis & Calysta

Note : 7 / 10

26/12/2013

La Cinquième Victime / While the city sleeps - 1956

"La cinquième victime" est l'avant dernière oeuvre de Lang aux USA. C'est une de ses plus sombres. En effet, Lang n'a pas encore terminé "les contrebandiers de Moonfleet" quand on lui soumet le scénario de la cinquième victime. On sait que Lang sera peu satisfait de "Monfleet". En effet, il considérera que le film, lui a en parti échappé pour revenir dans les mains des producteurs, en particulier en ce qui concerne le montage final, où des scènes ont été supprimées et où une autre fin lui a été imposée. De plus l'oeuvre n' a pas obtenu le succès attendu. Lang semble en 1956,  un peu, à bout d'inspiration. Pourtant, il a encore des choses à dire dans "la cinquième victime". Mais ce qu'il dira, sera toujours teinté pour la plus grande partie de l'oeuvre, d'une profonde noirceure. Le film évoque deux intrigues principales : la direction d'une agence de presse, et le parcours d'un tueur psychopathe, obsédé par le meurtre de femmes. Lang va retravailler à fond le scénario de Casey Robinson, qui s'était lui même inspiré d'un roman, "the Bloody Spur". On sait que Lang aime la résonance et donc cette oeuvre fera échos au dernier film américain de Lang : "l'invraisemblable vérité" (1956), qui là aussi évoquera le milieu de la presse,

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Le csting est très bon avec Vincent Price en Président Directeur Général du groupe de presse, Thomas Mitchell en directeur des publications, et Georges Sanders en directeur de la communication, et Dana Andrews en journaliste d'investigation. Pour les vedettes féminines, on retrouve Ida Lupino en journaliste, Rhonda Fleming en femme du grand patron, et Sally Forrest. Pour Sally Forrest, on se rappelle surtout d'elle pour son interprétation sur scène d'une pièce qui deviendra un peu un film mythique de la comédie américaine. En effet, Sally interprétera 1141 fois, "Sept ans de Féflexion".

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Ci-dessus : Dana Andrews, Sally Forrest, et Thomas Mitchell

Toute l'oeuvre de Lang est donc tournée vers la noirceur. Noirceur des personnages dont la seule ambition est le pouvoir : ambition des directeurs vers la place qu'ils convoitent tout, et qui leur apportera succès et argent, ambition de pouvoir du tueur sur ses victimes. Ainsi, Lang donne ici une critique acerbe de la société américaine de 1956, comme si il savait que le ver est déjà dans le fruit. Ainsi, rien est obtenu normalement. Tous les rapports humains son pervertis. Le patron fait pression sur l'employé pour obtenir ce qu'il souhaite, et l'employé sur le policier. Enfin, tous les rapports humains sont faux. La femme du grand patron a une relation hors mariage avec l'un de ses directeurs, pour mieux le manipuler. Lang aborde ainsi le thème de la sexualité, sur un angle rarement abordé à Hollywood jusque là ou sinon avant que le fameux code de censure "Hays" n'ait été mis en place. La sexualité ne semble ici que perversité, adultère ou tromperie. Ainsi, le film de Lang sonne d'une étrange modernité, enveloppé qu'il est dans une réalisation très classique. Ainsi, le film se prend à tourmenter les héroïnes féminines.

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Ci-dessus : Rhonda Fleming et Vincent Price

Avec son casting de stars, Lange mélange, sexe, ambition, pouvoir, et meurtre dans un mélange novateur, comme rarement vu dans le cinéma de cette époque. Le film évoque les côtés les plus noirs de la société américaine des années 50. Mais il choque par sa modernité, qui évoque des oeuvres plus récentes comme "l'étrangleur de Boston" (1968) avec Tony Curtis, qui ira plus loin encore dans le sexe et la violence. Lang dénonce les travers de la société américaine de 1956. L'ambition, le pouvoir, le sexe, tout est en place pour la grande déflagration des années 60, qui culminera avec la mort de Kennedy, la guerre du Vietnam, puis avec la contre-culture. Lang ne pouvait voir tout cela en 1956, mais il pressentait la catastrophe. Et même si la fin du film, semble nous dire que rien ne changera, il en a trop dit avant, pour ne pas avoir laissé au spectateur, l'idée que ce monde touche à sa fin et que les décennies qui s'annoncent seront bien celles des grands bouleversements pour la société américaine et occidentale toute entière. En est on jamais sorti ? Le meilleur des mondes reste encore à inventer. Quant à Lang, il semble être allé ici, au bout de sa recherche formelle en terme de réalisation de film noir et ouvre donc une nouvelle voie pour d'autres films. Il réalisera donc un dernier film aux USA, "l'invraisemblable vérité", avant de renaître tel le Phénix, avec "le tigre du Bengale" (1958) et "le tombeau hindou" (1959), mais cette fois-ci dans des productions allemandes.

