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21/05/2014

L'amour et la bête / The Wagons Roll at Night - 1941

Hier soir j'ai vu "l'amour et la bête" de Ray Enright. Le film a été tourné par Humprhey Bogart en 1941 la même année que le "faucon maltais" (voir pour ce dernier film l'excellente Chronique du site le film était presque parfait) ou "la grande évasion" (High Sierra). L'histoire de "l'amour et la bête" se déroule dans un cirque. Bogart a le rôle d'un patron de cirque sans aucun scrupule. Un lion s'échappe de sa cage et un jeune vendeur (Eddie Albert) arrive à le maîtriser. Bogart se décide donc d'en faire progressivement la vedette de son show. Mais les duos amoureux vont compliquer à l'extrème la relation de travail entre les deux hommes.

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En vedettes féminines on trouve Sylvia Sidney et Joan Leslie. Joan Leslie jouera la même année avec Bogart dans "High Sierra" (la grande évasion).Joan n'a que 16 ans dans ce film, mais sa beauté crève déjà l'écran.

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Ci-dessus Joan Leslie :

Les autres vedettes se sont bien sûr les lions qui crèvent littéralement l'écran. Quand Bogart passe devant une cage à la fin du film et lance un regard assassin aux lions, on a l'impression que leurs rugissements répondent à ce regard dans un dialogue animalier totalement improvisé. Enfin les quelques "combats" avec les lions sont très impressionnants quand on sait qu'en 1941 les trucages étaient quand même très réduits. On est très loin des images de synthèse de Gladiator où Maximus combat dans l'arène des lions à mains nues. J'ajouterais que la musique est parfaite et réserve des morceaux très romantiques. Seule la scène qui suit le combat entre le dompteur et son apprenti est gâchée par la musique qui n'est absolument pas à sa place. Il aurait fallu une musique un peu sérieuse et et pas légère comme initialement composée. Pour le reste la musique est parfaite. Bref, si vous voulez que votre homecinéma sente le fauve, je ne saurais trop vous conseiller de rentrer vous aussi dans la cage aux lions et de voir sur grand écran "l'amour et la bête". Film, méconnu de Bogart, mais qui mériterait un bien meilleur sort que le relatif oubli dans lequel il est tombé aujourd'hui.

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Ci-dessus Sylvia Sidney & Humphrey Bogart :

 

Le trailer :

 

Note : 7 / 10

21/06/2013

La fille du bois maudit / The Trail of the Lonesome pine - 1936

"La fille du bois maudit" est le le premier film en couleur de la Paramount. C'était donc un peu un évènement pour l'époque que la sortie d'un film en couleur. Ici le procédé utilisé est un Technicolor Trichrome. La RKo avait déjà sorti l'année précédente "Becky Sharp" en utilisant également ce procédé. Mais pour 1936 la couleur était encore exceptionnelle et réservé aux plus grans films. Ainsi, le cinéphile français se souvient que l'utilisation de la couleur sera utilisée dens quelques productions à gros budgets des années 30, comme "Autant en Emporte le vent" (1939) ou encore "les aventures de Robin des Bois" (1938). Ce qui marque le plus dans "la fille du bois maudit" c'est donc bien la couleur et l'esthétique de l'ensemble de l'oeuvre. Comme le noir & blanc a pu mettre en valeur des acteurs ou des oeuvres, ici la couleur magnifie autant les personnages que la nature et certaines scènes sont assez impressionnantes avec une couleur qui donne au film un aspect étrange et presque surnaturel aux acteurs et à la forêt. C'est donc bien l'esthétique de l'oeuvre qui fascine aujourd'hui : Forêts de pins, et acteurs sont magnifiés.

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Malheureusement la réalisation de Hathaway et la superbe photographie de W. Howard Greene, Robert C. Bruce ne sont pas réellement mis en valeur dans un scénario qui traine en longueur et qui si il réserve des rebondissements, au final ne passionne guère. Mais en plus d'un casting alléchant, qui comprend Henry Fonda, Fred MacMurray et Sylvia Sidney, le film a pour lui de dénoncer la barbarie à visage uniquement humain, tout en tentant de magnifier un amour de la terre et de la nature qui nous ramènent à une poésie originelle, poésie d'un homme vivant en symbiose avec la nature, libéré de la civilisation et mourrant au soleil couchant le coeur heureux, sous l'arbre témoin, de ses rêves d'enfant, de ses espoirs d'adolescent, et de ses réalisations et de ses passions d'adulte. "La fille du bois maudit" est donc une oeuvre qui est différente des productions hollywoodiennes de l'époque, autant par son esthétique, que par un sujet finalement peu abordé.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

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Ci-dessus : Fred MacMurray et Sylvia Sidney

Disponible chez Universal sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés

