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15/05/2015

La grande évasion / High Sierra - 1941

"La grande évasion" de Raoul Walsh, film en noir & blanc, produit par la Warner en 1941, ne m'a pas fait une très bonne impression. Je ne sais pas si c'est le scénarion de John Huston, que j'ai trouvé simpliste voir peu crédible, si c'est le casting. Mais malheureusement, je n'ai pas trouvé que c'était une grande réussite. Tout d'abord si on essaye de replacer le film dans son contexte, il faut dire que la Warner est passée en quelques années d'un cinéma réaliste, social et souvent violent à un cinéma où le spectacle et la distraction occupent une large part. Ainsi, le film de gangsters ,dès la deuxième moitié des années 30, a laissé, petit à petit, sa place  au mélodrame, ou encore au film d'aventures. En 1935, "Capitaine Blood" révélait une nouvelle vedette de l'écran : Errol Flynn, qui devait arriver en 1938, au somment de sa carrière dans "les aventures de Robin des Bois".  En 1939 Bette Davis, brillait dans le mélodrame "victoire sur la nuit". Dans ce changement de thème, le code de censure mis en place en août 1936, avait joué aussi son rôle . Et le crime et la mafia n'étaient plus les bienvenus à l'écran. La Warner avait donc changé les thèmes de ses films. Mais la guerre allait aussi toucher durablement le cinéma américain. Et un nouveau genre devait apparaître, le cinéma de propagande, dédié à soutenir l'effort américain et de ses alliés contre l'avancée du nazisme en Europe ou contre l'avancée des Japonais dans le Pacifique. Dans ce contexte, Bogart montré ici vieillissant, dont le personnage sort de prison, semble lui aussi un peu "has been". Contrairement au pur film de gangsters ou à un autre film tourné par Raoul Walsh deux ans plus tôt, mais d'une toute autre envergure "les fantastiques années 20". Ici "High Sierra" multiplie les passages mélodramatiques improbables. Ainsi, qui peut croire qu'un gangster endurci va s'attendrir pour un chien perdu qui porte la poisse, pour une fille de cabaret (Ida Lupino) ou pour une famille dont il ne connaît rien. On ne croit pas plus, en Arthur Kennedy en gangster. raté Le scénario multiplie ainsi à n'en plus finir les situations improbables et les invraisemblances, n'ajoutant rien à la crédibilité de l'ensemble.

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Alors oui, il y a Bogart et Ida Lunipo, qui tiennent le film à eux deux sur leurs épaules, pour en faire un spectacle acceptable. Il n'en reste pas moins qu'on a vu beaucoup mieux et que le scénario de John Huston, ne semble jamais arriver au niveau du jeu des deux interprètes principaux. On peut en conclure que film de gangsters s'est essoufflé. Hollywood en tournera beaucoup moins et il sera remplacé dès 1944, par un nouveau genre, avec ses codes bien à lui : "le film noir". La période de transition sera marquée par quelques grands films dont en cette même année 1941, un autre Bogart, beaucoup plus recommandable : "le faucon maltais".

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Ida Lupino

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Ci-dessus : On remarque Cornel Wilde très jeune derrière le comptoir

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Ida Lupino

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Joan Leslie

Disponible en DVD zone 2 & zone 1 en VO sous-titrée Français

Note : 6 / 10

12/05/2015

Une femme dangereuse / They drive by night - 1940

"Une femme dangereuse" est un film en noir & blanc, produit par la Warner en 1940 et tourné par Raoul Walsh sur un scénario de Jerry Wald, Richard Macaulay, lui même tiré d'un roman de A.I. Bezzerides. Comme dans tous les films de Walsh, le héros joué par George Raft est en lutte contre lui même et ici contre son statut peu enviable de camionneur. Son frère joué par Humphrey Bogart semble lui aussi en proie à des tourments et à lutte intérieure contre ce statut de camionneur qui ne lui convient pas non plus, car il l'éloigne trop souvent de son foyer et de sa femme. Ainsi, comme dans de très nombreux films de Walsh, on se demande si les principaux protagonistes trouveront finalement la paix. Ainsi seul le personnage du patron, joué par Alan Hale, personnage heureux malgré sa femme, disparaîtra, comme si Walsh et les scénaristes pensaient que ce personnage pouvait être sacrifié pour le bien de l'intrigue. Ainsi le noeud de l'intrigue va se nouer et on suit les péripéties des personnages avec intérêt. En plus d'un scénario bien construit, "une femme dangereuse" bénéficie donc d'un casting exceptionnel. J'ai déjà cité, George Raft, Humphrey Bogart, et Alan Hale. Mais les stars féminines sont bien là, avec Ida Lupino et Ann Sheridan. Ida Lupino est ici probablement dans son meilleur rôle. Elle brûle littéralement l'écran et son interprétation dans la scène du procès, reste un moment de bravoure, peut être uniquement dépassé par Bogart lors d'une même scène de procès , dans "Ouragan sur le Caine" (1954). Ann Sheridan, met aussi beaucoup de conviction dans l'interprétation du personnage et ne dénote pas, dans ce casting 4 étoiles.

