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23/05/2015

Elmer Gantry le charlatan / Elmer Gantry - 1960

"Elmer Gantry le charlatan", est un film réalisé par Richard Brooks, en couleur et au format 1.66. Le film évoque la vie d'un évangéliste, Elmer Gantry. Le film a pour scénariste, Richard Brooks, et s'inspire d'un roman de Sinclair Lewis. Brooks arrive a donné à son personnage de charlatan (Burt Lancaster) un visage attrayant et sympathique. Et il arrive plus d'une fois à nous remuer, nous spectateur. Et on se surprend à se laisser prendre par le discours enflammé d'un Lancaster déchaîné. Certains pourront trouver qu'il en fait trop. Mais à n'en pas douter, il assure le spectacle. La vie du prêcheur est liée à soeur Sharon Falconer (Jean Simmons), qui semble totalement possédée par son rôle. Le reste de la distribution est étincelante, avec Jean Simmons, Arthur Kennedy, Dean Jagger, Shirley Jones, Patti Page et dans tout petit rôle, John McIntire. Arthur Kennedy est formidable en journaliste sceptique devant les prédicateurs et la religion. Mais de toute cette distribution, on retient surtout la superbe Shirley Jones, qui brûle l'écran en prostituée, toujours amoureuse de notre charlatan. D'ailleurs, elle devait rafler avec Burt Lancaster, un Oscar totalement mérité. La dernière partie du film, est une espèce de Sodome et Gomorrhe cinématographique, filmée dans des tons très rouges. Critique envers la religion, et ses dérives, "Elmer Gantry le charlatan", est un très grand film, qui nous montre le christianisme comme une affaire financière, où le croyant n'est qu'un pigeon. Il n'en attaque pourtant jamais le dogme et veut bien laisser au public, croire ce qu'il veut, voir même que la religion peut élever l'individu, du moment qu'elle s'est débarrassée des vautours qui s'en servent, et profitent de la misère de l'Homme. La religion rejoint en cela, la politique, dans ce qu'elle a de plus beau, de plus sublime, mais aussi de plus absurde : la croyance en un sauveur.

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Ci-dessus : Burt Lancaster

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Ci-dessus : Jean Simmons

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Ci-dessus : Arthur Kennedy

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Ci-dessus : Shirley Jones

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Ci-dessus : Burt Lancaster et à gauche (la chanteuse de Jazz Patti Page dans un petit rôle)

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Ci-dessus : Shirley Jones & Burt Lancaster

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Ci-dessus : Shirley Jones & son Oscar

Extrait :

 Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

22/05/2015

Bas les masques / Dead-Line USA - 1952

Je ne prétends pas être un spécialiste du réalisateur Richard Brooks, mais curieusement, je n'ai que des bons souvenirs de ses films. Et si on regarde sa filmographie on a en effet, le souvenir de quelques chefs-d'oeuvre. Ainsi, déjà son premier film, "cas de conscience" (1950) avec Cary Grant, était la marque d'un grand. Il rendait particulièrement bien cette atmosphère de dictature bananière où un chirurgien émérite (Cary Grant), devait opérer le dictateur local. "Sergent la terreur" (1953) avec Richard Widmark était un film de guerre tout à fait recommandable. Mais si on doit garder quelques uns de ses films, il faut citer évidemment, "Graine de violence" (1955), avec Glenn Ford essayant d'éduquer de jeunes délinquants dans un quartier abandonné des pouvoirs publics. Brooks a aussi réalisé un formidable western sur le racisme anti-indien, "la dernière chasse" (1956) avec Robert Taylor et Stewart Granger. Mais son oeuvre la plus marquante est peut être "Elmer Gantry, le charlatan", oeuvre magnifique sur la vie d'un prêcheur évangélique, plus charlatan que prêcheur. Ici, on a avec "bas les masques", un film sur la cause journalistique. Le film, peut se résumer à cette phrase de Camille Desmoulins : "La liberté politique n’a point de meilleur arsenal que la presse." Ainsi, Bogart va jouer le rôle d'un rédacteur en chef, qui devra combattre sur plusieurs fronts. Tout d'abord il devra se battre contre des actionnaires qui veulent vendre le journal. Dans le même temps, il tentera de récupérer sa femme qui veut le quitter, et de combattre avec son journal, le patron de la pègre. Ces différents niveaux d'histoire sont très intéressants, car ils écrivent le film par petites touches, qui se rejoignent dans un final assez saisissant. Le cinéphile attentif notera que la même année sera tourné par Samuel Fuller, "violence à Park Row", film sur la vie d'un journal de New-York à la fin du 19ème siècle. Dans "Bas les masques", Bogart joue en finesse, arrivant à l'aide d'un téléphone et d'une presse, à ses fins, légitimant l'immense pouvoir d'un journal. Lorsqu'on est journaliste, on ne devrait jamais oublier d'user de cette liberté de parole. Comme l'a très justement écrit, "le Canard Enchaîné" : La liberté de la presse ne s'use que si l'on s'en sert. "Bas les masques" est donc incontestablement un grand film. En 1976, "les hommes du président" feront échos à "bas les masques", avec cette fois-ci, le cadre du Watergate.

