Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/01/2013

Dames - 1934

Je fais une petite pause dans notre cycle sur le fantastique et le rêve dans le cinéma américain pour vous parler aujourd'hui du film "Dames" tourné entre le 28 mars 1934 et le 3 juillet 1934 par Ray Enright. Ceci dit, "Dames" peut être mis sans problème dans la catégorie des films qui font rêver. On retrouve à la chorégraphie bien évidemment Busby Berkeley. Les vedettes principales sont Joan Blondell, Dick Powell, et Ruby Keeler. C'est bien évidemment le trio à succès de Footlight Parade (1933) ou de chercheuses d'or (1933) qui est remis à l'affiche. Dans les seconds rôles on retrouve également Guy Kibbee présent sur "Chercheuses d'or. Bon, alors autant commencer par le point faible du film, le scénario n'est pas terrible. En effet, l'histoire tourne autour d'un oncle richissime qui veut léguer sa fortune à un parent éloigné (Guy Kibbee) mais ce dernier ainsi que ses proches devront être moralement parfait sous tous les rapports et surtout pas ce produire dans des spectacles de Music Hall. Ce dernier point va donc rapidement devenir problématique. Si l'histoire devait faire sourire à l'époque, sur la terrible critique des ligues de vertus, il n'en reste pas moins que tout cela tourne en boucle et un peu à vide aujourd'hui. 

damesposter.jpg


Mais bien évidemment, "Dames" ce n'est pas seulement un médiocre scénario. C'est aussi un formidable film musical dont la dernière partie est une suite quasi ininterrompue d'incroyables chorégraphies tirées de l'imagination d'un génie.

img072.jpg

Ci-dessus : Joan Blondell et Guy Kibbee (en bonne compagnie).


Ainsi, le show commence par le très beau et populaire : "Bring back your laundry to me", qui décrit l'amour d'une jolie lavandière solitaire (Joan Blondell) pour la lingerie masculine et les jeunes hommes qui viennent chercher leur linge. C'est assez rare de voir des caleçons et des pyjamas danser, mais oui dans ce numéro on voit bien ça ! Voyez vous même ci-dessous :



Puis, la suite est le magnifique et tellement romantique : "I only have eyes for you" chanté par Dick Powell et accompagné par Rubby Keeler. La chanson est un hymne magnifique à l'amour et à Ruby Keeler.  Busby Berkeley utilise aussi une impressionnante chorégraphie avec d'immenses visages de Ruby Keeler ou encore un décor qui tourne sur lui même, ce qui donne à toutes les danseuses une impression de mouvement proche de celui d'une boîte à musique.



Enfin les deux derniers numéros mettront en avant la beauté féminine dans tout son éclat. Busby Berkeley aura l'incroyable audace pour l'époque, de monter la journée d'une danseuse, de son lever, au bain, en passant par le boudoir. Les transitions sont magnifiques entre chaque partie du numéro, avec un coup de parfum sur la caméra pour annoncer un autre numéro. A noter qu'une remarque féminine m'a été faite sur ces numéros qui me précisa très justement que le nylon n'a été découvert que vers 1945 et que donc les collants dans le film ne collent pas totalement au corps, comme le nylon le fera plus tard. Heureusement que les femmes sont là pour nous expliquer tout ça ! Pour résumer, "Dames" ne vaut que pour les numéros de Busby Berkeley qui fait de la caméra son jouet et d'un groupe de jeunes danseuses, des déesses descendues du ciel pour distraire le spectateur. D'ailleurs c'est bien Dick Powell qui le dit dans une chanson du film. Mais Dieu ! Que le temps semble long jusqu'au 40 dernières minutes en forme d'orgie cinématographique pendant lesquelles le spectateur oublie tous ses problèmes.

Capture.JPG

Disponible en DVD Zone 1 (coffret Numéro 1 Busby Berkeley)


NOTE : 6,5 / 10

18/01/2013

Chercheuses d'or de 1933 / Gold Diggers - 1933

"Chercheuses d'or de 1933" est une comédie musicale de Mervyn Leroy. On retrouve Harry Waren pour la musique, et Al Dubin pour les paroles. Les numéros musicaux ont bien entendu tous été montés par Busby Berkeley. Le film est basé sur une pièce de Broadway d'Avery Hopwood qui fut jouée entre 1919 et 1920. Deux films avaient été également précédemment tournés sur ce thème en 1923 et en 1929. On retrouve dans cette version de 1933, le duo Dick Powell, Ruby Keeler, comme pour "42ème rue" tourné la même  année, Joan Blondell, Ginger Rogers et Guy Kibbee sont bien présents. Le talent de Ginger Rogers est malgré tout sous exploité, surtout si on pense à ce qu'elle fera quelques années plus tard avec Fred Astaire. Enfin Warren William complète la distribution. Aujourd'hui on se rappelle de Warren William surtout pour son rôle de Laroche Mathieu dans "The private affairs of Bel Ami".

