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19/01/2014

Embuscade / Ambush - 1950

"Embuscade" est le premier western de Sam Wood qui a la particularité de nous montrer en plus de Robert Taylor et Arlene Dahl, Jean Hagen. Jean Hagen on se rappelle d'elle surtout pour son rôle totalement décalé dans "chantons sous la pluie" (1952), où elle interprétait Lina Lamont, la star du muet incapable de parler sans zozoter. C'est intéressant de la voir ici en femme battue, rôle qu'elle devait jouer également dans son vrai mariage avec Tom Seidel. Quant à Arlene Dahl on peut citer quelques films notables avec elle, comme "la scène du crime" (1949) ou "le convoi maudit" (1950) encore un western, mais cette fois-ci avec Joel McCrea.

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La scénariste féminine Marguerite Roberts, nous développe une histoire où l'aspect de la femme de l'Ouest est mise en avant, que ce soit à travers le personnage Jean Hagen, battue par son mari sous-officier ivrogne, et qui développe une relation adultère avec un officier, ou que ce soit dans la femme otage des indiens, ou encore dans la romance de Robert Taylor avec Arlene Dahl. Le film est assez bien filmé, et la nature semble se confondre avec l'intrigue et les personnages, pour menacer et rendre le spectateur prisonnier du destin de ce régiment à la recherche d'une femme prisonnière des indiens.

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Ci-dessus : Robert Taylor et John McIntire

Ceci étant dit, le réalisateur Sam Wood, malgré tout son talent dans la réalisation des films de Gloria Swanson entre 1921 et 1929, ou dans la réalisation de quelques films des Marx Brothers, ne parvient jamais à faire oublier le maître John Ford. Car quand on pense à un western sur la cavalerie américaine, on pense naturellement à "Rio Grande" (1950), "le massacre de Fort Apache" (1948), ou "la charge héroïque" (1949).  Bref, le niveau a été mis très très haut. Et ce n'est pas faire déshonneur à Sam Wood que de dire que John Ford est meilleur que lui dans tous les domaines. Sam Wood disparaîtra 4 mois après la sortie en salle, de ce qui reste son dernier film. On ne saura jamais si il aurait pu s'épanouir dans le genre western.

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Ci-dessus : Robert Taylor et Arlene Dahl

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Ci-dessus : Jean Hagen et Bruce Cowling

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Ci-dessus : Arlene Dahl

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Extrait :

 Disponible en DVD zone 2 sur la boutique en ligne de la Warner (Version française et VO sous-titrée)

Note : 6,5  / 10

08/06/2013

Kitty Foyle - 1940

"Kitty Foyle" est un film de Sam Wood produit par la RKO. C'est un mélodrame, très romantique avec Ginger Rogers en tête d'affiche, accompagné de Dennis Morgan et d'un James Craig un peu fade. On remarque dans les seconds rôles Gladys Cooper que l'on retrouvera par exemple avec Bette Davis en 1942 dans "une femme à la recherche de son destin" (Now Voyager), mais cette fois-ci à la Warner. Elle aura là aussi le rôle d'une mère.  D'ailleurs, en y réfléchissant bien ce "Kitty Foyle" aurait bien s'appeler "une femme à la recherche de son destin", car c'est bien de cela qu'il s'agit. On a l'histoire intime et sentimale d'une femme américaine des années 40, issue d'un milieu pauvre et qui était fasciné par la haute société dès son plus jeune âge. Mais là où d'autres deviendraient vénales, elle ne l'est pas. Sa fascination pour le luxe, s'arrête là. Et c'est bien l'amour qui guidera sa vie. Alors que peut on trouver d'intéressant à ce "Kitty Foyle" qui n'a pas été déjà dit ailleurs et mieux. Tout d'abord le film commence par une petite scène en muet pour montrer l'émancipation des femmes au début du vingtième siècle, la femme devenant l'égale de l'homme et devant alors travailler.

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Le scénariste Dalton Trumbo pourtant homme de gauche, probablement dirigé par Woods  nous évite ici les dialogues marxistes sur la lutte des classes, particulièrement pénible dans "la fille de la 5ème avenue" sorti un an plus tôt. La grande crise de 1929 est ainsi évoquée, mais elle ne sert qu'à montrer la lutte d'une jeune femme pour s'en sortir par elle même. Et on s'attache à cette Kitty Foyle, et à son histoire. Et si elle connaît deux hommes, on se demande bien lequel des deux, elle va choisir. Tout cela nous est montré à coups de flashbacks successifs pas particulièrement modernes, mai pas non plus particulièrement désagréables. Puis le vertige nous tient quand elle imagine son enfant à 65 ans en l'an 2000. Mais ce qu'il faut noter c'est bien l'extraordinaire performance d'actrice de Ginger Rogers, en particulier dans la scène de l'hopital où elle apprend une triste nouvelle. Son visage passe ainsi de la joie, à la tristesse imperceptiblement. Mais bien évidemment ce qui fait le charme encore aujourd'hui de "Kitty Foyle" c'est le fabuleux glamour des scènes romantiques lors du bal, qui sont peut être les plus belles de l'histoire du cinéma et qui font de ces pauvres mortels filmés par une caméra des étoiles immortelles du septième art. Enfin le suspens sera ménagé jusqu'au bout et c'est seulement à l'ultime fin du film que l'on saura quel homme notre héroïne choisie. "Kitty Foyle" est donc au final un bien beau film qui a un peu vieilli par certains aspects, mais dont le romantisme et le glamour sont particulièrement savoureux.

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Ci-dessus : Ginger Rogers dans "Kitty Foyle"

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Ci-dessus : Dennis Morgan et Ginger Rogers

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Ci-dessus : Gladys Cooper, Ginger Rogers et Dennis Morgan

 

Disponible aux éditions Montparnasse dans un master très moyen, digne d'une bonne vidéo tout au plus. A quand une restauraation ???

 

Clip vidéo, extrait d'une des plus belles scènes du film :

 

Note : 8 / 10

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

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NOTE : 10 / 10