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13/12/2014

Trois petits mots / Three Little Words - 1950

Les années 30, 40, et 50, à Hollywood, ce sont les années des comédies musicales. Dans les années 30, la Warner était en tête pour ses comédies musicales sociales, inspirées du quotidien et de la difficulté de vie des Américains pendant la crise économique, suivi par la RKO et le duo Fred Astaire / Ginger Rogers. Dans les années 40, la Twentieth Century Fox devait prendre le relais dans les années 40, poursuivi par la MGM. Les années 50, devaient rester l'âge d'or de la comédie musicale en couleur. D'ailleurs peut être aucun studio n'a jamais fait autant pour la comédie musicale américaine que la MGM. C'est encore le cas ici pour "Trois petits mots" tourné en Technicolor par Richard Thorpe. Richard Thorpe c'est évidemment le réalisateur des films de chevalerie avec Robert Taylor. On peut citer "Ivahnoé" (1952), "les chevaliers de la table ronde" (1953), et " les aventures de Quentin Durward" (1955). Mais Thorpe a touché à tous les genres, films noirs, comédies, westerns et donc la comédie musicale avec ce film "trois petits mots". Son oeuvre classique et souvent flamboyante, est malheureusement sous-estimée. Ces films d'aventure restent néanmoins encore aujourd'hui des classiques du genre.

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Pour revenir, à "trois petits mots", le film nous raconte l'histoire du danseur, prestidigitateur Bert Kalmar, et de son associé pianiste compositeur Harry Ruby. Les protagonistes ont réellement existé, et le film suit relativement bien, le cours de leurs biographies respectives. On sent bien néanmoins que le film, et l'histoire n'est que prétexte pour introduire des numéros musicaux, assez originaux et sympathiques, mais qui n'atteignent jamais le niveau de comédies plus célèbres de la MGM, tournées par exemple par Stanley Donen. Le casting comprend outre Fred Astaire, Vera Ellen, Arlene Dahl et Gloria DeHaven. On notera que cette dernière, reprend une chanson chantée par sa mère Carter DeHaven. On remarque aussi, une première apparition de la jeune Debbie Reynolds, qui lui vaut un contrat à la MGM, et deux jours de tournage, rémunérés 350 $ chacun, comme elle l'écrit dans son autobiographie. Pour la circonstance Debbie Reynolds était doublée par l'interprète originale de la chanson, I Wanna Be Loved By You reprise bien plus tard par Marilyn Monroe, Helen Kane.

 

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Ci-dessus : Fred Astaire & Vera Allen

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Ci-dessus : Vera Allen

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Ci-dessus : Arlene Dahl, Red Skelton, Fred Astaire, & Vera Allen

Extrait :

 

La bande-annonce :

 Note : 7,5 / 10

27/08/2013

Le prisonnier de Zenda / The prisoner of Zenda - 1952

A l'occasion d'un voyage en TGV, j'ai revu dernièrement "le prisonnier de Zenda" dans sa version de 1952. "Le prisonnier de Zenda" a connu plusieurs versions. La première date de 1937, produite par Selznick International Pictures, elle avait pour acteurs : Ronald Colman, Madeleine Carroll, Douglas Fairbanks, mais aussi David Niven, et Raymond Massey. Dans la version de 1952, on a repris l'histoire et même les dialogues de la version de 1937, mais les acteurs ne sont plus les mêmes. Ainsi on retrouve Stewart Granger qui joue donc deux rôles : le roi et le voyageur anglais. Il partage l'affiche avec Deborah Kerr, mais aussi avec un James Mason qui tente de lui voler la vedette, et qui joue ici, un admirable traitre. Thorpe s'inspire énormément de la version de 1937 et filme de nouveau des scènes de la version précédente, un peu de la même façon. Ainsi, la scène de bal, rappelle énormément la version de 1937.

