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19/01/2014

Embuscade / Ambush - 1950

"Embuscade" est le premier western de Sam Wood qui a la particularité de nous montrer en plus de Robert Taylor et Arlene Dahl, Jean Hagen. Jean Hagen on se rappelle d'elle surtout pour son rôle totalement décalé dans "chantons sous la pluie" (1952), où elle interprétait Lina Lamont, la star du muet incapable de parler sans zozoter. C'est intéressant de la voir ici en femme battue, rôle qu'elle devait jouer également dans son vrai mariage avec Tom Seidel. Quant à Arlene Dahl on peut citer quelques films notables avec elle, comme "la scène du crime" (1949) ou "le convoi maudit" (1950) encore un western, mais cette fois-ci avec Joel McCrea.

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La scénariste féminine Marguerite Roberts, nous développe une histoire où l'aspect de la femme de l'Ouest est mise en avant, que ce soit à travers le personnage Jean Hagen, battue par son mari sous-officier ivrogne, et qui développe une relation adultère avec un officier, ou que ce soit dans la femme otage des indiens, ou encore dans la romance de Robert Taylor avec Arlene Dahl. Le film est assez bien filmé, et la nature semble se confondre avec l'intrigue et les personnages, pour menacer et rendre le spectateur prisonnier du destin de ce régiment à la recherche d'une femme prisonnière des indiens.

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Ci-dessus : Robert Taylor et John McIntire

Ceci étant dit, le réalisateur Sam Wood, malgré tout son talent dans la réalisation des films de Gloria Swanson entre 1921 et 1929, ou dans la réalisation de quelques films des Marx Brothers, ne parvient jamais à faire oublier le maître John Ford. Car quand on pense à un western sur la cavalerie américaine, on pense naturellement à "Rio Grande" (1950), "le massacre de Fort Apache" (1948), ou "la charge héroïque" (1949).  Bref, le niveau a été mis très très haut. Et ce n'est pas faire déshonneur à Sam Wood que de dire que John Ford est meilleur que lui dans tous les domaines. Sam Wood disparaîtra 4 mois après la sortie en salle, de ce qui reste son dernier film. On ne saura jamais si il aurait pu s'épanouir dans le genre western.

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Ci-dessus : Robert Taylor et Arlene Dahl

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Ci-dessus : Jean Hagen et Bruce Cowling

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Ci-dessus : Arlene Dahl

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Extrait :

 Disponible en DVD zone 2 sur la boutique en ligne de la Warner (Version française et VO sous-titrée)

Note : 6,5  / 10

03/12/2013

La porte du diable / Devil's Doorway - 1950

On ne ressort pas indemne à la vision de ce splendide western, "la porte du diable". C'est le premier western d'Anthony Mann. En effet, Mann venait de signer à la MGM, après avoir tourné une série de films noirs à succès à la RKO. Après, "le livre noir" (1949) pour Walter Wanger Productions, "Incident de frontière", "La Rue de la mort" et "les furies", pour la MGM, Mann devait s'attaquer à son premier western : "la porte du diable". Inutile de dire, que pour un premier essai, dans ce genre si particulier, Mann réussit un coup de maître. Le film bénéficiait d'un très bon scénario de Guy Trosper, qui nous montrait un Robert Taylor en indien, qui retrouvait le domaine de son enfance, au retour de la guerre de sécession. Mais malheureusement, le gouvernement ne reconnaissait pas ses droits, sur ses propres terres et voulait l'exproprier pour le partager à des colons. L'affrontement devait alors inévitable. La MGM, plutôt connue à l'époque, pour ses somptueux films d'aventures et ses comédies musicales, attaque ici l'histoire des USA, et touche au drame social indien, comme rarement dans l'histoire du cinéma américain. Par son ton, "la porte du diable" détonne, et dérange. L'indien est ramené enfin, à sa simple humanité et à sa volonté de continuer à vivre sur la terre de ses ancêtres. Et surtout, Robert Taylor personnifie admirablement le personnage, lui donnant une famille, une vie, dont les westerns jusque là ne se souciaient guère. La composition de Taylor fait beaucoup pour la valeur artistique de l'ensemble.