Gold Diggers of 1933.jpg

Le film commence très fort avec juste après le titre, la chanson universellement connue "we're in the money" (nous sommes dans l'argent) chantée par une Ginger Rogers et des girls à moitié nues et presque uniquement couvertes de pièce d'or. La caméra se rapproche alors au plus près du visage de Ginger Rogers pour donner l'impression au spectateur qu'elle chante uniquement pour lui. Cette chanson est restée dans la culture américaine comme l'hymne joyeux de la fin de crise, de la prospérité retrouvée, mais aussi souvent symbole de cupidité. Ainsi ce titre sera utilisé beaucoup plus tard par Tex Avery ou encore dans un dessin animé mettant en scène un Daffy Duck cupide, ou dans un épisode des Simpsons. Au vu de l'importance de cette chanson dans la culture américaine, je vous retranscris donc ci-dessous ses paroles :

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,busby berkely,joan blondell,ruby keeler,dick powell,warren william,ginger rogers,guy kibbee,mervyn leroy

Ci-dessus Ginger Rogers dans "Gold Diggers 1933"


"We're in the money, we're in the money;
We've got a lot of what it takes to get along!
We're in the money, that sky is sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!

 

Oh, yes we're in the money, you bet we're in the money,
We've got a lot of what it takes to get along!
Let's go we're in the money, Look up the skies are sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!"

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,busby berkely,joan blondell,ruby keeler,dick powell,warren william,ginger rogers,guy kibbee,mervyn leroy

Ci-dessus : les girls de "Gold Diggers" 1933 (on savait vivre à l'époque).

Mais comme si la crise devait se rappeler aux spectateurs, le shérif local vient arrêter le somptueux numéro et rappeler les girls et donc le spectateur à la dure réalité de l'époque. En effet, le producteur n'a pas payé ses dettes et donc les costumes et décors sont saisis et les Girls se retrouvent de nouveau au chômage. C'est de cette période noire et au retour à la maison que va naître une nouvelle idée de spectacle,  mais cette fois-ci sur la crise elle même. Ainsi "Gold Diggers" va développer une critique sociale quasiment jamais vue plus tard en Amérique dans des comédies musicales. Le dernier numéro "Remember My Forgotten Man" viendra alors à rappeler au spectateur, la crise et surtout tous les exclus de la société américaine : anciens combattants de la première guerre mondiale, fermiers ruinés, chômeurs etc Ainsi dans "Gold Diggers 1933" sera mis en avant comme jamais plus tard dans la comédie musicale américaine, toute une population de courageux citoyens exclus de facto par le système. Donc autant pour son aspect historique et social, que pour son rapport à la nudité féminine et à l'expresion totalement magnifiée du corps de la femme, "Gold Diggers 1933" est un fantastique spectacle, glorieux hymne à la vie, aux femmes et au courage. A voir et à revoir 1000 fois.

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,busby berkeley,joan blondell,ruby keeler,dick powell,warren william,ginger rogers,guy kibbee,mervyn leroy

Ci-dessus : Joan Blondell en costume de "chercheuses d'or"

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,busby berkely,joan blondell,ruby keeler,dick powell,warren william,ginger rogers,guy kibbee,mervyn leroy

 

La plus célèbre chanson du film :

 

 

NOTE : 7,5 / 10

11/01/2013

42ème Rue / 42nd Street - 1933

"42ème Rue" est un petit bijou de comédie musicale. Ce film fait parti des pilliers de la comédie musicale ou plus exactement des fondations sur lequel tout a été construit. Ainsi, le film raconte l'histoire d'un montage d'une comédie musicale à Broadway de sa création dans l'imagination de décideurs jusqu'à la sortie du théâtre le soir de la première. Et le nom du film vient de cette fameuse "42ème rue", antre de la comédie musicale de l'époque. Le film nous présente donc un metteur en scène joué par Warner Baxter totalement aux abois, car ruiné par la grande dépression de 1929. Ce spectacle à monter est donc sa dernière et ultime chance pour s'en sortir et assurer ses arrières. Baxter nous montre ici qu'il était bien un formidable acteur et que ce n'était pas pour rien qu'il était un des acteurs les mieux payés d'Hollywood en 1935.