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Le film est assez proche du scénario de "Ville frontière" (1935), avec Bette Davis. Les critiques de l'époque, feront d'ailleurs le rapprochement et avec raison, l'éloge du jeu d'Ida Lupino. Le film obtiendra un beau succès public mérité. A noter qu'on retrouvera le couple Humphrey Bogart, et Ida Lupino, l'année suivante, dans : "la grande évasion" ou dans son titre original "High Sierra". "Une femme dangereuse" est donc un film où l'on ne s'ennuie pas. Alors venez faire un tour de camion, vous ne serez pas déçu, si vous aimez le cinéma noir & blanc.

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Ci-dessus : George Raft, Humphrey Bogart & George Tobias

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Ci-dessus : George Raft, Ann sheridan, & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : George Raft & Ida Lupino

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Ci-dessus : Humphrey Bogart, Ann sheridan, & George Raft

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Ci-dessus : Alan Hale & George Raft

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Ci-dessus : Ida Lupino

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Ci-dessus : Ann Sheridan & George Raft

La Bande-Annonce :

Disponible en DVD zone 1 & 2 en VO sous-titrée français. Attention à noter sur le DVD zone 1, un sous-titrage français un peu minimaliste, qui ne fait pas honneur aux dialogues parfois crus des scénaristes. Excellente qualité d'image.

 Note : 7,5 / 10

07/12/2014

Intrigues en Orient / Background to Danger - 1943

1942, le Reich cherche des alliés et la Turquie est un morceau de choix, pour s'emparer de régions pétrolifères et contrer les Russes par le sud. Malheureusement, pour l'Allemagne, la Turquie reste neutre. Des réseaux d'espions s'installent donc à Ankara pour influencer la Turquie et tout faire, pour la faire basculer du côté des nazis ou des alliés. Un américain (George Raft) arrive dans cette région, pour faire du tourisme. Mais on devine rapidement que c'est un agent américain, qui est là pour contrer les manoeuvres allemandes, qui veulent diffuser de fausses preuves de la préparation d'une attaque soviétique sur la Turquie. C'est à peu près, le sujet "d'intrigues en Orient", film en noir & blanc, tourné par Raoul Walsh . On retrouve un casting plutôt sympathique avec deux acteurs présents dans "Casablanca" de Michael Curtiz : Peter Lorre et Sidney Greenstreet. On peut également citer Brenda Marshall, qui est pourtant ici totalement transparente, dans un tout petit rôle, qui fait d'elle malheureusement, une potiche. Pour clôturer la partie casting, on peut aussi citer, Osa Massen, actrice danoise qui n'apparaît que dans les 15 premières minutes du film. "Intrigues en Orient", n'est pas un pur film de propagande, car il nous donne à voir un bon petit film d'espionnage, avec des rebondissements et un peu d'action. Mais malgré tout, ce film reste tout à fait mineur dans la filmographie de Walsh. Mais on ne s'ennuie guère, à suivre ce film de 75 minutes, et c'est déjà pas mal. A noter une image globalement correcte de l'édition Warner, mais malheureusement pas exempte de griffures un peu gênantes, surtout lors des scènes d'action (poursuite en voiture).

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Ci-dessus : George Raft & Osa Massen

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Ci-dessus : Peter Lorre & George Raft

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Ci-dessus : Peter Lorre, Brenda Marshall & George Raft

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Ci-dessus : George Raft & Brenda Marshall

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Ci-dessus : George Raft & Sidney Greenstreet

Film disponible dans la collection "trésors Warner" en DVD zone 2, VO sous-titrée français

Note : 6 / 10

20/07/2014

Hélène de Troie / Helen of Troy - 1956

"Hélène de Troie" est le type même du péplum tourné à l'ancienne. Il est considéré comme étant un film plutôt faible dans la carrière du réalisateur Robert Wise. Pourtant à mon sens il n'en est rien et le film bénéficie de nombreux atouts. Ainsi en premier lieu, on peut considérer que les décors sont plutôt bons et assez impressionnants dans leur ensemble. On peut contester le bateau de Pâris, qui l'emmène à Sparte, et qui ressemble plus à un drakkar qu'à autre chose. Mais pour le reste, je n'ai pas trouvé d'énormes fautes de goût. La réalisation est très impressionnante et donne lieu à des scènes de bataille digne de l'Iliade d’Homère. On peut d'ailleurs noter que Raoul Walsh était le réalisateur de la seconde équipe. Cela situe tout de suite le film. Non si il y a bien un défaut dans ce "Hélène de Troie" c'est bien le manque criant de charisme de l'ensemble de la distribution. Ainsi, si Rossana Podesta est formidablement  belle, son interprétation est rarement à la hauteur de son personnage. Quant à Jacques Sernas, acteur français, exilé volontaire en Italie, il est spécialisé dans les péplums, mais reste moyennement convaincant ici en Pâris.