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Mann sait également personnifier le méchant de l'histoire en la personne de Louis Calhern. Louis Calhern cela reste évidemment Jules César dans la production avec Marlon Brando de 1953. Enfin, Paula Raymond n'est pas en reste et arrive à donner une belle émotion à son personnage, témoin du drame indien. Mais le film ne serait pas une telle réussite, sans la formidable réalisation de Mann, qui arrive à nous trouver des plans improbables, souvent pris de dessous, des ombres sur les visages, des gros plans, qui veulent insister sur le malaise que l'oeuvre doit dégager. Cela commence d'ailleurs presque dès le premier plan avec la présence sombre et noir de Calhern accoudé au bar, et attendant Robert Taylor, comme un rapace.

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Ci-dessus : Robert Taylor & Paula Raymond

La MGM savait que le film serait très difficile à sortir en 1950 et attendit la sortie de "la flèche brisée", la même année par la 20th Century Fox. Devant l'énorme succès de ce dernier, Louis B Mayer se décida à sortir "la porte du diable". Malheureusement, le film n'obtint pas un grand succès. Car là où "la flèche brisée" renvoyait blancs et indiens, dos à dos en refusant de prendre parti, "la porte du diable" prenait clairement parti pour les indiens. Le public américain n'était pas prêt pour un tel film. Aujourd'hui on redécouvre avec délectation ce film, dans un superbe coffret édité par Wild Side. On regrettera malgré tout, qu'un film d'une telle importance, n'ait pas eu les faveurs d'une restauration complète et d'un nouveau master immaculé en Bluray. Mais quoiqu'il en soit, chers lecteurs, il ne faut absolument pas rater, un des plus beaux films de Robert Taylor, que Jacques Tourneur avait refusé de tourner, ne croyant pas à cette histoire d'un Robert Taylor en indien. Rétrospectivement, on peut considérer qu'il s'est lourdement trompé.

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Note : 9 / 10

07/08/2013

Traquenard / Party Girl - 1958

Ce soir, retour au cinéma des années 50 avec un de mes films préférés, "Traquenard" avec Robert Taylor, formidable acteur devant l'Eternel que le marché du DVD français a totalement oublié malheureusement. Le film est édité dans la collection "légendes d'Hollywood" de la Warner et franchement c'est un plaisir de le redécouvrir. Robert Taylor partage la vedette avec la merveilleuse Cyd Charisse. Cette dernière nous gratifie de plusieurs numéros de danse, assez sulfureux pour l'époque. Et je crois que le film nous donne en terme d'érotisme le maximum de ce que le cinéma américain autorisait à cette époque. C'est à l'évidence pas grand chose, en terme d'érotisme, pour nous spectateurs d'aujourd'hui, mais c'est néamoins très suggestif et intellectuel.

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Le film est librement inspiré de la vie de Dixie Davis (1905-1970), avocat du gangster Dutch Schultz, qui devint un informateur et épousa une danseuse de cabaret. Vous l'aurez compris, Taylor joue l'avocat et Cyd Charisse la danseuse. Le chef des gangsters est joué par Lee J Cobb, très bon dans son rôle. Le film navigue avec plus ou moins de succès entre la comédie musicale et les numéros de charme de Cyd Charisse, et le film noir digne d'un bon Bogart. Le mélange aurait pu être désastreux, mais ce n'est absolument pas le cas. Ainsi, Cyd Charisse ajoute une tension sexuelle, qui exacerbe encore plus la tension nerveuse et la violence des protagonistes. Dans les seconds rôles on notera la présence de John Ireland qui fait là encore un rôle de méchant. Enfin on se rappelera que "Traquenard" est un des derniers films que l'on peut qualifier d'auteur de Nicolas Ray avant son passage dans les super-productions.

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Ci-dessus : Robert Taylor

Je vous conseille donc très fortement de voir "Traquenard", film terriblement noir, mais illuminé par les derniers feux de la comédie musicale et par le glamour inimitable de la MGM des années 50. Fascinant.

