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15/07/2013

Souvenez vous de ... Ruth Roman !

Il y a quelques actrices dont la beauté et la sensualité vous marquent plus que d'autres. Ruth Roman fait partie pour moi de ces actrices. Aujourd'hui les cinéphiles se souviennent d'elle, surtout pour son interprétation dans "l'inconnu du Nord-Express" (1951) d'Hitchcock. Mais lelle a joué dans d'autres films noirs comme "les amants du crime" (1951), ou Lightning Strikes Twice (1951) tout de même réalisé par King Vidor. Ruth aura comme partenaire plusieurs fois la vedette avec Steve Cochran et jouera au côté de Gary Cooper dans "Dallas ville frontière" (1950), avec Errol Flynn dans "Maru-Maru" (1952) ou avec James Stewart dans "Je suis un aventurier" (1954). Elle devait finalement quitter le grand écran pour le petit écran de la télévision dans les années 60. On peut largement estimer que Ruth n'a pas eu la carrière cinématographique qu'elle méritait. Mais quoiqu'il en soit, elle reste associée pour nous cinéphile à de grands acteurs et à quelques beaux films noirs dont un mythique. Souvenez vous de Ruth Roman !

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Hommage vidéo :

 

Filmographie sélective :

1945 : Jungle Queen de Lewis D. Collins et Ray Taylor
1948 : La Grande Horloge (The Big Clock) de John Farrow
1948 : Ce bon vieux Sam (Good Sam) de Leo McCarey
1949 : Le Champion (Champion) de Mark Robson
1949 : Une incroyable histoire (The Window) de Ted Tetzlaff
1949 : La Garce (Beyond the Forest) de King Vidor
1950 : Three Secrets de Robert Wise
1950 : Colt .45 d'Edwin L. Marin
1950 : Dallas, ville frontière (Dallas) de Stuart Heisler
1951 : Lightning Strikes Twice de King Vidor
1951 : L'Inconnu du Nord-Express (Strangers on a Train) d'Alfred Hitchcock
1951 : Starlift de Roy Del Ruth : Elle-même
1951 : Les amants du crime de Félix Feist:Cay
1952 : Mara Maru (Mara Maru) de Gordon Douglas
1952 : Young man with ideas (Young man with ideas) de M. Leisen
1953 : Le Souffle sauvage (Blowing Wild) de Hugo Fregonese
1954 : Je suis un aventurier (The Far Country) d'Anthony Mann
1956 : The Bottom of the Bottle de Henry Hathaway
1956 : L'Or et l'Amour (Great Day in the Morning) de Jacques Tourneur
1957 : Amère Victoire (Bitter Victory) de Nicholas Ray
1961 : Look in Any Window de William Alland
1965 : L'Amour a plusieurs visages (Loves has many faces) de Alexander Singer
1973 : The Baby de Ted Post
1977 : Day of the Animals de William Girdler
1983 : Echoes de Arthur Allan Seidelman

14/07/2013

Lightning strikes twice - 1951

"Lightning strikes twice" est un film de King Vidor sorti en 1951 avec Richard Todd et Ruth Roman. Il faut toute de suite signaler que le film ne bénéficia ni de bonnes critiques à sa sortie au USA, ni d'un succès public. En France il ne devait jamais sortir. Pourtant le film a beaucoup de qualités, ainsi si on veut rester sérieux on a quand même derrière la caméra un des maîtres du cinéma de cette époque : King Vidor. King Vidor c'est quand même le réalisateur de "la foule" (1927), "le champion" (1931), "le grand passage" (1940) avec Spencer Tracy, "duel au soleil" (1946) avec Gregory Peck ou "le rebelle" (1949) avec Gary Cooper. On ne peut pas dire qu'il a beaucoup tourné comparativement à d'autres réalisateurs, aujourd'hui totalement oubliés. Mais ces films sont restés dans la mémoire du public. Ainsi, si "Lightning strikes twice" a des défauts, c'est un film qui possède beaucoup de qualités, de par déjà la mise en scène recherchée de King Vidor. Au niveau des qualités on retiendra aussi la présence et le sex-appeal de la belle Ruth Roman. Enfin, la musique de Max Steiner fait en sorte d'élever l'ensemble.

