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29/06/2015

Victoire sur la nuit / Dark Victory - 1939

Pour mes lecteurs cinéphiles, je crois qu'il est inutile de rappeler que l'année 1939 a été une grande année pour le cinéma américain. Ainsi l'année 1939 a vu la réapparition de grands westerns, comme 'la chevauchée fanstastique" de John Ford avec John Wayne, ou "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power. Mais l'année 1939, c'est aussi l'année des grands spectacles avec bien sûr "Autant en emporte le vent" produit par David O Selznick. On peut citer également "Quasimodo" tourné par William Dieterle. Mais 1939, est aussi une grande année pour Bette Davis. En effet, elle devait tourner également avec Goulding "The Old Maid", puis "The Private Lives of Elizabeth and Essex" sous la direction de Michael Curtiz. Ces deux films ainsi que "Victoire sur la nuit" furent trois grands succès pour Bette Davis en cette année 1939. A ces films il faut ajouter aussi "Juarez" de William Dieterle avec Paul Muni, tourné également en 1939. Mais 1939, c'est également pour Bette Davis, l'année de son deuxième Oscar de meilleur actrice reçu pour "l'insoumise" tourné un an plus tôt, et qui se voulait être le concurrent de la Warner, contre "autant en emporte le vent". "Victoire sur la nuit" est quant à lui, un drame à l'accent mélodramatique, comme on savait les faire dans les années 30. On retrouve en plus de Bette Davis, George Brent, Humphrey Bogart, Geraldine Fitzgerald et Ronald Reagan. Et si on remarque la jolie Geraldine Fitzgerald, c'est bien le couple Bette Davis / George Brent, qui monopolise l'intrigue et les meilleurs scènes.

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Le scénario est particulièrement propice à l'émotion. Ainsi, il tourmente les sentiments du public, montrant une jeune héritière insouciante touchée par une incurable tumeur au cerveau. Le film nous propose donc une histoire qui tourne autour des dernières années de vie de cette jeune femme pleine de vie. Au delà, de l'injustice de son sort, c'est bien de notre Humanité qu'il est ici question. Que ferions-nous si il nous était possible de connaître le moment de notre mort ? Comment nos relations avec les autres en serez affectées ? C'est ainsi que le magnifique scénario de Casey Robinson d'après la pièce de John Emerson Brewer Jr. et Bertram Bloch, déroule méthodiquement sa trame. Et si il y a un personnage qui n'apparaît jamais quasiment à l'écran, mais qui rode partout, c'est bien la Mort. Partout présente, dans presque chaque moment du film, et dans les esprits, elle rode à travers la maladie. Mais cette mort, est aussi le destin de l'être humain. Et le film nous explique que nous ne devons pas nous inquiéter de ce qui doit arriver. et de notre fin La grandeur de l'Homme  se doit être de dépasser sa peur de la mort et de vivre dans la joie et la dignité le moment présent. Le personnage de Bette Davis, est aussi un personnage de femme forte et indépendante, qui contraste avec les personnages féminins de nombre de mélodrames de cette époque. Ici, elle est le plus souvent indépendante. C'est peut être aussi pour ça, que "Dark Victory" est resté un éternel classique. A cela, il a été bien aidé par la splendide musique de Max Steiner, qui a fait beaucoup pour inscrire le film dans la liste des très grands films de l'année 1939, mais aussi tout simplement dans la mémoire de tous ceux qui aiment le cinéma. Comme l'a bien chanté Kim Carnes : "You won't have to think twice, She's pure as New York snow, She got Bette Davis eyes"

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Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Bette Davis & George Brent

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Ci-dessus : Geraldine Fitzgerald, George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis

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Ci-dessus : George Brent & Geraldine Fitzgerald

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

Disponible en DVD zone 1 ou Bluray Free zone chez Warner en VO sous-titrée français (voir sur Amazon Espagne pour un prix intéressant).