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Ci-dessus : Cyd Charisse

Disponible en DVD zone 2 chez Warner France, Amazon ou magasins spécialisés

 

Image : belle qualité d'image DVD même en projection

 

Bande-annonce :

Note : 8 / 10

31/03/2013

L'île au complot / The Bribe - 1949

"L'île au complot" ou dans son titre américain "The Bribe" est un film de Robert Z Leonard produit en 1949 par la MGM. Je me permets de vous le présenter car il vient de sortir en France en DVD dans la collection Warner "films criminels". Cette note bénéficie donc grandement du livret fourni avec chaque film et qui présente tous les films de la collection. Il faut donc remercier chaudement la Warner pour cette très intéressante initiative. Robert Z Leonard n'était pas connu jusqu'alors pour avoir tourné des films noirs, mais plutôt pour la réalisation de "Ziegfield Girl" (1941) une comédie musicale, ou "Pride and Prejudice" (1940). La scénariste est Marguerite Roberts. Rien ne prédestinait une femme à écrire le scénario d'un film noir et pourtant fille de Shériff, elle devait commencer comme secrétaire à la Fox avant d'obtenir un contrat de scénariste à la MGM. Le scénario est donc intéressant et bien construit. A noter que la carrière de Marguerite Roberts sera interrompue en 1951, car elle figurera sur la tristement célèbre "liste noire" qui recensait tous les supposés communistes officiant à Hollywood. Suite à cette affaire on refusera de lui donner du travail et son nom sera retiré du générique d'Ivahnoé qui restera son ultime scénario avant un long passage à vide.

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'L'île du complot" est le premier film du couple Robert Taylor/Ava Gardner. Il suivra ensuite "Vaquero" et "les chevaliers de la table ronde". A ce sujet, je tiens à souligner l'ignoble édition existante de "Vaquero" dont les couleurs sont passées et la définition plus qu'incertaine. Dans "The Bribe" c'est par contre du tout bon au niveau de la qualité de l'image. Après des premières images qui laissent craindre le pire, on a un master bien défini qui si il n'est pas exempt de défauts, reste tout à fait correct et magnifie le jeu de lumières sur le visage d'Ava Gardner. Amants à l'écran, Robert Taylor et Ava Gardner le seront aussi à la ville. En plus du couple Taylor/Gardner, on retrouve le méchant de service en la personne de Vincent Price mais aussi Charles Laughton.

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 Ci-dessus : Ava Gardner, John Hodiak et Robert Taylor

La scène finale est d'ailleurs fabuleusement bien réalisée. Et pour cause, elle sera réalisée par vincente minnelli avec l'aide du chef opérateur Joseph Ruttenberg. On a donc encore ici l'exemple de la coopération qu'il existait entre réalisateurs à cette époque à Hollywood et de la saine émulation qui pouvait en découler. A cela il faut bien entendu ajouter la belle musique originale de Miklós Rózsa qui devait composer plusieurs musiques de films de Robert Taylor avec entre autre : "les chevaliers de la table ronde" , "Quo Vadis","Ivanhoé" et "la vallée des Rois". "The Bribe" est donc une belle surprise de la Warner pour le marché du dvd français. On espère une sortie un jour de "Guet-apens" (Conspirator) toujours avec Robert Taylor et de cette même année 1949.

 

Fim disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner.

Galerie de photos :

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Ci-dessus : Robert Taylor et Ava Gardner

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Ci-dessus : Charles Laughton et Robert Taylor

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Note : 7 /10

12/12/2012

Lame de fond / Undercurrent - 1946

"Lame de fond" est un film de 1946 de Vicente Minnelli. Il propose de nouer un scénario autour de la relation conflictuelle entre 2 frères (Taylor et Mitchum).  Robert Taylor se marie et explique à sa femme (Katharine Hepburn) qu'il ne s'entend avec son frère et que ce dernier est un monstre. Tout le film va à partir de là s'évertuer à analyser les actes des 2 frères dont le 2ème (Mitchum) est la plupart du temps absent et à tenter de découvrir le douloureux secret que son mari semble lui cacher depuis toujours. Le film est tiré d'une pièce de théâtre et d'un roman, le résultat est donc un scénario solide.

