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24/01/2016

Les Desperados / The Desperadoes - 1943

"Les desperados" est le premier film en couleur de la Columbia et sans doute une des meilleures récentes sorties de l'éditeur Sidonis. En effet, on retrouve un bon casting avec Glenn Ford et Randolph scott, tous les deux en vedettes, avec une légère mise en avant de Glenn Ford, qui est alors une star montante du studio. Mais le casting a aussi d'autres seconds rôles importants. Ainsi, on peut citer Claire Trevor, Evelyn Keyes, Edgar Buchanan, ou encore Guinn 'Big Boy' Williams.  Claire Trevor on se rappelle d'elle pour son rôle de prostituée dans "la chevauchée fantastique"(1939) de John Ford. Mais c'est aussi une très belle carrière hollywoodienne, où elle partage l'affiche avec les plus grands, par exemple avec Bogart dans "Rue sans issue" (1937) ou dans "Key Largo" (1948). On la retrouve également au côté de Dick Powell dans "Adieu ma jolie" (1944) ou avec le duo Clark Gable / Lana Turner dans "Franc jeu" (1941). Et elle jouera de nouveau avec Randolph Scott en 1953, dans "les massacreurs du Kansas". Aujourd'hui, les cinéphiles se rappellent d'Evelyn Keyes, surtout pour son rôle dans "le rôdeur" (1951) avec Van Heflin, superbe film noir. Edgar Buchanan fait quant à lui dans "les desperados", une prestation du tonnerre.  On l'a vu jouer dans de très nombreux westerns dont certains avec John Wayne. Quant à Guinn 'Big Boy' Williams, c'est évidemment le faire valoir des westerns d'Errol Flynn, comme "la caravane héroïque" (1940) ou "la piste de Santa-Fé" (1940) et apparaît dans des rôles plus sérieux au côté de John Wayne. En plus de ce superbe casting, le film bénéficie d'un superbe Technicolor, d'une histoire attachante, bien que classique, mais aussi de personnages secondaires amusants et de dialogues qui le sont souvent tout autant. Certains pourront regretter que le film sombre parfois dans la comédie. Pour ma part, ce n'est pas mon cas. J'avoue m'être beaucoup amusé à voir les péripéties de nos différents protagonistes, et j'ai beaucoup ri devant l'incroyable duel final, quasiment jamais vu dans toute l'histoire du western. Sidonis nous donne là, assurément un western au dessus de la mêlée, avec une belle qualité d'image et des acteurs heureux d'être là. Je conseille donc vivement son achat.

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Ci-dessus : Randoph Scott & Glenn Ford

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Ci-dessus : Evelyn Keyes & Glenn Ford

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Ci-dessus : Glenn Ford & John "Big Boys" Williams

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Ci-dessus : Randolph Scott, Edgar Buchanan, Evelyn Keyes et Glenn Ford

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Ci-dessus : Claire Trevor

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Ci-dessus : Glenn Ford & Evelyn Keyes

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Ci-dessus : Glenn Ford & Evelyn Keyes

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Ci-dessus : Evelyn Keyes

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Ci-dessus : Claire Trevor

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Ci-dessus : Evelyn Keyes

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Ci-dessus : Claire Trevor & Randolph Scott

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Ci-dessus : Repos pendant le tournage (Randolph Scott, Evelyn Keyes, Glenn Ford, Edward Buchanan)

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Ci-dessus : Repos pendant le tournage (John "Big Boy" Williams, Glenn Ford, Evelyn Keyes, Randolph Scott, et Edward Buchanan)

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Ci-dessus : Charles Vidor, Evelyn Keyes, Randolph Scott, Claire Trevor, Edgar Buchanan, Glenn Ford, Sally Eilers et son mari Harry Joe Brown

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Ci-dessus : Sur le tournage

Film disponible chez Sidonis sur Amazon

 

Note : 7,5 / 10

20/12/2014

Le gros lot / Christmas in July - 1940

Il y a quelques films et quelques réalisateurs miraculeux, souvent aidés par des scénaristes de talents. C'est le cas de Preston Sturges et de "gros lot", comédie charmante à la durée relativement courte, même pour l'époque (64 minutes). Le film s'appuie non pas tant sur le casting, même si Dick Powell et Ellen Drew s'en tirent remarquablement bien, mais sur son scénario drôle, intelligent, et sensible. "Le Gros Lot" est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sturges en 1931 (A Cup of Tea) en pleine Dépression. L'histoire raconte l'aventure d'un jeune employé, qui se verrait bien le gagnant du premier prix d'un concours national de slogan pour une célèbre marque de café. Usant son entourage, avec sa volonté de gagner, ses collègues du bureau, lui font une farce et écrivent un faux télégramme, informant notre héros, qu'il est le Grand gagnant du fameux concours de slogans ! A partir de là, le récit prend son envol, et les malentendus vont se multiplier jusqu'au dénouement final. Sturges nous donne ici une comédie sociale enlevée, où le rire se dispute parfois aux larmes. On pense à Capra et à "la vie est belle" (1946), où un idéaliste se bat contre un banquier, égoïste, cupide et injuste. Ici Dick Powell, subit plus les évènements. Il n'y a pas de grandes tirades, contre le système, sinon la finale d'Ellen Drew, mais qui ne remet pas en cause les fondements de la société américaine.