 

Note : 7,5 / 10

16/12/2014

Quand la poudre parle / Law and Order - 1953

Pour les amateurs de western, je vais vous parler d'un film que j'ai vu récemment et très sympathique. Il s'agit de "quand la poudre parle", un western en Technicolor tourné par Nathan Juran, avec Ronald Reagan. Alors je sais qu'aujourd'hui, il est de mode de faire du "Reagan-bashing", mais franchement c'est un peu stupide, car pour jouer dans des films dirigés par Raoul Walsh  Edmund Goulding, ou encore Sam Wood, il fallait être un bon acteur. Tellement bon acteur, que comme vous le savez tous, il devait arriver à se faire élire président des Etats-Unis, et à gagner la guerre froide. Il ne faut donc pas sous-estimer le talent d'acteur de Ronald Reagan, même si il n'a pas évidemment une carrière cinématographique, à la hauteur de sa carrière politique. Pour le réalisateur de "quand la poudre parle", Nathan Juran, celui-ci était le décorateur de "qu'elle était verte ma vallée" (1941) de John Ford, ou de "le fil du rasoir" (1946) avec Tyrone Power. Il tournera la même année pour l'Universal, "la légende de l'épée magique" (1953) et "le septième voyage de Sinbad" (1958).

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"Quand la poudre parle" ne révolutionne pas le western, mais a pas mal de qualités dont un bon casting avec Dorothy Malone, qui nous laisse rêver à ses charmes. Enfin, le méchant est comme il se doit détestable. On passe donc un bon moment devant un film en Technicolor à la photographie recherchée. Les décors ne sont pas non plus en reste. Il n'y a donc pas grand chose à reprocher à ce film, sinon peut être le classicisme presque extrême du scénario et la faible ambition de l'oeuvre. Il n'en reste pas moins que "quand la poudre parle" reste un très bon divertissement.

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Ci-dessous : Ronald Reagan

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Ci-dessous : Dorothy Malone

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Ci-dessus : Ronald Reagan (en mauvaise posture)

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Ci-dessus : Dorothy Malone & Ronald Reagan (le futur président aide pour la vaisselle)

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Ci-dessus : Dorothy Malone & Ronald Reagan

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La présentation de Mr Patrick Brion :

 

La bande-annonce :

Disponible chez nos amis de Sidonis & Calysta en DVD zone 2 mais seulement en VO sous-titrée (à noter une belle copie)

 

Note : 7 / 10

24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

24/07/2013

Hollywood Hotel - 1937

"Hollywood Hotel" n'est pas le film le plus connu de Busby Berkeley, mais il reste comme l'un des plus sympathiques. Ainsi, si en 1937 le film musical est quelque peu en perte de vitesse, "Hollywood Hotel" n'en a que faire et nous propose le traditionnel cocktail d'humour, d'amour et de musique qui a fait le succès de ce type de production. Le film commence par le départ à Hollywood d'un jeune musicien et chanteur, interprêté par Dick Powell. Ce départ est le prétexte pour initier une première scène musicale dès l'ouverture, comme Berkeley l'avait déjà fait par exemple dans "Chercheuses d'or 1933". Et il faut bien reconnaître que la chanson "Hooray for Hollywood' est toute aussi entrainante que le fameux "Gold diggers" de 1933. Elle devait d'ailleurs rester un des hymnes d'Hollywood et traverser les âges à travers différentes reprises. On y voit le chef d'orchestre Bennie Goodman debout sur une voiture, et petit à petit on se rend compte qu'il y a un ballet de voitures qui fonce vers l'aéroport avec des avertissements pour les grandes vedettes, car une nouvelle star débarque : le jeune Ronnie Bowers (Dick Powell). Le ton est donné. Et malgré les aventures et les déboires du jeune héros, la joie, l'humour et l'amour irriguent tout le film. La critique d'Hollywood n'est jamais acide ou dramatique comme dans d'autres films au ton autrement sérieux. Ici Hollywood est vu comme un immense parc d'attraction.

