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26/01/2014

Ladies they talk about - 1933

"Ladies they talk about" est un film pré-code qui met en scène Barbara Stanwyck dans une prison de femmes. On retrouve également à l'affiche Preston Foster et Lyle Talbot, mais aussi la très jolie Dorothy Burgess. A la réalisation on retrouve le réalisateur de Robin des bois, William Keighley, qui est assez inspiré. Le film navigue entre l'horreur de l'exclusion de la société de ces femmes. Mais l'humour est souvent présent et l'érotisme aussi. Une détenue proclame d'ailleurs que ce qui manque le plus ici c'est la liberté, mais aussi les hommes. Le film navigue donc entre vengeance, frustration, et pardon. Ici Barbara Stanwyck porte toute seule le film sur ces épaules. Et les autres acteurs font finalement assez pâles figures à côté d'elle. On retiendra malgré tout le personnage du chef de la police, joué par Robert McWade, qui lui ne s'en laisse pas compter. On notera qu'il disparaîtra 3 ans après le tournage de ce film. On note la présence d'un deuxième réalisateu Howard Bretherton, mais à cette heure, je suis incapable de dire qu'elle a été son rôle dans le tournage.

ladies-they-talk-about-movie-poster-1933-1020198479.jpgIl est amusant de constater qu'une détenue du film, Dorothy Burgess, avait eu affaire avec la justice, suite à un accident de voiture, le 23 décembre 1932. Elle elle avait donc été accusée d'homicide involontaire, après son implication dans cet accident de la route, et le décès d'une personne. L'affaire se soldait par le versement d'une importante somme d'argent aux parents de la défunte. Il n'en reste pas moins que cela devait être assez troublant pour le public de l'époque, de voir ainsi la belle Dorothy Burgess, derrière les barreaux, alors qu'elle même avait eu des difficultés pour ne pas se retrouver en prison. En dehors de cette anecdote et de la belle plastique de Dorothy Burgess, on ne peut pas dire que l'on est impressionné ici par son jeu d'actrice, quant à lui très moyen. Elle disparaîtra prématurément, d'une attaque de tuberculose en 1961. Pour le reste, "Ladies they talk about" a assez de rebondissements, d'humour et d'érotisme pour être un encore aujourd'hui un honnête divertissement, avec quelques scènes particulièrement bien traitées (par exemple celles du tunnel, où William Keighley joue avec les reflets de l'eau).

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert McWade

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Ci-desuss : Barbara Stanwyck et Lillian Roth

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Ci-dessus : Dorothy Burgess

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Ci-dessus : Lyle Talbot

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Ci-dessus : Photo de Dorothy Burgess

 

Extrait :

 

Clip vidéo :

 

Disponible chez Warner Bros sur la boutique internet de l'éditeur en DVD Zone 2, sous-titrage français.

Note : 6,5 / 10

05/10/2013

Man Wanted - 1932

"Man wanted" reprend le traditionnel scénario de l'idylle de la secrétaire avec son patron. L'histoire a donc été vu et revu. Mais l'intérêt de "Man wanted", et qu'il inverse les rôles, faisant de la femme (Kay Francis) une directrice de magazine, de son mari Kenneth Thomson (un richissime oisif) et du secrétaire David Manners un beau jeune homme. L'inversion des rôles est donc la partie la plus intéressante du film. Et c'est vrai que c'est un challenge pour Kay Francis, de jouer cette femme directrice d'un grand journal en 1932. C'est un peu quelque chose d'extraordinaire. Le film reste donc très moderne dans son scénario, et même si l'intrigue reste d'un classique à tout épreuve, elle arrive quand même à éviter les clichés et à fournir une petite dose d'émotion. La grande vedette du film c'est bien sûr Kay Francis, qui est en 1932, une grande star de la Warner.

