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06/12/2013

La femme au portrait / The Woman in the Window - 1944

"La femme au portrait" est peut être l'un des meilleurs films de Fritz Lang. Je n'ai pas besoin de retracer ici la carrière de Fritz Lang, qui était évidemment un réalisateur allemand, qui quitta l'Allemagne un peu tard, pour Paris, puis se rendit à Hollywood, En France, il réalise "Liliom" (1934). Puis n'ayant pas beaucoup de perspectives en France, il quitte la France pour Hollywood en juin 1934. En 1939, sa carrière de réalisateur semble terminée devant l'insuccès de "you and me". Mais il arrive à intéresser Darryl Zanuck, et ce dernier lui confie la réalisation de deux westerns : "Le retour de Frank James" (1940) et "les pionniers de la Western Union" (1941). Puis l'Allemagne déclarant la guerre aux USA, Lang se tourne vers la réalisation de films anti-nazis, comme "chasse à l'homme" ou "les bourreaux meurent aussi". En 1944, il fait une pause dans les films anti-nazis, et réalise la femme au portrait. Il faut savoir qu'il a déjà tourné avec Joan Bennett, dans "chasse à l'homme" (1941) et que ce sera une des ses héroïnes préférées. "Chasse à l'homme" est donc essentiel, car il met Lang en relation avec Joan Bennett, et son mari producteur : Walter Wanger. Joan Bennett devait tourner 4 fois sous la direction de Lang, donc d'abord dans "chasse à l'homme (1941), puis dans "la femme au portrait", dans "rue rouge" (1945) et enfin dans "le secret derrrière la porte" (1948). L'année 1944, marque un développement du film noir aux USA, avec "Laura", mais aussi "assurance sur la mort". "La femme au portrait" s'inscrit donc cette lignée. On sait aujourd'hui que c'est le scénariste Nunnally Johnson, qui imposa le choix de Fritz Lang pour ce film, comme celui de Joan Bennett. En effet, "la femme au portrait" est une production International Pictures, et Nunnally Johnson est un des co-fondateurs de ce studio qui sera rapidement absorbé par Universal. De plus, il avait connu Lang sur le tournage du "retour de Frank James" et l'appréciait pour ses talents de réalisateur.

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Lang utilise pour "la femme au portrait" et pour "la rue rouge" quasiment le même casting avec donc Joan Bennett, mais aussi Edward G Robinson, et Dan Duryea. Ce dernier joue dans les deux films une véritable crapule, maître chanteur par excellence. Je ne vais pas ici vous raconter toute l'histoire du film, car ce serait gâcher toute la surprise que donne ce grand film. Mais disons que le film est assez étrange pour attirer l'attention. On retrouve énormément de symboles et c'est bien la fin du film qui donnera une explication des moindres détails au spectateur. Ainsi, je ne dirais rien de l'intrigue si je vous raconte qu'Edward G Robinson, qui joue ici un célèbre criminologue se révèle confronter au reflet du modèle d'une peinture de femme qu'il voit dans une vitrine (voir image ci-dessous). Cette femme fatale entrainera notre héros dans une terrible aventure. C'est pour cela qu'il est assez difficile de dissocier "la femme au portrait" de "la rue rouge", mais pas seulement par le casting, mais parce que l'un et l'autre explore le thème de la manipulation, mais aussi du désir inassouvi et de la féminisation de l'Homme par des femmes sans scrupule.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

Lang mélange aussi la sexualité, l'imagination, l'inconscient et le crime pour faire de ce film une oeuvre baroque, digne des plus grands. On ne peut que remercier Wild Side pour cette sortie et la mine d'information que contient l'ouvrage associé au coffret. On regrettera que l'éditeur n'est pas sortie le film en Bluray comme l'a fait un autre éditeur (Kino) pour "la rue rouge", mais pour le marché US avec une superbe copie. On finira par dire que, "La femme au portrait" était l'un des films préférés de Lang avec donc "La Rue Rouge". Rien d'étonnant à ça, au vu de la qualité cinématographique de l'ensemble. On remarquera également que dans "Laura" tourné la même année, mais cette fois-ci par Otto Preminger et avec Gene Tierney, il y avait aussi un portrait qui trônait en bonne place. "La rue rouge" devait 1 an plus tard, faire de la peinture l'élément principal du film, pour un mélange de thèmes encore plus savoureux.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Joan Bennett et Fritz Lang

La bande-annonce :

Disponible chez Wild Side en DVD zone 2 (coffret /Livre)

 

