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04/05/2014

The Mind Reader - 1933

Il est assez difficile de catégoriser "The mind reader" que l'on pourrait traduire en français par "le médium". Mais c'est que le film navigue entre la comédie, la romance et le drame. Ainsi, on rit beaucoup devant le couple d'improbables escrocs, joués par Warren William et Allen Jenkins. Alors c'est vrai que ni l'un ni l'autre ne sont de grandes vedettes, et on a plutôt l'habitude de les voir dans des seconds rôles. Ainsi Warren William jouaient dans "Chercheuses d'or 1933" ou dans "Three on matches" (1932), films avec Joan Blondell. Après l'instauration du code Hays, la carrière de Warren William s'éteindra petit à petit. Et on retrouvera encore dans des seconds rôles, comme dans "Wolf Man" (1941) avec Claude Rains, film fantastique produit par l'Universal, ou encore dans "The private affairs of Bel ami" (1947) son dernier film avant sa mort, avec George Sanders. Quant à Allen Jenkins on l'a vu dans de nombreux films de gangsters, en particulier avec James Cagney. Le casting est complété par Constance Cummings et par une petite apparition de Natalie Moorhead. Natalie Moorhead je me souviens l'avoir vu dans "the office wife" (1930). Au vu de sa filmographie, la Warner serait bien inspiré de sortir ses meilleurs avant les 100 prochaines années. On peut noter que la publicité de l'époque, de la Warner, est assez trompeuse. En effet, on ne retrouve aucune fille dénudée dans ce film. Même si dans l'esprit, on peut dire que William obtient une femme par tromperie.

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Toute la construction scénaristique du film est basée sur le fait que la voyance rapportait, déjà à l'époque, 135 millions de dollars chaque année ! On suit donc avec plaisir le périple de nos deux escrocs dont l'un n'hésite pas à dire à l'autre en parlant des relations de son partenaire avec les femmes : "Elles ont toujours 16 ans devant le juge !". Dans "the mind reader", il n'y a rien de paranormal, mais sinon le chemin de vie de deux petits escrocs, qui tentent de plumer le gogo. Le film n'a pas une grande ambition artistique, sinon de nous distraire, et il faut dire que 81 ans après sa sortie il y parvint toujours. Si l'on recherche des films plus ambitieux sur la voyance il faut regarder du côté du "Charlatan" (1947) avec Tyrone Power, Joan Blondell et Coleen Gray. "The mind reader" reste quoiqu'il en soit un très honnête spectacle dirigé par un Roy Del Ruth bien inspiré.

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Ci-dessus : Constance Cummings & Warren Williams

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Ci-dessus : Warren William

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Ci-dessus : Publicité pour le film

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Ci-dessus : Allen Jenkins & Warren William

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Extrait :

Film disponible en DVD zone 2 dans la collection des trésors Warner "Forbidden Hollywood", disponible chez Gibert Joseph ou sur le site internet de la Warner.

Note : 6,5 / 10

04/08/2013

Sur l'avenue / On the avenue - 1937

"On the avenue" est un film de 1937, de la Twentieth century Fox, avec Dick Powell, et Madeleine Carroll. On se rappelle que Dick Powell c'est la vedette de toutes les productions de la Warner avec Busby Berkeley. Ainsi on le retrouve dans"42ème rue" (1933), "Prologue"(1933), "Dames" (1934),  "Wonder Bar" ou encore dans la série de films "chercheuses d'or" (1933, 1935, 1937). Donc c'est finalement assez exceptionnel de voir Dick Powell tourner pour la Fox. Dans une certaine mesure, on peut se demander si la Fox ne donne pas un cadeau empoisonné à Powell, vedette de la Warner. Ainsi dans la scénario qui n'est que prétexte à des malentendus amoureux entre Dick Powell et Madeleine Carroll, Powell se fait successivement giffler par deux fois, est obligé de jouer des numéros un peu vieillot même pour l'époque et finalement son show est modifié par deux fois. La Fox aurait voulu détruire l'image de séducteur de Powell, elle ne s'y serait pas pris autrement.

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Enfin, le premier numéro des frères Ritz parodie les comédies musicales de la RKO, et le dernier numéro de ses mêmes frères Ritz dont l'un est déguisé en femme, semble vouloir caricaturer les comédies musicales de la Warner. La comédie musicale qui critique la comédie musicale, c'est assez étrange pour être remarqué.

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Ci-dessus : Alice Faye et Dick Powell

Mais "on the avenue" a aussi des qualités, ainsi le très long premier numéro rappelle ceux de Busby Berkeley avec un bataillon de girls plutôt affriolantes et qui nous fait presque oublier que le film a été tourné 3 ans après l'instauration du code de censure. L'histoire est assez amusante et permet de passer un assez bon moment. Le sommet du film étant la descente d'Alice Faye accompagnée d'une bande de cochons derrière elle ! Le maximum du mauvais goût qui pouvait être fait à l'époque est dans ce film. Et c'est hilarant de voir la tête des personnes parodiées pendant les sketchs. Pour résumé le film multiplie les gags, pas toujours légers, Lorsqu'on le revoit, "Sur l'avenue" reste néanmoins une honorable comédie musicale, mais on a fait beaucoup mieux avant at après. Mais j'espère ne pas en avoir dit trop de mal, car il faut se souvenir que la musique est d'un certain Irving Berlin. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et Dick Powell