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"Man Wanted" a bien une ambiance pré-code, mais donc cette fois-ci dans les rapports que Kay Francis lie avec les hommes. En effet, les hommes ont des rôles de femme et les femmes ont des rôles d'homme. tout cela donne une saveur particulière, à laquelle il faut ajouter une très bonne réalisation de William Dieterle, qui nous trouve parfois quelques plans d'une beauté troublante. Mais cette réalisation de qualité n'est pas étonnante quand on prend le temps de regarder la filmographie de William Dieterle, qui a de multiples chef-d'oeuvres à son actif : "Le songe d'une nuit d'été" (1935), "la vie de Louis Pasteur" (1936), "la vie d'Emile Zola" (1937) etc Pour résumer, on a donc avec "Man Wanted", un film très correct, mais qui n'atteint pas les sommets du genre, faute peut être à un scénario qui aurait mérité d'être un peu moins classique, malgré son intéressante inversion des rôles.

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Ci-dessus : Kay Francis et David Manners

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Ci-desus : Kay Francis (chapeau !) et David Manners

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Ci-desus : Kay Francis et David Manners

Film disponible en DVD zone 2, sous-titré dans la collection "Trésors de la Warner" sur le site français de l'éditeur et dans certains magasins spécialisés.

 

Extrait :

 

Note : 6 / 10

15/09/2013

La divorcée / The divorcee - 1930

"La divorcée" est un film de Robert Z Leonard avec Norma Shearer, Chester Morris, Robert  Montgomery, et Conrad Nagel. Robert Z Leonard a une oeuvre variée, et a été nominée aux Oscars deux fois dans la catégorie du meilleur film, une première fois pour "la divorcée" et une deuxième fois pour "The Great Ziegfeld" (1936). Ce dernier film devait d'ailleurs gagner l'Oscar du meilleur film. On doit aussi à Robert Z Leonard, "the bribe" (1949) avec Robert Taylor, récemment sorti en France en DVD. Si je vous parle de nomination, c'est que "la divorcée" doit être très bon, et en réalité, il l'est. Les personnages sont formidablement bien décrits. Et on sent bien que les scénaristes ont fait un effort pour étudier la psychologie même du couple amoureux, mais aussi la psychologie masculine et féminine qui mène au divorce.

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Le film est tiré d'un roman d'Ursula Parrott. Irving Thalberg (célèbre producteur de la MGM) devait en acheter les droits en 1929. Le premier choix de Thalberg était de donner le rôle à Joan Crawford.  Thalberg était aussi le mari de Norma Shearer. Et cette dernière arriva à convaincre son mari de lui donner le rôle, après une séance où elle lui prouva qu'elle avait assez de sex-appeal pour jouer un tel rôle. Les deux autres vedettes masculines sont Robert Montgomery dont "la divorcée" est un de ses premiers films, enfin Chester Morris partage la vedette avec Norma Shearer. On verra Chester Morris dans de nombreuses productions comme "The Red-headed woman" (1932) ou "Blondie Johnson" (1933) avec Joan Blondell. Je mettrai peut être une réserve sur l'interprétation de Conrad Nagel, qui me semble trop maquillé pour être réellement crédible dans son rôle d'ami sincère de notre héroïne.

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Ci-dessus : Norma Shearer

Sous un format très classique, Leonard nous offre un remarquable mélodrame, qui démêle les affres et les erreurs d'un couple qui s'aime. Ainsi, le film en devient presque un conseil aux jeunes mariés et s'approche d'une réalité de la psychologie masculine et féminine. On peut supposer que c'est cela qui en fit un énorme succès à l'époque, et lui permit d'arriver jusqu'à la prestigieuse académie des Oscars. A n'en pas douter, ce réalisme psychologique, les longs silences et le jeu des acteurs (en tête Norma Shearer) sont la grande force du film.

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Ci-dessus : Chester Morris et Norma Shearer

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Ci-dessus : Conrad Nagel et Norma Shearer à la remise des Oscars


Extrait :