Note : 8 / 10

24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

05/06/2013

La piste de Santa-Fé / Santa Fe Trail - 1940

"La piste de Santa-Fé" est bien un western maudit et oublié produit par la Warner en 1940 et aujourd'hui tombé dans le domaine public. Pourtant il a tout d'un formidable spectacle. On trouve tout d'abord une distribution éclatante, avec un Errol Flynn en grande forme, avec sa traditionnelle partenaire Olivia De Havilland. Puis il y a Ronald Reagan pas trop mauvais, mais surtout Raymond Massey peut être ici dans son plus grand rôle, et Van Heflin. Enfin, en plus de War Bond qui sera également présent sur "la caravane héroïque" (1940), on trouve dans les seconds rôles les deux faire-valoir habituels des films de Flynn : Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams. Le sujet évoque la lutte de John Brown, personnage historique, adepte de la lutte armée, contre l'esclavage avant la guerre de secession et étant donc l'ennemi d'une paix civile précaire.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Le film est destiné à un public du sud des Etats-Unis et prend le parti d'une impossible conciliation entre les idéaux du Nord et ceux du Sud avant la guerre civile. Mais contrairement aux explications données par le très mauvais bonus de l'édition DVD publié par l'éditeur Seven en 2007, il faut bien voir que le film n'est pas forcément pro-sudiste, mais a pour ambition de montrer une étape charnière de l'histoire des USA, où la paix était encore possible (1854), mais où en même temps la guerre se profilait à l'horizon en 1861. On y montre donc le point de vue abolitioniste, mais aussi le point de vue des Sudistes, ainsi que le difficile apprentissage de la liberté par les noirs. Pour ma part, je ne vois pas ce film comme raciste, mais plutôt comme l'expression d'une vision des USA en 1861. On pourrait critiquer le point de vue sudiste symbolisé par Errol Flynn, toujours modéré et droit, mais il est compensé par le point de vue presque aussi modéré de Ronald Reagan. Ainsi Reagan joue Custer et Flynn joue Stuart, qui seront respectivement deux officiers importants pendant la guerre de sécession mais présents dans des camps opposés. Le film évite donc un trop grand manichéisme. Et si les partisans de John Brown sont montrés comme souvent attirés par l'argent, décidé à utiliser la violence, il n'en reste pas moins que leur chef (John Brown) a droit à une musique religieuse de Steiner qui est là pour marquer le bien fondé de ses idées mais la condamnation des moyens violents.Le film prend malgré tout ses distances avec la grande histoire, en regroupant plusieurs proomotions de cadets de West Point. Ceci dit tout est là, l'action, la romance. Flynn a parfois un côté John Wayne assez marqué et est parfaitement crédible dans son rôle d'officier de cavalerie, comme on avait pu le voir dans "la charge de la brigade légrère (1936). Enfin Curtiz, nous donne une très belle réalisation, dont lui seul a le secret. Les scènes d'actions sont bien évidemment le point fort de Curtiz et il s'en sort parfaitement dans toutes les scènes d'action avec des plans très rapides de 3 à 4 secondes à chaque fois, faisant de l'action un point fort du film.

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Ci-dessus : Ronald Reagan et Errol Flynn

 

Quant à Raymond Massey il vole la vedette à Errol Flynn et interprète un exalté religieux de la plus belle des façons. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de voir dans son personnage  de fanatique, l'oombre d'un autre fanatisme religieux beaucoup plus actuel et aux causes beaucoup moins belles.

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Ci-dessus : Raymond Massey, Van Heflin, Errol Flynn et War Bond

J'ajouterai un mot sur la belle musique d'un Max Steiner très inspiré, qui nous gratifie d'une valse de sa composition lors de la belle scène du bal des officiers. On se rappelera en effet que Max Steiner avait pour habitude de composer des valses originales pour les scènes de bal. Ainsi, il en avait fait de même pour "la charge de la brigade légère". "La piste de Santa-Fé" est donc un très beau spectacle, que certains considèrent comme un film aux accents racistes. Pour ma part, je n'en crois rien. Il est le reflet d'un cinéma, d'une époque, et d'une période pré-guerre de sécession où le racisme existait aux USA. Comment faire un film sur cette période sans parler du racisme et le montrer ? Enfin, il faut savoir que deux ans plus tard, Errol Flynn devait reprendre le rôle de Custer (joué ici par Ronald Reagan) dans "la charge fantastique" (1942) et retrouver pour la dernière fois, Olivia de Havilland dans peut être la plus émouvante scène d'adieu du cinéma hollywoodien de cette époque.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Guinn big boy Williams, Alan Hale, Ronald Reagan, et Errol Flynn

 

Bande-annonce :

 

Extrait :