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

17/03/2013

Les cadets de West Point / The West Point Story -1950

"Les cadets de West Point" a donc été tourné après l'étouffant "l'enfer est à lui". On retrouve donc pour la deuxième fois, le duo James Cagney/Virginia Mayo. Et cette fois ci, le scénario permettra au public de profiter de la plastique de rêve de Virginia Mayo mais aussi de ses talents de danseuse et  de chanteuse. A ce duo, il faut ajouter Doris Day, Gordon MacRae et Gene Nelson. Cagney joue le rôle de Elwin 'Bix' Bixby un directeur de spectacles sans emploi. Un producteur (qui fait imanquablement penser à Jack Warner) joué par Roland Winters lui proposera donc un marché : Monter le spectacle de fin d'année de West Point et convaincre son neveu cadet de rentrer dans le Showbusiness et d'abandonner la carrière militaire, en échange de quoi, le producteur lui trouvera des spectacles prestigieux à monter. La mission semblait facile, mais Cagney se heurtera à beaucoup de difficultés et en particulier son tempérament peu enclin à accepter l'autorité et les ordres.

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Le film fait parti des films que Gordon Macrae et Doris Day tourneront ensembles. Le film est très agréable à voir, si on arrive à passer le blabla sur la patrie, et l'armée un peu obligatoire dans ce type de film. Enfin, la danse des soldats de West Point, fait penser à des soldats de plombs dansant. Bon, honnêtement, sauf si c'est vraiment votre truc, je ne suis pas sûr que cela vous plaise. Ceci dit, pour le reste, je ne fais aucune réserve. C'est drôle, enlevé et les numéros dansés s'enchainent bien. Cagney en fait parfois un peu trop mais c'est pour la bonne cause. Quant à Virginia Mayo, elle irradie l'écran de sa présence et fagocite presque chaque scène. Etant un homme comme les autres, j'avoue qu'il est très difficile de ne pas avoir le regard qui la cherche obstinément sur l'écran. Le film quant à lui, devait recevoir une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure musique d'une comédie musicale et c'est bien évidemment amplement mérité.

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Ci-dessus : Doris Day, James Cagney et Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo et James Cagney

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 Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

 

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Extrait (la qualité d'image du DVD est bien supérieure) :

 

Note : 7 / 10

09/01/2013

Le tombeur / Lady Killer - 1933

"Le tombeur" ou en anglais "Lady Killer" est un film tourné par Roy Del Ruth en 1933 avec pour interprètes principaux James Cagney et Mae Clark. Mae Clark avait déjà joué avec James Cagney dans "l'ennemi Public" (1931). Dans ce film, les cinéphiles se rappellent qu'elle recevait de James Cagney un pamplemousse en pleine figure. Dans "Lady Killer", James Cagney ne devait pas mieux la traiter. En effet, il devait la mettre dehors en la tirant par les cheveux. Mae Clark devait écrire à une amie en lui disant qu'elle n'a pas été blessée lors du tournage de cette scène. On est rassuré.

lady-killer-poster1.jpgLe film bénéficiait d'un scénario original. En effet, James Cagney rejoignait un gang d'escrocs et suite à une affaire de meurtre, et des ennuis judiciaires, il se décidait à gagner honnêtement sa vie dans une carrière cinématographique à Hollywood. Le film est donc à mi-chemin entre le pur film de gangsters et la critique de la société hollywoodienne. On voit d'ailleurs, Cagney déguisé en indien, et les blancs peints en rouge. On retrouve aussi le réalisateur à l'accent hongrois parlant mal anglais. A t'on voulu, faire une imitation de Michael Curtiz ? On ne le saura sans doute jamais. Il y a d'ailleurs quelques scènes d'anthologie avec une fête envahie par une vingtaine de petites singes qui sème la terreur, reflet d'une certaine décadence de la société hollywoodienne de l'époque. Le film se voit donc plutôt bien. Surtout que la distribution est complétée par Margaret Lindsay et surtout Douglass Dumbrille formidable en maître chanteur.

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Ci-dessus James Cagney déguisé en indien dans "Lady Killer" :

La difficulté des situations dans lequel se trouve Cagney le rend proche du spectateur. De plus, son évolution morale et financière (bonne ou mauvaise d'ailleurs) est assez sympathique à suivre. Néanmoins le film n'atteind jamais le niveau d'autres films de Cagney, comme "les formidables années 20", "l'ennemi public" ou encore "Picture Snatcher". C'est tout de même un très honnête divertissement qui réserve son lot d'actions et de rebondissements, avec en plus une satire assez inattendue d'Hollywood. Mais la réalisation peut être un peu trop conventionnel ne fait pas élevé l'ensemble au dessus du lot. Cela explique donc peut être que Cagney n'ait pas décidé d'évoquer ce film dans son autobiographie.

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Ci-dessus Douglass Dumbrille et James Cagney

 

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Ci-dessus Mae Clark et James Cagney :

 

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Ci-dessus : James Cagney pas très heureux d'être abandonné en prison


Ci-dessous : Extrait d'une scène violente de "Lady Killer". Mae Clark explique à Cagney qu'elle va le dénoncer à la police.

 

NOTE : 6,5 / 10