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11/05/2016

Des pas dans le brouillard / Footsteps in the Fog - 1955

"Des pas dans le brouillard" est un film policier de la Columbia, avec pour acteur principal Stewart Granger et sa femme à la ville Jean Simmons. Je n'ai évidemment pas besoin de vous présenter, Stewart Granger, acteur d'origine britannique, et éternel héros de Scaramouche (1952), du "prisonnier de Zenda" (1952) ou "du contrebandier de Moonfleet" (1955). Il tourna plusieurs films en compagnie de sa femme Jean Simmons : "César et Cléopâtre" (1945), "La Reine vierge" (1955),  et donc "Des pas dans le brouillard". Stewart Granger et sa femme restèrent mariés 10 ans avant que la carrière de Granger décline et que sa femme et lui décident de divorcer, et que cette dernière se marie avec Richard Brooks, qui avait dirigé Granger dans "la dernière chasse" (1956). "Des pas dans le brouillard" est réalisé par Arthur Lubin, réalisateur assez inégal, des films de "Bud Abbott et Lou Costello", mais aussi de comédies animalières avec Francis l'âne qui parle ... Pourtant, il n'y a rien de comique dans "Des pas dans le brouillard", ici nous sommes devant un film noir dramatique, tourné en Technicolor, et à la réalisation sérieuse. Arthur Lubin, nous donne donc ici, sans aucun doute, un de ses meilleurs films avec "Impact" (1949) ou "le fantôme de l'opéra" (1943). Dans "Des pas dans le brouillard", Jean Simmons et Stewart Granger sont excellents et les différents seconds rôles sont également plutôt bons. Ainsi, on notera la présence dans ces seconds rôles, de Belinda Lee, qui décédera prématurément le 25 mars 1961, dans un terrible accident de voiture.

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Le thème principal de la musique de Benjamin Frankel est particulièrement marquant, car il met au premier plan, la respectabilité apparente, face à l'inhumanité du quotidien de la société victorienne et de ses hautes classes sociales, incapable d'une quelconque remise en question de leur statut ou de faire un pas vers l'autre, qui ne soit pas calculé. Drame, film noir, réflexion sur la haute société anglaise de l'ère victorienne, "Des pas dans le brouillard" est un excellent film, qui ne vous décevra pas, et qui contient pour le spectateur, de multiples sujets de réflexions la séance finie et qui appelle sans aucun doute à être revu. A ce titre, on peut remercier Sidonis pour cette très belle édition DVD, agrémentée de bonus (3 présentations de l'oeuvre par Patrick Brion, Bertrand Tavernier, et François Guériff), qui fait honneur au grand cinéma hollywoodien. On peut dire sans se tromper, que les éditions Sidonis ont trouvé leur rythme de croisière et touche un nombre croissant de cinéphiles à l'instar d'Elephant Films, qui lui aussi commence à se faire une place reconnue, dans l'édition de patrimoine.

Benjamin Frankel, arthur lubin

Ci-dessus : Stewart Granger

Benjamin Frankel, arthur lubin

Ci-dessus : Jean Simmons & Stewart Granger

Benjamin Frankel, arthur lubin

Benjamin Frankel, arthur lubin

Ci-dessus : Ronald Squire &  Brenda Lee

Benjamin Frankel, arthur lubin

Ci-dessus : Stewart Granger

 

Extrait de la musique de Benjamin Frankel :

 Film disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée français, édition Sidonis

 

 Note : 7,5 / 10

26/11/2015

Ma cousine Rachel / My cousin Rachel - 1952

J'ai eu du mal à revenir ici, car j'ai eu du mal à écrire après les attentats de Paris. Mais la vie doit reprendre son cours, ici comme ailleurs. La barbarie ne doit pas éteindre notre flamme et notre appel à la vie Nous devons nous souvenir des moments heureux de notre passé, et rêver à un monde meilleur dans le futur, où l'injustice, la violence, la bêtise, et la mort jamais ne triompheront. Pour ce faire, je vous propose de vous évader avec un DVD, "Ma cousine Rachel", édité par ESC, petit éditeur français qui gagne à être connu, à travers sa collection "Hollywood Legends" qui reprend quelques grands films de la Twentieth Century Fox. On a eu droit dernièrement à de nouveaux titres, et si quelques uns sont déjà sortis dans de luxueuses éditions américaines, d'autres sont totalement inédits et c'est bien le cas de "Ma cousine Rachel", qui arrive sur le marché français et qui est disponible sur Amazon, à la Fnac, ou chez Gibert Joseph. "Ma cousine Rachel" est un film en noir et blanc, d'Henry Koster, inspiré du roman de Daphné Du Maurier à qui on devait également, "Rebecca" ou "l'auberge de la Jamaïque".

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Etrangement, "Ma cousine Rachel" n'a pas de très bonnes critiques sur internet. Peut être, la réalisation très classique de Koster, n'a pas ému les critiques cinéphiles. Pourtant, moi je l'ai aimé, pour plusieurs raisons et tout d'abord, pour la magnifique photographie noir & blanc de Joseph LaShelle, un maître absolu, qui travaille les ombres et les clairs obscurs comme personne. Wikipédia nous renseigne d'ailleurs à son sujet, et on trouve le concernant : Joseph LaShelle, technicien réputé de la Fox, notamment pour le noir et blanc, son nom reste associé à Otto Preminger, réalisateur avec lequel il collabora six fois tout au long de sa carrière (la première, sur "Laura", lui offrira l’oscar alors qu’il était encore débutant, en 1945). Dans les années 1960, il travailla quatre fois avec Billy Wilder (pour La Garçonnière, par exemple), et deux fois avec John Ford (notamment sur son dernier film, Frontière chinoise). Ponctuellement, il assista Ernst Lubitsch, Joseph L. Mankiewicz, Raoul Walsh ou encore Richard Thorpe. Enfin, attaché à son studio, on le retrouve dans quelques films de réalisateurs "maison", considérés comme plus mineurs, tels que Henry King, Irving Pichel, Walter Lang ou John M. Stahl. On a donc à la photographie un très grand monsieur. A cela il faut ajouter deux acteurs principaux magistraux : Richard Burton alors tout jeune, et Olivia De Havilland, sans doute dans les dernières belles années de sa carrière. Enfin, il faut bien parler de l'apport d'un scénariste de renom en la personne de Nunnaly Johnson à qui l'on doit de très grands succès du cinéma hollywoodien et une collaboration avec John Ford, sur "la route du tabac" (1941). Les costumes ne sont pas non plus en reste, et la musique du génie Franz Waxman, fait aussi beaucoup pour rendre cette oeuvre baroque, gothique, étrange, mais aussi touchante et belle, et dont le souvenir nous poursuit bien après sa vision. Il faut voir et revoir "Ma cousine Rachel" ne serait-ce que pour sa photographie ou pour son étrange final qui nous laisse profondément perplexe mais tout aussi comblé. Cela tombe bien, ESC nous donne à le redécouvrir dans un master assez correct même en projection grand écran.

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : George Dolenz, Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland, Audrey Dalton & Richard Burton

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Ci-dessus : Audrey Dalton & Richard Burton

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 

La bande-annonce :

Disponible sur Amazon, en DVD zone 2 VO sous-titrée français uniquement

 

 

Note : 8 / 10