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01/07/2016

Miss Olivia De Havilland a 100 ans !!

Peu d'acteurs et d'actrices ont été des légendes de leur vivant, mais Olivia De Havilland est sans nulle doute une actrice légendaire du grand Hollywood. Femme à la vie exemplaire, aux films inoubliables et au sourire immortel. Je me souviens avoir été amoureux d'elle quand j'avais 15 ans ! A cette époque là, il y a presque 30 ans, on découvrait son duo avec Errol Flynn dans "les aventures de Robin des Bois" à la télévision sur France 3, il n'y avait pas de Home cinéma. Mais pour les enfants et les jeunes adolescents, ces films étaient formidables. Je ne vais pas refaire toute sa carrière, les pages de mon blog, sont remplis de mon admiration pour cette fabuleuse actrice. Mais une fois n'est pas coutume, la presse française et internationale s'est faite l'écho de son anniversaire et a fêté l'actrice un peu partout dans le monde. Je me joins donc moi aussi, à cette célébration, pour moi aussi souhaiter à cette merveilleuse actrice, tout le bonheur du monde et encore bien des années de vie parmi nous à Paris, parce que c'est à Paris, auprès de ses fans parisiens qu'elle a choisi de vivre. Miss Olivia De Havilland, merci encore pour votre vie dédié au grand cinéma américain !!

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26/11/2015

Ma cousine Rachel / My cousin Rachel - 1952

J'ai eu du mal à revenir ici, car j'ai eu du mal à écrire après les attentats de Paris. Mais la vie doit reprendre son cours, ici comme ailleurs. La barbarie ne doit pas éteindre notre flamme et notre appel à la vie Nous devons nous souvenir des moments heureux de notre passé, et rêver à un monde meilleur dans le futur, où l'injustice, la violence, la bêtise, et la mort jamais ne triompheront. Pour ce faire, je vous propose de vous évader avec un DVD, "Ma cousine Rachel", édité par ESC, petit éditeur français qui gagne à être connu, à travers sa collection "Hollywood Legends" qui reprend quelques grands films de la Twentieth Century Fox. On a eu droit dernièrement à de nouveaux titres, et si quelques uns sont déjà sortis dans de luxueuses éditions américaines, d'autres sont totalement inédits et c'est bien le cas de "Ma cousine Rachel", qui arrive sur le marché français et qui est disponible sur Amazon, à la Fnac, ou chez Gibert Joseph. "Ma cousine Rachel" est un film en noir et blanc, d'Henry Koster, inspiré du roman de Daphné Du Maurier à qui on devait également, "Rebecca" ou "l'auberge de la Jamaïque".

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Etrangement, "Ma cousine Rachel" n'a pas de très bonnes critiques sur internet. Peut être, la réalisation très classique de Koster, n'a pas ému les critiques cinéphiles. Pourtant, moi je l'ai aimé, pour plusieurs raisons et tout d'abord, pour la magnifique photographie noir & blanc de Joseph LaShelle, un maître absolu, qui travaille les ombres et les clairs obscurs comme personne. Wikipédia nous renseigne d'ailleurs à son sujet, et on trouve le concernant : Joseph LaShelle, technicien réputé de la Fox, notamment pour le noir et blanc, son nom reste associé à Otto Preminger, réalisateur avec lequel il collabora six fois tout au long de sa carrière (la première, sur "Laura", lui offrira l’oscar alors qu’il était encore débutant, en 1945). Dans les années 1960, il travailla quatre fois avec Billy Wilder (pour La Garçonnière, par exemple), et deux fois avec John Ford (notamment sur son dernier film, Frontière chinoise). Ponctuellement, il assista Ernst Lubitsch, Joseph L. Mankiewicz, Raoul Walsh ou encore Richard Thorpe. Enfin, attaché à son studio, on le retrouve dans quelques films de réalisateurs "maison", considérés comme plus mineurs, tels que Henry King, Irving Pichel, Walter Lang ou John M. Stahl. On a donc à la photographie un très grand monsieur. A cela il faut ajouter deux acteurs principaux magistraux : Richard Burton alors tout jeune, et Olivia De Havilland, sans doute dans les dernières belles années de sa carrière. Enfin, il faut bien parler de l'apport d'un scénariste de renom en la personne de Nunnaly Johnson à qui l'on doit de très grands succès du cinéma hollywoodien et une collaboration avec John Ford, sur "la route du tabac" (1941). Les costumes ne sont pas non plus en reste, et la musique du génie Franz Waxman, fait aussi beaucoup pour rendre cette oeuvre baroque, gothique, étrange, mais aussi touchante et belle, et dont le souvenir nous poursuit bien après sa vision. Il faut voir et revoir "Ma cousine Rachel" ne serait-ce que pour sa photographie ou pour son étrange final qui nous laisse profondément perplexe mais tout aussi comblé. Cela tombe bien, ESC nous donne à le redécouvrir dans un master assez correct même en projection grand écran.

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : George Dolenz, Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland & Richard Burton

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Ci-dessus : Olivia De Havilland, Audrey Dalton & Richard Burton

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Ci-dessus : Audrey Dalton & Richard Burton

Extrait de la musique de Franz Waxman :

 

La bande-annonce :

Disponible sur Amazon, en DVD zone 2 VO sous-titrée français uniquement

 

 

Note : 8 / 10

06/09/2014

L'héritière / The Heiress - 1949

On a parfois plaisir à parler de certains films, plus que d'autres, et "l'héritière" fait parti de ceux-ci. Comme son nom l'indique déjà un peu, le film qui nous compte la vie sentimentale d'une héritière de fortune. Il a été produit par la Paramount et réalisé  en noir & blanc par William Wyler. Le film peut s'appuyer sur plusieurs qualités importantes. Tout d'abord, c'est une adaptation du roman d’Henry James "Washington Square". De plus ce roman a lui même était adapté pour le théâtre par Ruth et Augustus Goetz, et c'est sur cette dernière version théâtrale de 1947, que le scénario des mêmes auteurs, est fondé. On a donc un scénario tout à fait sérieux. Le réalisateur n'est pas non plus, n'importe qui. On doit à Wyler, plusieurs films avec Bette Davis, comme "l'insousime" (1938), "la lettre" (1940), "la vipère" (1941), mais aussi plusieurs chef-d'oeuvres comme "Madame Miniver" (1942), "les plus belles années de notre vie" (1946) et "les grands espaces" (1958), et même "Ben-Hur" (1959), pour citer les plus célèbres.

