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26/01/2015

La Dynastie des Forsyte / That Forsyte Woman - 1949

"La dynastie des Forsyte" est un film en Technicolor produit par la MGM et réalisé par Compton Bennett. Ce dernier n'a pas une filmographie impressionnante, mais on se souvient tout de même de lui pour "le septième voile" (1945) avec James Mason et pour "les mines du roi Salomon" (1950). Le film est intéressant car il est l'adaptation de la première nouvelle de "la dynastie des Forsyste" de l'écrivain John Galsworthy. En plus, il nous permet de voir Errol Flynn dans un film posé et à la réalisation assez théâtrale, totalement en opposition avec ses prestations dans "Capitaine Blood" (1935), "l'aigle des mers" (1942) ou encore "les aventures de Robin des bois" (1938). En effet, "la dynastie des Forsyte" n'est pas un film d'aventures, mais bien un mélodrame. Le personnage de Flynn est d'ailleurs assez opposé à ses personnages habituels. Là il joue un homme riche, et beau, mais repoussé par la femme qu'il aime, car incapable de la laisser respirer. Flynn est superbement tragique dans son rôle, et détruit quelque peu son mythe de séducteur irrésistible, mais gagne si il en était encore besoin ses galons d'acteur. Néanmoins, malgré un travail extraordinaire de la MGM sur les costumes, le casting 4 étoiles, qui regroupent quand même Errol Flynn, Janet Leigh, Greer Garson, Walter Pidgeon (le savant fou de Planète interdite) et Robert Young, le film paraît parfois un peu guindé voir raide, et on sent de temps en temps, un manque de respiration. La musique de Bronislau Kaper aide malgré tout à donner de l'ampleur à l'ensemble. En résumé, l'appréciation est plutôt positive pour qui aime, les mélodrames, les adaptations littéraires et un Errol Flynn dans autre chose que des rôles d'aventuriers. A découvrir, ne serait-ce aussi parce que c'est un des 8 films du formidable duo Greer Garson / Walter Pidgeon.

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Ci-dessus : Greer Garson, Errol Flynn, Robert Young et Janet Leigh

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Ci-dessus : Errol Flynn (Jaloux ?)

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Ci-dessus : Greer Garson

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Ci-dessus : Greer Garson & Errol Flynn

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Ci-dessus : Greer Garson & Walter Pidgeon

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Ci-dessus : Janet Leigh & Robert Young

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Ci-dessus : Greer Garson & Janet Leigh

Film non disponible en France, uniquement disponible dans la collection Warner Archives en zone 1, sans sous-titres français

Note : 7 / 10

08/11/2013

Quatre de l'espionnage / Secret Agent - 1936

Après le formidable succès des "39 marches" (1935), où on voyait un Robert Donat forcé de parcourir la campagne avec une Madeleine Carroll accrochée à son bras par des menottes, Hitchcock s'attaque à un autre film, "Quatre de l'espionnage". Il reprend une bonne partie de l'équipe de son précédent film, en reprenant ainsi Madeleine Carroll, mais aussi le même responsable de la  photographie, et les mêmes responsables des décors. Mais si Hitchcock a toujours excellé à montrer la fuite d'un innocent, il est ici un peu gêné par un scénario qui a de nombreux points faibles. Pour commencer le héros John Gielgud (ici dans son deuxième film), fait très anglais, mais surtout paraît terriblement antipathique. On a donc du mal à s'attacher à lui. Madeleine Carroll joue à la coquette, Peter Lorre surjoue un général mexicain en quête de jolies filles, et l'espion allemand paraît fort sympathique, pendant les deux tiers du film. Tout cela n'est donc pas très crédible.