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Ce que l'on peut noter au crédit du film, c'est que les éclairages, les décors, et le costumes inspiretont sans nulle doute bon nombres de péplums, à commencer par le dernier "Troie" (2003) de Wolfgang Petersen. "Hélène de Troie" survole donc aux niveaux du jeu des acteurs et du casting, l'ensemble des thèmes que Petersen développera plus efficacement dans son film. On retire quand même beaucoup de plaisir à regarder cette version de l'adaptation de l'oeuvre d'Homère. Malheureusement l'absence de charisme du casting plombe un peu l'ensemble et l'empêche d'être un film inoubliable. Cela se traduit par l'absence d'un leader fort du côté des Grecs, et Robert Douglas dans le rôle d'Agamemnon, consteste souvent l'autorité de Ménélas pour devenir plus ou moins le chef des Grecs coalisés. Dans ce casting parfois étrange, on retrouve le parfait Sir Cedric Hardwicke que l'on verra jouer la même année dans "les 10 commandements" et qui reprendra dans ce dernier film le rôle du père de Ramses II. Il est ici un roi Priame très crédible. Enfin la musique est signée Max Steiner. On peut la considérer comme très intéressante et très lyrique. Et rien que la musique du titre, ou les batailles valent le déplacement. On a donc avec ce "Hélène de Troie" une oeuvre parfaitement réalisée pour 1956 et qui n'a pas à rougir de la comparaison avec la version de 2003, ou même avec des oeuvres plus anciennes, si ce n'est au niveau d'un casting certes international, mais un peu faible.

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Ci-dessus : Jacques Sernas & Rossana Podesta

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Ci-dessus : Janette Scott (Cassandre), Rossana Podesta & Jacques Sernas

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Ci-dessus : Rossana Podesta

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

 

Le majestueux thème d'amour de Max Steiner écrit pour "Hélène de Troie" :

Film disponible en DVD dans la collection "légendes d'Hollywood" chez Warner Bros

Note : 7 / 10

18/01/2014

Les fantastiques années 20 / The Roaring Twenties - 1939

"Les fantastiques années 20", est un film marquant du cinéma hollywoodien. Tout d'abord, car c'est le premier film de Raoul Walsh à la Warner. Celui-ci après 25 ans de carrière trouve enfin le studio qui va le révéler. De plus, si le film nous parle des années 20, il clôture aussi tous les films de gangsters des années 30, laissant le public orphelin quelques années d'un genre qui renaîtra comme le Phénix, mais cette fois-ci comme transformé dans le film noir. Mais lorsqu'on le regarde avec nos yeux d'aujourd'hui, le film semble aussi être un passage de témoin entre James Cagney et Humphrey Bogart, ce dernier devenant une des vedettes du film noir des années 40 et 50. Comme à son habitude Walsh nous donne un portrait tout en nuances du héros. Le film raconte l'histoire des soldats américains qui reviennent de la guerre de 14, et qui retrouvent une Amérique changée. Ainsi, le travail ne les a pas attendus. Le chômage augmente, la prohibition sur la vente d'alcool, apparaît et les trafics mafieux également. Comme aujourd'hui la mitrailleuse, devient alors l'arme la plus utilisée par les gangsters, pour préserver leur marché très concurrentiel. On est d'ailleurs frappé par l'absolu modernité des thèmes abordés : chômage, exclusion, violence, mafia, crack boursier. Et l'apparition d'une écoute de la radio avec un casque audio, nous rend l'époque presque familière. L'histoire des personnages est donc inscrite dans l'actualité des années 20, et Walsh a un talent terrible pour revenir dans le temps et faire des montages très modernes, d'actualités qui auraient pus sembler très plates dans une présentation trop classique. On notera aussi que la film a beaucoup de chansons interprétées par Priscilla Lane. Cela donne un côté sympathique au film, et lui donne une respiration. De plus, les numéros musicaux sont aussi l'occasion de voir des "girls" peu habillées, donnant au film un côté "pré-code", mais 5 ans après son instauration !

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Pour le reste, Walsh s'évertue à nous montrer 3 personnages dont chacun représente un caractère : le bon, la brute, et le truand avant l'heure en quelque sorte. Mais Walsh n'est absolument pas manichéen dans sa présentation.  Ainsi, si Bogart est ici toujours dans les sales coups, Gagney ne fait que protéger son affaire et ses proches. Cagney n'a pas le sadisme ou le vice de Bogart. Et c'est parce qu'il y a du bon en lui, qu'il va en quelque sorte se sacrifier, alors qu'il avait refusé l'idée même de se suicider au début du film. L'ambivalence du personnage principal voilà ce qui intéresse Walsh, comme dans tous ses films.  Ainsi, le troisième camarade joué par Jeffrey Lynn, représente l'avocat honnête qui rentre malgré lui dans les trafics. Et il n'intéresse ni Walsh ni les scénaristes, qui lui donnent presque un rôle de faire-valoir. Le film n'est pas exempt de belles émotions en particulier entre Cagney et Priscilla Lane, ou encore entre Cagney et sa maîtresse jouée par Gladys George, qui donne une formidable interprétation, semblant à 35 ans, en faire 45 dans le film ! Cagney trouvera t'il sa voie en dehors que dans le crime ? Le film répond à la question, mais je vous laisserai le découvrir, car cela en vaut la peine. Je vous conseille donc très fortement les "fantastiques années 20", qui montrent que le monde tourne sans jamais s'arrêter, mais que parfois les époques se ressemblent au moins sur certains points.