 

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Le casting de "l'héritière" est également très bon. Ainsi, on retrouve Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, et Miriam Hopkins. Olivia de Havilland avait gagné auparavant déjà un Oscar pour son interprétation dans "À chacun son destin", l'année précédente.  Montgomery Clift joue son rôle très correctement, sachant lui donner des tons et des intonations qui font de lui un comédien d'exception, mais que dire de la formidable prestation de Ralph Richardson, qui joue le père de notre "héritière", ne sachant comme protéger et aimer une fille, qu'il méprise au plus profond de lui. Ralph Richardson apporte toute sa classe au film, comme sait le faire également George Sanders. On se souvient de Ralph Richardson pour ses préstations dans "La vie future" (1936), ou en mari trompé dans "Le divorce de Lady X" (1938) ou dans "Anna Karénine" (1948) avec Vivien Leigh. On note aussi dans les seconds rôles, la belle prestation d'une Myriam Hopkins déjà vieillissante. Mais toute sa fabuleuse beauté tellement présente dans "Dr. Jekyll and Mr. Hyde" (1931) avec Fredric March ou dans "la caravane héroïque" (1940) avec Errol Flynn semble s'être évanouie. Elle n'en reste pas moins une actrice terriblement talentueuse. Le film est donc un très bon film, qui n'ennuie jamais, malgré la difficulté du sujet. On retrouve encore une fois avec bonheur, du grand cinéma hollywoodien, dont l'histoire peut se résumer au thème de "plaisir d'amour" emprunté par le compositeur Aaron Copland. Olivia de Havilland enlaidie pour l'occasion, devait gagner son deuxième Oscar et le film en rafler 4 en tout.

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland & Ralph Richardson

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Ci-dessus : Myriam Hopkins

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland avec son Oscar gagné pour "l'héritière"

Trailer :

 

Extrait de la musique du film :

Disponible chez Universal en DVD zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

30/06/2014

Joyeux anniversaire ... Olivia de Havilland !

Une seule actrice m'a fait rêver comme aucune autre femme ne l'a peut être fait après elle. Une seule actrice, m'a fait toucher la poussière des étoiles et la grâce immaculée de l'amour. Cet actrice c'est Mme Olivia de Havilland. Que ce soit dans "Capitaine Blood" (1935), "la charge de la brigade légère" (1936), "les aventures de Robin des Bois" (1938) ou dans "Autant en emporte le vent" (1939), elle a su peut être comme aucune autre actrice d'Hollywood, donner une beauté incomparable au cinéma. A la vieille de ses 98 ans, on ne peut que se souvenir d'une femme qui avec ses sourires et ses baisers a su marquer comme peu d'actrice l'histoire du cinéma et ainsi passer son souvenir de génération en génération. Joyeuse anniversaire Mme De Havilland !

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Hommage vidéo :

12/12/2013

Les conquérants - Dodge City - 1939

 "Les conquérants" c'est bien le type même du film qui m'a accompagné pendant une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence, que ce soit en VHS ou en DVD. C'est évidemment un western qui fait parti de ces westerns de 1939, qui vont revivifier le genre. Ce film était un western avec Errol Flynn.  Ce dernier apportait ici classe et charme et si au départ il dénote un peu, il est en réalité un héros westernien tout à fait crédible. La force des conquérants, c'est que ce western possède toutes les qualités des grands films du genre, et de par sa jeune naissance, on ne peut pas l'accuser d'être un immense clichés. Ainsi, il y a une scène de course entre un train et une diligence, une panique de bétail, des réglements de compte, une attaque de train, et un justicier. Rien ne manque pour le plaisir des yeux, même pas un très beau Technicolor, assez rare pour l'époque. La réalisation de Michael Curtiz est parfaite en particulier dans les scènes d'action, qu'il maîtrise parfaitement. Le film est donc un très bon divertissement, surtout si on ajoute au charme d'Olivier de Havilland, la grande et belle musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. La Warner réussit donc à atteindre son objectif de faire un western sur-vitaminé, qui aujourd'hui a un peu vieilli, mais seulement parce que l'on a vu 200 westerns plus tard. En 1939, ce n'était pas le cas. On notera, que le film parle d'une possible suite (Virginia City). Le film se tournera bien et se nommera bien "Virginia City" (1940), mais le scénario sera totalement changé et Miriam Hopkins remplacera Olivia de Havilland. On pourra peut être reprocher aux "conquérants" d'avoir les défauts de ses qualités. C'est à dire une incroyable facilité. Mais pouvons reprocher à ce cinéma d'être ce qu'il est. C'est à dire une oeuvre d'art.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Guinn "Big Boy" Williams, Errol Flynn, Alan Hale

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Ci-dessus : Errol Flynn et Bruce Cabot

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Ci-dessus : Errol Flynn (toute ressemblance avec votre serviteur serait purement fortuite).

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La présentation du film :

 

Extrait de la musique :

 

Note : 7,5 / 10

04/10/2013

Les aventures de Robin des Bois / The adventures of Robin Hood - 1938

Il n'y a rien qui ne m'effraie le plus, que de parler des films que l'on vénère, car on a pour eux, une espèce d'appréhension à ne pas bien les présenter et donc à ne pas leur rendre justice. "Les aventures de Robin des Bois", fait parti de cette catégorie de films, car il est un de ces films de mon enfance, qui m'a fait grandir. Combien ai-je vu de fois ce film ? Je ne saurai le dire. Mais même maintenant adulte, je dois encore le voir une fois tous les deux ans. Il y a une magie dans ce film comme dans aucun autre film. Est-ce le Technicolor ? Est-ce la belle romance entre Errol Flynn et Olivia de Havilland ? Est-ce le ton léger du film, qui aborde malgré tout des sujets sérieux ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c'est que ce film continue de marquer profondément ma vie, comme une espèce de boussole qui indique le chemin. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La distribution est somptueuse, regroupant donc Errol Flynn dans le rôle titre, mais aussi Olivia de Havilland, Le casting est complété par Basil Rathbone dans le rôle du comte au service du Prince Jean (Claude Rains). Les seconds rôles sont eux aussi de qualité, avec Patric Knowles, Eugene Paillette, Melville Cooper,Una O'Connor. Beaucoup joueront encore dans des films d'Errol Flynn, comme Alan Hale qui interprète ici Petit Jean. James Cagney était initialement prévu dans le rôle titre, mais il  entra en conflit avec la Warner et décidait de ne plus tourner pour le studio. Flynn qui avait obtenu un grand succès avec "Capitaine Blood" (1935) sous la direction déjà de Michael Curtiz devait reprendre le rôle de Robin des Bois. Et on ne peut que se réjouir de cette décision. Car si James Cagney est un très grand acteur. On peut légitimement se demander de ce qu'il aurait pu donner dans ce film romantique par excellence.