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Ci-dessus : Ethel Barrymore & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Kim Hunter

Disponible en DVD & en Bluray et en VO sous-titrée & VF. A noter une belle version française d'époque.

Note : 7,5 / 10

04/05/2013

Les démons de la liberté / Brute Force - 1947

"Les démons de la liberté" est un film de Jules Dassin tourné en 1947, avec comme star principale, Burt Lancaster. Hume Cronyn trouve là quant à lui peut être un des ses meilleurs rôles. Habitué aux seconds rôles, Hum Cronyn a joué dans "le facteur sonne toujours 2 fois" (1946) où il a interprêté un avocat toujours à la limite de la légalité. On retrouve également Hum Cronyn, dans "la septième croix" (1944) avec Spencer Tracy, il faisait le citoyen allemand qui était molesté par le régime nazi. Le film nous raconte l'histoire de la naissance d'une évasion d'un pénitencier d'état qui va mal tourner et finir en explosion généralisée. Cette idée d'évasion va naître de l'enfermement, la promiscuité, mais aussi de l'opposition entre le surveillant en chef joué par Cronyn et les détenus. Le personnage joué par Burt Lancaster ou même par Hume Cronyn n'apparaissent pas au début du film comme des personnages principaux. Et Dassin nous montre ici avec un talent inimaginable que l'antipathie des deux personnages va évoluer pour déboucher finalement en une lutte à mort.

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Dassin et le scénariste Richard Brooks ont ici en plus l'intelligence prodigieuse d'insérer des flashbacks successifs. Ainsi, ces flashbacks au lieu de compliquer l'histoire ou de la ralentir vont expliquer très souvent quelle est l'histoire des prisonniers. De plus ils sont introduits de la plus intelligente des manières, par la discussion le soir entre prisonniers. Et de quoi peuvent bien parler les prisonniers le soir ? Ils parlent des femmes qu'ils ont connu. Ainsi, Dassin introduit des personnages féminins dans un film de prison, genre (comme dans le film de guerreà où il y en a généralement assez peu. Cela nous permet donc d'apprécier Ann Blyth, Ella Raines, mais aussi Yvonne de Carlo et Anita Colby. Le film n'est donc jamais linéaire ou ennuyeux. Ces flashbacks donnent également une respiration et une structure à l'oeuvre et caractérisent les prisonniers et n'en font plus des inconnus pour le spectateur. Ses flashbacks donnent enfin, une humanité à chaque détenu, les montrant n'ont comme des prisonniers, mais comme des êtres humains capables d'aimer ou de bonté si on leur donne leur chance. On pourrait aussi parler longuement de l'extrème sophistication de ces flashbacks à l'extrème inverse des scènes dans l'égout.