affiche_42eme_rue_1933_1.jpg

La distribution est complétée par un plateau de stars en devenir avec entre autres et j'en oublie: George Brent, Ruby Keeler, Ginger Rogers, et Dick Powell. Et chez chacun on sent le talent prêt à exploser à l'écran.

vlcsnap-15598432.png

Ci-dessus : Ruby Keeler et Warner Baxter

Il faut ajouter que dans plusieurs scènes, la crise de 1929 est évoquée, mais chaque fois on voit des gens qui luttent comme des fous pour survivre (comme le metteur en scène) ou qui s'en moque. Ainsi la scène avec la logeuse est d'ailleurs à ce titre prodigieuse par la liberté sexuelle qu'elle sous-entend. Enfin, et c'est bien cela qui est fascinant, ce film est au carrefour de deux mondes ou plus exactement de 2 époques : le monde de Broadway qui touche à sa fin et le monde de la comédie musicale hollywoodienne et cinématographique qui vient de naître avec le parlant et qui va faire oublier finalement petit à petit la flamboyance de la fameuse 42ème Rue. C'est bien pour cela que "42ème Rue" est comme "Footlight Parade" un film qui fait parti de l'histoire du cinéma et j'aurais tendance à ajouter : de l'histoire des USA tout court. Au delà de la chorégraphie, comme à son habitude totalement démente et géniale de Busby Berkeley vous avez en images la lutte des studios contre la crise. On filme des jeunes femmes sans robe descendant les escaliers et des jambes de danseuses à n'en plus finir. On chante "je suis jeune et en bonne santé" en anglais qui préfigure par ses intonations le fameux "Gold Diggers" universellement connu, et on oublie la crise comme si elle n'existait pas. Pourtant elle était bien présente et malgré le formidable succès de "42ème Rue", la Warner fut dans l'obligation de diviser les salaires par 2 pendant 8 semaines en cette année 1933. Ainsi, peut être avons nous devant nos yeux, une explication du formidable succès public des comédies musicales encore aujourd'hui à Mogador et ailleurs en France. Même maladie, même remède. "42ème Rue" résumé en un mot ? Mythique.

 

cinéma, cinema dvd, bluray, acteur, actrice, warner baxter, ginger rogers, ruby keeler, Una Merkel, George Brent

Ci-dessus : le remède des USA contre la crise de 1929

cinéma,cinema dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,warner baxter,ginger rogers,ruby keeler,una merkel,george brent,bebe daniels,lloyd bacon

Ci-dessus, publicité de 1933 pour "42ème Rue" :

Extraits :

 


Pour finir mon article, je me permettrai de citer ce bel article de Télérama que je vous invite à lire entièrement sur le lien ci-dessous : "Sur la 42e Rue, sans doute plus vite qu'ailleurs, le temps a fait son œuvre. Les décennies suivantes, la large rue n'a cessé de se réinventer. De temple de la fête elle est devenue paradis pour cinéphiles – jusqu'aux années 1960 –, avant d'être désertée par l'argent et les lumières, pour être, dans les années 1970-80, une des artères les plus malfamées de Manhattan, abandonnée aux sex-shops, aux prostituées et aux dealers (De Niro y conduisait son yellow cab déprimé dans Taxi Driver). Au début des années 1990, les guides touristiques ­déconseillaient de s'y promener, le coin étant jugé dangereux... Et puis « Super Giuliani » est passé par là. Le républicain (maire de 1994 à 2001) s'était fait élire sur la promesse de « nettoyer la crasse », et sa politique au Karcher a fait son effet. Aujour­d'hui, Mickey a succédé aux Ziegfeld Girls, aux films de Buster Keaton et aux filles de petite vertu. La 42e Rue a perdu la mémoire."

Tout est dit.


Sources : http://www.telerama.fr/scenes/welcome-to-broadway-42e-rue...