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Néanmoins plusieurs répliques font mouche. Ainsi, lorsque le directeur du magasin veut récupérer tous les jouets des enfants, en proclamant que ces jouets lui appartiennent. Le policier du quartier, lui rétorque : "What do you think you are ? Hitler ?" (Qui penses tu être ? Hitler ?). On rit donc beaucoup, mais une larme vient aussi à l'oeil, lorsqu'on voit que la première tâche de notre héros est de faire un cadeau à la petite fille en fauteuil roulant. Comme si le plus important était d'aider les handicapés et que cela devait être la première tâche des biens portants. Prodigieux film ! Enfin, le film se termine par un long plaidoyer de la compagne du héros (jouée par Ellen Drew) pour qu'on laisse sa chance à un employé de faire ses preuves. On peut considérer que ce discours est toujours d'une brûlante actualité. Preston Sturges nous surprend donc réellement par l'intelligence de l'ensemble. Mais finalement est-ce réellement surprenant pour un homme qui obtiendra l'Oscar de la meilleure adaptation théâtrale la même année, pour "gouverneur malgré lui" avec Brian Donlevy ? A noter que ce dernier film, est disponible sur Amazon France entre 1,50 et 1,99 €. Cela m'amène à dire que l'on vit quand même une drôle d'époque, où la créativité, l'intelligence, est à 1,99 € et la connerie à 24,99 € en 3D DTS ... Mais c'est une autre histoire. En toute évidence, Preston Sturges est un grand scénariste et un grand réalisateur, malheureusement oublié aujourd'hui.

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Ci-dessus : Ellen Drew & Dick Powell

Disponible chez BAC Films zone 2 en VO sous-titrée, image correcte, sans plus

Note : 7,5 / 10

04/12/2013

L’extravagant Mr Deeds / Mr Deeds goes to town – 1936

Une nouvelle critique d'Olivier, qui cete fois-ci évoque, "l'extravagant Mr Deeds" avec Gary Cooper. La bande-annonce a rafraichi ma mémoire. A ce sujet, je devrais revoir ce film, car je ne me souviens que de bribes. Mais laissons la parole à Olivier !

Frank Capra a le don de réaliser des films qui font du bien. Les mots "the end" nous surprennent avec le sourire aux lèvres alors même que le propos du film peut être sérieux, voir grave. C’est le cas avec L’Extravagant Mr Deeds comme pour La vie est belle en 1946 déjà chroniqué sur ce blog par Stéphane. Mr Deeds, à la vie tranquille dans une petite ville, hérite d’une fortune d’un oncle qu’il ne connaissait pas. L’avocat new-yorkais du défunt n’aura cesse tout le long du film de faire signer à l’héritier les pleins pouvoirs pour la gestion de l’héritage. A cela s’ajoute l’intervention d’une journaliste qui piègera Mr Deeds pour mieux le ridiculiser et rendre ses articles plus sensationnels. Seulement le candide se révélera plus audacieux qu’aucun ne l’aurait cru. Ainsi posée, la situation initiale sert à la comédie et nous, spectateurs de 2013, avons vu de grandes quantités de films, sur ce ressort comique où l’idiot présumé finit par retourner la situation, pour nous prouver que « tel est pris qui croyait prendre ». Seulement ici, Franck Capra dépasse cette simple idée pour enrichir son film d’une réalité sociale où les décisions de quelques nantis font basculer les vies de nombreux gens. Il s’amuse au passage des journalistes, des écrivains condescendants et se moque de la justice quand elle fait appel à des experts.

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C’est tout le talent de Capra d’alterner sérieux et amusement et si le spectateur sourit, il attend surtout le dénouement qui vient avec un procès. Au centre il y a Gary Cooper qui porte le film avec son élégance naturelle qui lui permet d’éviter la caricature et de donner à son personnage une impression d’honnêteté et d’intelligence. On peut aussi remarquer le grand nombre de fois que Mr Deeds se fait habiller et déshabiller dans le film. Il y a les vêtements qu’on lui donne et ceux qu’il choisit comme il y a le regard que l’on porte sur lui et sa personnalité qui finira par s’affirmer.
Film optimiste, il a l’étonnante qualité de sonner juste encore aujourd’hui en traitant du chômage. Frank Capra recevra l’Oscar du meilleur réalisateur pour L’extravagant Mr Deeds en 1937. Il tournera deux autres films avec Jean Arthur et un autre avec Gary Cooper, L’homme de la rue en 1941.

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Bande-annonce en français :

La Note d'Olivier  : 7 / 10