Note : 7,5 / 10

25/08/2013

Voyage sans retour / One way passage - 1932

"Voyage sans retour" est un film de Tay Garnett, basé sur une histoire de Robert Lord. L'histoire est assez simple un homme accusé de meurtre (William Powell) rencontre une jeune célibataire (Kay Francis) dans un bar de Hong-Kong.  A la sortie du bar, l'homme est arrêté par un envoyé de la police américaine. Ce dernier a donc pour mission de le ramener aux USA. Mais pour cela ils doivent prendre un paquebot. Sur ce paquebot, laissé plus ou moins libre, William Powell rencontrera de nouveau la jeune femme et des liens vont se créer jusqu'au dénouement final. Le sujet est donc celui d'un drame ou d'un mélodrame. On ne peut faire reproche cette fois à William Powell et à Kay Francis de surjouer ou de ne pas être crédibles, comme dans "Jewell Robbery" tourné la même année. Ici leur liaison semble réelle et surtout tout à fait crédible. Enfin, on se prend à espérer un dénouement heureux pour ce jeune couple, dont si l'un est le meurtrier d'un gangster, on sent qu'il y a du bon en lui et que l'amour serait une sorte de rédemption pour lui.

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Tay Garnett nous donne donc ici une fable sur l'amour rédempteur, sur l'impossibilité d'un amour heureux, et sur finalement le destin de l'Homme, qui aspire à la liberté, mais dont la société tient les chaines. La libération intervient alors dans un autre monde et une autre vie. Le film bénéficie d'une belle réalisation et de seconds rôles sympathiques en la personne d'Aline MacMahon et Frank McHugh. Enfin, Warren Hymer interprète le policier. William Powell et Kay Francis arrivent à insuffler une bonne dose de magie à ce film et à transcender un film, qui reste encore très sympathique à voir et qui donne beaucoup d'émotions au spectateur. On notera qu'un remake sera tourné en 1940, avec cette fois-ci Merle Oberon et George Brent. Enfin, je finirai cette note en félicitant Warner France pour la sortie en DVD de ce très joli film, inédit en France en DVD.

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : William Powell et Kay Francis

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Ci-dessus : Kay Francis et William Powell sur le tournage de "Voyage sans retour"

Film disponible en DVD Zone 2 sous-titré sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés

Extrait :

 

Note : 8,5 / 10

17/08/2013

Fascination / Possesseded - 1931

"Fascination" est le 3ème film du duo Gable/ Crawford après "Dance, Fools, Dance" (1931) et "Laughing Sinners" tourné la même année. J'avoue n'avoir pas vu les deux premiers, mais celui m'a fait un effet un peu bizarre. Ainsi, contrairement à ce que pense certains forumeurs de DVDC Classik, j'ai trouvé la de Clarence Brown un peu plate. Malgré tout on retrouve quelques effets de caméra au tout début du film, où est filmée une sortie d'usine. Mais aussi dans la scène la plus célèbre où les yeux de Joan Crawford sortent de l'obscurité et sont éclairés par la lumière, permettant ainsi au spectateur de deviner sa présence, mais aussi et surtout ses émotions, concernant une discussion qui la concerne et qui se déroule dans la pièce d'à côté.

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Mis à part cette scène et la scène du discours politique de Gable, j'ai été assez supris par une réalisation qui m'a semblé parfois comme un peu irréel. Ainsi, la scène où Joan Crawford se trouve devant un train et voit défiler les voyageurs, semble un peu sorti de nulle part. En effet, les voyageurs ne semblent pas la voir. Mais peut être y a t'il la volonté du réalisateur de montrer qu'elle n'est rien à ce moment du film. Ainsi, la scène suivante où elle partage un verre de champagne avec un homme du monde totalement ivre, montre bien que la seule personne qui peut la remarquer est quelqu'un qui a un état de conscience déformé par l'alcool.

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Mais pour moi ce film, reste un peu déformé par ces jeux de mise en scène un peu thêatraux. Enfin, le film nous montre dans son scénario une morale un peu dépassé aujourd'hui, mais qui montre parfaitement la difficulté de l'Amérique de 1931 à dépasser sa morale puritaine. Ainsi, la femme non mariée se retrouvait à cette époque sans statut, et pire, elle devenait la source de tous les chuchotements et de tous les scandales personnels ou politiques. Heureusement le film arrivera à dépasser cela et à faire triompher l'amour. Mais franchement, on a vu Clarence Brown plus inspiré. Ainsi, pour moi ce film, n'arrive pas à supplanter en terme de réalisation, ni "Grand Hotel" d'Edmund Goulding sorti l'année suivante, ni même "Conquest" du même Clarence Brown sorti en 1937. "Fascination" retient donc surtout l'attention pour le couple Gable / Crawford, et par l'évocation de la sexualité qu'il en ressort. Pour le reste, il ne m'a pas semblé un être un chef-d'oeuvre du cinéma.