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Ci-dessus : Gladys George et James Cagney

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Ci-dessus : Frank McHugh et James Cagney

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Ci-dessus : Priscilla Lane

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Ci-dessus : Priscilla Lane et James Cagney

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Disponible en DVD Zone 1 (compatible zone 2) (VO sous-titrée)

 

Note : 7,5 / 10

03/11/2013

Victime du destin / The Lawless Breed - 1953

Il faut d'abord commencer par donner quelques explications sur le titre; En effet, si ce western est aujourd'hui connu sous le titre "victime du destin", il est aussi connu sous le titre "mémoires d'un condamné". On peut supposer, sans en être totalement sûr, que l'un des titres concerne la sortie en France et l'autre la sortie en Belgique. Les annotations en néerlandais de l'affiche ci-dessous, peuvent ainsi le laisser penser. Ce film "victime du destin" a beaucoup de qualités avec tout d'abord une très bonne distribution avec en tête d'affiche : Rock Hudson, et la belle Julie Adams (petite vedette de l'Universal). Rock Hudson n'est pas encore devenue une star en 1953, mais Walsh décide de miser sur lui, pour son film. Et il n'y a rien à redire quant à son interprétation et la stature massive de Rock Hudson en impose énormément. Pour le reste, je ne reviendrai pas ici sur sa sexualité, qui évidemment  ne regarde que lui. Rock Hudson deviendra réellement une star en 1954 avec "le secret magnifique" de Douglas Sirk, avec Jane Wyman. Julie Adams est quant à elle, une petite vedette de l'Universal, qui a jouée dans de nombreux films de cette époque. On peut citer parmi les plus célèbres : "le gentilhomme de la Louisiane" (1953), "le déserteur de fort Alamo" (1953), "Révolte au Mexique" (1953), "l'étrange créature du lac noir" (1954), ou encore "le shérif aux mains rouges" (1959). Mais les seconds rôles sont également particulièrement intéressants. Ainsi, on retrouve Lee Van Cleef, qui joue un rôle de cowboy à la recherche de son frère, rôle qu'il reprendra dans "Règlements de compte à Ok Corral" (1957). Mary Castle, John McIntire (qui interprète deux personnages) et Hugh O'Brian. On a donc vous l'aurez compris une distribution très intéressante.

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Mais la force du film de Walsh n'est pas seulement de s'appuyer sur une très bonne distribution, mais aussi sur un très bon scénario, qui s'inspire très lointainement de la vie du célèbre bandit texan, John Wesley Hardin. Hardin qui était en fait dans la réalité un tueur psychopathe est montré comme un homme victime de ses pulsions et surtout effectivement de sa destinée, qui l'amène au meurtre malgré lui. De ce scénario, finalement assez classique, Walsh nous crée une beauté cinématographique de tous les instants, magnifiant au possible chaque scène, travaillent le moindre détail : de la course de chevaux, aux dessous de la belle Julie Adams, rien est caché au spectateur, avide de belles images. On se régale donc en Technicolor des aventures d'un Rock Hudson, qui n'a jamais bien aussi porté son nom que dans ce film.

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Ci-dessus : Rock Hudson et Mary Castle

Pour le reste, Walsh développe comme il l'a déjà fait dans nombre de ses films, le thème de l'ambivalence de l'individu. Ainsi Hardin est il  un tueur psychopate ou  un homme victime de la société violente de son époque. On constate que comme à son habitude, Walsh s'interroge ici sur la nature réelle de son héros, comme il s'interrogeait sur la nature d'Errol Flynn dans "Saboteur sans gloire" (1944) ou "dans la charge fantastique" ou sur celle de Clark Gable dans "l'esclave libre" (1957). C'est peut être ce qui fait tout l'intérêt du cinéma de Walsh, en dehors de sa formidable maitrise du Technicolor et du jeu de la caméra. Walsh s'interroge dans tous ses films sur la nature humaine. En cela, son cinéma reste profondément actuel, et le restera tant que les Hommes seront des Hommes. "Victime du destin" arrive donc à dépasser son statut de petit film de l'Universal et à devenir un autre classique de Walsh au même titre que d'autres plus célèbre après lui. A découvrir.

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Ci-dessus : la très belle Julie Adams

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Ci-dessus : Julie Adams et Rock Hudson

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Ci-dessus : Rock Hudson et Julie Adams. Les 3 photos ci-dessus sont particulièrement intéressantes, car elles nous apprennent d'une part, que Walsh n'avait pas beaucoup de respect pour le code Hays; d'autre part, la familiarité vestimentaire de Julie Adams et le fait qu'elle donne de l'argent à son amant, nous apprend quel est le caractère des relations des deux personnages, à ce moment de l'histoire, ou comment à cette époque on remplaçait une scène charnelle par une scène très glamour.

