Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/04/2016

La Vieille Fille / The Old Maid - 1939

En 1999, l'American Film Institute nommait Bette Davis, seconde meilleure actrice de légende du cinéma américain. Il y a dans cette simple phrase, tout le génie résumait d'une des plus grandes actrices du cinéma américain et du cinéma tout court. Qui s'en souvient encore aujourd'hui à part la communauté des cinéphiles ? Et nous avons avec "la vieille fille", un des plus beaux exemples, du talent de Bette Davis, et du film mélodramatique de ces années là. L'année 1939, est une année faste pour le cinéma américain. En effet, c'est l'année du tournage "d'autant en emporte le vent", mais c'est aussi une année de renaissance du western avec "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power, ou avec "la chevauchée fantastique" de John Ford avec John Wayne. Le cinéma américain est presque, à son apogée et chaque semaine, 80 millions d'américains se déplacent dans les cinémas, pour voir un film, soit plus de 4 milliards de spectateurs par an, contre un 1,2 milliard en 2014. Ces chiffres s'expliquent aisément, car en 1939, la télévision n'existait pas. Pour Bette Davis, 1939 est aussi une année faste. Elle a tourné l'année précédente, sous la direction de William Wyler, "l'insoumise", sorte de petit "autant en emporte le vent" de la Warner, pour lequel elle recevra son deuxième Oscar. En 1939, elle retrouve Errol Flynn, pour "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" de Michael Curtiz, mais elle tourne également une première fois sous la direction d'Edmund Goulding, dans "victoire sur la nuit", puis sous la direction de William Dieterle dans une fresque historique "Juarez". Aujourd'hui, l'Oscar reçu par Bette Davis, pour "victoire sur la nuit" a un peu éclipsé "la vieille fille". Et c'est bien dommage, car Bette Davis est réellement extraordinaire, arrivant à montrer l'évolution du caractère de son personnage, blessé par la vie, et jouant donc des rôles finalement totalement différent.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Le film s'appuie sur un merveilleux scénario de Casey Robinson d'après la pièce de Zoe Akins et adaptée du roman de Edith Wharton. La construction du film autour d'après une pièce est une qualité, car il permet une narration sérieuse. Malheureusement et c'est le seul défaut du film, il entretient un effet un peu statique à l'oeuvre, qui lui empêche d'atteindre encore une meilleure note. Sinon, le film s'appuie sur un casting en or avec autour de Bette Davis, une Miriam Hopkins également au top de sa forme, un Donald Crisp en médecin paternaliste et un George Brent égal à lui même et qui n'apparaît qu'au début. La musique de Max Steiner, la réalisation d'Edmund Goulding et la photographie discrète de Tony Gauldio font le reste. C'est du bel ouvrage. Et on se surprend à pleurer devant cette oeuvre aux accents souvent dramatiques, qui nous parle autant de la vie et des moeurs du milieu du 19ème siècle, que de leurs résonances dans la société puritaine américaine de la fin des années 30. Et donc malgré le caractère statique, et parfois étouffant de l'ensemble, on prend un plaisir fou à se laisser porter, par le jeu incroyable d'une des plus grandes actrices de l'histoire du cinéma. Après avoir vu un tel film, on a honte de constater que la Warner Bros, n'a pas encore sorti l'ensemble de son oeuvre au mieux en Bluray, au pire en DVD. Car une fois de plus, cette "vieille fille" est encore un chef d'oeuvre à mettre au crédit de la grande Bette Davis.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Louise Fazenda, Miriam Hopkins & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Bette Davis et Miriam Hopkins

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

Ci-dessus : Jerome Cowan & Bette Davis

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,bette davis,george brent,miriam hopkins,donald crisp,jane bryan,max steiner,edmund goulding

La bande-annonce :

 

Hommage à Bette Davis :

 

Film, disponible en DVD Version originale sous-titrée français sur Amazon.com

 

 