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Disponible en DVD zone 2 sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés

 

Extrait :

 

Note : 7 / 10

27/07/2013

Le harpon rouge / Tiger Shark - 1932

"Le harpon rouge" est un film de Howard Hawks. Je pense que je n'ai pas besoin de présenter ici Howard Hawks, fameux réalisateur, qui travailla dans de très nombreux studios et qui réalisa beaucoup de films dont certains restent encore aujourd'hui comme des chef-d'oeuvres du cinéma américain. On peut citer par exemple : un film de guerre "Sergeant York" (1941), une comédie loufoque "Twentieth Century" (1934), un western "La rivière rouge" (1948), ou encore des polars comme "le port de l'angoisse" (1944) ou "le grand sommeil" (1946). Hawks a donc excellé un peu dans tous les genres. Je pensais avoir déjà vu "le harpon rouge", et j'avais en tête, le souvenir d'un Edward G Robinson, en capitaine tyrannique et violent. Mais je me trompais. Je confondais "le harpon rouge" avec "the sea wolf" (1941) dans lequel Robinson interprêtait effectivement un capitaine violent. Là cela n'a rien à voir. De plus "the sea wolf" a été tourné par Michael Curtiz et ici "le harpon rouge" est de Hawks.

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Ce qui marque avant tout ici c'est la réalisation de Hawks. Hawks se complaît à filmer de manière magistrale la vie des pêcheurs de San Diego et les dangers de cette vie. Ainsi, on voit de vrais requins et la scène de la pêche au thon est vraiment un moment d'anthologie. Le film est tiré d'une histoire de Houston Branch et d'une pièce de Wells Root et ça se voit. Aini Hawks nous montre l'univers de la mer et de la pêche. Le film devient presque darwiniste, nous montrant l'Homme au prise avec un univers hostile, recherchant du thon, mais étant lui même pourchassé par les requins. Mais le véritable danger est finalement l'Homme lui même. Le film revient alors au concept sartrien voulant que l'Enfer ce soit forcément les autres. Mais à la toute fin du film, l'oeuvre se dégage de ce concept, pour montrer que nos passions sont nos propres ennemies. L'émotion de la touchante scène finale, finit par nous montrer alors un héros se donnant à lui même l'absolution de ses fautes, invitant alors le spectateur à une profonde introspection, et à chercher en soi la rédemption. On pourrait considérer ce film comme une oeuvre mineure de Hawks, mais ce serait une erreur. J'ai été très enthousiaste devant ce film, qui mériterait par contre une restauration au vu de faible qualité de l'ensemble des images, parfois victimes de déchirures. "Le harpon rouge" est donc à n'en pas douter, un excellent film, qui mériterait une restauration numérique.

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Ci-dessus : Richard Arlen et Edward G Robinson

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Ci-dessus : Richard Arlen et Zita Johann

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Ci-dessus : Richard Arlen, Zita Johann et Edward G Robinson

Film disponible en zone 2 sur le site de la Warner en France ou magasins spécialisés.

 

Note : 7,5 / 10

19/07/2013

Jewel Robbery - 1932

"Jewel Robbery" est une comédie policière de William Dieterle, avec William Powell et Kay Francis. Le film n'a pas beaucoup de qualités. En effet, le film paraît fort peu crédible, et le jeu des acteurs semblent lourds et accentués. Ainsi, si cette histoire simple de gentleman cambrioleur, pourrait avoir son chame, le jeu de Kay Francis est agaçant au possible et William Powell semble totalement embarassé à essayer de donner un peu de réalité à son personnage qui n'en a pas beaucoup. Au final, le film ne dure que 65 minutes et c'est tant mieux. Il n'y a rien ici qui mérite qu'on s'attarde beaucoup, sinon peut être quelques bons plans, dans les scènes de nuit. C'est à peu près tout. La musique apparaît le plus souvent par la mise en route d'un tourne-disque par Powell, marque des premiers films parlants. Mais le plus grave c'est que tout ça est assez ennuyeux. A conseiller uniquement aux inconditionnels de William Powell et Kay Francis qui tournaient ici pour la 5ème fois ensembles. Ils feront en tout, sept films tous les deux. Mais celui-ci n'a donc rien de particulièrement mémorable, sinon peut être de voir la jeune Helen Vinson dans son premier rôle.