 

Note : 7 / 10

24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

26/08/2013

Souvenez vous de ... Jean Sullivan !

Jean Sullivan fait parti de ces météorites qui ont traversé le ciel d'Hollywood sans y briller comme des vedettes ou des stars immortelles. Ainsi, dans toute sa carrière cinématographique, Jean Sullivan n'aura fait que 5 films dont le premier est peut être le plus célèbre. En effet, dans "Saboteur sans gloire" (1944) de Raoul Walsh, elle est l'incarnation parfaite de la femme française de cette époque, ange gardien d'un amour pur. C'est peut être dans cet appel à la vie et à l'amour, dans une époque bouleversée (déjà), qu'Errol Flynn sera peut être le plus bouleversant. En ceci, il aura bien été aidé par la jeune Jean Sullivan, qui n'a alors que 21 ans. Le couple Flynn/Sullivan était dans ce film profondément touchant. Après "saboteur sans gloire", Jean devait jouer dans deux autres films de la Warner : "Escape to the Desert" (1945) "Roughly Speaking" (1945). Mais sa carrière devait se poursuivre ensuite sur les planches du théâtre et dans de nombreuses émissions de télévision, mettant souvent en avant son amour de la danse classique et du Flamenco. Pour ma part, je veux me rappeler cette jeune fille de "saboteur sans gloire". Elle est un peu un symbole de l'éternité du sentiment amoureux et de la vie éternelle de notre pays. Peut être un jour, on se souviendra que les Américains n'ont jamais aussi bien décrits l'esprit français que dans ce "saboteur sans gloire" de Raoul Walsh. Souvenez vous de ... Jean Sullivan !

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22/08/2013

Raoul Walsh raconte les débuts de John Wayne !

Raoul Walsh nous raconte ici sa découverte de John Wayne :

 

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15/08/2013

Souvenez vous de ... Raoul Walsh et Errol Flynn !

Aujourd'hui je souhaiterai rappeler à votre mémoire, un très grand réalisateur de la grande époque d'Hollywood, et une grande star. Il s'agit de Raoul Walsh et d'Errol Flynn. Même si Walsh a été aussi acteur, on se souvient aujourd'hui de lui, surtout pour ses talents de réalisateur. Enfin, il a formé un duo parfait avec Errol Flynn, pour devenir pour ce dernier, ce que Henry King était pour Tyrone Power, c'est à dire, son réalisateur préféré.

 

Hollywood Classic vous présente donc ces deux légendes du cinéma à travers leur collaboration cinématographique et un reportage visible sur le lien ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?v=z6XhDAUKYqg

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Ci-dessus : Raoul Walsh

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Ci-dessus : Errol Flynn

06/08/2013

The man I love - 1947

"The man I love" (1947), est un film de la Warner tourné par Raoul Walsh. Alors, la première question que l'on se pose à voir ce film, c'est qu'est ce qu'il fait dans la collection "films criminels" de la Warner. En effet, "the man I love" a tout d'un mélodrame. Alors c'est vrai qu'il y a un chef de bande, mais franchement il n'a pas l'air très dangereux sinon avec les femmes. Et c'est bien pour le public féminin auquel ce film est destiné on le sent bien. Ida Lupino partage la vedette avec Robert Alda. Mais on retient surtout l'étrange interprétation de Bruce Bennett en artiste tourmenté par une femme qui l'a quitté mais qu'il ne peut s'empêcher d'aimer. Andrea King, Martha Vickers, et Alan Hale complètent la distribution. Le film a des qualités en particulier ses séquences musicales, qui en font un espèce d'immense clip vidéo. Mais la mise en place du drame, prend trop de temps et semble comfuse. Et on a parfois du mal à accrocher au premier tiers du film. 

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Mais la tension va augmenter que ce soit à travers des personnages douteux, ou à travers la romance entre Ida Lupino et Bruce Bennett, et trouver une conclusion dramatique. On ressort donc un peu surpris par ce film, qui finit par une réplique énigmatique : "Tu m'as dit que nous avions tous les pieds, dans la boue. Oui mais certains regardent les étoiles". On aurait ainsi tendance nous aussi, à se demander si la bouteille est à moitié pleine ou à moitié vide. Mais malgré tout, Ida Lupino donne au spectateur son lot d'émotion. Cela m'incite donc à ne pas trop mal juger ce "the man I love", qui devait obtenir un gros succès auprès du public féminin de l'époque. Un film qui a trouvé son public, c'est déjà un très bon point, pour une oeuvre qui sait être déchirante par moment et qui montre comme rarement au cinéma, cette espèce d'incommunicabilité qui existe entre les hommes et les femmes. Enfin, on notera qu'Ida Lupino qui voulait se mettre à la réalisation, ne cessa pas d'importuner Walsh, lui demandant des conseils de réalisation. Ainsi quand Ida Lupino, demanda à Walsh comment ce dernier faisait pour rester calme, il lui répondit : "je ne me laisse pas emmerder !".