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Le film devait connaître une production chaotique, et les réalisateur allaient se multiplier sur le tournage, les deux principaux étant William Keighley, auquel Michael Curtiz succédera. Curtiz était très dur sur les plateaux. Ainsi lors de la scène d'étreintes entre Robin et Marianne, il devait crier à Flynn : "Ne la tenez pas comme une pomme de terre chaude ! Écrasez-la ! Vous lui briserez peut-être une côte ! Mais c’est très bien si ça donne une bonne scène !" Quoiqu'il en soit le film devait être fini avec quand même, un mois de retard sur le planning prévu. A sa sortie, il obtenait un très gros succès, 3 Oscars (musique, montage et décors) et devenir une espèce de symbolisme international de tous les rêves de l'enfance. Quel petit garçon n'a pas voulu être un jour ou l'autre, Robin des bois ? Quel adolescent n'a pas rêvé de serrer contre lui la belle Marianne et rêver qu'il l'embrassait ? Quand un film arrive à parcourir des générations, et à réunir un public, on peut le classer, à n'en pas douter, parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma mondial. La Warner n'en a peut être pas conscience. Mais c'est pourtant le cas. Ainsi, Erich Wolfgang Korngold devait faire une affaire personnelle de la musique du film, et écrire une musique de combat contre toutes les injustices. Et lui l'immigré juif autrichien, il écrira donc une musique en pensant au combat contre la barbarie nazie qui voulait s'étendre en Europe. Cela se ressent dans les différentes scènes d'action du film. 75 ans après sa sortie, Robin des Bois n'a pas pris une ride, et reste le film symbole de l'éternelle jeunesse de l'enfance heureuse. Alors vous aussi, revoyez ces "aventures de Robin des Bois", et réveillez l'enfant qui sommeille en vous !

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Ci-dessus : Errol Flynn et Patrick Knowles

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Ci-dessus : Melville Cooper, Basil Rathbone, et Claude Rains

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Ci-dessus : Errol Flynn

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

Disponible en DVD zone 2 ou Bluray Free zone aux USA

 

Outakes :

 

La musique une grande star du film :

 

Note : 10 / 10

08/07/2013

Souvenez vous de ... Olivia de Havilland

Olivia de Havilland c'est bien évidemment la Marianne des "aventures de Robin des Bois" (1938) de Michael Curtiz ou Mélanie dans "Autant en Emporte le vent" (1939). Elle est pour tous les cinéphiles,  une espèce de seconde grand-mère d'adoption. On l'aime pour tous ses rôles, mais aussi pour la grâce et la gentillesse dont elle a fait preuve dans bon nombre de ses films avec Errol Flynn. Mais elle savait aussi avoir du caractère et développa son aura d'actrice en prouvant à tous qu'elle n'était pas seulement une belle ingénue. Ainsi, on devait la retrouver entre autre dans "Par la porte d'or" (1942), ou "À chacun son destin" (1946) pour lequel elle devait obtenir un Oscar. Ensuite les rôles sérieux devaient se multiplier et culminer avec "la fosse aux serpent" (1948) et "l'héritière" (1949). Quoiqu'il en soit, Olivia de Havilland fille de l'actrice Lillian Fontaine et de l'avocat Walter De Havilland, mais également soeur de l'actrice Joan Fontaine, reste pour nous tous, rattachée au nom d'Errol Flynn comme Ginger Rogers à celui de Fred Astaire. Elle devait ouvrir en 2003 la cérémonie des Oscars, puis être décorée de la légion d'honneur. Francophile avérée, Olivia a fêté ses 97 ans le 1er juillet dernier. Je suis sûr que vous vous joindrez à moi pour souhaiter avec quelques jours de retard, un très très bon anniversaire à la grand-mère de tous les cinéphiles, dernier témoin d'un âge d'or du cinéma, et qui a contribué à faire de ce dernier, ce qu'il aurait du toujours être : une incroyable machine à rêves !