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Enfin et peut être plus grave, le scénario fait mourir un innocent, ajoutant un énorme dégoût dans le coeur du spectateur à peu près à la moitié du film. Le film prend un peu de force sur la fin avec les passages dans le train, et dont les scènes rappellent de nombreuses autres scènes, d'autres films d'Hitchcock où les trains sont également présents. Hitchcock qu avait peut être conscience de l'acidité de son oeuvre, avait ajouter des scènes où on voyait Madeleine Carroll presque nue dans sa salle de bain. Malheureusement la censure anglaise de l'époque, décidait de les couper. On ne les voit donc pas. "Quatre de l'espionnage" reste donc à mon sens, comme une oeuvre honorable d'Hitchcock de sa période anglaise, mais néanmoins mineure.

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Ci-dessus : Peter Lorre, Madeleine Carroll et John Gielgud

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et John Gielgud

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Note : 6 / 10

13/11/2012

Après nous le déluge / Today we live - 1933

"Après nous le déluge", est un film d'Howard Hawks tourné en 1933. Il bénéficie d'un casting particulièrement intéressant. En effet, on y retrouve Gary Cooper, Joan Crawford, Robert Young, et Franchot Tone. Pour la petite histoire il faut savoir que Franchot Tone se maria en 1935 avec Joan Crawford alors qu'il a ici le rôle de son frère. Il tourna avec Joan Crawford 7 films : Today We Live (1933), Dancing Lady (1933), Sadie McKee (1934), No More Ladies (1935), The Gorgeous Hussy (1936), Love On The Run (1936) and The Bride Wore Red (1937). Mais aujourd'hui Franchot Tone reste surtout célèbre pour son interprétation dans "les Révoltés du Bounty" (1935) avec Clark Gable. Gary Cooper et Joan Crawford restent d'immenses stars. Gary Cooper interpréta de nombreux westerns comme "Vera Cruz", "le jardin du diable", ou "le train sifflera trois fois". Mais acteur complet il s'essaiera à tous les genres. Joan Crawford actrice aux yeux magiques commença sa carrière cinématographique en 1925 pour la finir en 1970. A noter qu"après nous le déluge" est le seul film qui permet de voir conjointement Gary Cooper et Joan Crawford à l'écran. Quant à Robert Young sans atteindre la popularité d'autres acteurs plus connus il aura une carrière très honorable dans les années 30 et 40. Il prendra dans les années 50 alors, le virage de la télévision ne tournant que pour cette dernière.

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L'histoire en elle même est centrée sur les personnages et sur la guerre qui n'est présente que pour perturber la vie de chacun des protagonistes. Comme souvent à cette époque Hollywood a acheté les droits d'une courte nouvelle d'un écrivain, ici de William Faulkner. Le scénario fut écrit en 5 jours. Mais Irving Thalberg, le vice-président des studios MGM à l'époque, a insisté pour que Joan Crawford soit inscrite dans le script. En effet cette dernière a été engagée contractuellement pour 500,000 $ de salaire, qu'elle travaille ou non, le premier d'une longue suite de réécriture a donc commencé. On notera que Gary Cooper fut prêté par la Paramount pour ce film. Malheureusement, la réécriture scénaristique se ressent et on voit bien que le film ne sait pas choisir si il doit basculer dans le mélodrame, la comédie ou le film de guerre pur et dur. Cela affaiblit donc l'oeuvre dans son ensemble. Et la réécriture rend le scénario parfois littéralement incroyable. A t'on déjà vu ailleurs que dans ce film un aveugle convaincre son camarade de l'emmener couler un destroyer ennemi ? On reste pour le moins interloqué par les raccourcis pris par les scénaristes et on sent que l'écriture a du être très laborieuse. Néanmoins le film bénéficie de séquences de combats crédibles et réalistes pour l'époque. Les séquences de combats ont été pour certaines reprisent de "Hell's angels", le fameux film de 1930 d'Howard Hughes. "Après nous le déluge" n'est pas non plus sans émotion, mais le scénario bancal ne permet pas une forte identification aux différents personnages. L'hommage devant le monument au mort apporte à la fin du film, une émotion et laisse le spectateur pensif sur la cruauté de la guerre, mais l'ultime séquence laisse présager un retour de la vie, sans qu'on sente que le film soit réellement abouti et laisse finalement une impression globale d'inachevée. On retiendra tout de même que le film a été écrit avant la mise en place du fameux code de censure appliqué au cinéma américain en 1934. On a donc une scène où l'on voit Joan Crawford mettre ses bas et une autre scène où elle explique littéralement à son frère que n'ayant pas trouvé de prêtre elle s'est résolue malgré tout à coucher avec son amoureux (scène impensable 1 ans plus tard).