Note  : 8,5 / 10

06/09/2014

L'héritière / The Heiress - 1949

On a parfois plaisir à parler de certains films, plus que d'autres, et "l'héritière" fait parti de ceux-ci. Comme son nom l'indique déjà un peu, le film qui nous compte la vie sentimentale d'une héritière de fortune. Il a été produit par la Paramount et réalisé  en noir & blanc par William Wyler. Le film peut s'appuyer sur plusieurs qualités importantes. Tout d'abord, c'est une adaptation du roman d’Henry James "Washington Square". De plus ce roman a lui même était adapté pour le théâtre par Ruth et Augustus Goetz, et c'est sur cette dernière version théâtrale de 1947, que le scénario des mêmes auteurs, est fondé. On a donc un scénario tout à fait sérieux. Le réalisateur n'est pas non plus, n'importe qui. On doit à Wyler, plusieurs films avec Bette Davis, comme "l'insousime" (1938), "la lettre" (1940), "la vipère" (1941), mais aussi plusieurs chef-d'oeuvres comme "Madame Miniver" (1942), "les plus belles années de notre vie" (1946) et "les grands espaces" (1958), et même "Ben-Hur" (1959), pour citer les plus célèbres.

 

l-heritiere-film-6862.jpg

Le casting de "l'héritière" est également très bon. Ainsi, on retrouve Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, et Miriam Hopkins. Olivia de Havilland avait gagné auparavant déjà un Oscar pour son interprétation dans "À chacun son destin", l'année précédente.  Montgomery Clift joue son rôle très correctement, sachant lui donner des tons et des intonations qui font de lui un comédien d'exception, mais que dire de la formidable prestation de Ralph Richardson, qui joue le père de notre "héritière", ne sachant comme protéger et aimer une fille, qu'il méprise au plus profond de lui. Ralph Richardson apporte toute sa classe au film, comme sait le faire également George Sanders. On se souvient de Ralph Richardson pour ses préstations dans "La vie future" (1936), ou en mari trompé dans "Le divorce de Lady X" (1938) ou dans "Anna Karénine" (1948) avec Vivien Leigh. On note aussi dans les seconds rôles, la belle prestation d'une Myriam Hopkins déjà vieillissante. Mais toute sa fabuleuse beauté tellement présente dans "Dr. Jekyll and Mr. Hyde" (1931) avec Fredric March ou dans "la caravane héroïque" (1940) avec Errol Flynn semble s'être évanouie. Elle n'en reste pas moins une actrice terriblement talentueuse. Le film est donc un très bon film, qui n'ennuie jamais, malgré la difficulté du sujet. On retrouve encore une fois avec bonheur, du grand cinéma hollywoodien, dont l'histoire peut se résumer au thème de "plaisir d'amour" emprunté par le compositeur Aaron Copland. Olivia de Havilland enlaidie pour l'occasion, devait gagner son deuxième Oscar et le film en rafler 4 en tout.

43771043.jpg

Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

heritiere-1949-01-g.jpg

Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

44539733.jpg

lheritiere-the-heiress-william-wyler-1949-L-Kb2F2z.jpeg

Ci-dessus : Olivia de Havilland & Ralph Richardson

hopkins-heiress.jpg

Ci-dessus : Myriam Hopkins

2014_Cinematek_FebMar_heiress_613x463.jpg

Ci-dessus : Olivia de Havilland

lheritiere-the-heiress-william-wyler-1949-L-JU9vDX.jpeg

Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

5404676_orig.jpg

Ci-dessus : Olivia de Havilland avec son Oscar gagné pour "l'héritière"

Trailer :

 

Extrait de la musique du film :

Disponible chez Universal en DVD zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