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Filmographie

    1935 : Alibi Ike de Ray Enright : Dolly Stevens
    1935 : Tête chaude (The Irish in Us) de Lloyd Bacon : Lucille Jackson
    1935 : Le Songe d'une nuit d'été (A Midsummer Night's Dream) de William Dieterle et Max Reinhardt : Hermia
    1935 : Capitaine Blood (Captain Blood) de Michael Curtiz : Arabella Bishop
    1935 : A Dream Comes True de George Bilson (Court-métrage) : Elle-même
    1936 : Anthony Adverse de Mervyn LeRoy : Angela Giuseppe
    1936 : La Charge de la brigade légère (The Charge of the Light Brigade) de Michael Curtiz : Elsa Campbell
    1936 : The Making of a Great Motion Picture (court-métrage) : Elle-même
    1937 : Une journée de printemps (Call It a Day) de Archie Mayo : Catherine « Cath » Hilton
    1937 : L'Aventure de minuit (It's Love I'm After) de Archie Mayo : Marcia West
    1937 : Le Grand Garrick (The Great Garrick) de James Whale  : Germaine de la Corbe
    1938 : La Bataille de l'or (Gold Is Where You Find It) de Michael Curtiz : Serena « Sprat » Ferris
    1938 : Les Aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz : Dame Marianne
    1938 : Quatre au paradis (Four's a Crowd) de Michael Curtiz : Lorri Dillingwell
    1938 : Une enfant terrible (Hard to Get) de Ray Enright : Margaret « Maggie » Richards
    1939 : A Day at Santa Anita (Court-métrage) de Crane Wilbur : Elle-même
    1939 : Les Ailes de la flotte (Wings of the Navy) de Lloyd Bacon : Irene Dale
    1939 : Les Conquérants (Dodge City) de Michael Curtiz : Abbie Irving
    1939 : La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre (The Private Lives of Elizabeth and Essex) de Michael Curtiz : Lady Penelope Gray
    1939 : Autant en emporte le vent (Gone with the Wind) de Victor Fleming : Melanie Hamilton
    1939 : Raffles, gentleman cambrioleur (Raffles) de Sam Wood : Gwen
    1940 : My Love Came Back de Curtis Bernhardt : Amelia Cornell
    1940 : La Piste de Santa Fe (Santa Fe Trail) de Michael Curtiz : Kit Carson Holliday
    1941 : The Strawberry Blonde de Raoul Walsh : Amy Lind Grimes
    1941 : Par la porte d'or (Hold Back the Dawn) de Mitchell Leisen : Emily Agnes « Emmy » Brown
    1941 : La Charge fantastique (They Died with Their Boots On) de Raoul Walsh : Elizabeth Bacon
    1942 : The Male Animal de Elliott Nugent : Ellen Turner
    1942 : L'amour n'est pas en jeu (In this our life) de John Huston : Roy Timberlake Kingsmill
    1943 : Show Business at War (Court-métrage) de Louis De Rochemont : Elle-même
    1943 : La Petite Exilée (Princess O'Rourke) de Norman Krasna : Princesse Maria
    1943 : Remerciez votre bonne étoile (Thank Your Lucky Stars) de David Butler : Elle-même
    1943 : L'Exubérante Smoky (Government Girl) de Dudley Nichols : Elizabeth « Smokey » Allard
    1946 : À chacun son destin (To Each His Own) de Mitchell Leisen : Miss Josephine Norris
    1946 : La Vie passionnée des sœurs Brontë Devotion de Curtis Bernhardt : Charlotte Brontë
    1946 : Champagne pour deux (The Well-Groomed Bride) de Sidney Lanfield : Margie Dawson
    1946 : La Double Enigme (The Dark Mirror) de Robert Siodmak : Terry/Ruth Collins
    1948 : La Fosse aux serpents (The Snake Pit) de Anatole Litvak : Virginia Stuart Cunningham
    1949 : L'Héritière (The Heiress) de William Wyler : Catherine Sloper
    1952 : Ma cousine Rachel (My Cousin Rachel) de Henry Koster : Rachel
    1955 : La Princesse d'Eboli (That Lady) de Terence Young : Ana de Mendoza
    1955 : Pour que vivent les hommes (Not as a Stranger) de Stanley Kramer : Kristina Hedvigson
    1956 : La Fille de l'ambassadeur (The Ambassador's Daughter) de Norman Krasna : Joan Fisk
    1958 : Le Fier Rebelle (The Proud Rebel) de Michael Curtiz : Linnett Moore
    1959 : La nuit est mon ennemie (Libel) de Anthony Asquith : Lady Margaret Loddon
    1962 : Lumière sur la piazza (Light in the Piazza) de Guy Green : Meg Johnson
    1964 : Une femme dans une cage (Lady in a Cage) de Walter Grauman : Cornelia Hilyard
    1964 : Chut... chut, chère Charlotte (Hush… Hush, Sweet Charlotte) de Robert Aldrich : Miriam Deering
    1970 : Les Derniers Aventuriers (The Adventurers) de Lewis Gilbert : Deborah Hadley
    1972 : Jeanne, papesse du diable (Pope Joan) de Michael Anderson : Mère supérieure
    1977 : Les Naufragés du 747 (Airport '77) de Jerry Jameson : Emily Livingston
    1978 : L'Inévitable Catastrophe (The Swarm) de Irwin Allen : Maureen Schuster
    1979 : Le Cinquième Mousquetaire (The Fifth Musketeer) de Ken Annakin : La Reine mère
    2009 : I Remember Better When I Paint (Documentaire) de Eric Ellena et Berna Huebner : Narratrice

Hommage vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=qu4dXpNwhlo


 http://www.youtube.com/embed/-U41jG6cO9Q

 

28/06/2013

La charge fantastique / They died with their boots on - 1942

"La charge fantastique" évoque la vie du général George Amstrong custer, et la plus grande défaite de l'armée américaine aux USA contre les indiens. En effet, le 7ème de cavalerie du Lieutenant colonel Custer devait perdre plus de la moitié de ses hommes et le détachement de Custer être entièrement décimé. Le but de cette note, n'est pas de refaire l'histoire de cette célèbre bataille, mais bien de vous présenter "la charge fantastique". Il n'en reste pas moins que Little Big Horn est encore sujet de controverses aujourd'hui aux USA. Ainsi, on se demande toujours quel a été l'attitude de certains subordonnés de Custer pendant cette bataille. Pourquoi le major Reno n'est pas venu à son secours ? Et finalement, on se demande si Custer est mort de sa prope faute ou de part la faute de subordonnés craintifs voir laches, qui voulaient se débarasser d'un homme gênant. On peut tout imaginer. Le film part d'une autre thèse qui voudrait que Custer se soit sacrifié à Little Big Horn pour dénoncer la main mise des profiteurs de guerre, qui voulaient s'emparer des terres indiennes. Alors bien sûr il ne faut pas voir ce film comme un film historique, mais bien comme une épopoée de l'Ouest, où la légende prend le pas sur la réalité historique.

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Le but du film était de montrer au public d'une Amérique prête à rentrer dans la guerre, que le courage, l'honneur, le sens du sacrifice et l'audace étaient nécessaires. Mais que tout cela pouvait être réduit à néant par des politiciens corrompus. Mais au delà des leçons du film, on retrouve encore une fois le couple Errol Flynn, Olivia De Havilland pour une ultime fois. Le film est donc à ce titre, très troublant, nous racontant le début et la fin d'une romance, mais aussi retrospectivement la fin d'un très célèbre couple d'acteurs à l'écran. Ainsi, si on voit Custer dire adieu à sa femme, le spectateur d'aujourd'hui voit aussi un Flynn dire adieu à sa partenaire et se décidant à affronter son destin, dans une lutte qu'il sait perdu d'avance. Walsh nous donne une des scènes d'adieu les plus déchirantes de l'histoie du Western. En plus de Flynn et Olivia de Havilland, on retrouve Anthony Quinn qui joue Crazy Horse., mais aussi Arthur Kennedy qui devait jouer l'année suivante encore avec Errol Flynn dans "sabotage à Berlin" (1942). "La charge fantastique a vieilli par certains aspects, et manque parfois d'ampleur. Ces défauts sont atténués par la superbe partition de Max Steiner qui donne une vie à la dernière bataille de Custer. Mais "la charge fantastique" est autant l'histoire de la vie et de la mort du général Custer, que la mise en image de la séparation du couple Flynn, De Havilland à l'écran. Pour toutes ces raisons, pour la réalisation de Walsh, et la musique de Steiner, la magie opère encore 71 ans après le tournage et elle fait de "la charge fantastique", une légende du western américain au même titre que "le massacre de Fort Apache" de Ford.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Arthur Kennedy et Errol Flynn