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Disponible dans la collection "Trésors Warner" (DVD Zone 2) sur le site de la Warner en France

 

Extrait :

http://www.youtube.com/watch?v=fi7EErgEFPY

Note : 4,5 /10

17/04/2013

L'ennemi public numéro 1 /Manhattan Melodrama - 1934

"Manhattan Melodrama" est connu en France sous le titre "l'enemi public numéro 1". Le titre français n'a pas grand chose à voir avec le film, alors que le titre américain en dit beaucoup plus. En effet, l'action se pass bien à New-York et si elle n'est pas totalement mélodramatique, le film commence malgré tout comme un mélodrame. Ainsi, on voit deux enfants sur un grand bateau à vapeur, en croisière. Ces deux enfants sont Blackie Gallagher (joué par Mickey Rooney enfant) et Jim Wade (joué par Jimmy Butler). Les enfants s'amusent et Blackie est déjà un joueur pas très honnête. Mais le drame arrive, le bateau prend feu, et ils perdent leurs parents. Ils sont recueillis par un rescapé de l'incendie qui les élèvera comme des frères. Mais finalement ce dernier meurt quelques années plus tard lors d'une émeute. Le début est donc assez mélodramatique et pour tout dire assez pénible avec plusieurs plans récurrents sur la grande horloge, censée symboliser le temps qui passe avec les années que l'on voit défiler. Tout ça a bien vieilli. Mais c'est bien, à ce moment que le film réallement commence. Ceci dit on ne peut pas jeter le prologue totalement par dessus bord, car Van Dyke se plaît à filmer des visages pour signifier la peur ou la terreur, voir l'émeute du sol pour ajouter à l'impression de terreur que doit ressentir le spectateur.

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Dans la deuxième partie du film, les enfants ont donc grandi et sont devenus des adultes. Blackie est donc Gable avec Myrna Loy pour maîtresse et William Powell est premier adjoint au procureur. Gable ne s'est pas racheté et tient un bar clandestin "speak-easy" en américain et vie de combines et de rackets. Mais l'amitié entre les deux hommes n'a pas été atteintes par le nombre des années et c'est bien la fidélité à cette amitié qui va être le fil conducteur du film et de toutes les actions des deux protagonistes. Et c'est bien cela le génie de "Manhattan mélodrama". On y retrouve aussi des thèmes passionnants sur la vérité en politiqu et les scandales de cette époque nous remettent en tête les scandales de notre époque. Qui a dit que ce cinéma avait vieilli ?! Arthur Caesar un des scénaristes devait d'ailleurs recevoir l'Oscar du meilleur scénario. Et c'est amplement mérité. Pour ma part, j'ai tendance à penser que l'ultime image dans la prison aurait du être le point final de ce très beau film qui perd finalement un peu de sa force avec le discours final de Powell. Mais ce n'est rien. Il ne faut pas se le cacher, le film est dans sa globalité un pur chef-d'oeuvre qui devait révéler le duo Powell Myran Loy dans le premier de leur quatorze films, et consolider la popularité du jeune Clarck Gable. A noter enfin que le film restera célèbre comme étant le dernier film vu par le gangster John Dillinger. Ainsi, certaines scènes du film apparaissent dans le film "public enemies" de 2009 avec Johnny Depp. Quand le cinéma se souvient du cinéma, on a parfois des chef-d'oeuvres qiu sortent ainsi de l'oubli.