Note : 6,5 / 10

30/04/2013

Casier Judiciaire / You and me - 1938

"Casier Judiciaire" ou dans son titre américain, "You and me", est le troisième et dernier film de la collaboration entre Sylvia Sidney et Fritz Lang. Les deux premiers films, fruits de cette collaboration entre l'actrice et Lang sont, "Furie" (1936) et "J'ai le droit de vivre" (1937). Si "you and me" est le dernier film, il est aussi le plus faible. En effet, le film commence par une chanson, rappelant que tout doit se payer, puis par une romance entre George Raft et Sylvia Sidney, et continue par une autre chanson dans un cabaret où nos deux amoureux passent la soirée. Le film devait être une comédie musicale, mais Kurt Weill responsable de la musique quitta le navire en cours de tournage. Il ne restait comme possibilité, à Fritz Lang que de terminer le film en le faisant naviguer entre romance et film noir, mais en abandonnant l'idée d'origine, c'est à dire en faire une comédie musicale.

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Ainsi, comme il a dérouté les spectateurs de l'époque, le film déroute et désarçonne toujours autant le spectateur d'aujourd'hui. En effet, le spectateur ne sait jamais si il regarde une comédie ou un film noir. Et lorsqu'on ne sait pas ce qu'on regarde, on a tendance à penser que ce n'est pas grand chose. Mais dans ces quelques lignes j'aimerai réhabiliter "you and me" qui si il a fait du tort à Fritz Lang n'est pas un si mauvais film. Ainsi, "You and me" bénéficie quand même d'une distribution intéressante on retrouve ainsi un George Raft aux accents bogartiens, mais donc aussi Sylvia Sidney qui a tourné auparavant "Rue sans issue" cette fois-ci avec Bogart. Et dans les seconds rôles on retrouve Barton MacLane, spécialisé dans les rôles de méchants, ou encore Robert Cummings dans un rôle minuscule, mais qui deviendra terriblement célèbre quelques années plus tard en tournant avec Hitchcock dans "Saboteur" (1942), ou dans "Crimes sans châtiments" (1942) sous la direction de Sam Wood. Enfin, on peut également citer Guinn "Big Boy" Williams qui était spécialisé dans les rôles de cowboys faire-valoir du héros et qui fait ici un chauffeur de taxi.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

En plus d'une distribution intéressante, le film a un sujet assez plaisant à regarder, mais le scénario commence malheureusement quand le film est presque terminé. Et on ne peut reprocher à Lang d'avoir parfaitement réalisé la partie "comédie musicale", puis d'avoir réussi la partie romance mais également la dernière partie, que l'on pourrait qualifier de film noir. On a donc devant nous, un espèce d'Ovni cinématographique qui fascine autant qu'il peut écoeurer par moment, mais qui ne laisse jamais indifférent. Le film a d'ailleurs quelques scènes particulièrement intéressantes. Ainsi lorsque Sylvia Sidney explique par une leçon d'arithmétique, que le crime ne paye réellement pas, on sourit. Mais alors on rit vraiment quand un malfrat pose la question : "Mais les gros caïds forcément ils gagnent beaucoup plus !" Et Sylvia Sidney de répondre : "Oui, c'est vrai. Mais ce ne sont pas des petits escrocs, mais des politiciens !" On ne saurait mieux dire pour vous convaincre de regarder ce film étrange et atypique, dont on serait bien en peine de classer dans un genre quelconque, mais qui mérite mieux que l'opprobre générale dans lequel il est tombé jusqu'à aujourd'hui. En tous les cas ce film devait faire du mal à la carrière de Lang qui mit du temps à tourner et à retrouver un studio pour l'embaucher. Mais comme nous l'avons vu, c'est Zanuck qui devait lui redonner sa chance dans "le retour de Franck James (1939). Mais c'est une autre histoire.

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Ci-dessus : George Raft

DVD disponible en zone 2 sur le site d'Universal ou chez Gibert Joseph.

Note : 6 / 10

03/04/2013

La rue sans issue / Dead End - 1937

"La Rue sans issue" est un film de William Wyler tourné en 1937. William Wyler c'est bien entendu le réalisateur de Ben-Hur (1959) mais aussi le réalisateur de nombreaux films avec Bette Davis ("Jezebel", "la lettre", "The Little Foxes"), mais il a aussi fait tourné Gregory Peck ("les grands espaces"), ou Gary Cooper et combien d'autres. Ce réalisateur a donc eu une carrière assez exceptionnelle. En 1937 il a déjà fait tourner deux fois Joel McCrea dans "Come and Get it" (1936) et dans "These Three". Mais on ne retrouve pas seulement Joel McCrea, mais aussi et surtout Humphrey Bogart et enfin la belle Sylvia Sidney. Sylvia Sidney on se rappelle d'elle aujourd'hui surtout pour son rôle dans "Du sang dans le soleil" où elle donne la réplique à James Cagney, mais aussi et surtout pour son rôle de Fantine dans la version des "Misérables" de 1952. A noter que Sylvia Sidney retrouvera Humphrey Bogart en 1941 dans "l'amour et la bête". Enfin dans les seconds rôles sont présents, Claire Trevor et Wendy Barrie, et Allen Jenkins et toute la bande de gosses insupportables.

