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20/06/2015

The lost moment - 1947

Tiré d'une nouvelle de Henry James "Les Papiers d'Aspern", qui lui fut inspiré d'une histoire, sur un admirateur de Percy Shelley, "the lost moment" nous offre un film noir psychologique et quelque peu mélodramatique, à l'atmosphère gothique. Ainsi, tout est fait pour rendre le spectateur mal à l'aise avec cette histoire d'éditeur (Robert Cummings) qui se retrouve dans une vieille demeure de Venise à la recherche de lettres d'amour d'un poète. La maison est morte et vit dans le souvenir de cet être cher disparu, et par ce souvenir de l'amour de la vieille femme (jouée par Agnes Moorehead), qui y habite pour cet homme disparu. Sa jeune nièce Tina, (jouée par Susan Hayward), se prend alors pour la jeune Juliana Borderau et se crée un monde imaginaire aux confins de la folie. C'est cet aspect qui surprend le plus, dans les bonus que nous proposent Sidonis. En effet, ni Mr Patrick Brion, ni François Guérif n'évoquent cet espèce de cas clinique. Pourtant, Susan Hayward joue bien une femme atteinte d'un trouble mental, de dédoublement de la personnalité. A ce moment là, son idylle dans le film, avec Robert Cummings prend alors tout son sens, car elle nous renvoie à un autre film, "Crimes sans châtiment" (1942), produit par la Warner et réalisé par Sam Wood. En effet, dans ce dernier film, Robert Cummings tombait amoureux d'une jeune fille schizophrène jouée par une Betty Field à l'interprétation inoubliable. Le seul reproche que l'on peut faire à "the lost moment" est de ne pas vouloir finalement aller au bout de ses idées. Malgré tout le talent des acteurs, une belle photographie de Mal Mohr, l'ensemble ne respire jamais, d'une véritable émotion qui puisse élever son sujet. On ne sait pas réellement pourquoi Susan Hayward est devenue ce qu'elle est, ni pourquoi elle pourrait en guérir. La fin ne répond pas à toutes les questions. On reste donc séduit et aussi un peu déçu par ce seul film tourné par Martin Gabel, qui avait bénéficié de la production du célèbre Walter Wanger. "The lost moment" reste donc une production honorable, mais mineure de Walter Wanger. Pour ceux qui s'intéressent aux films noirs et aux productions du mari de Joan Bennett, je conseillerai plutôt, "la rue rouge" (1945).

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Ci-dessus : Robert Cummings & Susan Hayward

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Ci-dessus : Susan Hayward

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis en VO sous-titrée français

Note : 6,5 / 10

31/12/2014

Le crime était presque parfait / Dial M for Murder - 1954

"Le crime était presque parfait" est le premier film des trois films, de Grace Kelly pour Alfred Hitchcock. Le film est réalisé avec un sens du détail assumé, et en seulement 34 jours. Il est une adaptation fidèle d'un pièce de théâtre éponyme. Il était dans son propos, un peu révolutionnaire pour 1954. En effet, la femme infidèle (Grace Kelly) était sympathique, et le mari (Ray Milland) totalement antipathique. D'ailleurs, le personnage de l'amant joué par Robert Cummings laissait tout autant paraître un caractère positif. On voit sur chaque plan, le travail minutieux d'Hitchcock sur les moindres détails de la photographie et de la mise en scène, en particulier sur la fameuse scène des ciseaux. Il n'en reste pas moins que le film est confiné à un appartement pendant presque toute sa durée. Et on a donc très souvent l'impression d'assister à du théâtre filmé. C'est peut être pour cela, que "le crime était presque parfait", avait été tourné en 3D, afin de ne pas laisser cette impression de film statique au spectateur. On notera aussi que la musique de Dimitri Tiomkin, semble bien, à l'étroit dans cet appartement, et convient mieux aux grands espaces westerniens ou aux films d'action. Quoiqu'il en soit, "le crime était presque parfait", sera éclipsé la même année, par le fulgurant succès de "fenêtre sur cour" (autre réalisation d'Hitchcock). On pourra noter également la présence d'un intéressant remake avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow, "meutre parfait" (1998).