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Ci-dessus : Clark Gable et William Powell

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Ci-dessus : Myrna Loy et Clark Gable

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 Ci-dessus : Le réalisateur W.S. Van Dyke et William Powell

Disponible en DVD zone 2 (à 6,33 € si vous prenez 3 films) à la Fnac jusqu'au 30 avril 2013

Note : 8,5 / 10

31/12/2012

Prologue / Footlight Parade - 1933

Pour le réveillon, quoi de mieux que de parler d'un film chorégraphié par Busby Berkeley : "Prologue". "Prologue" ou en anglais "Footlight Parade" fait parti des films chorégraphié en 1933 par Busby Berkeley. Ainsi on retrouve pour cette année 1933 : "42nd Street", "Gold Diggers of 1933", "Footlight Parade" et "Roman Scandals". Pourquoi ce titre "Prologue" ? Cela s'explique par le scénario dans lequel s'inscrit le film. En effet, avec l'arrivée du parlant au cinéma, James cagney qui joue un producteur de revue musicale se retrouve avec des salles vides. Il décide donc de créer des revues musicales avant le film. Et de quelques salles il se retrouve à couvrir tout le pays. Et c'est bien à une industrie naissante que l'on assiste et à une espèce de "Prologue" de la comédie musicale, où la réalité rejoint la fiction et où finalement la fiction dépasse réalité. On se rend compte ainsi que les cinémas en 1930 étaient souvent des salles de spectacles immenses ou plus exactement des grands théâtres avec balcons et pouvant contenir 2000 personnes ou plus. Ce film parle tout autant de la naissance de la comédie musicale à Hollywood, que de la société américaine de l'époque et de ses distractions.

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James Cagney y joue donc un producteur. Ainsi dans le film, on retrouve le travail fou du producteur mais aussi du chorégraphe joué par le débonnaire Frank McHugh qui doit manager une bande de girls plus belles les unes que les autres et qui ne supporte plus la charge de travail. Le film pêche un peu par son succès. En effet, la réputation de Busby Berkeley, de James Cagney, et de Ruby Keeler, n'étant plus à faire, le spectateur ronge un peu son frein en attendant les fameux gros numéros de danses qui n'arrivent que dans la 2ème partie du métrage. De plus, dans la première partie, la belle Ruby Keeler est câchée derrière de vilaines lunettes et un bureau de secrétaire.  Tout ça est un peu dommage, car finalement cela déséquilibre le film. Mais oui, les numéros dansés sont  magnifiques et pour certains légendaires.

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Ci-dessus Dick Powell et Ruby Keeler

La distribution est complétée par Dick Powell et par Joan Blondell. C'est d'ailleurs assez surprenant de voir Dick Powell si heureux de vivre et de chanter. Mais c'est qu'aujourd'hui on a oublié qu'il a commencé par faire des comédies musicales avant d'attaquer des rôles plus dramatiques comme dans "le grand attentat" ou "Cornered". La musique est de Harry Warren et Sammy  Fain et les paroles d'Al Dubin et Irving Kahal.

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Aujourd'hui qui se souvient de James Cagney, de Ruby Keeler, ou de Dick Powell à ses débuts ? Personne. C'est malheureux. Car finalement le glamour d'Hollywood de cette époque vaut largement le Hollywood d'aujourd'hui. En ce sens, "Prologue" est bien la magnifique introduction de 30 ans de glamour et de films de rêves à Hollywood. La 2ème partie du film est un enchantement qui laisse déjà présager les futurs chefs-d'oeuvres qui seront produits 20 ans plus tard, mais cette fois-ci en couleur.

 

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Extraits (By a waterfall avec Dick Powell et Ruby Keeler) :

 


Footlight Parade - Shanghai Lil (1933) par eugene3453

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Publicité censurée de l'époque (Joan Blondell en photo)

 

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Ci-dessus James Cagney avec les Girls de "Prologue" ne semble pas le plus malheureux.



Disponible en DVD Zone 2 sur le site de l'éditeur dans la collection Pré-code (Hollywood Forbidden). Mais je conseillerais plutôt le coffret de la collection Busby Berkeley en version Zone 1. Car le film comprend des bonus contrairement à la version Zone 2 qui n'a aucun bonus.


Allez j'arrête là pour cette année 2012. Bonne et heureuse année 2013 à tous mes lecteurs et à tous les amoureux de cinéma classique. Et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures cinématographiques sur Hollywood Classic !!