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Pour le reste du casting, on retrouve les soeurs Rosermay et Lola Lane, mais aussi Hugh Herbert dans des numéros d'humour assez incroyables, avec un sketch qui moque les films pro-sudistes de l'époque et du sort réservé aux noirs dans ces films. Mais on y découvre aussi Ronald Reagan dans son deuxième film en présentateur de radio devant un cinéma ou encore Glenda Farrell et enfin Louella Parsons la célèbre chroniqueuse d'Hollywood qui joue son propre rôle. Et si Il  y a de nombreux numéros musicaux avec des orchestres de Jazz de l'époque, avec ainsi Benny Goodman et Raymond Paige, de la moquerie pour les actrices et acteurs qui prennent la grosse tête, il y a aussi dans "Hollywood Hotel" énormément d'idées qui seront plus tard reprises dans "Chantons sous la pluie" (1952). Ainsi, on retrouve le présentateur radio devant le cinéma, mais aussi la voix du chanteur utilisé pour un acteur stupide ne sachant pas chanter. On passe donc de scènes glamour à des sketchs ou des numéros musicaux, pour enfin une dernière reprise de "Hooray for Hollywood" et comme pour les autres films de Berkeley, on sent bien que ce dernier a ici posé les bases de l'entertainment et du musical, qui sont reprises avec le succès que l'on connaît par la MGM quelques années plus tard. Allez votre réservation vous attend à l'Hollywood Hotel !

 

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Ci-dessus : Lola Lane

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 Ci-dessus : Rosemary Lane

La chanson Hollywood Hotel et autres :

 Disponible sur le volume 2 des films consacrés à Busby Berkeley (zone 1). A noter que le film possède des sous-titres français et anglais.

Note : 7 / 10

05/06/2013

La piste de Santa-Fé / Santa Fe Trail - 1940

"La piste de Santa-Fé" est bien un western maudit et oublié produit par la Warner en 1940 et aujourd'hui tombé dans le domaine public. Pourtant il a tout d'un formidable spectacle. On trouve tout d'abord une distribution éclatante, avec un Errol Flynn en grande forme, avec sa traditionnelle partenaire Olivia De Havilland. Puis il y a Ronald Reagan pas trop mauvais, mais surtout Raymond Massey peut être ici dans son plus grand rôle, et Van Heflin. Enfin, en plus de War Bond qui sera également présent sur "la caravane héroïque" (1940), on trouve dans les seconds rôles les deux faire-valoir habituels des films de Flynn : Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams. Le sujet évoque la lutte de John Brown, personnage historique, adepte de la lutte armée, contre l'esclavage avant la guerre de secession et étant donc l'ennemi d'une paix civile précaire.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Le film est destiné à un public du sud des Etats-Unis et prend le parti d'une impossible conciliation entre les idéaux du Nord et ceux du Sud avant la guerre civile. Mais contrairement aux explications données par le très mauvais bonus de l'édition DVD publié par l'éditeur Seven en 2007, il faut bien voir que le film n'est pas forcément pro-sudiste, mais a pour ambition de montrer une étape charnière de l'histoire des USA, où la paix était encore possible (1854), mais où en même temps la guerre se profilait à l'horizon en 1861. On y montre donc le point de vue abolitioniste, mais aussi le point de vue des Sudistes, ainsi que le difficile apprentissage de la liberté par les noirs. Pour ma part, je ne vois pas ce film comme raciste, mais plutôt comme l'expression d'une vision des USA en 1861. On pourrait critiquer le point de vue sudiste symbolisé par Errol Flynn, toujours modéré et droit, mais il est compensé par le point de vue presque aussi modéré de Ronald Reagan. Ainsi Reagan joue Custer et Flynn joue Stuart, qui seront respectivement deux officiers importants pendant la guerre de sécession mais présents dans des camps opposés. Le film évite donc un trop grand manichéisme. Et si les partisans de John Brown sont montrés comme souvent attirés par l'argent, décidé à utiliser la violence, il n'en reste pas moins que leur chef (John Brown) a droit à une musique religieuse de Steiner qui est là pour marquer le bien fondé de ses idées mais la condamnation des moyens violents.Le film prend malgré tout ses distances avec la grande histoire, en regroupant plusieurs proomotions de cadets de West Point. Ceci dit tout est là, l'action, la romance. Flynn a parfois un côté John Wayne assez marqué et est parfaitement crédible dans son rôle d'officier de cavalerie, comme on avait pu le voir dans "la charge de la brigade légrère (1936). Enfin Curtiz, nous donne une très belle réalisation, dont lui seul a le secret. Les scènes d'actions sont bien évidemment le point fort de Curtiz et il s'en sort parfaitement dans toutes les scènes d'action avec des plans très rapides de 3 à 4 secondes à chaque fois, faisant de l'action un point fort du film.