lame_de_fond_46,0.jpgCe film est assez formidable car il met le spectateur en face de sa relation conflictuelle avec son frère ou ses proches. Les thèmes abordés sont alors nombreux. Et si le film ne tombe pas dans ce que les Allemands appellent le "Sturm und Drung" (orage et passion en français), on en est pas loin. Ainsi, l'Idylle entre Taylor et Hepburn n'aura rien d'un long fleuve tranquille, pour le plus grand plaisir du spectateur bien sûr. De plus, au delà de l'analyse psychanalytique, on peut se poser la question de notre rapport aux autres et si ce que nous faisons aux autres est réellement toujours pour leur bien ou pour notre seul profit ? Sommes nous tous des êtres manipulateurs ? Ce film m'a fait beaucoup réfléchir sur moi même et continue de me hanter. Enfin concernant la musique, la symphonie numéro 3 de Brahms est jouée plusieurs fois dans le film, ce qui donne au film un côté romantique et mystérieux. Un beau grand film qui ne laisse pas indemne, ni indifférent.

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Ci-dessus Katharine Hepburn et Robert Taylor

 

Extraits musicaux où la 3ème symphonie de Brahms est présente :

 

Disponible en DVD 2one 2 chez Wild Side.


NOTE : 8 / 10

26/11/2012

Le grand secret / Above and Beyond - 1952

"Le grand secret" est un film de guerre avec Robert Taylor. Mais ce n'est pas un film de guerre au sens strict. En effet, il n'y a ici ni combat ni gloire. Il s'agit en effet, de raconter le lancement de la première bombe atomique sur Hiroshima le matin du 6 août 1945. Le film est très difficile à supporter car la tension ne cesse jamais. En effet, les contraintes de longs mois de préparatifs, les tâches exténuantes, sont accentuées par le fait qu'il est impossible de parler de tout cela et tout spécialement de la mission pour le colonel Tibbets (Robert Taylor). Le film n'est pas cinématographiquement un mauvais film. Mais il n'apporte rien au spectateur sinon de donner le point de vue du gouvernement américain de 1952 sur le lancement de la bombe. On ne voit jamais un Japonais. Le film n'est donc qu'une longue justification du massacre instantané de 70 000 personnes (hommes, femmes et enfants) et de la lente agonie de 50 000 autres par quelques pilotes, politiciens et scientifiques ...

 

Tout cela est très difficile à supporter, et le glamour d'Eleanor Parker semble jouer constamment faux dans cette justification macabre éhontée. Et si le film pose des questions, il ne conteste jamais la décision finale de lancer la bombe. Ce film est donc aujourd'hui quasiment insupportable à voir, même pour un spectateur français. Pourtant, tout le talent d'Hollywood est là. Mais pour moi, rien y fait. Robert Taylor n'est ici qu'un boucher, au mieux un bourreau. Et finalement à vouloir se prendre pour Dieu, l'Humanité est devenue inhumaine ce 6 août 1945. Le pire est peut être la scène finale où la femme du colonel Tibbets (Eleanor Parker) se décide à se jeter dans les bras de son mari, fière de l'execution de 70 000 innocents par ce dernier. Consternant ...

 

En respect des 140 000 civils japonais executés, aucune photo du film ou affiche ne sera publié. Vous remerciant de votre compréhension.

 

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Ci-dessus : Enfant japonais priant en 2012 lors de la commémoration de la date anniversaire du lancement de la 1ere bombe atomique.


NOTE : 3,5 / 10

16/10/2012

Johnny Roi des gangsters / Johnny Eager - 1942

"Johnny Roi des gangsters" est un film de Mervyn LeRoy. Mervyn LeRoy et Robert Taylor avaient précédemment travaillé ensembles en 1940 dans la Valse dans l'ombre. Les films de gangsters ont été un des grands sujets du cinéma hollywoodien. Dans ce film, on est loin des standards du genre des années 30 avec Humphrey Bogart, James Gagney ou encore Edward G Robinson. En effet ces films étaient surtout assez violents pour l'époque et montraient des personnalités avides de pouvoir et d'argent. Ici on a toujours cette avidité pour l'argent, mais l'organisation criminelle a été vaincue, Johnny doit faire amende honorable et prouver sa bonne foi avec un juge qui suit son évolution et son retour dans la société. Il a d'ailleurs un travail à mi temps de chauffeur de Taxi. On est loin d'un gangster tout puissant comme on l'a vu dans les années 30.