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Le personnage du gardien chef joué par Cronyn est le plus intéressant. En effet, symbole de la violence et de la perversité, il devient à la fin du film, symbole de la barbarie nazie. Et là on peut dire que Brooks et Dassin clouent le spectateur en disant que le nazisme il n'était pas seulement en Allemagne, mais aussi dans les prisons américaines. Le nazisme devient donc sociétale et non pas la seule tarre du peuple allemand. On pourrait dire qu'il devient une espèce de perversité de l'Homme. Ainsi, plusieurs indices sont donnés aux spectateurs pour que celui-ci arrive à cette conclusion. On voit Cronyn écouter du Wagner avant de se mettre à frapper un prisonnier. Son discours glorifie les plus forts contre les plus faibles. Enfin, un ancien soldat explique les tactiques utilisées contre les nazis pendant la guerre. A ce moment du film, on comprend que le film fait l'effet d'une bombe. Et si l'impitoyable cruauté sociale des détenus est mise en avant. Elle n'atteint jamais là, la perversité carcérale mise en place par les gardiens.

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Dassin arrive avec ses flashbacks et avec sa dénonciation de la cruauté universelle et institutionalisée de la détention à faire du spectateur une conscience des détenus et à finalement nous faire prendre fait et cause pour eux. L'intelligence scénaristique est prodigieuse et on voit quand même la différence avec des séries récentes comme par exemple "Prison Break" à la qualité inégale. Là l'oeuvre de Dassin est parfaite, sans apérités ou défauts quelconques et magnifiée par la musique ample et généreuse de Miklos Rozsa. "Les démons de la liberté" est donc une oeuvre majeure de Dassin du même niveau que "les forbans de la nuit" qu'il tournera 3 ans plus tard. Enfin, ce film a son utilité car il réveille notre conscience, en nous faisant réfléchir sur le régime pénitencier américain où on peut emprisonner sans juger ou maintenir à l'isolement pendant 41 ans un être humain sans preuves suffisantes. Un film indispensable.

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Ci-dessus : Whit Bissell et Ella Raines

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Ci-dessus : Hume Cronyn dans ses oeuvres ...

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Ci-dessus : Burt Lancaster et les flashbacks féminins des "démons de la liberté".


Bande-annonce :

 

Extraits de la musique :


Film disponible chez Universal en DVD Zone 2

Note : 9,5 / 10

25/04/2013

Ku-Klux-Klan / Storm Warning - 1951

Hollywood a souvent eu des rapports ambigües avec le Ku-Klux-Klan. Ainsi dans "naissance d'une nation" (1915) de D W Griffith, le Klan était le sauveur d'une population blanche, plus ou moins livrée après la guerre de sécession, à la vindicte des noirs. De son côté, la Warner pris presque tout de suite position contre le nazisme, et de nombreux films furent tournés, sur des sujets dénonçant les totalitarismes ou les massacres de masse. Ains si certains ont vu dans "la charge de la brigade légère" (1936), un film colonial, il fallait bien entendu y voir une dénonciation du despotime du sultan personnifiant un Hilter des Indes. Ainsi la Warner ne fut jamais pris en défaut, et la mode des films de propagande anti-nazi devait culminer avec "Mission to Moscow" (1943) qui valut à Jack Warner après la guerre une convocation devant la commission des activités anti-américaine. Il n'en reste pas moins que le Klan fut aussi une des cibles de la Warner. Il suffit de se rappeler "la légion noire" (1937) tourné par Archie Mayo, avec Humphrey Bogart, où la leçon finale était terrible pour tous les membres du Klan, mais aussi donc ce "Storm Warning". Pourtant dans ce dernier film, on pouvait douter du casting qui comprenait Doris Day et Ginger Rogers, et Ronald Reagan, mais aussi Steve Cochran. Donc le spectateur non initié pouvait s'attendre, avec Ginger Roger, Doris Day et Ronald Reagan à un film léger. Il n'en est rien ici. On y assiste successivement à l'attaque d'une prison, à un lynchage, et à une scène de quasi viol, et une autre de flagellation. Ce film est un des films les plus durs du cinéma américian des années 50. On comprend alors facilement pourquoi l'affiche ci-dessous mentionne "enfants non admis". Si on ajoute à ça quelques scènes plus ou moins dénudées, on se retrouve devant un film quasiment pré-code et qui est encore aujourd'hui d'une incroyable brutalité voir cruauté. Le film s'inspire d'un roman de Dorothy Baker et s'appuie sur un scénario de Richard Brooks et Daniel Fuchs.

