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01/05/2015

L'heure de la vengeance / The Raiders - 1952

Personnellement, j'ai toujours aimé les films dont le thème était la vengeance. Ici, on a donc un beau Technicolor, pour un film tourné en 1952 par Lesley Selander. Les qualités de "l'heure de la vengeance sont évidentes. Ainsi, on a jamais l'impression de décors bâclés, ou d'une utilisation massive de plans filmés en studio. Non, tout est plutôt réaliste, et l''ensemble bénéficie de beaux extérieurs et d'un rythme entrainant, aidé par un scénario qui ne ménage jamais violence et rebondissements. La distribution est d'ailleurs, plutôt bonne . Richard Conte est très crédible en cowboy haineux et revanchard. Mais il en est de même pour les seconds rôles qui se partagent l'affiche : Viveca Lindfors, Barbara Britton, ou encore William Bishop. Il n'y a donc pas grand chose à reprocher à cette production, sans doute à l'ambition limitée, mais qui fait passer un très bon moment. Richard Conte en vengeur masqué, c'est quand même assez jouissif. Une des meilleures scènes, est sans nulle doute, celle où notre héros enlève l'affiche promettant une prime pour sa capture et barrant son nom, il le remplace par le nom du gros propriétaire terrien et ennemi juré, et avant de s'enfuir à cheval, il redonne l'affiche ainsi modifiée au garde. Il y a un peu de Zorro dans ce film, même si notre héros semble plus porté par une vendetta personnel que par le sort du petit peuple. Quoiqu'il en soit, Lesley Selander nous offre ici, un très honnête spectacle. Et on se dit que son oeuvre mériterait d'être réévaluée. A noter enfin, que Sidonis nous donne une belle copie, qui respecte le format de l'image, et qui nous permet de profiter du film de façon presque optimale.

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Ci-dessus : A gauche Richard Conte & à droite Viveca Lindfors

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Ci-dessus : Richard Conte dans la fameuse scène de l'affiche

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Ci-dessus : William Bishop

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Ci-dessus : Richard Conte

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Ci-dessus : Richard Conte & Barbara Britton

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Ci-desuss : Richard Conte & Viveca Lindfors

Film disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée chez Sidonis

Note : 7 / 10

14/03/2015

La femme au gardénia / The Blue gardenia - 1953

On est d'accord, "la femme au gardénia" n'est pas le sommet cinématographique de la carrière de Fritz Lang. Néanmoins, le film a quelques qualités qui retiennent l'attention. On peut tout d'abord noter, que le film est bourré de bonnes idées. Ainsi, faire cohabiter en collocations ces demoiselles standardistes, c'est plutôt intéressant et sympathique de pénétrer l'intimité de cette joyeuse bande de filles. De plus, le film a un très bon casting avec une Anne Baxter très inspirée, qui tient le film quasiment à elle seule. Mais on peut également citer Raymond Burr détestable à souhait, Ann Sothern en leader de la chambrée, ou la belle interprétation de Richard Conte en flic amoureux, et enfin George Reeves (dans le rôle du capitaine Sam Haynes). George Reeves était le fameux interprète de la série Superman dans les années 50, et qui suites à des problèmes personnels, se suicidera en 1959. Le film est très classique, et n'a pas beaucoup de surprise, sinon un twist scénaristique final plutôt bienvenu. "La femme au gardénia" est donc une oeuvre tout à fait respectable dans la filmographie de Lang, mais qui n'atteint jamais le niveau de ses autres films noirs. On notera enfin une belle interprétation de la chanson "blue Gardenia" par l'inoubliable Nat King Cole.

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Ci-dessus : Anne Baxter & Raymond Burr

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Ci-dessus : Anne Baxter & Richard Conte

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Ci-dessus : Anne Baxter

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Ci-dessus : Anne Baxter & Richard Conte

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Ci-dessus : Richard Conte, Anne Baxter Ann Sothern & George Reeves (l'homme au chapeau)