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Ci-dessus Joan Crawford et Gary Cooper :


En résumé "Après nous le déluge" reste un bel essai non transformé du cinéma hollywoodien. Mais on pouvait s'attendre à mieux si le film avait bénéficé d'une autre écriture scénaristique. Son écriture d'avant le code Hays lui donne malgré tout dans certaines scènes, un modernisme inatendu et bienvenu.


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Ci-dessus : Robert Young, Franchot Tone, et Joan Crawford

 

Disponible dans la collection "Trésor Warner". Qualité d'image très moyenne voir médiocre.

12/10/2012

La tempête qui tue / The Mortal Storm - 1940

The Mortal Storm fait parti des films anti-nazis tournés par Hollywood avant le début de la guerre. Le conflit ayant débuté depuis 1 an en Europe, et la participation des USA ne faisant plus guère de doute, Hollywood utilise de moins en moins les paraboles pour évoquer le nazisme. Ainsi si en 1936 on évoquait le nazisme dans la charge de la Brigade légère au travers d'un sultan tyrannique, ici ce n'est plus le cas. C'est une force mais aussi un gros défaut du film. En effet à vouloir trop coller à l'actualité de l'époque, le film perd en crédibilité sur certaines scènes et en gagnent sur d'autres. On est donc qu'à moitié satisfait de la description du nazisme qui en est donné. Les scénaristes se sont inspirés d'une nouvelle de Phyllis Bottome (écrivain britannique) publiée en 1938. Frank Borzage est le réalisateur de ce film. On l'a connu mieux inspiré. Pourtant, il dirige le trio de vedettes : James Stewart, Margaret Sullavan, et Robert Young. Frank Morgan joue ici un de ses plus grands rôles. Dans les seconds rôles on retrouve Robert Stack et War Bond plus vrai que nature en officier nazi.

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L'étude du nazisme qui est ici menée ne s'intéresse pas à l'ascension d'Hitler au pouvoir mais bien aux bouleversements que cette arrivée à engendrer au sein de la société allemande. On est d'ailleurs surpris par le début enchanteur du film, où chaque personnage semble heureux et à sa place avec les siens. C'est la nommination d'Hitler qui change tout, et le diner famillial finit par mal tourner, les invités n'étant pas tous heureux de l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Et finalement certains doivent partir, rejoindre leur section du parti. C'est le premier choc et incident dans un monde heureux qui ne le sera plus jamais. Et tout le long du film, les personnages devront détruire et faire de la peine à ceux qu'ils aiment pour le seul bien du parti.  Ainsi si le film a beaucoup de défauts, comme la représentation peu convaincante d'un camp de concentration. Il est psychologiquement crédible. Et la fin nous fait comprendre ce que chaque personnage a perdu dans la tempête. Cette tempête est donc représenté comme une maladie de l'esprit humain qui déchaine des éléments encore plus dévastateur que les éléments naturels.  Mon avis est donc assez partagé sur ce film. Il n'en reste pas moins comme une tentative valeureuse et courageuse de représenter ce qu'a pu être le nazisme. Mais aujourd'hui on sait que la vérité était encore bien pire que ce que Hollywood a bien voulu montrer dans ce film.

 

Ci-dessous James Stewart, Margaret Sullavan, et Robert Young

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Ci-dessous Margaret Sullavan :

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Frank Morgan au centre de la photo ci-dessous :

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Film disponible exclusivement à la Fnac dans la collection trésors Warner.

 

Note : 6 / 10