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Néanmoins, le film a des défauts. En premier lieu, il faut tout de même dire que Vidor n'était pas un spécialiste du film noir, et les grands espaces américains donnent un caractère particulier à ce film noir. Et l'idée d'une nature dangereuse et inhospitalière est malgré tout bien exploitée. Mais le scénario oublie les fondamentaux du film noir en libérant d'une exécution prochaine le héros joué par Richard Todd. Le héros n'étant plus dans la crainte d'un châtiment prochain, la tension retombe. Et pire, le beau Richard Todd est assez peu crédible en tueur de femmes. Ainsi on remarquera que Bogart, était lui par contre très crédible, dans ce rôle, dans "La Seconde Madame Carrol" (1947). Et on peut parfois se demander si Richard Todd, héros de guerre, se croit au fond de lui capable d'interprêter cet individu qui doit par son attitude rendre fou de peur sa femme. Si on ajoute que la romance et le glamour prennent le pas sur l'intrigue, on comprendra que le film n'ait pas à l'époque rencontré son public. Néanmoins, on passe un bon moment en tant que spectateur d'aujourd'hui sans préjugé, à tenter de comprendre qui est le meurtrier. Enfin, la qualité de la production, de la réalisation, et la beauté et le jeu de Ruth Roman, font oublier quelques inconséquences du scénario ou une interprétation très moyenne de Richard Todd. Je conclus donc sur un avis globalement positif, avec les réserves mentionnées plus haut. Ainsi, j'ai vu bien pire en terme de film noir récemment. J'en reparlerai une prochaine fois. Et je reviendrais dès demain sur la carrière de la belle Ruth Roman.

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Ci-dessus : Ruth Roman

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Ci-dessus : Ruth Roman et Richard Todd

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Ci-dessus : Ruth Roman et Richard Todd

 

Extrait :

Film disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner (France) ou boutiques spécialisées.

Note : 7 / 10

26/04/2013

Les amants du crime / Tomorrow is another day - 1951

"Les amants du crime" est de la même année que le précédent film commenté "Storm warning" et c'est aussi un film produit par la Warner. On y retrouve aussi Steve Cochran, et cette fois-ci Ruth Roman. On se souvient de Ruth Roman aujourd'hui, surtout pour son rôle dans "l'inconnue du Nord-Express" d'Hitchcock, tourné également en 1951. "Les amants du crime" raconte l'histoire, d'un homme entré en prison pour meurtre, à l'âge de 13 ans et qui en ressort après 18 ans de détention. A sa sortie, cet homme n'est en fait qu'un homme-enfant, qui a tout à apprendre du monde extérieur. Ainsi, à sa libération, il se fait tromper par un journaliste sans le savoir et décide de se perdre dans la foule en rejoignant New-York. Là il se met à la recherche de ce qu'il lui manquait le plus en prison : une femme. Il fait donc la connaissance de Ruth Roman dans un dancing. A partir de là, les deux personnages ne vont plus jamais se quitter. Ici, il n'est pas question d'une folle épopée sauvage, comme dans "Bonnie and Clyde" (1967) mais d'une fuite des personnages qui veulent échapper inconsciemment à leurs propres démons. Mais sait on toujours ce que l'on fuit ou même si l'on doit fuir ?

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Au début du film, il est très touchant de voir cet ancien détenu, affronter un monde qu'il ne reconnaît plus, et le voir partir à la recherche d'une compagnie féminine. En plus, ce qui surprend le plus, c'est de voir Ruth Roman en blonde, tellement elle est restée en brune dans notre mémoire. Mais elle reviendra à sa couleur de cheveux habituelle plus tard dans le film. La réalisation de Felix E Feist est assez classique, mais on retrouve certains plans qui rappelle "le facteur sonne toujours deux fois" (1946). Ainsi, on découvre Ruth Roman, par un plan de ses jambes, avec la caméra qui recule et remonte vers son visage. Enfin la scène sur la route rappelle également celle du "facteur sonne toujours 2 fois".  Le film aborde plusieurs thèmes intéressants comme le droit à la rédemption, au pardon et à la liberté par le travail. Mais cette liberté par le travail deviendra rapidement, insuffisante pour notre héros. En effet, la menace d'une société liguée contre lui se rapprochera dangereusement. Ainsi, on pourrait résumer tout le film, dans cette fameuse phrase de Victor Hugo : "La liberté commence où l’ignorance finit". Et c'est sur une note d'espoir que se termine ce film qui reste un spectacle très agréable et souvent touchant.