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"Storm Warning" est donc un film noir, très noir. Le sujet commence par l'arrivée de Marsha Mitchell (Ginger Rogers) dans une petite ville du Sud des Etats-Unis. Elle s'est arrêtée ici pour aller voir sa soeur (Doris Day) qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Puis rapidement, cette ville qui semble normale va devenir un Enfer avec l'apparition du Klan. Le film, montre alors une société américaine totalement vérolée par les idées extrémistes du Klan. La démonstration est parfaite. Ainsi, chaque individu qui ose s'élever contre le pouvoir de cette société secrète, est pourchassé, moqué, poussé à se taire, voir tué. Quand le film est sorti, il a du terriblement choquer le spectateur américain et lui donner une terrible image de lui même et de la vie dans les bourgades du Sud. J'ajouterai pour finir que les effets de lumière de Stuart Heisler sont ici particulièrement beaux, surtout au début, où les images sombres sont toujours parfaitement visibles.

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Le fim, permet à Ginger Rogers de mettre en avant son talent d'actrice, à Doris Day de jouer un rôle dramatique, à l'opposé total de ses rôles de chanteuse qu'on lui connaît dans les nombreuses comédies musicales, qu'elle devait tourner. Enfin, si Ronald Reagan n'est pas totalement crédible en inspecteur, Steve Cochran est parfait en membre du Klan, prêt à tout pour sauver sa peau. Stuart Heisler réalise donc là un film très intéresant et terriblement dur qui n'ennuie jamais et qui laisse à la fin de la séance, le spectateur littéralement à bout de nerfs. Un film à redécouvrir.

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ginger Rogers.

 

Bande-annonce : 

 

Extrait :

 

 

Disponible en DVD zone 1 sous-titré français sur le coffret Ronald Reagan

Note : 8 / 10

01/11/2012

Cas de conscience / Crisis - 1950

"Cas de concience" premier film réalisé par Richar Brooks (scénariste de Key largo - voir note précédente), est un film particulièrement intéressant et intelligent. Sans ne donner aucun nom de pays, il montre la dictature dans un pays d'Amérique Latine. Aucun studio ne voulait tourner ce film, mais c'est grâce à l'insistance de Cary Grant que le film a pu être tourné. Le début du film raconte la vie d'un couple de touriste américain en vacances dans ce pays. Les conflits politiques, attentats vont rythmer les vacances du couple. Le film montre d'abord que la dictature ne respecte pas la vie privée ni la libertée individuelle. Le couple est ainsi embarqué manu-militari sans aucune raison. Ils ne sauront qu'à leur arrivée qu'ils sont là parce que l'homme (Cary Grant) est un grand neuro-chirurgien capable de sauver le dictateur atteint d'une tumeur au cerveau. Mais le médecin, sauvera t'il cet homme qu'au mieux il méprise et qui oppresse son peuple ? Tout le film tournera autour de ce sujet, sur l'essence d'un régime dictatorial, et sur la violence destructrice et auto-destructrice de l'Homme, dont la médecine ne peut que tenter de soigner les conséquences. Car finalement, la nature de l'Homme n'est elle pas auto-destructrice ? Vous l'aurez compris, le pamphlet politique se double d'une réflexion sur l'humanité et sur ce que nous sommes.

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L'étude d'un régime dictatorial, est d'ailleurs formidablement bien rendu. Il s'agit d'expliquer que le pouvoir est tenu par un homme et sa femme qui concentrent en eux tous les pouvoirs. Pour la France, cela pourrait être par une fille et son père. Le dictateur est bien entendu dans son esprit le sauveur de son peuple, peuple incapable de trouver seul le chemin du bonheur par la démocratie, le pays étant plongé dans l'anarchie. Le recours à la dictature est donc dans l'esprit du despote, la seule alternative. Ce film est donc passionnant à voir. Il permet de voir un affrontement verbal entre Cary Grant et José Ferrer, pour un final assez étonnant. A noter la présence de la belle Paula Raymond, malheureusement totalement écrasée par le sujet oppressant de ce film.

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Ci-dessus : Cary Grant et Paula Raymond

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Ci-dessus : Cary Grant et Paula Raymond

Film disponible dans la collection "Trésors Warner".



Note : 6,5 / 10