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Ci-dessus : sur le plateau de "the man I love"

Extrait musical  de "the man I love" :

 

Disponible en DVD zone 2 dans la collection films criminels de la Warner sur le site de la Warner ou dans les magasins spécialisés.

 

Note : 6 / 10

30/07/2013

L'Esclave libre / Band of angels - 1957

"L'esclave libre" est un magnifique film de raoul Walsh. Je l'avais découvert étant adolescent et je l'ai revu il y a quelques années dans le cadre de sa sortie DVD, dans la collection des inédits de la FNAC. Et hier soir, nouvelle séance à la maison, en videoprojection de ce chef-d'oeuvre de Raoul Walsh. J'avoue que la dernière fois j'avais été un peu déçu par les couleurs un peu trop criardes du Warnercolor, je les ai donc un peu adouçi et j'ai retrouvé un film plus naturel dans ses tons. Le film commence par une formidable bande sonore de Max Steiner qui ouvre le titre. Ensuite on découvre la Louisiane de 1853 et la vie d'une petite fille  dans une plantation avec son père. La jeune fille devient une femme, et découvre à la mort de son père de lourds secrets qui changeront son existence à jamais. Le film est tiré du roman de Robert Penn Warren, sur un scénario de John Twist, Ivan Goff, et Ben Roberts. Autant vous le dire tout de suite, "l'esclave libre" est une merveille autant esthétique que scénaristique. Ainsi Walsh recrée les rues de la Nouvelle-Orléans, mais aussi le marché aux esclaves, et les riches intérieurs des maisons du sud. Il est ici la beauté et l'horreur de cette civilisation. Et la première référence qui vient à l'esprit, c'est "Autant en emporte le vent" (1939). On ne retrouve pas la classe des intérieurs de la plantation des 12 chênes du père de Mélanie, mais malgré tout, c'est vraiment très beau. Et la scène d'étreinte entre Clark Gable et Yvonne de Carlo fait indéniablement penser à celle avec Vivien Leigh et le même Clark Gable. 

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La différence avec "Autant en emporte le vent" c'est bien évidemment la carrure du film qui ne joue pas dans la même catégorie. On sent que le budget a été important mais pas aussi important que pour "Autant en emporte le vent". Ainsi, "l'esclave libre" ne fait qu'un peu plus de 2 heures contre presque 4 heures pour son aîné. Ensuite Raoul Walsh ne va pas toujours au bout de ses idées. Ainsi, la grande scène du bal, n'est qu'à peine abordée. Par exemple, on sait que Max Steiner adorait utiliser son talent de compositeur viennois et écrire des valses pour le cinéma. Il l'a fait bien souvent comme "dans la charge de la brigade légère" (1936) où Olivia de Havilland danse sur une valse originale de Steiner. Ici malheureusement, la scène de danse est écourtée et ne laisse pas le temps à Steiner de composer une pièce originale. Dommage.

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Ci-dessus : Clark Gable et Yvonne de Carlo

Mais le reste est admirable. Que ce soit au niveau des thèmes abordés ou de la réalisation, "l'esclave libre" mérite toutes les éloges. Ainsi, si nous avons parlé du formidable génie de Raoul Walsh dans ce film. On est bien obligé de parler du scénario qui réserve bien des surprises. Ainsi, il évoque l'irresponsabilité des parents qui sont bien incapables de protéger leurs enfants après leur disparition. Mais il parle aussi de la marche du temps et comme dans beaucoup de films, l'orage n'est pas seulement l'orage, mais bien l'annonce de temps difficiles. L'orage devient symbolique de la colère des hommes et finalement d'un monde qui va disparaître dans une effroyable tempête. Et je ne crois pas que ce soit un hasard si les scénaristes font naître une passion entre Gable et notre héroïne au moment de cet orage. Enfin, le film aborde l'esclavage de la manière la plus crue et devient finalement un contre "autant en emporte le vent" pour montrer le caractère vicieux de cette institution. Le film de la Warner sort donc totalement du caractère pro-sudiste de certains films produit dans les années 30.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Alors que peut on reprocher à "l'esclave libre". Pas grand chose à vrai dire. Le scénario est très abouti, la réalisation admirable, le casting excellent, avec un Patrick Knowles détestable au possible. Patrick Knowles c'était Willy l'écarlate dans "les aventures de Robien des Bois" (1938) avec Errol Flynn. Et il ne faut pas oublier la très belle prestation de Sidney Poitier.  Allez, si j'était vraiment horrible, je reprocherai que les dessous d'Yvonne de Carlo ne sont pas vraiment en rapport avec les dessous féminins de 1861. Mais franchement, Yvonne de Carlo a de si belles jambes qu'il est impossible de reprocher au réalisateur de les montrer avec  des bas de soies plutôt qu'avec les affreux pantalons d'époque. Je n'aurai donc qu'un seul conseil pour vous lecteur : procurez vous l'esclave libre. C'est sans aucun doute, du très grand cinéma, même 56 ans après sa sortie..