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Ci-dessus : Errol Flynn et Olivia de Havilland

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la scène d'adieu :

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 sur le coffret consacré à Errol Flynn

 

Note : 8,5 / 10

05/06/2013

La piste de Santa-Fé / Santa Fe Trail - 1940

"La piste de Santa-Fé" est bien un western maudit et oublié produit par la Warner en 1940 et aujourd'hui tombé dans le domaine public. Pourtant il a tout d'un formidable spectacle. On trouve tout d'abord une distribution éclatante, avec un Errol Flynn en grande forme, avec sa traditionnelle partenaire Olivia De Havilland. Puis il y a Ronald Reagan pas trop mauvais, mais surtout Raymond Massey peut être ici dans son plus grand rôle, et Van Heflin. Enfin, en plus de War Bond qui sera également présent sur "la caravane héroïque" (1940), on trouve dans les seconds rôles les deux faire-valoir habituels des films de Flynn : Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams. Le sujet évoque la lutte de John Brown, personnage historique, adepte de la lutte armée, contre l'esclavage avant la guerre de secession et étant donc l'ennemi d'une paix civile précaire.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Le film est destiné à un public du sud des Etats-Unis et prend le parti d'une impossible conciliation entre les idéaux du Nord et ceux du Sud avant la guerre civile. Mais contrairement aux explications données par le très mauvais bonus de l'édition DVD publié par l'éditeur Seven en 2007, il faut bien voir que le film n'est pas forcément pro-sudiste, mais a pour ambition de montrer une étape charnière de l'histoire des USA, où la paix était encore possible (1854), mais où en même temps la guerre se profilait à l'horizon en 1861. On y montre donc le point de vue abolitioniste, mais aussi le point de vue des Sudistes, ainsi que le difficile apprentissage de la liberté par les noirs. Pour ma part, je ne vois pas ce film comme raciste, mais plutôt comme l'expression d'une vision des USA en 1861. On pourrait critiquer le point de vue sudiste symbolisé par Errol Flynn, toujours modéré et droit, mais il est compensé par le point de vue presque aussi modéré de Ronald Reagan. Ainsi Reagan joue Custer et Flynn joue Stuart, qui seront respectivement deux officiers importants pendant la guerre de sécession mais présents dans des camps opposés. Le film évite donc un trop grand manichéisme. Et si les partisans de John Brown sont montrés comme souvent attirés par l'argent, décidé à utiliser la violence, il n'en reste pas moins que leur chef (John Brown) a droit à une musique religieuse de Steiner qui est là pour marquer le bien fondé de ses idées mais la condamnation des moyens violents.Le film prend malgré tout ses distances avec la grande histoire, en regroupant plusieurs proomotions de cadets de West Point. Ceci dit tout est là, l'action, la romance. Flynn a parfois un côté John Wayne assez marqué et est parfaitement crédible dans son rôle d'officier de cavalerie, comme on avait pu le voir dans "la charge de la brigade légrère (1936). Enfin Curtiz, nous donne une très belle réalisation, dont lui seul a le secret. Les scènes d'actions sont bien évidemment le point fort de Curtiz et il s'en sort parfaitement dans toutes les scènes d'action avec des plans très rapides de 3 à 4 secondes à chaque fois, faisant de l'action un point fort du film.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Ronald Reagan et Errol Flynn

 

Quant à Raymond Massey il vole la vedette à Errol Flynn et interprète un exalté religieux de la plus belle des façons. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de voir dans son personnage  de fanatique, l'oombre d'un autre fanatisme religieux beaucoup plus actuel et aux causes beaucoup moins belles.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Raymond Massey, Van Heflin, Errol Flynn et War Bond

J'ajouterai un mot sur la belle musique d'un Max Steiner très inspiré, qui nous gratifie d'une valse de sa composition lors de la belle scène du bal des officiers. On se rappelera en effet que Max Steiner avait pour habitude de composer des valses originales pour les scènes de bal. Ainsi, il en avait fait de même pour "la charge de la brigade légère". "La piste de Santa-Fé" est donc un très beau spectacle, que certains considèrent comme un film aux accents racistes. Pour ma part, je n'en crois rien. Il est le reflet d'un cinéma, d'une époque, et d'une période pré-guerre de sécession où le racisme existait aux USA. Comment faire un film sur cette période sans parler du racisme et le montrer ? Enfin, il faut savoir que deux ans plus tard, Errol Flynn devait reprendre le rôle de Custer (joué ici par Ronald Reagan) dans "la charge fantastique" (1942) et retrouver pour la dernière fois, Olivia de Havilland dans peut être la plus émouvante scène d'adieu du cinéma hollywoodien de cette époque.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Guinn big boy Williams, Alan Hale, Ronald Reagan, et Errol Flynn

 

Bande-annonce :

 

Extrait :

 Note : 8,5 / 10

03/12/2012

La blonde framboise / The Strawberry Blonde - 1941

"La Blonde framboise" est tirée de la pièce de James Hagann intitulée One sunday afternoon, que Raoul Walsh réadaptera une nouvelle fois en comédie musicale pour Dennis Morgan, Janis Paige et Dorothy Malone. Le film est également le remake de One Sunday Afternoon (1933) de Stephen Roberts, interprêté par Gary Cooper et Fay Wray. Les vedettes principales sont James Gagney, Olivia de Havilland, et Rita Hayworth. Le rôle de Rita Hayworth avait été écrit à l'origine pour Ann Sheridan, mais cette dernière refusait de jouer dans ce film car elle était en conflit avec Jack Warner qui avait refusé de la laisser jouer dans une comédie musicale de la Twentieth Century Fox. La Warner fut dans l'obligation de négocier avec la Columbia car Rita Hayworth était en contrat avec cette dernière société. Elle fut donc prêtée pour ce film et pour un autre, mais la Warner ne put jamais racheter son contrat.