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Ci-dessus : Anne Baxter

La chanson "Blue Gardenia" par Nat King Cole

Disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée

Note : 6,5 / 10

01/02/2015

L'orchidée blanche / The Other Love - 1947

"L'orchidée blanche" est une adaptation d'une nouvelle d'Erich Maria Remarque. Et c'est un bien étrange film, qui se veut être un mélodrame, mais qui est tourné comme un film noir, avec beaucoup de codes du film noir. Là le héros, est une héroïne, Barbara Stanwyck qui ne va pas lutter, contre un cartel du crime, mais contre un adversaire encore plus redoutable : la mort symbolisée par une orchidée blanche. Stanwyck, joue le rôle d'une grande pianiste classique, qui se retrouve dans une clinique pour personnes atteintes de la tuberculose ou d'insuffisance respiratoire. Elle tombe rapidement amoureux de son médecin, joué par David Niven. Mais qui est il vraiment ? La distinguée clinique ne cache t'elle pas de sombres desseins ? Si le film nous parle de maladies pulmonaires, il semble pour lui même, se complaire dans une espèce de schizophrénie permanente. Ainsi, on ne sait pas bien jusqu'aux 15 dernières minutes, si il s'agit d'un film noir ou d'un mélodrame. Et le risque à trop vouloir se démarquer d'un genre, s'est de se retrouver au milieu de nulle part. Pourtant le film a aussi des qualités. Tout d'abord le casting est intéressant, Barbara Stanwyck est une actrice qui sait jouer et rendre crédible ses émotions. David Niven est ambigüe comme il faut, et Richard Conte a le charme qu'il convient. Il faut aussi noter la présence de Gilbert Roland en croupier vicieux.

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La réalisation est d'André De Toth, et on apprend sur les bonus et commentaires de Bertrand Tavernier, que c'est John Ford qui avait convaincu les patrons du studio indépendant, "Entreprise productions" de prendre De Toth en lieu et place de lui même. Le plus marquant est peut être aussi, la magnifique photographie de Victor Milner, qui sait nous ménager quelques moments sublimes, ou des scènes tellement proches du film noir avec des ombres particulièrement inquiétantes. A celà, il faut ajouter la belle musique de Miklós Rózsa et quelques extraits de jazz. Vous l'avez donc compris, "'orchidée blanche" a beaucoup de qualités formelles qui se perdent dans le scénario abscons de Ladislas Fodor et Harry Brown. André De Toth, racontera quant à lui, dans ses mémoires, l'influence réellement néfaste du producteur, David Lewis, pourtant ancien collaborateur de Thalberg à la MGM, qui lui aurait fait changer et rater la fin de son film. Quoiqu'il en soit, "l'orchidée blanche" est un film oublié même des cinéphiles, au ton drôlement étrange et inclassable. A noter enfin, qu'un film au scénario proche sera tourné, en 1977, avec Al Pacino, "Bobby Deerfield".

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck & David Niven

Disponible en DVD Zone 2 VO sous-titrée chez Sidonis

Note : 5 / 10

30/05/2014

Le plus grand cirque du monde / Circus World - 1964

"Le plus grand cirque du monde" est un film d'Henry Hathaway, avec John Wayne, Claudia Cardinale, et Rita Hayworth. L'univers du cirque n'est ici que prétexte pour mettre en place un improbable mélodrame où le trio John Wayne / Claudia Cardinale / Rita Hayworth donne sa pleine mesure. Les seconds rôles se distinguent moins, même si on remarque Lloyd Nolan et Richard Conte. On peut regretter un John Wayne habillé étrangement en Cowboy les trois quarts du film, ou encore quelques longueurs. Il n'en reste pas moins que cette super-production de Samuel Bronston se regarde sans déplaisir et contient quelques scènes très spectaculaires. C'est John Wayne qui insista pour avoir Rita Hayworth pour le film. En effet, le rôle était prévu initialement pour Lilli Palmer. Le public de l'époque ne put s'empêcher de penser que le personnage alcoolique joué par Rita Hayworth, était en quelque sorte une image de cette dernière. On sait aujourd'hui que Frank Capra devait à l’origine diriger le film. Suite à un désaccord avec le scénariste James Edward Grant, Henry Hathaway le remplaça. A noter une très belle qualité du récent master Bluray. Pour finir sur cette restropective du cirque au cinéma, on peut regretter que le chef-d'oeuvre de Cecil B DeMille "Sous le plus grand chapiteau du monde" (1952), n'ait toujours pas droit à une restauration et à une sortie Bluray.

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Ci-dessus : John Smith, Claudia Cardinale, John Wayne et Rita Hayworth

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Ci-dessous : Rita Hayworth et John Wayne

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Ci-dessous : Claudia Cardinale et John Wayne

Bonus :

Film disponible en Bluray et DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

07/05/2014

La maison des étrangers / House of Strangers - 1949

"La maison des étrangers" est peut être un des plus beaux rôles d'Edward G Robinson. En effet, il nous donne une composition de père de famille italien, plus que réaliste. Le scénario est parfaitement construit et raconte donc la vie professionnel et familial d'un immigré italien (Edward G Robinson), ayant fait fortune en Amérique et possédant une banque qu'il dirige avec l'aide des ses fils joués par Richard Conte, Luther Adler, Paul Valentine et Efrem Zimbalist Jr. Cette situation de départ va nous montrer, comment une lutte d'influences va se créer au sein de la famille, attisée par un père bourré de bons principes, mais qui ne sait comment les inculquer à ses fils devenus des adultes cupides. Seul Richard Conte arrive à se mettre au niveau de son père et lui restera finalement fidèle.
Edward G. Robinson domine de la tête et des épaules tous ses partenaires. Mais le casting féminin est aussi très attrayant avec une belle composition de Susan Hayward, en femme esseulée à la recherche de l'homme idéal, et une Debra Paget dans un tout petit rôle, mais néanmoins essentiel au cheminement de l'intrigue.