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Ci-dessus : Clark Gable et Yvonne de Carlo

 

Le trailer présenté par Clark Gable lui même en présence du réalisateur Raoul Walsh :

http://matineeclassics.com/movies/1957/band_of_angels/

 

Note : 9 / 10

28/06/2013

La charge fantastique / They died with their boots on - 1942

"La charge fantastique" évoque la vie du général George Amstrong custer, et la plus grande défaite de l'armée américaine aux USA contre les indiens. En effet, le 7ème de cavalerie du Lieutenant colonel Custer devait perdre plus de la moitié de ses hommes et le détachement de Custer être entièrement décimé. Le but de cette note, n'est pas de refaire l'histoire de cette célèbre bataille, mais bien de vous présenter "la charge fantastique". Il n'en reste pas moins que Little Big Horn est encore sujet de controverses aujourd'hui aux USA. Ainsi, on se demande toujours quel a été l'attitude de certains subordonnés de Custer pendant cette bataille. Pourquoi le major Reno n'est pas venu à son secours ? Et finalement, on se demande si Custer est mort de sa prope faute ou de part la faute de subordonnés craintifs voir laches, qui voulaient se débarasser d'un homme gênant. On peut tout imaginer. Le film part d'une autre thèse qui voudrait que Custer se soit sacrifié à Little Big Horn pour dénoncer la main mise des profiteurs de guerre, qui voulaient s'emparer des terres indiennes. Alors bien sûr il ne faut pas voir ce film comme un film historique, mais bien comme une épopoée de l'Ouest, où la légende prend le pas sur la réalité historique.

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Le but du film était de montrer au public d'une Amérique prête à rentrer dans la guerre, que le courage, l'honneur, le sens du sacrifice et l'audace étaient nécessaires. Mais que tout cela pouvait être réduit à néant par des politiciens corrompus. Mais au delà des leçons du film, on retrouve encore une fois le couple Errol Flynn, Olivia De Havilland pour une ultime fois. Le film est donc à ce titre, très troublant, nous racontant le début et la fin d'une romance, mais aussi retrospectivement la fin d'un très célèbre couple d'acteurs à l'écran. Ainsi, si on voit Custer dire adieu à sa femme, le spectateur d'aujourd'hui voit aussi un Flynn dire adieu à sa partenaire et se décidant à affronter son destin, dans une lutte qu'il sait perdu d'avance. Walsh nous donne une des scènes d'adieu les plus déchirantes de l'histoie du Western. En plus de Flynn et Olivia de Havilland, on retrouve Anthony Quinn qui joue Crazy Horse., mais aussi Arthur Kennedy qui devait jouer l'année suivante encore avec Errol Flynn dans "sabotage à Berlin" (1942). "La charge fantastique a vieilli par certains aspects, et manque parfois d'ampleur. Ces défauts sont atténués par la superbe partition de Max Steiner qui donne une vie à la dernière bataille de Custer. Mais "la charge fantastique" est autant l'histoire de la vie et de la mort du général Custer, que la mise en image de la séparation du couple Flynn, De Havilland à l'écran. Pour toutes ces raisons, pour la réalisation de Walsh, et la musique de Steiner, la magie opère encore 71 ans après le tournage et elle fait de "la charge fantastique", une légende du western américain au même titre que "le massacre de Fort Apache" de Ford.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Arthur Kennedy et Errol Flynn

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Ci-dessus : Errol Flynn et Olivia de Havilland

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la scène d'adieu :

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 sur le coffret consacré à Errol Flynn

 

Note : 8,5 / 10

16/03/2013

L'enfer est à lui / White Heat - 1949

Autant vous le dire tout de suite, contrairement à la plupart des critiques, "L'enfer est à lui" n'est pas mon film de gangster préféré avec James Cagney. Pourtant la réalisation est de Raoul Walsh. Le film est le premler des trois films qui ont réuni à l'écran le duo Cagney/Mayo. Cagney le tourna avec la Warner, après son expérience non concluante dans la production de ses propres films.  Mais, contrairement à d'autres de ces films, je trouve le scénario du duo Ivan Goff/Ben Roberts trop linéaire et que les adversaires de Cagney manquent trop souvent de charisme. Ainsi, aucun membre de sa bande n'arrive à contrarier ses plans dès qu'il apparait, ni sa petite amie à s'enfuir, ni la police à l'arrêter. Et ce n'est pas Edmond O'Brien qui saura être un adversaire de taille. Ainsi, je regrette son opposition avec Humphrey Bogart dans "les fantastiques années 20", sa rédemption dans "Pitchure Snatcher", ou son parcours chaotique et difficile qui l'amène de la délinquance à Hollywood dans "Lady Killer". Dans ce dernier film, les relations entre Cagney, Mae Clark, et Douglass Dumbrille étaient particulièrement savoureuses. Dans "l'enfer est à lui", toutes les relations de cet anti-héros finissent par un mauvais coup, la mort et le plus souvent par un assassinat. Le film est donc pour le moins très lourd et difficile à supporter car il suit la folie d'un homme que rien ni personne ne peut arrêter. De plus Cagney a quand même vieilli. En effet, ce film a été tourné 19 ans après ses débuts dans "Sinners' Holiday" (1930).