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Si Rita Hayworth devait bien s'entendre sur le tournage avec James Cagney, il n'en fut pas de même avec Olivia de Havilland. Quant au film lui même ? Il serait de bon ton de dire que c'est une comédie légère de l'époque, mais pour ma part j'ai trouvé cela extrèmement daté et pour tout vous dire, je trouve que ce film a très mal vieilli. On a l'impression que le film a été fait pour un public de personnes âgés vivant en 1941, pour leur rappeler le bon vieux temps d'avant la première guerre mondiale ... Donc on retrouve les moeurs de l'époque avec la ballade du dimanche après-midi, sous les mélodies éternellement les mêmes  et définitivement vieillies de la fanfare de quartier. Rien de bien excitant.

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Enfin si Cagney est présent sur le métrage et a demandé que Raoul Walsh soit le réalisateur, on peut réellement se poser la question de ce que le film aurait donné si le rôle avait été donné à un autre acteur comme Errol Flynn par exemple et si le héros avait été mis en valeur. Cagney semble totalement à côté de son rôle. Aujourd'hui, James Cagney reste pour le public, l'éternel interprête des durs des films de gangsters comme dans "les fantastiques années 20", "l'ennemi public" ou "l'enfer est à lui". On a donc réellement du mal à croire en lui dans un rôle de joli coeur. Il se fait d'ailleurs tabasser, et rouler le plus souvent. Et même Alan Hale qui avait généralement un rôle de faire valoir dans les films de Flynn se retrouve à inverser les rôles. Preuve en est, Cagney répète à n'en plus finir "I take nothing, from nobody", comme si il avait besoin de le répéter sans fin pour que le public y croit. Seul Jack Carson semble crédible dans son rôle de patron véreux. "La blonde framboise" est donc un film relativement plat, qui tourne en plus autour de l'univers des dentistes, de molaires arrachées et des premières anesthésies. Qui aime les dentistes, aimera peut être ce film. Mais pour moi au mieux, tout cela tombe à plat, avec une qualité d'image qui en plus, est très moyenne.

Disponible en DVD dans les Trésors Warner (zone 2)

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On ne me fera pas croire que cette musique composée en 1895, n'était pas déjà super datée en 1941 :

 

 

NOTE : 5,5 / 10

24/11/2012

Par la porte d'or / Hold Back the Dawn - 1941

J'aurais aimé dire beaucoup de bien de "Par la porte d'or", mais malheureusement ce ne sera pas le cas. "Par la porte d'or" raconte l'histoire d'un immigré roumain, bloqué à la frontière entre le Mexique et les USA. Il se met donc en tête de séduire une américaine (De Havilland) pour se marier avec elle et passer la frontière. Le film bénéficie tout d'abord un excellent casting avec Charles Boyer, Olivia De Havilland et Paulette Godard. Charles Boyer est convainquant dans son rôle d'éternel escroc candidat à l'immigration. Paulette Godart en comparsse de notre escroc est aussi très crédible. Malheureusement il me semble que l'interprétation d'Olivia de Havilland qui aurait du être plus en nuances, se perd finalement dans les méandres d'un scénario introuvable. Ainsi, on voit une scène assez hallucinante où on frappe à sa porte et où elle va à l'endroit opposé avant de se raviser. On a perdu Olivia en cours de route.

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Mais au delà de l'interprétation d'Olivia de Havilland c'est bien le scénario bancal qui coule le film. Comment une femme jeune et responsable peut elle tomber dans les griffes d'un homme qui ne l'aime pas, et surtout aussi facilement ? Pourquoi avoir gardé tous ces seconds rôles qui ne servent à rien, et ne font pas avancer le récit et ennuie finalement le spectateur ? Pourquoi le début d'une vraie romance entre Boyer et Havilland doit elle apparaître uniquement à la fin du film ? Oui le principal problème de "Par la porte d'or", c'est bien le scénario. Et j'aurais tendance à dire que ce n'est pas par la grande porte que passe le spectateur, et que celui ci aura bien du mal à ne pas vouloir chercher la porte de sortie avant la fin. Aujourd'hui on sait que les rapports entre le scénariste Billy Wilder et Mitchell Leisen le réalisateur furent assez mauvais. Ainsi, Mitchell Leisen et Boyer remanièrent le script à leur convenance au grand désespoir de Wilder. Ainsi Boyer refusa de tourner la scène d'introduction où il devait raconter son histoire à un cafard. Billy Wilder se fit ensuite interdire l'accès du plateau par Leisen. Et Leisen finit par dire de Wilder : « Il vient d’Europe centrale et il est têtu comme une mule quand on touche à son texte ». Wilder se vengea en raccourcissant le texte de Charles Boyer. Bref, vous l'aurez compris le tournage ne se fit pas dans les meilleurs conditions. Et malheureusement tout cela se ressent à l'écran et on voit bien que le film est totalement déséquilibré et finit là où d'autres commencent. Suite à ces difficultés, Wilder décida d'ailleurs l'années suivante de passer à la réalisation pour ne plus subir le "diktat" de gens comme Leisen. A noter, que de façon exceptionnelle, le film réserve une scène, où on voit De Havilland courir nue sur la plage au loin (est-ce vraiment elle ?).

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Ci-dessus Charles Boyer et Paulette Godard :

De son côté, à l'époque le film fut très bien perçu par la critique, et reçu 6 nominations aux Oscar, mais n'en remporta aucun. Olivia de Havilland fut nominé comme meilleure actrice (ce qui me semble un comble) mais c'est sa soeur (Joan Fontaine) qui le gagna. Elle devait en remporter un 2 ans plus tard pour "À chacun son destin" avec pour réalisateur encore Leisen. Aujourd'hui le film est encore à mon sens très surestimé. Néanmoins, il réserve quelques bonnes scènes entre de grands acteurs. Mais est ce bien suffisant pour faire un film réussi ? Pour ma part, je ne le crois pas. Surtout que l'âge d'or d'Hollywood a réservé bien d'autres chef-d'oeuvre à la valeur plus sûre.