NOTE : 8,5 / 10

30/12/2012

Picture Snatcher - 1933

"Picture Snatcher" de Lloyd Bacon fait parti de la liste des films sortis sur le site Warner France et qui ont été tournés avant la mise en place du code de censure en 1934. Ce film est particulièrement intéressant car on y retrouve un James Cagney survitaminé et d'une tonicité à toute épreuve. James Gagney joue dans ce film le rôle d'un gangster repenti qui décide de se ranger en sortant de prison. Il décide donc d'être journaliste reporter. Mais il devra utiliser toute son expérience de gangster pour arriver à ses fins et satisfaire son directeur de rédaction. On retrouve dans la distribution la belle Alice White qui fait le rôle d'une journaliste plutôt volage et Ralph Bellamy qui tournera énormément dans les années 30.

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Le film contient toute la folie et l'ambiance de l'époque : gangsters, flics louches, jolies filles faciles, journalistes sans aucune morale et bien entendu les fameux "speakeasy" (bars clandestins) de la prohibition. Et surtout ce métrage comporte de l'action sans arrêt. Il y en a presque tellement qu'on finit presque épuisé à suivre, notre héros négocié avec des gangsters, un forcené, son patron, etc Il y a également des courses poursuites qui ont lieu en voiture, ou dans le métro et qui donne au film une étonnante modernité. Mais ce film est réellement le reflet d'une époque, le début des années 30, comme dans la scène avec les tipograhes.

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Ci-dessus Alice White, se préparant à aller faire un calin à James Cagney.

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Ci-desssus James Cagney et Alice White

De plus, ce qui est particulièrement surprenant dans ce film c'est le traitement de la violence qui est réaliste, mais aussi des relations entre homme et femme, où le désir sexuel est mis en évidence avant les sentiments. Ce que s'interdira de faire plus tard, Hollywood.

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Ci-desssus James Cagney et Ralph Bellamy

Bref, vous l'aurez compris ce film très tonique m'a beaucoup plu. J'ai pris beaucoup de plaisir à le voir. On pourra peut être toutefois lui reprocher une action omniprésente qui donne parfois l'impression de lire 4 lignes sans ponctuation.

A noter une très belle qualité d'image pour un film de 1933.

 

Disponible en DVD Zone 2 sur le site de l'éditeur dans la collection Pré-code ou dans le volume 3 de la collection "Gangsters" en DVD zone 1.

 

NOTE : 7 / 10

27/12/2012

The office wife - 1930

"The Office wife" est un des premiers films parlant de la Warner. Le film bénéficie d'une réalisation assez statique, et cela s'explique en grande partie par les moyens techniques limités de l'époque. Le film est inspiré d'une nouvelle de Faith Baldwin, qui évoque la concurrence entre la femme de l'homme d'affaire et sa secrétaire. On y retrouve donc la belle Dorothy MacKaill en secretaire et Joan Blondell (dont c'est seulement le 2ème film) et Lewis Stone. Pour nous Lewis Stone reste célèbre dans son rôle du père d'André Moreau dans "Scaramouche" (1952). On se souvient aussi qu'il a interprêté le rôle du marquis De Maine dans la version de Scaramouche de 1923. "The Office wife" fait parti des films pré-codes. On y retrouve donc plusieurs scènes plutôt sexy our l'époque. On y voit entre autre, Joan Blondell mettre ses bas. Natalie Moorhead joue le rôle de la femme de notre businessman.

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Ci-dessus : Dorothy MacKaill

Le film est court et dure moins d'une heure. Il est assez sympathique à voir, et la romance entre Lewis Stone et Dorothy MacKaill est crédible. On revoit la mode des maillots de bain de 1930 et on ne peut s'empêcher de penser : Quelle horreur ! Pour le reste, pas grand chose à ajouter sur cette comédie romantique qui fait parti des "Archives Warner" et qui vient de sortir en France sur le site de l'éditeur. La qualité d'images est correct pour un film de cette époque. On a vu bien pire sur des films plus récents. On peut simplement regretter un prix exorbitant à 12,90 € !! pour un DVD proposé sans aucun bonus, ni restauration apparente. On est pas près de diffuser de la culture à ce prix là. Un prix au dessous de 10 € serait quand même plus raisonnable pour une oeuvre sympathique du cinéma US de ces années là, mais loin d'être un chef d'oeuvre inoubliable.