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L'autre spécifité du film qui lui donne un cachet tout particulier c'est que son ami et homme de main, n'a rien de la brute épaisse normalement dédiée à cette tâche. Van Heflin qui joue le rôle de son garde du corps et ami, est ivre la plupart du temps, ne se soucie aucunement des affaires criminielles de Johnny sinon pour les dénigrer et est cultivé au plus haut point. L'antithèse parfaite du gangster ou de l'homme de main.

ci-dessous Van Heflin

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Mais encore plus que tout le reste ce qui démarque cette oeuvre du film de gangsters classiques c'est l'incroyable sensualité de Lana Turner. Elle dégage un tel magnétisme dans ce film qu'elle illumine à elle toute seule, un scénario très sombre, changeant le film de catégorie et le faisant littéralement passer dans celui de la romance. Lana Turner est réellement prodigieuse car son rôle est tout à la fois un mélange d'innocence, de beauté, de fidélité à son homme, avec pour conséquence une espèce de folie pendant la moitié du film. Enfin on sent son attirance à l'écran pour Robert Taylor. Cette magie entre deux êtres est assez passionnante à voir même 70 ans après.

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"Johnny roi des gangsters" est donc une transition entre les films de gangsters purs et durs et un cinéma hollywoodien qui va basculer vers le glamour, mais également dans le film noir. La fin du film préfigure d'ailleurs bien les films noirs à venir. Taylor sera ainsi obligé de mettre littéralement K.O Lana Turner pour que le film prenne un autre chemin que celui de la romance. C'est à ce type de scène que l'on sait que Lana Turner et Robert Taylor étaient bien des Dieux du cinéma hollywoodien.

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Photos :

 

Film disponible chez Wildside zone 2 (vo/vf)

 

Note : 7,5 / 10

02/10/2012

L'aventure fantastique - 1955

L'aventure fantastique est un Western avec Robert Taylor. Il est très particulier car il se déroule au 18ème siècle et il est plus centré sur les rapports homme/femme que sur les traditionnels conflits avec les indiens ou entre patrons de ranchs. Alors bien sûr on retrouve la lutte contre les indiens, mais elle n'apparaît que comme toile de fond et à la fin et au début du film comme une lutte entre quelques indiens et quelques colons et pas comme une guerre véritable. La guerre véritable, elle est amoureuse entre Robert Taylor et Eleanor Parker. Bref le film est une espèce de curiosité, car la version française c'est vraiment quelque chose ! A vous de juger : la famille de la future mariée (Eleanor Parker) est écossaise dans la version US et d'origine provençale dans la version française et Robert Taylor Auvergnat !! Bon oui je sais, MGM France a fait très fort à l'époque vu qu'on se tape le doublage français de l'époque en VF provençale ! Et oui ... L'Ecosse ne devait pas permettre une identification assez forte au public français de l'époque dans l'esprit des patrons de la MGM. Mais on doute que le changement des patronymes est répondu aux attentes du réalisateur et des auteurs. Tout proportion gardée c'est un peu comme sur "le port de la drogue" avec Richard Widmark, où toute l'histoire avait été changée sur la VF et il n'était plus question d'espions communistes mais de réseau de trafiquants de drogue ! Bon heureusement ici on en est pas là.

 

 

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Pour le reste ce film reste une simple oeuvre de divertissement pur, les gags sont connus, parfois un peu lourds. Et on se divertira si on est bon public, et si on aime Robert Taylor comme moi, mais on risque de s'ennuyer ferme dans le cas contraire. La chanson du générique qui fait office quasiment d'hymne officiel du film, est à elle seule totalement hallucinante.

 

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Le film vaut donc d'être vu pour Robert Taylor, Eleanor Parker et les seconds rôles comme Victor McLaglen. Et puis je l'ai trouvé à 5 € chez Gibert Joseph. A ce prix là, on finit par être indulgent. Et puis c'est vrai que par certains côté l'aventure est fantastique voir incroyable ! Un Western provençal. Peuchère ! On y avait pas pensé jusque là.