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Ci-dessus Charles Boyer et Olivia de Havilland :

 

NOTE : 4,5 / 10

01/09/2012

La charge de la Brigade légère - 1936

La charge de la brigade légère a été tournée en 1936. On y retrouve donc pour la 2ème fois, Errol Flynn et Olivia de Havilland. En plus des 2 vedettes du film il y a également à l'affiche, Patric Knowles et Donald Crisp. Patric Knowles fera beaucoup de seconds rôles ou aura la vedette dans des comédies de l'époque. Donald Crisp reste lui, comme l'immortel interprète du père dans "quelle était verte, ma vallée" de John Ford. Michael Curtiz est à la réalisation sur ce film comme il l'était précédemment sur Capitaine Blood. Il est le maître du cinéma d'action de cette époque. Il était connu pour son très mauvais anglais (il était Hongrois, de son vrai nom Manó Kertész Kaminer) et pour sa dureté avec les acteurs. Enfin pour revenir au casting, le tout jeune David Niven est également présent.

 

Michael Curtiz ci-dessous :

 

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Concernant le sujet du film, certains pourraient voir dans ce film une ode au néo-colonialisme. Mais ce serait une grave erreur. En effet, ce film a été produit à un moment où  l'Europe est menacée par le nazisme. Les nazis sont au pouvoir depuis 1933. La charge de la brigade légère est donc une des réponses d'Hollywood à la menace nazie.

 

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Si il est vrai que l'histoire se concentre sur la guerre de frontière entre le Sultan Surat Khan, nouvel allié des Russes et l'armée anglaise aux Indes, puis sur la guerre de Crimée, cette toile de fond n'est qu'un décor. Et, il est impossible de ne pas voir en ce sultan, la reproduction d'Hitler ou du totalitarisme nationalisme poussé à l'extrème. Car comme lui, Surat Khan sera responsable de massacres de masse et donc d'innocents, de civils ou de militaires désarmés. On prévoyait donc en 1936 ce qu'il allait se passer ... ou alors ce film est un échos à la guerre d'Espagne.

 

Quoiqu'il en soit les autres thèmes du film sont la romance à 3 et l'esprit de sacrifice pour une cause qui apparaît juste noué à un sacrifice par amour pour sa belle. Ainsi il y a quelque chose de profondément romantique dans ce film.

 

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Concernant la musique, on a cette fois ci une composition extraordinaire de Max Steiner qui composera les très nombreux thèmes du film. Les plus célèbres restant l'ouverture, la charge finale et la valse originale écrite pour le film en début de film. A noter que Steiner étant à l'origine un compositeur viennois, aimait donc écrire des valses pour les films dont il était le compositeur.

 

Vous trouverez ci-dessous le thème de la charge finale, qui fait à lui seul plus de 9 minutes de musique symphonique !!

 

 

Malheureusement, ce film occasionna la blessure grave de plusieurs chevaux. C'est donc à cette époque que des associations se mirent en place pour protéger les animaux avec l'assentiment des stars de l'époque.

 

Un film qui mériterait sans conteste une restauration totale en Blu-ray. Pour ma part, j'ai découvert ce film à 14 ans sur un vieux magnéto qui avait enregistré la dernière séance de la veille.  Je crois que c'est ce film qui m'a fait aimer le cinéma.

 

Pour finir, sachez qu'en 1968 un remake sera fait. Mais il prendra le contre pied de la version de 1936, en mettant en avant le côté absurde du commandement et la rivalité des généraux dont les hommes feront les frais.

 

Un extrait du film :

 


La Charge de la brigade légère 1/6 


Le film :

http://www.dailymotion.com/playlist/x1j40y_apo-dictique_la-charge-de-la-brigade-legere/1#video=xgw4be

 

Le poème de Lord Tennyson dont le film s'est inspiré :

HALF a league, half a league,
Half a league onward,
All in the valley of Death
Rode the six hundred.
'Forward, the Light Brigade!
Charge for the guns!' he said:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

'Forward, the Light Brigade!'
Was there a man dismay'd ?
Not tho' the soldier knew
Some one had blunder'd:
Their's not to make reply,
Their's not to reason why,
Their's but to do and die:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon in front of them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
Boldly they rode and well,
Into the jaws of Death,
Into the mouth of Hell
Rode the six hundred.

Flash'd all their sabres bare,
Flash'd as they turn'd in air
Sabring the gunners there,
Charging an army, while
All the world wonder'd:
Plunged in the battery-smoke
Right thro' the line they broke;
Cossack and Russian
Reel'd from the sabre-stroke
Shatter'd and sunder'd.
Then they rode back, but not
Not the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon behind them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
While horse and hero fell,
They that had fought so well
Came thro' the jaws of Death,
Back from the mouth of Hell,
All that was left of them,
Left of six hundred.

When can their glory fade ?
O the wild charge they made!
All the world wonder'd.
Honour the charge they made!
Honour the Light Brigade,
Noble six hundred!

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Note : 8,5 / 10

30/08/2012

Hommage à Errol Flynn et à Olivia de Havilland

Aujourd'hui un hommage à Errol Flynn et à Olivia de Havilland. Ils étaient les étoiles du firmament hollywoodien en 1938. Ils se sont rencontrés comme partenaires 9 fois à l'écran. Quasiment tous leurs films étaient des chefs-d'oeuvres incontournables. J'aurais l'occasion de vous parler plus tard de chacun d'entre eux, si ce n'est pas déjà fait pour certains.

 

 

 

Mais je voulais leur rendre hommage. La boisson et la vie ont emporté Errol en 1959. Olivia est de son côté toujours vivante au moment où j'écris ces lignes. Elle reste avec ses souvenirs, d'une époque où le cinéma était plus grand que le spectateur. On a gardé d'elle l'image de Mélanie dans "Autant en emporte le vent". Mais elle est bien plus. D'ailleurs la profession ne l'a pas oublié et lors de la cérémonie des César du 25 février 2011 au théâtre du Châtelet où elle est présente, la profession du cinéma lui rend hommage par une ovation debout.

 

 

Merci d'avoir réussi à faire passer tant de beauté sur l'écran Errol et Olivia. J'ai pleuré tant de fois en regardant vos films. Comme Gene Kelly, vous faites parti de ma famille. En un mot, je vous aime, Errol et Olivia. Le temps n'emportera pas votre souvenir. Tant qu'il y aura de la beauté dans ce monde, il y aura des gens pour vous aimer.

 

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Les 9 films tournés par le couple Errol Flynn, Olivia de Havilland :

 

Capitaine Blood, The charge of the light Brigade, Robin Hood, Four is a crowd, Dodge City, The Privates of Elizabeth of Essex, The sante Fe Trail, They died with their boots on, et Thank your lucky star.