25/10/2013

Haute Pègre / Trouble in Paradise - 1932

Qu'est ce que la "Lubitsch touch" ? Voilà peut être à quoi répond "Haute Pègre". En effet, tout le glamour et l'intelligence des plus grands films de Lubitsch sont déjà présents dans ce film. Et c'est la première fois, que les critiques de 1932, utiliseront cette expression, "Lubitsch Touch". Ainsi, on retrouve les scènes avec la porte comme élément central. Mais aussi on trouve un jeu d'apparences et de faux semblants, et des dialogues qui ne sont pas sans rappeler d'autres films plus célèbres du réalisateur. Mais ici Lubitsch ne tombe jamais dans la farce pure, comme par exemple, dans "To be or not to be" (1942). D'ailleurs, il teinte sa comédie d'aspects plutôt mélodramatiques, qui en fait un petit plaisir qui est doublé par la présence de deux grandes stars féminines de l'époque : Kay Francis et Miriam Hopkins qui rivalisent de glamour et de séduction, pour nous donner un érotisme ici très intellectualisé. Ainsi, les scènes de sexe ne sont pas montrées et c'est la porte encore qui joue un grand rôle, et qui fait comprendre aux spectateurs, par un "do not disturb" que l'on accroche. Puis plus tard, Lubitsch élude intelligemment des étreintes physiques trop accentuées, par le jeu d'une scène à l'autre, où on laisse le couple enlacé, puis la scène suivante, où l'on apprend par le maître d'hôtel qu'ils ne veulent pas être dérangés. L'intérêt de cette scène permet aussi de montrer le désarroi de la compagne trompée.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,herbert marshall,miriam hopkins,kay francis,edward everett horton,charlie rugles,ernst lubitsch

Vous l'avez compris, on est en face d'un film très intelligent, aux dialogues excellents et aux répliques qui font mouche. L'histoire, au début conventionnel, d'un escroc (Herbert Marshall) qui se lie amoureusement avec une voleuse (Miriam Hopkins) est rendue intéressante par la tension amoureuse qui se lie entre l'escroc et une riche dirigeante d'une maison de parfums (Kay Francis). A cela il faut ajouter les amoureux frileux et éconduits de la belle héritière, en la personne d'Edward Everett Horton et Charlie Ruggles, et vous saurez alors qu'on ne s'ennuie pas devant "Haute Pègre". Je finirai par dire quelques mots, pour souligner l'"Art Deco" de Hans Dreier, et les robes magnifiques de Travis Banton, mais aussi encore une fois pour insister sur la totale maîtrise de l'art de la réalisation de la part de Lubitsch. Le film allait être considéré par la critique comme un des meilleurs films de l'année 1932, Pourtant il n'allait être que modérément apprécié par le public de 1932. Il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne devienne un classique reconnu par tous. A ce titre, on ne peut que très chaleureusement remercier Universal, d'avoir ressorti pour la France cette merveilleuse production Paramount. Pourvu qu'Universal continue ce genre de sortie DVD !

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,herbert marshall,miriam hopkins,kay francis,edward everett horton,charlie rugles,ernst lubitsch

Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbert Marshall

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,herbert marshall,miriam hopkins,kay francis,edward everett horton,charlie rugles,ernst lubitsch

Ci-dessus : Kay Francis, Miriam Hopkins et Herbert Marshall (On remarque ici que la porte est l'élément central. Les deux femmes en tiennent la poignée, comme pour symboliser leur concurrence et leur rivalité. Le désarroi dans les yeux de Miriam Hopkins semble vouloir dire qu'elle reconnaît sa défaite)

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,herbert marshall,miriam hopkins,kay francis,edward everett horton,charlie rugles,ernst lubitsch

Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbet Marshall

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,herbert marshall,miriam hopkins,kay francis,edward everett horton,charlie rugles,ernst lubitsch

 

Note : 8,5 / 10

07/09/2013

La femme la plus riche du monde / The richest girl in the world - 1934

La femme la plus riche du monde, est un film avec Miriam Hopkins et le jeune Joel McCrea. On retrouve dans les seconds rôles la jolie Fay Wray. Reginald Denny et Henry Stephenson complètent la distribution. On se rappelle d'Henry Stephenson pour son rôle de messager du nouveau roi dans "Capitaine Blood" (1935) ou dans "le médaillon"(1946) chroniqué ici. Mais il a joué dans de nombreux autres films, que ce soit dans "la charge de la brigade légère" (1936), "le prince et le pauvre" (1937) ou encore "Marie Walewska" (1937). Dans les années 30, on peut considérer que Miriam Hopkins est au sommet de sa carrière d'actrice. Elle est la beauté et la jeunesse pour elle. Et par exemple sa prestation en fille légère dans "Dr Jekyll and Mr Hyde" est inoubliable, avec sa fameuse réplique :"Come back soon. soon". Et cette réplique aurait du rester aussi célèbre que le fameux, "I just want to be alone" de Greta Garbo. Quant au second personnage féminin, Fay Wray, c'est évidemment pour le cinéphile français, l'actrice du "King Kong" de 1933. Mais elle ne fut pas que cela. Elle devait commencer sa carrière en 1923 et la faire durer pendant 57 ans, réussissant autant dans le cinéma muet que parlant. Et elle devait définitivement nous quitter à l'âge de 96 ans, le 8 août 2004.