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Ci-dessus : Ray Milland & Grace Kelly

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Ci-dessus : Anthony Dawson & Grace Kelly

Disponible en DVD zone 2, VF et VO sous-titrée chez Warner France

Note : 7 / 10

12/05/2014

Obsessions / Flesh and Fantasy - 1943

"Obsessions" ou en anglais "Flesh and Fantasy" est un film tourné aux USA par Julien Duvivier en 1943. Le film évoque le fantastique, et le rêve dans sa 3ème partie. En effet, le film est divisé en 3 histoires distinctes les unes des autres. Seule la deuxième histoire est reliée à la troisième et dernière histoire. Quatre histoires ont été écrites. Mais cette quatrième et dernière histoire ne sera pas ajoutée au montage et n'apparaîtra qu'en 1944 dans "Destiny", film de Reginald Leborg. Le casting est prestigieux et comprend outre Edward G. Robinson, Charles Boyer, Barbara Stanwyck, Betty Field, mais aussi Robert Cummings  et Thomas Mitchell.

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Après une petite introduction qui fait commencer le film par la discussion de deux gentlemen dans un club, le film déroule sa première histoire. Il faut bien dire que cette introduction est inutile et ralentit le film encore plus qu'un carton d'explications. Elle n'apporte d'ailleurs rien aux histoires qui suivront. Sans vouloir, tout vous raconter la première histoire porte sur l'obession d'une femme laide (Betty Field) qui veut tout faire le jour du carnaval pour goûter à l'amour. Elle choisit donc un masque, sort s'amuser et rencontre un beau jeune homme (Robert Cummings). Duvivier, explore dans cette histoire le rôle de l'âme humaine dans ce qu'elle fait pour nous représenter, au delà de notre apparence physique. Les plans rapides sont nombreux, la fête est bien représentée et Duvivier joue avec le mystère de lumières, inondant des abîmes de noirceurs.

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La peur de l'autre, mais aussi l'attirance vers l'autre est bien représentée. Et jusqu'au bout on ne sait si l'un et l'autre arriveront à totalement se comprendre, jusqu'à la libération finale qui advient comme une incroyable et improbable évidence fantastique.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Betty Field

La deuxième histoire fait entrer en scène Edward G. Robinson et Thomas Mitchell. Thomas Mitchell vous vous souvenez sûrement de lui. C'était le père dans "Autant en Emporte le vent". Edward G Robinson (important avocat) se fait donc lire son avenir par Thomas Mitchell (incroyable médium).Malheureusement la révélation ne sera pas celle attendue. Duvivier fera là tout son possible pour faire jouer la caméra et représenter le double maléfique de Robinson, comme par exemple dans l'image ci-dessous ou dans des improbables jeu de glace. On retrouve aussi des seconds rôles attachant dans cette partie avec par exemple C. Aubrey Smith en pasteur.

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Ci-dessus : Edward G. Robinson

Enfin la troisième histoire, mettra en scène Charles Boyer et Barbara Stanwyck. Le rêve rentrera là alors à plein. En effet, un acrobate rêvera qu'il tombe devant les yeux de la femme qu'il aime. Le film explore alors l'influence du rêve sur la vie de l'homme. Le destin de Rome aurait il été le même si César avait écouté les conseils de sa femme qui avait rêvé la veille de son assassinat ? Nul ne peut le dire. Pour en revenir à "obsessions" on est donc devant un formidable film à tiroirs, au croisement de plusieurs genres (film noir, film fantastique, mélodrame) mais qui bénéficie malheureusement d'une médiocre introduction. Tout le reste est par contre admirable. Duvivier montre là tout son talent, et déroule de fantastiques idées de mise en scène qui font de ce film, un indémodable classique du film fantastique où le rêve et la conscience ont toute leur place. C'est à dire la première.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