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Ci-dessus : Ida Lupino, Fritz Lang et Dana Andrews

Film disponible dans un magnifique coffret Wild Side en DVD zone 2 VF ou VO sous-titrée

 

Note : 8 / 10

09/04/2013

La vie est belle / It's a Wonderful Life - 1946

Par quel bout prendre "la vie est belle" de Frank Capra ? Voilà la première question qui me vient à l'esprit alors que je rédige cette note. Est-ce un film niais comme aime à le rappeler les cyniques de tous bords ou est-ce le chef-d'oeuvre encensé par la critique et le public depuis des décennies ? Cette note essaiera d'y répondre avec le coeur, car si on lit avec les yeux et si on écoute avec nos oreilles c'est bien avec le coeur qu'i faut voir ce film sous peine de ne rien y comprendre. Le film est tiré d'une histoire, "The Greatest Gift", écrite en novembre 1939 par Philip Van Doren Stern. L'auteur n'arrivant pas à faire publier son histoire se décida à la joindre à ses cartes de Noël et l'envoya à 200 proches. L'histoire attira finalement l'attention d'un producteur de la RKO David Hempstead. Ce dernier le présenta à l'agent de Cary Grant et finalement en avril 1944, la RKO en acheta les droits pour 10 000 dollars. Après trois écritures de script qui ne satisfaisaient personne au studio, Cary Grant n'attendit pas la fin du projet et se mit à tourner un autre conte de Noël "the Bishop's wife" (1947). Finalement, Charles Koerner de la RKO fit lire l'histoire à Capra qui la trouva merveilleuse. La RKO anxieuse de ne jamais pouvoir mettre le film en images, décida de vendre les droits sur ce film et les trois scripts à la société de production de Capra, "Liberty Films". Capra prit alors les choses en main, et retravailla le script avec une pléiade de scénarites : Frances Goodrich,  Albert Hackett, Jo Swerling, Michael Wilson, et enfin Dorothy Parker. Mais le script devait encore subir des révisions, et même durant le tournage. Mais ce n'était pas forcément un problème à Hollywood. On se rappelle que le script de "Casablanca" devait subir le même sort, avec le succès que l'on sait.

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Le film devait être tourné aux studios RKO et au ranch de la RKO à Encino qui avait déjà une ville construite qui avait servie pour un film de 1931 "Cimarron". La ville faisait 1,6 hectares et possédait sa grande rue, et 75 bâtiments et magasins. Capra pour le besoin du film devait faire construire une banque mais aussi faire planter 20 chênes. Capra devait ensuite supprimer plusieurs parties musicales composées par Tiomkin au grand désespoir de ce dernier. Sur cette ville construire pour le cinéma, il faut savoir qu'en 1954 l'ensemble  devait être rasé et ne devait rester que la piscine où danse James Stewart dans le film, et la maison Martini. Le tournage quant à lui devait commencer le 15 avril, 1946 et se terminer le 27 juillet 1946. Le film devait se classer 26ème au box-office de 1947 sur 400 films sortis cette année là. Devant ce succès mitigé il devait accuser une perte de 525 000 $. Néanmoins, le film devait passer des générations de spectateurs pour rester dans la mémoire collectivie du public jusqu'à aujourd'hui et devenir un film mythique. Mais qu'est ce qui fait de "la vie est belle", un film mythique aujourd'hui ?

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Ci-dessus : James Stewart

Le succès de "la vie est belle" qui fait de ce film, une légende du cinéma hollwyoodien, ce n'est pas seulement le talent de réalisateur de Capra, ou l'incroyable beauté et le glamour de Donna Reed qui paraît n'avoir jamais été aussi belle et désirable ou l'enthousiasme de James Stewart, ou encore l'incroyable capacité de Lionel Barrymore à jouer un ancien ouvrier aux idées presque anarchiste l'année précédente dans "la vallée du jugement" et cette fois-ci tout le contraire, dans son interprétation d'un banquier rapace. Ce qui fait le succès encore aujourd'hui de "la vie est belle" et qui en fait un film mémorable pour le public, ce sont bien les thèmes que ce film aborde, thèmes qui sont toujours d'une brûlante actualité. En effet, qui peut nier que le sacrifice pour les siens et pour lea autres, la famille, l'appât du gain, ou l'erreur qui détruit toute une vie de travail, et simplement la valeur inestimable de la vie d'un être humain, ne sont pas encore aujourd'hui des thèmes encore actuels en cette période de crise ?