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Ci-dessus : Ronald Reagan et Errol Flynn

 

Quant à Raymond Massey il vole la vedette à Errol Flynn et interprète un exalté religieux de la plus belle des façons. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de voir dans son personnage  de fanatique, l'oombre d'un autre fanatisme religieux beaucoup plus actuel et aux causes beaucoup moins belles.

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Ci-dessus : Raymond Massey, Van Heflin, Errol Flynn et War Bond

J'ajouterai un mot sur la belle musique d'un Max Steiner très inspiré, qui nous gratifie d'une valse de sa composition lors de la belle scène du bal des officiers. On se rappelera en effet que Max Steiner avait pour habitude de composer des valses originales pour les scènes de bal. Ainsi, il en avait fait de même pour "la charge de la brigade légère". "La piste de Santa-Fé" est donc un très beau spectacle, que certains considèrent comme un film aux accents racistes. Pour ma part, je n'en crois rien. Il est le reflet d'un cinéma, d'une époque, et d'une période pré-guerre de sécession où le racisme existait aux USA. Comment faire un film sur cette période sans parler du racisme et le montrer ? Enfin, il faut savoir que deux ans plus tard, Errol Flynn devait reprendre le rôle de Custer (joué ici par Ronald Reagan) dans "la charge fantastique" (1942) et retrouver pour la dernière fois, Olivia de Havilland dans peut être la plus émouvante scène d'adieu du cinéma hollywoodien de cette époque.

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Ci-dessus : Guinn big boy Williams, Alan Hale, Ronald Reagan, et Errol Flynn

 

Bande-annonce :

 

Extrait :

 Note : 8,5 / 10

11/09/2012

Crimes sans châtiment / Kings Row - 1942

Crimes sans châtiments, explore la vie d'une petite ville de Province et commence en 1880. Il est tiré d'une nouvelle controversée de Bellamann. Il explore la vie de Parris Mitchell (Rober Cummings), jeune enfant au début du récit amoureux depuis toujours de Cassandra (Betty Field), qui est la fille du Docteur Towers. Mais le docteur Towers (Claude Rains) et Cassandra cachent un lourd secret ...Et l'âge adulte va dénouer ce secret.

 

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Ann Sheridan et Ronald Reagan dans son meilleur rôle sont également de la partie et jouent le deuxième couple de l'intrigue Dans les seconds rôles on notera la présence de Nancy Coleman et Judith Anderson. La distribution est donc prestigieuse et à cela il faut bien entendu najouter la musique éclatante  et comme d'habitude symphonique de Korngold qui marque le film et le laisse tout de suite reconnaissable rien qu'à l'ouverture.

 

Robert Cummings, Ann Sheridan & Ronald Reagan ci-dessous :

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Ce film m'a beaucoup marqué car il explore des thèmes difficiles comme la folie, la schyzophrénie, le suicide, la psychiatrie, la psychologie, les autres qui mettent à l'écart la personne différente et la toute puissance de certains médecins. Sans vouloir dévoiler toute l'histoire, la leçon du film est qu'il vaut mieux dire la vérité plutôt que laisser vivre les gens dans le mensonge. La vérité peut être difficile à accepter, mais elle est plus constructive pour l'individu que le mensonge si l'individu arrive à la surmonter.

 

Ces thèmes ont fait que le film eu du mal à sortir des mailles de la censure du bureau Hays (bureau de censure cinématographique de l'époque).

A noter que ce film fut 3 fois nominés aux Oscars. Donc oui un film qui vaut beaucoup mieux que le sourire un peu coincé de nos 3 stars sur la photo ci-dessus. A découvrir en DVD zone 1 !


Extrait de la musique du film :


 

Le générique du film :

http://www.youtube.com/watch?v=CgZAZJGziFk&feature=re...



Note : 8 / 10