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ruth Roman

 

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 Ci-desus : Ruth Roman (en blonde)

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ruth Roman

Extrait :

Disponible en DVD zone 2, dans la série Warner "films criminels" à retrouver sur le site de l'éditeur.

Note : 7,5 / 10

27/10/2012

L'inconnu du Nord Express / Strangers on a Train - 1951

L'inconnu du Nord Express est un film d'Alfred Hitchcock de 1951. Le film est triré d'un roman de Patricia Highsmith. Le film aborde la théorie du meurtre parfait qui n'est bien entendu qu'un mythe. Hitchcock commença à tourner avant que le scénario ne soit finalisé. En effet des dissensions se firent jour à la construction du scénario, et finalement 3 scénaristes (Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook) se penchèrent  dessus. A l'affiche on retrouve Farley Granger, Robert Walker, et Ruth Roman. Robert Walker est extraordinaire dans le rôle du psychopathe, pourri par sa mère et détesté par son propre père.

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Le film est extraordinairement bien filmé. La première scène commence avec des chaussures filmées. On comprend très vite que les pieds de ces 2 personnages se dirigent vers la gare et surtout vers le même train. Hitchcock a très souvent utilisé les trains dans ses films. Ainsi, les trains jouent un rôle important dans "une femme disparaît" ou dans "la mort aux trousses". Anthony Man, se servira également du train dans son film "le grand attentat". Peut être le train est une méthaphore de la vie. Peut être y a t'il aussi une analogie entre le train et le film noir. La vie comme le train, c'est bien quelque chose de fermé et dont on ne peut sortir et qui nous emmène quelque part. La scène de la rencontre est également parfaite parce qu'elle montre tout de suite le rapport pervers qui se met en place entre Bruno Anthony (Robert Walker) et Guy (Farley Granger). En effet, il lui suffit de dire qu'il est bien un joueur de tennis célèbre et son interlocuteur sait tout sur lui et lui raconte sa vie ! Dès le départ en quelques secondes, le rapport à l'autre devient totalement déséquilibré. Et l'un montre sa supériorité à l'autre, la seule force de Farley Granger restant son honnêteté. Il est d'ailleurs paradoxal que le sportif paraisse faible et le fan plus fort psychologiquement et physiquement. Il y a quelque chose d'étonnant qui pose question et doit forcément intéresser le spectateur et ce dès le début du film. Les rapports entre le psychopathe et sa mère sont d'ailleurs particulièrement savoureux. A noter que la propre fille d'Hitchcock, Patricia joue dans le film.

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Ci-dessus : Farley Granger et Robert Walker

Ce qui fait que ce film est un chef d'oeuvre c'est que chaque scène est parfaitement réussit. La scène la plus faible aurait pu être celle du match de tennis. Mais le suspense avec l'action sur le court et en dehors et les sous-entendus que tout cela implique font de ce passage du film encore un passage d'anthologie. Pourtant on sait aujourd'hui que c'est bien cette scène du match de tennis qui a posé le plus de problèmes à Hitchcock au montage. Il reste à parler du final qui est prodigieux et qui se passe sur un manège. Le montage initial a été changé par Hitchcock qui rajouta et supprima des scènes. Enfin la scène finale (où on voyait Ruth Roman au téléphone) ne convenant pas du tout à Jack Warner, Hitchcock la changea et la remplaça par une scène en forme de clin d'oeil au spectateur. La musique de Dimitri Tiomkin comprend de nombreux thèmes intéressants. Néanmoins je la trouve parfois un peu invasive. Elle est par contre parfaite sur les scènes d'actions et dès que le rythme s'accélère.

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Vous l'aurez donc compris. Je ne saurais donc que vous conseillez très fortement "l'inconnu du Nord Express" dans sa version restaurée Bluray, sortie aux USA mais possédant une version française de nombreux bonus sous titrés en français et étant compatible avec nos lecteurs zone B.

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Ci-dessus : Robert Walker et Ruth Roman

La réplique du film :

-Tu as abandonné ton petit projet de faire sauter la maison blanche ?

-Bien sûr maman, sinon où irait habiter le président ?



Note : 9 / 10