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Mais cette oeuvre n'est pas qu'un simple remake. Elle se distingue tout d'abord par un fabuleux Technicolor, par une autre interprétation, avec en premier lieu, la star des films d'aventure des années 50, en la personne de Stewart Granger, mais aussi par une belle musique d'Alfred Newman. De plus, malgré la ressemblance avec le film précédent, Thorpe parvient à donner une identité propre à son film, jusqu'à éclipser la version de 1937. Le "prionnier de Zenda" reste donc dans toutes les mémoires, comme l'archétype du film d'aventure des années 50, avec sa dose de glamour, d'action, et de félons. On ne s'ennuie, pas une seconde et on retrouve son âme d'enfant devant un film remarquable, que l'on peut ranger à côté de "Scaramouche", "Ivanhoé" ou "les chevaliers de la table ronde". Pour toutes ces raisons, et parce que je crois que la fonction du cinéma est d'abord de faire rêver, je mettrai une très bonne note à ce "prisonnier de Zenda". Ainsi ceux qui critiquent ce cinéma, devrait se poser ces simples questions : Dans cent ans, que restera t'il de beaucoup de productions d'aujourd'hui ? Combien iront rejoindre les poubelles de l'art cinématographique ? Vous connaissez ma réponse. "Le prisonnier de Zenda" restera quant à lui un fabuleux classique, pour tout cinéphile éclairé.

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Ci-dessus : Deborah Kerr et Stewart Granger

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Ci-dessus : Jane Greer et James Mason

 

La bande-annonce :

 

La musique :

 

Note : 9 / 10

28/09/2012

Quentin Durward - 1955

Quentin Durward est le 3ème film de Richard Thorpe avec Robert Taylor portant sur le moyen âge et plus spécialement sur la chevalerie. Il a donc été tourné après Ivanhoé (1952) et les chevaliers de la table ronde (1953). On retrouve comme vedette féminine Kay Kendall dans son premier grand film à gros budget. A noter que cette dernière aura un destin tragique et disparaîtra quelques années plus tard, suite à une longue leucémie. Le scénario est plein d'humour, car notre héros doit partir en France presque sans argent pour ramener à son riche et vieille oncle une comtesse magnifique (Kay Kendall). Bien entendu il va se trouver embarquer dans les complots de la cour du roi Louis XI et sa mission va se révéler beaucoup plus compliquée que prévue.

 

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A partir de ce scénario original, Thorpe va prendre le contre pied total de ses deux premiers films et tourner les idéaux de chevalerie portés par Robert Taylor en dérision. Mais ce ne sera que pour mieux montrer la valeur de notre héros qui arrive à survivre dans un siècle qui ne respecte plus les anciens codes d'honneur de la chevalerie et qui change sans prévenir. Taylor semble donc toujours et contraitement à Ivanhoé, jouer à contre emploi. Et c'est particulièrement savoureux de le voir expliquer son idéal de chevalier à des gens qui ne le comprennent plus ! On finit donc par s'attacher encore un peu plus à un homme qui doit se battre contre ses ennemis et contre une société qui ne le comprend plus. J'ai donc un attachement tout particulier à ce film. Car il est un peu le reflet de ce qu'un certain cinéma est devenu pour notre société ou tout simplement le reflet des temps qui changent et qui obligent chacun à s'adapter.

 

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La scène du clocher en feu est le bouquet final d'un beau spectacle de chevalerie qui se verrait sans déplaisir si la Warner décidait de le commercialiser enfin en France.

 

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Pour la musique du film, la MGM a solicité un nouveau compositeur en la personne de Bronislau Kaper. La musique est donc assez original par rapport à celles des 2 films précédents et comporte des thèmes écossais qui rappellent les origines de notre héros Quentin Durward.

 

 Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

16/09/2012

Les Chevaliers de la table ronde - 1953

On peut violer l'Histoire pourvu qu'on lui fasse de beaux enfants. Cette phrase résume à elle seule le film de Richard Thorpe, "les chevaliers de la table ronde". En effet, la légende arthurienne reste un des plus grands mystères de notre temps. Ainsi on pouvait logiquement se demander ce qu'allait faire Hollywood de l'oeuvre "La mort d'Arthur", de Sir Thomas Mallory écrite 10 siècles après les évènements supposés.

 

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Le parti pris par les scénaristes est de ne pas fixer l'oeuvre dans le temps. Et il est vrai que l'histoire de l'Angleterre est tellement pleine de révolutions, guerres civiles, soulèvement, qu'il n'est pas trop difficile de ne pas situer le film trop précisément. Malgré tout les costumes semblent être ceux du 14ème siècle. On est donc dans l'oeuvre de fiction. Le film a donc été construit ainsi. Pour le reste le film reprend une bonne part de la légende arthurienne écrite par Mallory.