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Ci-dessus : Donna Reed et James Stewart

D'ailleurs la popularité dont le film bénéficie chez nous le rapproche plus d'un certain esprit prêt à croire dans la communauté et dans la solidarité, plutôt que dans la réussite personnelle et dans un appât du gain qui détruit tout, mais aussi dans l'intervention de forces invisibles qui éloignent ainsi le film des mensongères accusations dont il fit l'objet dans'une note du FBI qui faisait de ce film, un film aux idées communistes.

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Ci-dessus : Lionel Barrymore (frère de John Barrymore) et Thomas Mitchell

"La ville est belle" est donc sans aucun doute le plus grand film de Capra encore meilleur que "Mr Smith au sénat" (1939) et il bouleverse autant qu'il peut émouvoir. On ne saurait donc rejoindre les cyniques et bouder son plaisir. "La ville est belle" reste une formidable leçon cinématographique mais aussi morale, sur une vie plus forte et plus précieuse que l'argent et que la finance. Alors oui c'est un conte de Noêl, mais franchement qu'est ce que ça fait du bien !

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Extrait :


 

Film disponible en DVD (zone 2) et Bluray multi-zones.

 

Note : 9 / 10

09/03/2013

La rivière d'argent / Silver River - 1948

"La rivière d'argent" est le dernier des grands westerns de Flynn et son dernier film avec son réalisateur préféré, Raoul Walsh. On sait que le tempérament et la dureté de Michael Curtiz ne convenait pas à la personnalité de Flynn. Il devait en être tout autrement avec Walsh. Et Flynn et Walsh n'en étaient pas à leur premier coup d'essai dans le western. En effet, ils avaient déjà tourné ensemble "la charge fantastique", évocation très romancée mais magnifiquement réalisée de la vie du généra George Amstrongl Custer. "La rivière d'argent" bénéficie d'une belle distribution avec donc Errol Flynn, mais aussi Ann Sheridan, Thomas Mitchell (le père de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent"), Bruce Bennett et Tom D'Andrea.

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Le fim décrit l'ascension et la chute d'un opportuniste, qui perdra son argent, son pouvoir et sa femme dans une folle guerre spéculative, mais qui retrouvera une forme de rédemption dans un ultime sursaut moral. Le film apporte son lot d'actions, et de rebondissements, mais bien évidemment c'est la magnifique présence de Flynn à l'écran qui amène l'approbation générale. Et on ne voit personne d'autres dans ce rôle d'opportuniste, près à tromper et à ruiner la terre entière, si à terme cela doit lui être profitable. Cette longue ascension sociétale parallèle à une longue descente morale, est assez fascinante. Et finalement ce costume d'anti-héros convient parfaitement à un Flynn au meilleur de sa forme. La réalisation de Walsh est bien évidemment parfaite mais ne prend réellement de l'ampleur que dans les scènes d'actions. Mais les scènes comme dans le saloon ou lors de la réception du président Grant sont également parfaitement filmées. C'est donc du bien bel ouvrage et un film qui porte des thèmes intéressants. Ce que l'Homme désire a t'il pour conséquence forcément son élévation morale ? Et ce que l'on obtient par des moyens inavouables, est ce que cela ne dénature pas l'objet désiré lui même ? Le film en donne une réponse et on sent bien que ce western veut nous faire comprendre que la rivière d'argent qui irrigue cette communauté, corrompt tout jusqu'à l'amour des femmes. Même si bien évidemment ici le propos n'est pas si explicite.

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Ci-dessus : Ann Sheridan et Errol Flynn dans "la rivière d'argent"

Pour la musique cette fois-ci Max Steiner ne s'est pas trop cassé la tête et a repris de nombreux thèmes déjà entendus dans "Virginia City" (1940) ou dans "les conquérants" (1939). "La rivière d'argent" est donc un spectacle intéressant autant par les thèmes abordés, que par la complexcité du personnage joué par Flynn, torturé par son envie de pouvoir mais aussi par une étrange conscience qu'il se refuse d'écouter, mais qu'il aime plus que tout. On pourra seulement reprocher parfois une certaine langueur du film, que la musique de Steiner, une fois n'est pas coutume, n'aide guère à oublier.

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Ci-dessus de gauche à droite : Thomas Mitchell, Tom D'Andrea, Bruce Bennett, et Errol Flynn

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La bande-annonce :

 

Le titre :

 

Note : 7 / 10

 

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Film disponible en DVD Zone 2.

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

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NOTE : 10 / 10