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Extrait :

 

 

NOTE : 6,5 / 10

23/12/2012

Baby Face - 1933

"Baby Face" est un film "Pré-Code" de 1933 avec Barbara Stanwyck, et George Brent dans les rôles principaux. On retrouve également dans les seconds rôles le très jeune John Wayne. Il existe 2 versions de ce film : la version censurée diffusée dans les cinémas à l'époque et la version non censurée "director's cut" si on peut dire. C'est bien entendu, cette dernière version qui donne tout son sens au film. La version censurée enlève tout le caractère sulfureux de l'oeuvre voir même une compréhension de certaines scènes. Le film est une oeuvre d'importance dans l'immense filmographie d'Alfred E. Green.

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Aujourd'hui le film a perdu un peu de son caractère choquant, mais reste néanmoins profondément sulfureux sur de nombreux points. En effet, le film raconte l'histoire d'une jeune fille exploitée par son père dans un espèce de tripot clandestin. Le père fabrique de plus dans l'alcool à priori également de manière inégale. Il faut se rappeler que la prohibition disparaitra en avril 1933. Mais ce n'est pas tant cela qui est mis en avant. C'est surtout la volonté de s'en sortir par tous les moyens pour une jeune fille pauvre. Ce film serait une espèce d'éducation à la vie dans un monde sans pitié. Ainsi, les conseils d'un vieil homme vont faire réagir la jeune fille qui va se décider à ne plus se laisser exploiter mais à exploiter les hommes, grâce à sa beauté.

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Bien entendu, cette volonté de s'en sortir pour une jeune femme qui veut être indépendante était inacceptable pour la censure de l'époque. Et ce sont ces scènes que l'on interdira et pourtant bien avant la mise en place du code Hays. Par contre, la caméra s'attarde longuement sur les formes de Barbara Stanwyck, n'hésite pas à montrer une jarretière, des contacts physiques non désirés (voir l'image ci-dessus) etc

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Ainsi ce type de plan sur les jambes de Barbara Stanwyck est très rare dans le cinéma d'après 1934, on ne le retrouvera que très rarement dans le cinéma américain d'avant 1968. Peut être dans le "facteur sonne toujours deux fois" et encore car dans "le facteur sonne toujours 2 fois", le but du plan était d'anonncer l'entrée d'une femme dans la pièce. Ici le spectateur sait que l'actrice est présente, et le plan ne sert qu'à mettre en avant sa féminité. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire du film, pour ceux qui ne l'ont pas vu. Mais disons que notre héroïne arrivera à s'en sortir matériellement et peut être finalement aussi moralement. Le film était clairement scandaleux pour l'époque car il énonçait des vérités sur une société américaine sans pitié et sans morale et montrait les personnages masculins comme esclaves de leur passion, même au plus haut niveau de la hiérarchie sociale. J'aurais tendance à penser que presque 80 ans après, peu de choses ont changé. C'est bien ce qui fait de ce film un classique du cinéma US. On peut également se demander rétrospectivement ce que le cinéma américain aurait été, si il n'y avait pas eu de Code Hays. La censure a t'elle empêchée le tournage de films réalistes comme celui-ci ou a t'elle permis de développer l'aspect glamour et l'intellectualisme qui manque tant à Hollywood aujourd'hui ? On ne le saura jamais.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et John Wayne

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Bande-annonce :

La Réplique du film :

-Yes I am a tramp, but whose to blame ? My father !

Traduction : Oui je suis une trainée, mais qui est à blamer ? Mon père !


NOTE : 7 / 10

21/12/2012

Qui n'a pas commandé ses trésors Warner ??

Alors que Noël se profile à grands pas, et pour passer les fêtes au chaud, quoi de mieux que de se replonger dans les trésors Warner et les films Pré-codes. Warner met en effet à disposition sur son site toute une série de films tournés avant la mise en place du code Hays de censure en 1934.

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Présentation :