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Ceci étant dit, "l'enfer est à lui" possède une étonnante modernité de par donc son scénario qui met en avant l'action dès le début et qui préfigure des films bien plus récents. Mais bien évidemment c'est le duo Cagney/Mayo qui crève l'écran. Virginia Mayo est superbe dans la plupart de ses scènes. Enfin, une scène au milieu du film explique la maladie mentale de cet anti-héros joué par Cagney. Cette explication redonne un semblant d'humanité à Cagney et fait redescendre la tension du spectateur quelques minutes. Dans une autre scène on voit Cagney se jeter sur Virginia Mayo dans le garage et la caméra filme l'adorable visage de Virginia Mayo déformé par la main de Cagney mais aussi par la peur. Elle devait d'ailleurs affirmer qu'elle eut réellement peur lorsqu'elle a tournée cette scène avec Cagney. La meilleure scène restant la scène de démence jouée par Cagney lorsqu'il apprend la mort de sa mère. Raoul Walsh expliqua qu'il avait été impressioné par la façon dont Cagney avait joué cette scène. On raconte que certains figurants furent également effrayés ne sachant pas ce qu'il se passait et que cette scène était bien prévue au script. L'interprétation de Cagney est donc clairement extraordinaire.

 

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Ci-dessus : Virginia Mayo, Margaret Wycherly et James Cagney.

Voilà vous savez presque tout sur ce film étouffant, qui prend aux tripes du début à la fin. On retrouvera le couple Mayo/Cagney l'année suivante dans une comédie musicale, "les cadets de West Point" dans une ambiance bien plus sympathique qui nous permettra d'admirer le corps de rêve de Virginia Mayo dans un film un peu plus chaleureux. On en reparle demain !

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Note : 6,5 / 10

09/03/2013

La rivière d'argent / Silver River - 1948

"La rivière d'argent" est le dernier des grands westerns de Flynn et son dernier film avec son réalisateur préféré, Raoul Walsh. On sait que le tempérament et la dureté de Michael Curtiz ne convenait pas à la personnalité de Flynn. Il devait en être tout autrement avec Walsh. Et Flynn et Walsh n'en étaient pas à leur premier coup d'essai dans le western. En effet, ils avaient déjà tourné ensemble "la charge fantastique", évocation très romancée mais magnifiquement réalisée de la vie du généra George Amstrongl Custer. "La rivière d'argent" bénéficie d'une belle distribution avec donc Errol Flynn, mais aussi Ann Sheridan, Thomas Mitchell (le père de Scarlett O'Hara dans "Autant en emporte le vent"), Bruce Bennett et Tom D'Andrea.

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Le fim décrit l'ascension et la chute d'un opportuniste, qui perdra son argent, son pouvoir et sa femme dans une folle guerre spéculative, mais qui retrouvera une forme de rédemption dans un ultime sursaut moral. Le film apporte son lot d'actions, et de rebondissements, mais bien évidemment c'est la magnifique présence de Flynn à l'écran qui amène l'approbation générale. Et on ne voit personne d'autres dans ce rôle d'opportuniste, près à tromper et à ruiner la terre entière, si à terme cela doit lui être profitable. Cette longue ascension sociétale parallèle à une longue descente morale, est assez fascinante. Et finalement ce costume d'anti-héros convient parfaitement à un Flynn au meilleur de sa forme. La réalisation de Walsh est bien évidemment parfaite mais ne prend réellement de l'ampleur que dans les scènes d'actions. Mais les scènes comme dans le saloon ou lors de la réception du président Grant sont également parfaitement filmées. C'est donc du bien bel ouvrage et un film qui porte des thèmes intéressants. Ce que l'Homme désire a t'il pour conséquence forcément son élévation morale ? Et ce que l'on obtient par des moyens inavouables, est ce que cela ne dénature pas l'objet désiré lui même ? Le film en donne une réponse et on sent bien que ce western veut nous faire comprendre que la rivière d'argent qui irrigue cette communauté, corrompt tout jusqu'à l'amour des femmes. Même si bien évidemment ici le propos n'est pas si explicite.

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Ci-dessus : Ann Sheridan et Errol Flynn dans "la rivière d'argent"

Pour la musique cette fois-ci Max Steiner ne s'est pas trop cassé la tête et a repris de nombreux thèmes déjà entendus dans "Virginia City" (1940) ou dans "les conquérants" (1939). "La rivière d'argent" est donc un spectacle intéressant autant par les thèmes abordés, que par la complexcité du personnage joué par Flynn, torturé par son envie de pouvoir mais aussi par une étrange conscience qu'il se refuse d'écouter, mais qu'il aime plus que tout. On pourra seulement reprocher parfois une certaine langueur du film, que la musique de Steiner, une fois n'est pas coutume, n'aide guère à oublier.

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Ci-dessus de gauche à droite : Thomas Mitchell, Tom D'Andrea, Bruce Bennett, et Errol Flynn

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La bande-annonce :

 

Le titre :

 

Note : 7 / 10

 

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Film disponible en DVD Zone 2.