 

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Note : 6 / 10

28/09/2012

Quentin Durward - 1955

Quentin Durward est le 3ème film de Richard Thorpe avec Robert Taylor portant sur le moyen âge et plus spécialement sur la chevalerie. Il a donc été tourné après Ivanhoé (1952) et les chevaliers de la table ronde (1953). On retrouve comme vedette féminine Kay Kendall dans son premier grand film à gros budget. A noter que cette dernière aura un destin tragique et disparaîtra quelques années plus tard, suite à une longue leucémie. Le scénario est plein d'humour, car notre héros doit partir en France presque sans argent pour ramener à son riche et vieille oncle une comtesse magnifique (Kay Kendall). Bien entendu il va se trouver embarquer dans les complots de la cour du roi Louis XI et sa mission va se révéler beaucoup plus compliquée que prévue.

 

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A partir de ce scénario original, Thorpe va prendre le contre pied total de ses deux premiers films et tourner les idéaux de chevalerie portés par Robert Taylor en dérision. Mais ce ne sera que pour mieux montrer la valeur de notre héros qui arrive à survivre dans un siècle qui ne respecte plus les anciens codes d'honneur de la chevalerie et qui change sans prévenir. Taylor semble donc toujours et contraitement à Ivanhoé, jouer à contre emploi. Et c'est particulièrement savoureux de le voir expliquer son idéal de chevalier à des gens qui ne le comprennent plus ! On finit donc par s'attacher encore un peu plus à un homme qui doit se battre contre ses ennemis et contre une société qui ne le comprend plus. J'ai donc un attachement tout particulier à ce film. Car il est un peu le reflet de ce qu'un certain cinéma est devenu pour notre société ou tout simplement le reflet des temps qui changent et qui obligent chacun à s'adapter.

 

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La scène du clocher en feu est le bouquet final d'un beau spectacle de chevalerie qui se verrait sans déplaisir si la Warner décidait de le commercialiser enfin en France.

 

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Pour la musique du film, la MGM a solicité un nouveau compositeur en la personne de Bronislau Kaper. La musique est donc assez original par rapport à celles des 2 films précédents et comporte des thèmes écossais qui rappellent les origines de notre héros Quentin Durward.

 

 Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

16/09/2012

Les Chevaliers de la table ronde - 1953

On peut violer l'Histoire pourvu qu'on lui fasse de beaux enfants. Cette phrase résume à elle seule le film de Richard Thorpe, "les chevaliers de la table ronde". En effet, la légende arthurienne reste un des plus grands mystères de notre temps. Ainsi on pouvait logiquement se demander ce qu'allait faire Hollywood de l'oeuvre "La mort d'Arthur", de Sir Thomas Mallory écrite 10 siècles après les évènements supposés.

 

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Le parti pris par les scénaristes est de ne pas fixer l'oeuvre dans le temps. Et il est vrai que l'histoire de l'Angleterre est tellement pleine de révolutions, guerres civiles, soulèvement, qu'il n'est pas trop difficile de ne pas situer le film trop précisément. Malgré tout les costumes semblent être ceux du 14ème siècle. On est donc dans l'oeuvre de fiction. Le film a donc été construit ainsi. Pour le reste le film reprend une bonne part de la légende arthurienne écrite par Mallory.

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Cette obscure contexte historique aurait pu déstabiliser l'oeuvre. Mais il n'en est rien. Hollywood fait encore merveille. Et Thorpe comme dans Ivanhoé, tourné l'année précédente, développe tous les aspects de la chevalerie : Batailles, ambitions, trahisons, vassalité et romance.

 

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On retrouve bien entendu Robert Taylor en Lancelot Du Lac, Mel Ferrer en Roi Arthur et Ava Gardner en Guenièvre. Miklós Rózsa est également à la musique comme dans Ivanhoé. Par contre je trouve sa composition moins originale que dans Ivanhoé. Quoiqu'il en soit, elle reste une oeuvre majeure du compositeur. Et on ne peut que se féliciter qu'Hollywood l'ait solicité par 2 fois pour écrire ce type de musique. Elle a d'ailleurs pour elle, plusieurs grands moments de bravoure, et de petites perles de beautés infinies et porteuses de grâce.

