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29/03/2013

King-Kong - 2005

"King Kong" (2005), tourné par Peter Jackson me permet de présenter un film de ce cinéaste contemporain. En effet, n'étant pas un fan absolu du "seigneur des anneaux" et de tout ce qui tourne autour, King Kong me permet de présenter ce réalisateur talentueux. Le film est divisé en trois parties : New-York, L'ile du crane, et enfin le retour à New-York. De cette épopée cinématographique, Peter Jackson va avoir pour fil directeur, le respect du film éponyme de 1933. Ainsi contrairement à la version des années 70 avec Jessica Lange, là le film est replacé dans son contexte. La distribution comprend la divinement belle Naomi Watts, mais aussi Adrian Brody, Jack Black dans clairement son meilleur rôle à l'écran. En effet, son personnage de producteur sans scrupules, prêt à tout pour pouvoir tourner son film est savoureux au possible. Enfin, mon personnage préféré est peut être celui joué par Kyle Chandler qui fait une imitation parfaite de Robert Taylor, dénommé pour le besoin du film, Bruce Baxter. Ainsi, la plupart de ses répliques sonnent faux ou sont ridiculement déplacées. Son fameux "vous ne seriez pas troskiste par hasard ?" sonne comme l'obsession ridiculement comique d'un certain Hollywood à voir partout des communistes.

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Mais si l'humour est bien présent et réserve des moments de répis au spectateur, c'est bien évidemment l'amour du cinéma et du cinéma classique qui irrigue ce film du début à la fin, que ce soit dans son improbable mise en place, ou dans son action. Ainsi la première partie du film est divine. On y voit un New-York du début des années 30, plus vrai que nature. Chaque voiture, chaque figurant est à sa place, recréé fidèlement. Les plans larges sont multipliés et sont terriblement réalistes. Les costumes sont parfaits, la scène du music-hall nous renvoie à la disparation d'un certain "entertainement" déjà supplenté par le cinéma et les comédies musicales hollywoodiennes naissantes. La scène dans le café nous fait revenir au temps des meilleures comédies classiques de l'époque avec Carole Lombard. Et la critique avertie discernera derrière le visage de Naomi Watts, se profiler le visage de Ginger Rogers ou de combien de stars disparues des années trente et on se met à rêver à la carrière qu'aurait pu avoir cette fabuleuse actrice, si Hollywood était encore une usine à rêves et si des producteurs courageux et intelligents se décidaient à faire plus souvent du cinéma plutôt que des films à visée commerciale. Bref, dans King Kong les acteurs sont mis en valeur par (une fois n'est pas coutume), un scénario et un script d'une intelligence rare, mais aussi par un sens artistique que l'on pensait définitivement perdu.

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 Ci-dessus : Naomi Watts

La deuxième partie, évoquera donc le voyage sur le bateau, et la lutte sur l'île. Là, cette partie est par moment un peu gore, mais aussi parfois dégoulinante d'images de synthèse à en vomir. Ainsi, certaines scènes finissent par ne plus être crédibles. En effet, les trucages numériques censés améliorés l'action, la rendent au bout du compte totalement improbable. On peut ainsi constater l'irréalité totale de la scène dans le ravin avec les dinosaures, ne serait ce que visuellement parlant.

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Ci-dessus : Jack Black

Enfin le clou du film est bien la troisième partie, où Jackson achève le spectateur par un formidable final, qui ne fait pas que respecter l'oeuvre originale mais qui la magnifie et la dépasse pour faire tout simplement de cette aventure, un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Le film histoire d'une relation amoureuse impossible et destructrice entre la belle et la bête, hymne d'amour au cinéma hollywoodien classique, à ses origines et à ses films, mérite le plus bel hommage qu'il soit. Il rate la note maximale de Hollywood Classic pour des effets spéciaux un peu trop criares parfois. Mais ne gachons pas notre plaisir, en 3H15 King Kong écrase tout sur son passage, si ce n'est son vénérable ancêtre qu'il magnifie au delà du possible. Du cinéma comme celui là, avec une si belle musique symphonique digne des plus grands, on en redemande toutes les semaines !
 

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Ci-dessus : Kyle Chandler

Citation du film : "Et voici que la bête regarda la belle et la belle arrêta son geste... Dès lors, la bête fut comme morte."


La bande annonce :


Extrait de la musique de James Newton Howard :


Note : 9,5  / 10

30/01/2013

Dream House - 2011

"Dream House" tourné en 2011 bénéficie d'un casting de rêve avec Daniel Craig, Rachel Weisz, Naomi Watts, et Marton Csokas. Le scénario est au départ plutôt classique et évoque l'histoire d'une famille qui part s'installer dans une nouvelle maison dans laquelle, ils apprennent qu'un meurtre a été commis avant leur venue. En effet, un homme aurais assassiné toute sa famille dans leur maison. Cette homme n'aurait pas été emprisonné et roderait encore dans le quartier de temps à autre. Un suspens hitchcokien va rapidement s'installer et un retournement de situation se fera jour, un twist comme on dit dans le milieu du cinéma.

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Jim Sheridan bénéficia d'un gros budget de 50 millions de dollars et donc de stars internationales sur le projet. Ce film n'a malheureusement pas bénéficié d'un succès public suite aux problèmes entre le réalisateur et le studio. En effet Sheridan trouvait que la bande-annonce divulguait trop l'intrigue. De plus le couple Craig et Weisz auraient refusé de faire la promotion du film, le jugeant trop mauvais. Tout cela est assez immérité car ce film est bien meilleur que ce que laissent entendre les très mauvaises critiques qui lui ont été faites. On est très loin d'être devant un chef d'oeuvre. Mais c'est un film assez prenant et pour tout dire assez surprenant qui explore les recoins de l'âme du héros. C'est donc une oeuvre digne de figurer dans la catégorie des films qui portent sur le rêve et les hallucinations.

 

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Ci-dessus : Daniel Craig, Rachel Weisz


 

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Ce film est par contre assez violent. Je le déconseille fortement au jeune public.

Disponible en DVD et Bluray Zone B et 2.


NOTE : 6,5 / 10