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Joseph L. Mankiewicz qui a participé à la rédaction du scénario avec  Philip Yordan, nous offre ici une oeuvre majeure qui mérite toute notre attention. Elle nous dit que l'éducation d'un être humain n'est pas chose facile et que l'amour d'une personne pour une autre, ne peut se créer qu'avec l'amour et non le mépris ou la violence. "La maison des étrangers" est donc un film particulièrement intelligent qui revisite les rapports Père / fils comme rarement vu dans le cinéma. La critique du festival de Cannes, ne devait pas s'y tromper et décerner le prix d'interprétation à Edward G Robinson en 1949. On peut remercier chaleureusement la Twentieth Century Fox pour cette sortie d'un film admirable, que tout père de famille devrait posséder. Incontournable.

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : Au second plan Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Susan Hayward

 

La bande-annonce :


 

Film disponible de la collection "Hollywood Legends" en DVD Zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

02/11/2013

Prisonniers de Satan / The Purple Heart - 1944

"Prisonniers de Satan" est un film de propagande de Lewis Milestone. "The purple Heart" est une des plus hautes médailles militaires de l'armée américaine. On sait donc que l'on va avoir à faire ici, à des héros. Ce film nous rappelle le combat héroïque des Américains contre l'empire du Japon. Ici on ne retrouve pas d'actes particulièrement valeureux. En effet, tout le film se concentre sur un groupe de pilotes américains prisonniers de guerre, mais dont la Japon refuse de reconnaître comme tel. Les Japonais veulent donc les faire juger devant un tribunal civil pour des crimes de guerre, alors que leur mission était ici purement militaire. En effet, les pilotes faisaient partis de l'escadrille Doolittle, qui avait bombardé le Japon le 18 avril 1942 pour venger Pearl-Harbor. Le bombardier survolait la Chine sans essence, le capitaine du bombardier décidait de sauter avec son équipage avant que l'avion s'écrase. Ainsi, dénoncé par un traître Chinois, puis arrêté par les Japonais, ils se retrouvent devant ce tribunal civil. L'histoire commence donc ainsi, et est une histoire vraie. Les pilotes ont réellement existé. On peut dire que cela ajoute à la force du film et à son réalisme, qui en a bien besoin, car les scènes de procès se succèdent et sont parfois quelque peu théâtrales. Le film comporte une intéressante distribution avec Dana Andrews, Richard Conte et Farley Granger. Dana Andrews, on se souvient de lui évidemment pour son rôle d'inspecteur dans "Laura" (1942), Richard Conte, pour son rôle de tueur dans "New-York Confidential" (1955) , et Farley Granger pour ses interprétations dans deux films d'Hitchcock, "l'inconnu du Nord-Express" (1951) et "la corde" (1948)

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Lewis Milestone c'est évidemment le réalisateur de "A l'ouest rien de nouveau" (1930), mais aussi de nombreux autres films de guerre. On peut citer, entre autres : "l'ange des ténèbres" (1943) avec Errol Flynn, ou "a walk in the sun" (1945) également avec Dana Andrews et Richard Conte, ou encore "Okinawa" (1950) avec Richard Widmardk. Darry F Zanuck s'est investi énormément sur ce film, "prisonniers de Satan" que ce soit sur la production ou sur le scénario qu'il signe sous son pseudonyme habituel (Melville Crossman). Ainsi, il faut se rappeler que le sujet devait lui tenir particulièrement à coeur, car il était Colonel dans l'armée américaine. Si Milestone nous donne un film de propagande, avec des Japonais très stéréotypés, il n'en reste pas moins qu'il sait mettre en avant et avec force la détermination de l'équipage qui malgré les privations et les tortures ne cède pas à la volonté des Japonais. La scène finale est d'ailleurs particulièrement impressionnante montrant la volonté inébranlable de ces 8 hommes, prêts à mourir pour leur pays, car ils savent que leur cause est juste et qu'ils sont soutenus par des millions d'Américains. Le génie de Zanuck c'est de nous montrer, que n'importe qui peut être un héros. On regrette aujourd'hui cette Amérique symbole d'un monde libre, qui soutenait militairement ses alliés sans les espionner et qui savait quel combat était juste.

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Disponible en DVD et Bluray (version restaurée) en VO sous-titrée.

A noter une très belle qualité d'image.

Remerciements à Mr Patrick Brion pour sa présentation très intéressante.

 

Extrait (Fin du film - Attention cette scène donne la fin du film)

 

 

Note : 7 / 10