 

Vous l'aurez compris, on a ici à faire à du très grand spectacle et une oeuvre de fiction pure.  Ce cycle de films de chevalerie avec Robert Taylor se concluera avec Quentin Durward en 1955.

 

Extrait du film :

 


GENERIQUE CINEMA - LES CHEVALIERS DE LA TABLE... par generique-cinema

 

Extrait de la musique :

 

 

Note : 8,5 / 10

27/08/2012

Billy The Kid - Le réfractaire (1941)

Certains ne trouvent pas beaucoup de qualités à ce film. Mais personnellement je lui en trouve de nombreuses. Tout d'abord il a été tourné en couleur, ce qui reste assez rare pour 1941. D'autre part il a été tourné par David Miller qui a fait quelques effets intéressants sur les yeux de Robert Taylor ou a bien mis en valeur les extérieurs tournés à Monument Valley. Miller avait tourné avant ce film beaucoup de court-métrages. C'est donc son premier long métrage. C'est aussi le premier western de Robert Taylor. Alors bien sûr, ce que l'on peut reprocher au film c'est qu'on sent bien qu'il a manqué sa cible et n'est pas le super Western que le studio voulait produire. Je pense que cela vient du personnage féminin Mary Howard qui ne sait ce qu'elle fait et a finalement un rôle peu important. Enfin Brian Donlevy est un peu en contre emploi dans un rôle de père la morale qui ne lui va pas très bien. Lui qui a tellement habitué, le spectateur à des rôles de méchants.

 

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Ceci étant dit ce film a de nombreuses qualités. Ainsi on a finalement la description de pourquoi Billy est devenu hors la loi. Donc il est expliqué que la mère de Billy a été assassinée et que le meurtrier a été relaché et donc que depuis il a pris l'habitude de se faire justice lui même sans faire grand cas de la vie des autres. Finalement on nous explique que le mal engendre le mal.

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Il y a également un autre thème qui y met en avant, ce sont les hommes d'affaires véreux qui derrière l'apparence de l'honnêteté, cachent de bien sombres trafics bien pire que la violence introvertie prête à exploser du hors la loi. Ainsi finalement on finit par prendre fait et cause pour l'anti-héros qui veut se faire justice dans un pays abandonné par la civilisation. Et puis c'est vrai que Robert Taylor en blouson noir en 1941, on se dit qu'il y a quelques choses de nouveau pour l'époque. 12 ans avant "l'équipée Sauvage".On pourrait aussi rapprocher ce film du "Brigand bien aimé" avec Tyrone Power de 1939, mais je pense que ce serait une erreur. En effet dans Billy The Kid, on essaye pas de justifier l'attitude mais seulement de l'expliquer.

 

A ce titre ce Western est profondément novateur. Il met en avant un vrai hors la loi, un vrai anti-héros. Et pire que ça il explique son parcours et sa rédemption. C'est assez rare pour 1941 pour être souligné. Il y a également quelque chose de magnifique au niveau du dialogue. C'est le lien entre 2 phrases prononcées, l'une au début et l'autre à la fin du métrage. En effet, The Kid dit : "la main droite je la garde pour les amis". Sans vouloir tout expliquer du scénario le lien est fait avec cette phrase à la fin du film, ce qui donne bien entendu une assez forte impression finale.


Note : 7 / 10

25/08/2012

Ivanhoé -1952

J'ai envie de vous parler d'un de mes films préférés. Il s'agit d'Ivanhoé, film éponyme du héros du roman de Walter Scott. Ce film a été tourné en 1952 par Richard Thorpe,  un des maîtres du cinéma d'aventures hollywoodiens.

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Ce film avait tous les ingrédients du succès. Tout d'abord un casting fabuleux, avec Robert Taylor, Elizabeth Taylor, Joan Fontaine, George Sanders, et Robert Douglas dans les rôles principaux. Je n'ai pas besoin de parler ou de présenter Robert & Elizabeth Taylor. Pour George Sanders, c'est un acteur fabuleux que l'on retrouve par exemple dans "le portrait de Dorian Gray", "All about Eve" ou dans "Bel Ami" de d'Albert Lewin. Robert Douglas est un acteur beaucoup moins en vue. Mais on se rappelle de son rôle de félon dans le "Prisonnier de Zenda" avec Stewart Grangers. Il apparaîtra d'ailleurs ensuite dans un autre film de chevaliers : "Richard Coeur de Lion".