 

NOTE : 8 / 10

23/10/2013

La cinquième colonne / Saboteur - 1942

Il est intéressant de noter comment les oeuvres mineures d'Hitchcock sont devenus avec le temps des classiques du cinéma. Il en va ainsi de ce film, "la cinquième colonne" (1942). Ce film représente rien de moins que la contribution d'Hitchcock à l'effort de guerre. Ainsi, beaucoup de réalisateurs vont contribuer par leur film à remonter le moral des civils aux USA et des militaires en permission. On peut ainsi citer Walsh avec "Sabotage à Berlin" (1942), "Saboteur sang gloire" (1944), et "Aventures en Birmanie" (1945) ou encore "l'ange des ténèbres" de Lloyd Bacon. En 1942, Hitchcock était employé par la RKO mais il été prêté par cette dernière à Selznick International Pictures. L'idée du scénario revenait originellement à ce dernier. Mais les rapports se dégradèrent rapidement entre Hitchcock et Selznick. En effet, Hitchcock n'aimait pas que Selznick touche de l'argent sur son prêt de la RKO. Finalement, Selznick à bout, se décida à refiler le scénario et le réalisateur à l'Universal, qui sauta sur l'occasion.

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Malgré un casting plutôt sympathique comprenant Robert Cummings, Priscilla Lane, Norman Lloyd, et Otto Kruger, Hitchcock raconta plus tard dans les entretiens qu'il eut avec François Truffaut, qu'il ne fut pas du tout satisfait du scénario. En effet, il trouvait que Cummings n'était pas une grande vedette. Il considérait Priscilla Lane, comme très vulgaire et Otto Kruger, comme un méchant de seconde zone. Pourtant à l'écran le résultat est magique. Hitchcock multiplie en effet les scènes exceptionnels et ce dès le titre qui est progressivement envahi par une fumée noire, symbole de cette cinquième colonne qui ronge l'Amérique. Puis on voit une usine brûlée, et un homme prendre en flammes. Mais ce n'est pas fini et on peut multiplier les exemples, que ce soit la scène dans la cabane, où Hitchcock arrive à donner une présence quasi-humaine à un berger allemand, ou dans la scène du cinéma où il arrive à tourner des effets terriblement glaçants. On peut d'ailleurs se demander si on oserait tourner cette scène aujourd'hui, vu qu'une scène de fusillade a été auto-censurée dans "Gangster Squad" (2012).

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane

Pourtant le scénario n'a rien de particulièrement original. Ainsi, Hitchcock utilisera plusieurs fois ce type de scénario comme dans "les 39 marches" (1935) ou dans "la mort au trousse" (1959). Il le reconnaîtra d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, on retire beaucoup de plaisirs à voir ce "Saboteur" qui arrive à surpasser son statut de simple film de propagande pour nous offrir un vrai 'Hitchcock, parsemé de scènes assez exceptionnelles.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane pendant une pause

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La fameuse scène du cinéma :

 

Note : 8,5 / 10

04/09/2013

La ruée sauvage / The Texans - 1938

Je manque à tous mes devoirs car j'ai oublié de chroniquer, ne serait ce que rapidement "la ruée sauvage", formidable western. Et si Patrick Brion loue avec raison "le brigand bien-aimé" et "la chevauchée fantastique" (1939) comme étant les films qui ont renouvelé le genre western après une série d'innombrables petits films souvent insignifiants, pour ma part, je serai très partisan de rajouter cette "ruée sauvage" du trop méconnu James P Hogan. En effet, le film nous met en scène tout d'abord un casting très intéresant avec Randolph Scott, Robert Cummings, mais aussi Joan Bennett. Enfin Robert Barrat en politicien véreux, avide et corrompu. Ainsi, le film met en scène le Texas sudiste d'après la guerre de sécession. Le film ouvre donc sur une incroyable scène d'une ville remplie de soldats sudistes en guenilles et pouilleux à la merci des soldats de l'union. Mieux notre héros Randolph Scott est dans le même état, et les pieds dans la boue, sans même une paire de bottes ! Et là on dit en voyant ça : "Qu'est ce que c'est que ce film là !"