 Note : 8,5 / 10

18/05/2013

Le Rebelle / The Fountainhead - 1949

"Le Rebelle" est un film sorti en 1949 et tourné par King Vidor. On retrouve dans les principaux rôles : Gary Cooper, Patricia Neal, et Raymond Massey.  Le film est tiré du roman à succès d'Ayn Rand (The Fountainhead) paru en 1938. Barbara Stanwyck était convaincue de la réussite d'une adaptation du roman à l'écran et décida Jack Warner à en acquérir les droits dès 1943. Stanwyck devait proposer Humphrey Bogart pour le rôle principal de l'architecte Roark. Mais Jack Warner refusa, et cela encouragea peut être Bogart à fonder sa propre société de production en 1948. De son côté King Vidor refusa d'engager Stanwyck sur le tournage. En effet, il la jugeait trop âgée pour le rôle de Dominique Francon. Le rôle de Dominique Francon, aurait pu être interprêté par Lauren Baccal , Ida Lupino, Jennifer Jones, Gene Tierney. Veronica Lake,  Joan Crawford toutes pressenties. Joan Crawford devait même organiser un diner pour tenter de convaincre l'auteur Ayn Rand. On pensa également à Greta Garbo, mais elle refusa et finalement Patricia Neal obtint le rôle après un entretien de 15 minutes avec King Vidor. Pour le rôle de l'architecte on pensa après Humphrey Bogart, à Alan Ladd, mais aussi à Clark Gable, la presse de l'époque faisant courir le bruit que Gable voulait absolulement jouer dans ce film. Enfin, on contacta Gary Cooper, mais son agent lui dit de refuser le rôle qui semblait trop éloigné de l'image que le public avait de lui. Mais l'épouse de Cooper devait arriver à convaincre ce dernier, et il accepta. Raymond Massey devait être le puissant directeur du journal et Robert Douglas le critique d'art du même journal, vaniteux et obsédé par le pouvoir. Raymond Massey on se souvient aujourd'hui de lui surtout de lui pour son rôle de John Brown dans "la piste de Santa-Fé" (1940) ou dans "Sabotage à Berlin" (1942) avec Errol Flynn et Robert Douglas on se rappelle de lui pour ses rôles de méchants que ce soit dans "Ivanhoé" (1952) ou dans "le prisonnier de Zenda" (1952).

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Maintenant que je vous ai parlé de la création de ce film, et de la mise en place de son casting, j'évoquerai tout d'abord la forme, puis les thèmes que le film aborde. La forme est absolument magnifique, bien évidemment littéraire, mais aussi lyrique. En premier lieu, ce qui surprend le plus, c'est peut être l'incroyable sensualité de l'oeuvre, qui montre une femme superbe (Patricia Neal) avec des désirs charnels, pour les hommes, faisant son choix parmi les ouvriers d'une carrière, botte et cravache au poing. Pour l'époque il fallait oser. Enfin Vidor, n'a jamais peut être aussi bien caractérisée la passion féminine mais aussi le désir féminin que dans ce film. L'incapacité du personnage de Dominique Francon (Patricia Neal) à faire de Gary Cooper son objet sexuel, et son esclave exaspère sa frustration qui aboutit à une violence dont la cause ne peut être ici que la sexualité insatisfaite. Cooper se décide alors à prendre les devants, à lui répondre et à lui rendre la violence sexuelle qu'aucun homme n'a osé lui donner, faisant passer la scène traditionnelle de glamour hollywoodienne, à une scène où la violence de l'érotisme intellectuel qui en émane, interpelle le spectateur.

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Ci-dessus : Patricia Neal et Gary Cooper

Mais avant d'être l'histoire d'une femme, Dominique Francon lassée et dégoûtée de la vie, qui fait des hommes et des choses ses esclaves pour mieux les rejeter par peur de s'y attacher, "le rebelle" est l'histoire d'un homme, de la carrière et de la vie privée d'un architecte (Howard Roark) joué par Gary Cooper. Le film aborde de nombreux thèmes, et on peut considérer chaque personnage comme un thème à lui tout seul. Si nous avons déjà vu le personnage féminin de Dominique Francon, le personnage de Gary Cooper est, quant à lui, le représentant de l'absolu nécessité de suivre son chemin contre ce que la société nous ordonne de faire, contre l'opinion générale, contre la norme, et finalement contre tout ce qui peut entraver l'Homme dans sa marche vers sa destinée, l'esprit de l'Homme devant être son seul guide. Ainsi, le film va nous faire parcourir de la plus belle des manières, la destinée de cet architecte, absolument et résolument insoumi.

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Comme je l'ai déjà dit et comme vous l'avez compris, le film est magnifiquement écrit, quoique parfois trop bavard, et magnifiquement réalisé. Il n'y a quasiment rien à rejeter de ce pur joyau du film hollywoodien, à la musique envoûtante d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. Certains ont pu voir dans le personnage de cet architecte, un sur-homme. Il n'en est rien. Cet homme nous indique le chemin que nous devrions tous suivre. En effet, après tout, quoi de plus lourd et de plus léger tout à la fois, que de croire en ses idées ? Quelle plus lourde responsabilité que de ne rien marchander ? Par sa forme profondément lyrique voir quasiment poétique, et par son sujet, ce film touche au sublime et à l'incroyable difficulté d'être simplement un Homme dans tous les sens du terme. "Le rebelle", est donc autant une leçon de vie, qu'un chef d'oeuvre absolu. A noter que Gary Cooper devait retrouver Patricia Neal l'année suivante dans "le Roi du tabac", mais cette fois-ci sous la direction de Michael Curtiz.

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La bande-annonce :

 

Extrait de la musique :

Disponible en DVD zone 2

Citations de l'auteur Ayn Rand dont le roman a inspiré le film : « Ma philosophie conçoit essentiellement l'Homme comme un être héroïque dont l'éthique de vie est la poursuite de son propre bonheur, la réalisation de soi son activité la plus noble, et la Raison son seul absolu. »

Note : 9 / 10