 

Ivanhoé fait parti de la trilogie de films de chevaliers avec Robert Taylor : Ivanhoé, les chevaliers de la table ronde, et Quentin Duward.

 

ci-dessous Robert Taylor et Joan Fontaine :

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La réalisation de Richard Thorpe est parfaite et sait exploiter le technicolor de l'époque. Bien entendu on peut aujourd'hui regretter un manque certains d'effets spéciaux dans les scènes d'actions. Mais le scénario, le casting, emportent les dernières réticences. Qui plus est, si on ajoute à cela la fabuleuse musique de Miklos Rosza.

 

Elizabeth Taylor :

 

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Ce que j'adore dans ce film, c'est également le caractère du héros que l'on peut relier à celui du film que j'évoquais dans ma note précédente. Mais néanmoins, là le personnage d'Ivanhoé est un peu différent. Là il est guidé non pas par la vengeance mais par ce qui est juste et par ce qui doit être. La morale du film serait un peu :"fait ce qui doit être fait pour que les choses aillent mieux".

 

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Extrait musical de l'ouverture d'Ivanhoé :

 

 

 

On ne peut être aussi que profondément touché par la recréation sous nos yeux de cet univers du moyen-âge qui va du troubadour chantant, à l'art de la table en passant par les scènes fabuleuses du tournoi de chevalerie ou du siège du château. Tout un monde disparu depuis des siècles renait nous nos yeux. Ce monde est bien entendu totalement idéalisé et hollywoodien au possible. Il n'en reste pas moins que les rêves d'enfants sont parfois plus forts que la réalité, et que l'usine à rêve hollywoodienne a construit et idéalisé aussi l'image que l'on se fait du passé.

 

En résumé : Comme on disait à Hollywood dans les années 50 pour ce type de film : "That's Entertainment !!"

 

 

P.S

BOUGEZ VOUS LES EDITEURS ET SORTEZ CE TYPE DE FILM EN BLU-RAY !!!!


NOTE : 9 / 10

06/08/2012

La valse dans l'ombre

Aujourd'hui je souhaiterais vous parler de la valse dans l'ombre. Ce film est un de mes films préférés. Le titre original est "Waterloo Bridge". Car tout commence, continue et finit avec ce pont qui est en fait bien la passerelle entre les différents destins qui parcourent ce film. On peut comprendre que les Français n'aient pas retenu ce titre original, au vu de la conotation de Waterloo.

Ceci étant dit, le film est magnifique et dépasse largement le cadre du mélodrame habituel. Il a été tourné en 1940 alors que l'Europe sombrait dans la barbarie nazie pour la MGM par Mervyn LeRoy (grand réalisateur hollywoodien). C'est un remake et pour une fois le remake est bien meilleur que l'original de 1931 de James Whale avec Mae Clarke, et Douglas Montgomery. Cette précédente version n'ayant pas à subir la censure de la loi sur le cinéma du code Hays, les thèmes de la prostitution et la nudité étaient plus clairement affichés.

Mais ce n'est pas le cas dans cette version de 1940. Là tout est expliqué par des allusions intelligentes qui ne peuvent pas tromper le spectateur. Pour ma part, je trouve ce film révolutionnaire pour 1940 car il fait mélanger le bien, le mal, l'amour, la sincérité, et l'argent pour un cocktail incroyablement novateur. A cela il faut ajouter bien entendu une distribution réellement exceptionnelle avec Robert Taylor et Vivien Leigh, l'interprète éternelle de Scarlett O'hara. A ces 2 acteurs principaux il faut ajouter Virginia Field, admirable dans son rôle de Kitty.

 

Vivien Leigh et Robert Taylor :

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Alors courrez voir la valse dans l'ombre. Si vous voulez tester que votre coeur bat toujours, allez voir ce film !

 

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Virginia Field en photo ci-dessus.

 

La bande annonce ci-dessous :

 


La Valse dans l'ombre ( bande annonce VOST ) par guiderapide



NOTE : 8,5 / 10