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Le film va donc dérouler à partir de là son histoire et la rencontre de cet aventurier avec Joan Bennett qui joue ici la grande propriétaire d'un ranch, prête à tout pour sauver ses bêtes et ses affaires des mains des nordistes qui veulent l'exproprier à tout prix. Vous connaissez sûrement tous, la fameuse maxime romaine : "Vae Victis" (malheur aux vaincus). C'est bien de cela dont il est question ici. Mais nos amis ont plus d'un tour dans leur sac pour échapper à l'injustice des vainqueurs. J'avoue donc que j'ai pris pas mal de plaisir à voir ce film, où le frère de John Ford est présent, en la personne de Francis Ford. "La ruée sauvage" revisite le thème de la survivance d'une communauté face à la force des vainqueurs, un peu comme dans "Autant en emporte le vent", mais ici il n'y a pas d'attachement à la terre, mais plus à du bétail, source de toute fortune, et de tout avenir. "La ruée sauvage" est donc un très beau film à redécouvrir de toute urgence, sortie le 20 juillet 1939 en France. Et en plus vous aurez la joie de redécouvrir la très jolie Joan Bennett.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott et Robert Cummings

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Ci-dessus : May Robson et Joan Bennett

Film disponible en DVD zone 2, sous-titré chez Sidonis. A noter que le film possède une belle introduction de Patrick Brion


Note : 7,5 / 10

30/04/2013

Casier Judiciaire / You and me - 1938

"Casier Judiciaire" ou dans son titre américain, "You and me", est le troisième et dernier film de la collaboration entre Sylvia Sidney et Fritz Lang. Les deux premiers films, fruits de cette collaboration entre l'actrice et Lang sont, "Furie" (1936) et "J'ai le droit de vivre" (1937). Si "you and me" est le dernier film, il est aussi le plus faible. En effet, le film commence par une chanson, rappelant que tout doit se payer, puis par une romance entre George Raft et Sylvia Sidney, et continue par une autre chanson dans un cabaret où nos deux amoureux passent la soirée. Le film devait être une comédie musicale, mais Kurt Weill responsable de la musique quitta le navire en cours de tournage. Il ne restait comme possibilité, à Fritz Lang que de terminer le film en le faisant naviguer entre romance et film noir, mais en abandonnant l'idée d'origine, c'est à dire en faire une comédie musicale.

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Ainsi, comme il a dérouté les spectateurs de l'époque, le film déroute et désarçonne toujours autant le spectateur d'aujourd'hui. En effet, le spectateur ne sait jamais si il regarde une comédie ou un film noir. Et lorsqu'on ne sait pas ce qu'on regarde, on a tendance à penser que ce n'est pas grand chose. Mais dans ces quelques lignes j'aimerai réhabiliter "you and me" qui si il a fait du tort à Fritz Lang n'est pas un si mauvais film. Ainsi, "You and me" bénéficie quand même d'une distribution intéressante on retrouve ainsi un George Raft aux accents bogartiens, mais donc aussi Sylvia Sidney qui a tourné auparavant "Rue sans issue" cette fois-ci avec Bogart. Et dans les seconds rôles on retrouve Barton MacLane, spécialisé dans les rôles de méchants, ou encore Robert Cummings dans un rôle minuscule, mais qui deviendra terriblement célèbre quelques années plus tard en tournant avec Hitchcock dans "Saboteur" (1942), ou dans "Crimes sans châtiments" (1942) sous la direction de Sam Wood. Enfin, on peut également citer Guinn "Big Boy" Williams qui était spécialisé dans les rôles de cowboys faire-valoir du héros et qui fait ici un chauffeur de taxi.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