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Cette obscure contexte historique aurait pu déstabiliser l'oeuvre. Mais il n'en est rien. Hollywood fait encore merveille. Et Thorpe comme dans Ivanhoé, tourné l'année précédente, développe tous les aspects de la chevalerie : Batailles, ambitions, trahisons, vassalité et romance.

 

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On retrouve bien entendu Robert Taylor en Lancelot Du Lac, Mel Ferrer en Roi Arthur et Ava Gardner en Guenièvre. Miklós Rózsa est également à la musique comme dans Ivanhoé. Par contre je trouve sa composition moins originale que dans Ivanhoé. Quoiqu'il en soit, elle reste une oeuvre majeure du compositeur. Et on ne peut que se féliciter qu'Hollywood l'ait solicité par 2 fois pour écrire ce type de musique. Elle a d'ailleurs pour elle, plusieurs grands moments de bravoure, et de petites perles de beautés infinies et porteuses de grâce.

 

Vous l'aurez compris, on a ici à faire à du très grand spectacle et une oeuvre de fiction pure.  Ce cycle de films de chevalerie avec Robert Taylor se concluera avec Quentin Durward en 1955.

 

Extrait du film :

 


GENERIQUE CINEMA - LES CHEVALIERS DE LA TABLE... par generique-cinema

 

Extrait de la musique :

 

 

Note : 8,5 / 10

25/08/2012

Ivanhoé -1952

J'ai envie de vous parler d'un de mes films préférés. Il s'agit d'Ivanhoé, film éponyme du héros du roman de Walter Scott. Ce film a été tourné en 1952 par Richard Thorpe,  un des maîtres du cinéma d'aventures hollywoodiens.

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Ce film avait tous les ingrédients du succès. Tout d'abord un casting fabuleux, avec Robert Taylor, Elizabeth Taylor, Joan Fontaine, George Sanders, et Robert Douglas dans les rôles principaux. Je n'ai pas besoin de parler ou de présenter Robert & Elizabeth Taylor. Pour George Sanders, c'est un acteur fabuleux que l'on retrouve par exemple dans "le portrait de Dorian Gray", "All about Eve" ou dans "Bel Ami" de d'Albert Lewin. Robert Douglas est un acteur beaucoup moins en vue. Mais on se rappelle de son rôle de félon dans le "Prisonnier de Zenda" avec Stewart Grangers. Il apparaîtra d'ailleurs ensuite dans un autre film de chevaliers : "Richard Coeur de Lion".

 

Ivanhoé fait parti de la trilogie de films de chevaliers avec Robert Taylor : Ivanhoé, les chevaliers de la table ronde, et Quentin Duward.

 

ci-dessous Robert Taylor et Joan Fontaine :

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La réalisation de Richard Thorpe est parfaite et sait exploiter le technicolor de l'époque. Bien entendu on peut aujourd'hui regretter un manque certains d'effets spéciaux dans les scènes d'actions. Mais le scénario, le casting, emportent les dernières réticences. Qui plus est, si on ajoute à cela la fabuleuse musique de Miklos Rosza.

 

Elizabeth Taylor :

 

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Ce que j'adore dans ce film, c'est également le caractère du héros que l'on peut relier à celui du film que j'évoquais dans ma note précédente. Mais néanmoins, là le personnage d'Ivanhoé est un peu différent. Là il est guidé non pas par la vengeance mais par ce qui est juste et par ce qui doit être. La morale du film serait un peu :"fait ce qui doit être fait pour que les choses aillent mieux".

 

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Extrait musical de l'ouverture d'Ivanhoé :

 

 

 

On ne peut être aussi que profondément touché par la recréation sous nos yeux de cet univers du moyen-âge qui va du troubadour chantant, à l'art de la table en passant par les scènes fabuleuses du tournoi de chevalerie ou du siège du château. Tout un monde disparu depuis des siècles renait nous nos yeux. Ce monde est bien entendu totalement idéalisé et hollywoodien au possible. Il n'en reste pas moins que les rêves d'enfants sont parfois plus forts que la réalité, et que l'usine à rêve hollywoodienne a construit et idéalisé aussi l'image que l'on se fait du passé.

 

En résumé : Comme on disait à Hollywood dans les années 50 pour ce type de film : "That's Entertainment !!"

 

 

P.S

BOUGEZ VOUS LES EDITEURS ET SORTEZ CE TYPE DE FILM EN BLU-RAY !!!!


NOTE : 9 / 10