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Le film est tout expliqué dans son titre : "La Rue sans issue". En effet, ici toute l'action se passe dans une rue de New-York (la 53ème rue) dont l'issue est le fleuve Hudson. Dans cette rue cohabite misère des uns et richesse des autres. Et on comprend bien que si cette rue n'a pas d'autre fin qu'un fleuve au niveau géographique, elle n'en a pas non plus pour ses occupants. Autant vous le dire tout de suite, le film est désservi par cette action statique, tirée d'une pièce de théâtre de Sidney Kingsley. Alors bien sûr on visite des maisons, des restaurants, des halls d'immeubles, mais c'est bien toujours la même rue. Le spectateur ressent donc un enfermement certain lorsqu'il regarde ce film. Peut être est ce aussi une force du film, que de vouloir nous faire sentir l'enfermement que les occupants de la rue devaient ressentir.

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Ci-dessus : Joel McCrea, Allen Jenkins et Humphrey Bogart

Le film a une certaine modernité car il contient plusieurs histoires : McCrea est un architecte raté qui peint des enseignes pour survivre, les gosses sont livrés à eux mêmes, Sylvia Sidney fait grève pensant obtenir un meilleur salaire, et Humphrey Bogart revient dans le quartier de son enfance, mais pour lui aussi il n'y aura pas d'issue positive. Bref, ici c'est une description d'une misère humaine sous toutes ses formes. Ainsi, le film attire autant qu'il révulse. Dans cette rue, tout est pourri ou vérolé, ainsi le personnage de Bogart ne retrouvera ni l'amour de sa mère, ni l'amour de son ancienne petite amie. Et son personnage pervers n'est que la représentation du futur qui attend les gosses, jeunes voyous abandonnés.

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Ci-dessus : Humprhey Bogart et Claire Trevor

L'image ci-dessous est tirée d'une des meilleures scènes du film qui nous montre un Bogart incapable de retrouver celle qu'il avait laissé, malgré tout son désir. Claire Trevor est magnifique dans cette scène d'un amour devenu impossible. William Wyler se plaît à filmer les visages féminins et à les magnifier avec des jeux de lumières dont lui seul à le secret et que seul le noir et blanc peut restituer. Ainsi, il fera de même avec Sylvia Sidney qui sera très souvent admirablement filmé.

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Ci-dessus : Joel McCrea et Sylvia Sidney

"La rue sans issue" nous permet donc de retrouver des grands acteurs, et des plans parfois magnifiques. C'est déjà beaucoup. Le film lasse parfois et insupporte devant la cruauté et l'enfermement qu'il véhicule. Il y eut d'ailleurs débat aux USA à l'époque concernant la délinquance juvénile dépeinte de manière si réaliste. Il n'en reste pas moins comme cinématographiquement parfait sur bien des points, et si "la rue sans issue" répugne autant qu'il fascine, c'est bien cette fascination que je veux retenir. Le film devait d'ailleurs obtenir 4 nominations aux Oscars.

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Ci-dessus : Joel McCrea et Sylvia Sidney

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Ci-dessus : une photo du tournage (notez l'immense présence de Bogart)

 

Bande-annonce :

 

Note : 7 / 10

22/02/2013

Du sang dans le soleil / blood in the sun - 1945

"Du sang dans le soleil" est le deuxième film de la seconde période indépendante de James Cagney. En effet en mars 1942 Cagney se décida à voler de ses propres ailes, hors de la Warner et de produire ses propres films via la société de son frère, William Cagney production, avec une distribution du film via le réseau "United Artists". Le film a bien des défauts, à commencer par le fait qu'il est un film de propagande américain. De plus, la réalisation de Frank Lloyd est loin d'être un chef-d'oeuvre du genre. Ensuite, pourquoi avoir pris tellement d'acteurs européens pour faire des asiatiques, cela n'ajoute rien à la crédibilité du film. Ceci étant dit, le noir et blanc cache pas mal de défauts, et il est assez difficile de savoir quels sont les acteurs asiatiques et lesquels ne le sont pas.