En plus d'une distribution intéressante, le film a un sujet assez plaisant à regarder, mais le scénario commence malheureusement quand le film est presque terminé. Et on ne peut reprocher à Lang d'avoir parfaitement réalisé la partie "comédie musicale", puis d'avoir réussi la partie romance mais également la dernière partie, que l'on pourrait qualifier de film noir. On a donc devant nous, un espèce d'Ovni cinématographique qui fascine autant qu'il peut écoeurer par moment, mais qui ne laisse jamais indifférent. Le film a d'ailleurs quelques scènes particulièrement intéressantes. Ainsi lorsque Sylvia Sidney explique par une leçon d'arithmétique, que le crime ne paye réellement pas, on sourit. Mais alors on rit vraiment quand un malfrat pose la question : "Mais les gros caïds forcément ils gagnent beaucoup plus !" Et Sylvia Sidney de répondre : "Oui, c'est vrai. Mais ce ne sont pas des petits escrocs, mais des politiciens !" On ne saurait mieux dire pour vous convaincre de regarder ce film étrange et atypique, dont on serait bien en peine de classer dans un genre quelconque, mais qui mérite mieux que l'opprobre générale dans lequel il est tombé jusqu'à aujourd'hui. En tous les cas ce film devait faire du mal à la carrière de Lang qui mit du temps à tourner et à retrouver un studio pour l'embaucher. Mais comme nous l'avons vu, c'est Zanuck qui devait lui redonner sa chance dans "le retour de Franck James (1939). Mais c'est une autre histoire.

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Ci-dessus : George Raft

DVD disponible en zone 2 sur le site d'Universal ou chez Gibert Joseph.

Note : 6 / 10

11/09/2012

Crimes sans châtiment / Kings Row - 1942

Crimes sans châtiments, explore la vie d'une petite ville de Province et commence en 1880. Il est tiré d'une nouvelle controversée de Bellamann. Il explore la vie de Parris Mitchell (Rober Cummings), jeune enfant au début du récit amoureux depuis toujours de Cassandra (Betty Field), qui est la fille du Docteur Towers. Mais le docteur Towers (Claude Rains) et Cassandra cachent un lourd secret ...Et l'âge adulte va dénouer ce secret.

 

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Ann Sheridan et Ronald Reagan dans son meilleur rôle sont également de la partie et jouent le deuxième couple de l'intrigue Dans les seconds rôles on notera la présence de Nancy Coleman et Judith Anderson. La distribution est donc prestigieuse et à cela il faut bien entendu najouter la musique éclatante  et comme d'habitude symphonique de Korngold qui marque le film et le laisse tout de suite reconnaissable rien qu'à l'ouverture.

 

Robert Cummings, Ann Sheridan & Ronald Reagan ci-dessous :

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Ce film m'a beaucoup marqué car il explore des thèmes difficiles comme la folie, la schyzophrénie, le suicide, la psychiatrie, la psychologie, les autres qui mettent à l'écart la personne différente et la toute puissance de certains médecins. Sans vouloir dévoiler toute l'histoire, la leçon du film est qu'il vaut mieux dire la vérité plutôt que laisser vivre les gens dans le mensonge. La vérité peut être difficile à accepter, mais elle est plus constructive pour l'individu que le mensonge si l'individu arrive à la surmonter.

 

Ces thèmes ont fait que le film eu du mal à sortir des mailles de la censure du bureau Hays (bureau de censure cinématographique de l'époque).

A noter que ce film fut 3 fois nominés aux Oscars. Donc oui un film qui vaut beaucoup mieux que le sourire un peu coincé de nos 3 stars sur la photo ci-dessus. A découvrir en DVD zone 1 !


Extrait de la musique du film :


 

Le générique du film :

http://www.youtube.com/watch?v=CgZAZJGziFk&feature=re...



Note : 8 / 10