NOTE : 8 / 10

01/01/2013

Hommage à Ruby Keeler

Un hommage pour bien commencer cette nouvelle année à Ruby Keeler, étoile oubliée d'Hollywood ! Ruby Keeler pour toujours dans mon coeur. Presque 80 ans après ses films me hantent toujours autant.

ruby keeler.jpg

 

 

31/12/2012

Prologue / Footlight Parade - 1933

Pour le réveillon, quoi de mieux que de parler d'un film chorégraphié par Busby Berkeley : "Prologue". "Prologue" ou en anglais "Footlight Parade" fait parti des films chorégraphié en 1933 par Busby Berkeley. Ainsi on retrouve pour cette année 1933 : "42nd Street", "Gold Diggers of 1933", "Footlight Parade" et "Roman Scandals". Pourquoi ce titre "Prologue" ? Cela s'explique par le scénario dans lequel s'inscrit le film. En effet, avec l'arrivée du parlant au cinéma, James cagney qui joue un producteur de revue musicale se retrouve avec des salles vides. Il décide donc de créer des revues musicales avant le film. Et de quelques salles il se retrouve à couvrir tout le pays. Et c'est bien à une industrie naissante que l'on assiste et à une espèce de "Prologue" de la comédie musicale, où la réalité rejoint la fiction et où finalement la fiction dépasse réalité. On se rend compte ainsi que les cinémas en 1930 étaient souvent des salles de spectacles immenses ou plus exactement des grands théâtres avec balcons et pouvant contenir 2000 personnes ou plus. Ce film parle tout autant de la naissance de la comédie musicale à Hollywood, que de la société américaine de l'époque et de ses distractions.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley

James Cagney y joue donc un producteur. Ainsi dans le film, on retrouve le travail fou du producteur mais aussi du chorégraphe joué par le débonnaire Frank McHugh qui doit manager une bande de girls plus belles les unes que les autres et qui ne supporte plus la charge de travail. Le film pêche un peu par son succès. En effet, la réputation de Busby Berkeley, de James Cagney, et de Ruby Keeler, n'étant plus à faire, le spectateur ronge un peu son frein en attendant les fameux gros numéros de danses qui n'arrivent que dans la 2ème partie du métrage. De plus, dans la première partie, la belle Ruby Keeler est câchée derrière de vilaines lunettes et un bureau de secrétaire.  Tout ça est un peu dommage, car finalement cela déséquilibre le film. Mais oui, les numéros dansés sont  magnifiques et pour certains légendaires.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley

Ci-dessus Dick Powell et Ruby Keeler

La distribution est complétée par Dick Powell et par Joan Blondell. C'est d'ailleurs assez surprenant de voir Dick Powell si heureux de vivre et de chanter. Mais c'est qu'aujourd'hui on a oublié qu'il a commencé par faire des comédies musicales avant d'attaquer des rôles plus dramatiques comme dans "le grand attentat" ou "Cornered". La musique est de Harry Warren et Sammy  Fain et les paroles d'Al Dubin et Irving Kahal.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley

Aujourd'hui qui se souvient de James Cagney, de Ruby Keeler, ou de Dick Powell à ses débuts ? Personne. C'est malheureux. Car finalement le glamour d'Hollywood de cette époque vaut largement le Hollywood d'aujourd'hui. En ce sens, "Prologue" est bien la magnifique introduction de 30 ans de glamour et de films de rêves à Hollywood. La 2ème partie du film est un enchantement qui laisse déjà présager les futurs chefs-d'oeuvres qui seront produits 20 ans plus tard, mais cette fois-ci en couleur.

 

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley


Extraits (By a waterfall avec Dick Powell et Ruby Keeler) :

 


Footlight Parade - Shanghai Lil (1933) par eugene3453

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley

Publicité censurée de l'époque (Joan Blondell en photo)

 

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,james cagney,ruby keeler,joan blondell,dick powell,lloyd bacon,busby berkeley

Ci-dessus James Cagney avec les Girls de "Prologue" ne semble pas le plus malheureux.



Disponible en DVD Zone 2 sur le site de l'éditeur dans la collection Pré-code (Hollywood Forbidden). Mais je conseillerais plutôt le coffret de la collection Busby Berkeley en version Zone 1. Car le film comprend des bonus contrairement à la version Zone 2 qui n'a aucun bonus.


Allez j'arrête là pour cette année 2012. Bonne et heureuse année 2013 à tous mes lecteurs et à tous les amoureux de cinéma classique. Et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures cinématographiques sur Hollywood Classic !!


NOTE : 8,5 / 10