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De plus, la rencontre entre James Cagney et Sylvia Sidney est assez sympathique et il faut bien dire que l'interprétation de Sylvia Sidney est assez sidérante. Elle joue une métisse américano-chinoise très mystérieuse et crédible et fait souvent penser à Bette Davis. Je pense qu'elle vole de temps en temps la vedette à Cagney. Pour les points positifs il faut dire que Cagney met beaucoup de coeur à l'ouvrage pour dynamiser le film et son interprétation. Donc malgré les défauts évidents de la réalisation on ne s'ennuie pas une seconde. Ainsi, la bagarre finale est assez sidérante pour un film de cette époque et Cagney nous offre un vrai combat presque dérangeant par sa violence réaliste.

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 Ci-dessus : James Cagney et Sylvia Sidney

Pour Cagney, l'action du film devait assurer son succès, mais malheureusement il n'en fut rien. L'échec de son 3ème film indépendant, "13 Rue Madeleine" devait inciter Cagney à retourner travailler avec la Warner. Quant au film, si on est capable de passer outre une réalisation parfois moyenne, on se retrouve devant un spectacle agréable qui n'ennuie jamais et que les 2 interprètes principaux tiennent à bout de bras. A noter pour finir une qualité d'image très acceptable de l'édition Wild Side, d'un film tombé dans le domaine public.

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Note : 6 / 10

13/02/2013

Les misérables - 1952

Je n'ai pas oublié notre "Théma" sur "les misérables" au cinéma et je vous présenterai donc aujourd'hui la version de 1952 produite par la Twentieth Century Fox. Le film a été tourné par un très grand réalisateur en la personne de Lewis Milestone à qui on doit entre autres, "à l'ouest rien de nouveau" (1930), "l'ange des ténèbres" (1943) avec Errol Flynn, ou encore la version des "Révoltés du Bounty" de 1962 avec Marlon Brando. On a donc un réalisateur capable de filmer de belles oeuvres à l'écran. Et sur ces "Misérables" c'est bien le cas. On se rappelera aussi que Lewis Milestone fera parti de ces réalisateurs inscrits sur la fameuse liste noire et obligés de s'exiler hors des états-unis au début des années 50. Quoiqu'il en soit avec un réalisateur comme Milestone, le film multiplie les plans d'exceptions surtout dans sa première partie, et donne au spectateur une vision sur le noir et blanc assez intéressante, avec une recherche sur les ombres et des gros plans sur les visages, finalement assez rares pour l'époque.

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Le film a bien des défauts, ainsi on voit toujours Jean Valjean en galérien. On fait croire au public qu'en 1815 il y a encore des galères en France alors que Louis XV a supprimé les galères il y a plus de 60 ans ! Et puis il y aurait beaucoup à redire sur le casting avec un Michael Rennie beaucoup moins crédible que Fredric March et Robert Newton tout de même moins bon que Charles Laughton. Cameron Mitchell semble également assez loin de l'idée que l'on peut se faire d'un très jeune étudiant révolutionnaire et républicain. Néanmoins on retrouve la sublissime Debra Paget en Cosette et une très bonne surprise avec Sylvia Sidney en Fantine.

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Ci-dessus : Michael Rennie

Mais au delà du casting, c'est le scénario qui porte le plus préjudice au film. Ainsi, le scénario enlève la famille Ténardiers du roman. Eponine n'apparaît plus non plus. On ne comprend pas bien les ambitions de Marius etc etc On finit donc par faire abstraction du scénario pour voir le film comme lointainement inspiré des Misérables. Il en reste alors un spectacle relativement plaisant et très marqué d'une forte coloration hollywoodienne, qui permet une belle production mais également des incohérences avec l'esprit et la culture française. Cette version a également un découpage de l'oeuvre via des titres insérés mais cette fois-ci sans les plans fixes qui vieillissaient terriblement la version de 1935. Mais c'est bien le seul avantage de cette version qui multiplie les incohérences avec l'oeuvre originale. On ne retrouve d'ailleurs que peu de la belle osmose entre Valjean et Cosette. Et Valjean apparaît ici plutôt comme un être jaloux et possessif, prêt à tout pour garder Cosette pour lui.

 

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Ci-dessus : Debra Paget et Cameron Mitchell

Cette version des "Misérables" est donc loin d'être la meilleure, elle n'en reste pas moins intéressante pour le regard que Milestone porte sur l'oeuvre d'Hugo mais aussi et surtout pour sa belle réalisation dont la facture hollywoodienne fait un film intéressant, mais tout de même assez loin de l'idée que l'on peut se faire de l'esprit de l'oeuvre originale d'Hugo. A voir.

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Ci-dessus : Debra Paget et Cameron Mitchell

 

La bande-annonce :

 

 

Disponible en DVD Zone 2 à la Fnac. A noter que la jaquette comprend des photos de la version de 1935 ... [sic]


Note : 6 / 10