29/08/2012

Capitaine Blood ou le fleuron du film de pirates - 1935

1935, le cinéma vient de sortir depuis quelques années (1927) de la période du muet et est entré dans l'ère du parlant. Certains films sont donc remis au goût du jour (le parlant) et deviennent les premiers remakes de l'histoire du cinéma. Capitaine Blood est un de ces films là. Certaines scènes d'action à la fin du film sont d'ailleurs reprise de la version avec Fairbanks. Mais ce serait stupide de limiter Capitaine Blood à un remake d'un film de Douglas Fairbanks. Ce film est tiré d'une nouvelle de Rafael Sabatini, spécialiste du roman d'aventures. Il est connu pour avoir écrit également Scaramouche et l'Aigle des Mers.

 

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Capitaine Blood, en plus de bénéficier de nouvelles vedettes comme Errol Flynn qui y fait ses débuts en tant que star et Olivia De Havilland, il bénéficie de la réalisation novatrice de Michael Curtiz. Alors bien sûr le film est encore très tributaire des décors et certaines scènes souffrent de l'effet "décors de studio". Mais heureusement les acteurs, le scénario, le réalisateurs et la fabuleuse musique d'Erich Wolfgang Korngold donnent un cachet tout particulier à l'oeuvre. Korngold fait parti de tous ses artistes qui quittèrent l'Europe menacée par le nazisme. Il réalisa entre autre musique celle de l'Aigle des mers en 1940 avec également Errol Flynn. Mais on se rappelle surtout de lui pour sa musique des aventures de Robin des Bois, primée en 1938 aux Oscars. Capitaine Blood, et les aventures de Robin des Bois purent bénéficier d'une exploitation sur le territoire français. Mais l'Aigle des mers ne put en bénéficier car le film a été tourné en 1940. Les spectateurs ne purent donc voir ce dernier film qu'après guerre., les Allemands  interdisant la diffusion de films américains considérés comme bien entendu subversifs.

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La musique de Korngold dans ce métrage est prodigieuse. Mais par manque de temps, il n'en pas composé la totalité. En effet, une partie a été empruntée au répertoire classique, en particulier sur la scène du duel avec son rival Levasseur . Il est donc noté au générique comme "arrangements musicaux", cela à sa propre demande. C'est assez dur envers lui même car il a beaucoup de thèmes à son actif dans ce film.

 

Voir ci-dessous :

 

Ouverture musicale de Captain Blood :

 

Scène d'amour (love scène) :

 

Ce dernier extrait de la scène d'amour entre Flynn et De Havilland ne rend pas toute la scène, car en effet à la fin de la scène Flynn se fait gifler et le thème de l'évasion par la mer revient et le thème initial est abandonné. Ce genre de choses donnent au film une éclatante modernité.

 

On note dans les seconds rôles : Basil Rathbone et Ross Alexander. Basil Rathbone était spécialisé dans les rôles de méchants. On le retrouve dans David Copperfield, les aventures de Robin des Bois et il a été un interprète inoubliable de Sherlock Holmes. Mais qui s'en souvient aujourd'hui ? Il joue ici le rôle d'un pirate rival aux ambitions gênées par celle de Blood. A noter que Ross Alexander se suicidera peu après le tournage de ce film. Il aurait été probablement une grande star d'Hollywood si les problèmes personnels ne l'avaient emportés.

 

Les thèmes de ce film, sont la volonté de l'individu de s'échapper d'une société inhumaine, violente, immorale, et donc foncièrement injuste. La mer et la piraterie sont le vecteur de cette libération. Finalement une rédemption sera trouvée à la fin du métrage. Je n'en dis pas plus. Curtiz déploie sont talent et comme à l'habitude avec lui, les scènes d'actions sont sublimées et particulièrement réussies.  Je tiens à dire que j'ai énormément rêvé en voyant ce film ou simplement en écoutant sa musique.

 

Alors vous aussi si le monde vous ennuie, levez vous et criez comme Blood :"If the world is against us, we are against the world !!!!"

 

La bande annonce :

 

 



Note : 8 / 10

11/08/2012

Autant en emporte le Vent - Gone with the wind

"Autant en emporte le vent" est pour moi un des plus grands films, pas seulement de la grande époque des studios, mais aussi de l'histoire du cinéma. Ce film a en effet tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Alors bien entendu "Autant en emporte le vent", c'est le film aux 125 jours de tournages et à la distribution éclatante. On y retrouve : Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell, Hattie Mc Daniel. Le film est bien entendu en couleurs, mais ce n'était pas une évidence où très peu de films étaient en couleurs. 3 réalisateurs se sont succédés sur ce film : Victor Fleming, Sam Wood, George Cukor. Le producteurs David O Selznick exigeant de chacun d'eux l'impossible.

 

La bande-annonce :

 

La musique est également une très grande star du film. Elle emporte l'adhésion du public dès le titre. Max Steiner a fait un chef d'oeuvre musical, comme jamais.

Ci-dessous : Max Steiner le compositeur 

 

Compositeur de musique de films

 

Le film parle de la fin d'une société, "le Sud des Etats Unis avant la guerre civile". Le film est bien entendu du roman éponyme de Margarett Mitchell. On peut remercier le producteur David O Selznick et les scénaristes d'avoir enlevé toutes les parties un peu racistes que le roman pouvait contenir. Ainsi, contrairement à "Naissance d'une nation", le fameux film raciste de Griffith qui traitait également de la guerre civile, là dans "Autant en emporte le vent", le film ne traite que de la volonté d'une famille pour survivre à des évènements exceptionnels et à un changement radical de la société et donc de leurs modes de vies. C'est bien pour cela que ce film a traversé et continuera de traverser toutes les époques. Car en tant qu'être humain on a tous un moment donné de nos vies, été dans l'obligation de nous remettre en cause et à rechercher en nous mêmes des forces supplémentaires pour affronter la vie et le monde. Et peut être y a t'il aussi dans "Autant En Emporte le vent", un appel à la tolérance, pour comprendre ceux qui ne vivent pas comme nous. Peut être y a t'il une leçon sur la vie qui passe et qui ne revient pas, et sur la seule chose qui compte au bout du compte après la vie : NOS RACINES qui définissent ce que nous sommes.

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NOTE : 10 / 10