l_25718_9b4706b8.jpg

Mais revenons au film ! Le film est une comédie qui commence par un débout assez confus où on se demande bien où les scénaristes veulent nous mener. Mais l'histoire est finalement assez simple. Ainsi, Miriam Hopkins joue une richissime milliardaire, qui passe son temps à abandonner ses affaires à son très sérieux conseil d'administration qui ne l'a jamais vu et son homme à tout faire joué par Henry Stephenson gère le courant. La vie pourrait être belle, mais elle est malheureuse en amour, les hommes ne l'aimant que pour son argent. Ne sachant pas si on pourrait l'aimer pour ce qu'elle est réellement en tant que personne, après une période de cafard, elle se décide à mettre à l'épreuve un de ses amis (Joel McCrea) pour savoir si réellement il l'aime. Mais ce dernier croit qu'elle n'est que la secrétaire particulière de la richissime célibataire. Quiproquos et malentendus vont donc se multiplier jusqu'au dénouement final.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, miriam hopkins, fray way, henry stephenson, max steiner, william a. seiter

Ci-dessus : Miriam Hopkins

Le film contient certaines scènes tendres, voir assez osées pour l'époque, mais restant toujours dans la tendresse plus que dans la sensualité pure. Mais il est vrai que les protagonistes se trouvent souvent allongés à s'embrasser, ce qui sera interdit par le code Hays quelques mois plus tard. La dernière scène du film est d'ailleurs la plus drôle. En effet, elle montre un homme très satisfait d'avoir accompli ses devoirs conjugaux, et montrant sa bonne humeur à un autre qui pense qu'il a couché avec sa fiancée. Le film est donc amusant sans atteindre les sommets de la comédie. On a vu mieux, mais on a vu bien pire aussi. L'intérêt réside surtout dans sa distribution et dans un scénario et des dialogues intelligents.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,miriam hopkins,fray way,joel mccrea,henry stephenson,max steiner,william a. seiter

Ci-dessus : Fay Wray et Reginald Denny

Disponible chez les éditions Montparnasse (DVD Zone 2), en VO sous-titré. qualité d'image acceptable même en vidéoprojection.

Note : 6 / 10

18/06/2013

Les bannis de la Sierra / The Outcasts of Poker Flat - 1952

"Les bannis de la Sierra" est un superbe western tourné pendant plus d'une heure en huis-clos. En effet, après une scène d'hold-up nocturne superbement filmée et stylisée, et une randonnée dans des montagnes enneigées, le film aura pour unique lieu de tournage une cabane solitaire. L'histoire tourne donc autour de ce groupe d'exclus, obligés de vivrre dans une cabane et qui attend la fin de la tempête de neige. Mais l'arrivée de Cameron Mitchell psychotique, responsable d'un hold-up sanglant va contrarier le séjour et faire de ces quelques jours un insoutenable et angoissant huis-clos.

22032011131735j.jpg

Le film va donc développer un suspens psychologique où ressortiront les caractères pour les uns, et la perversion pour un autre. On se prend alors à réfléchir au devenir de cette petite société miniature rejetée par la grande, mais où les moeurs et la morale sont en lutte avec la violence d'un homme prêt à tout. Il n'y a donc aucune scène romantique mais presque une scène de viol. On ne s'ennuie donc jamais en regardant ce western psychologique, qui est plus proche d'un thriller que d'un vrai western. Le film bénéficie en plus d'un très bon casting avec la jeune Anne Baxter, Dale Robertson en plus de Cameron  Mitchell. On note aussi la présence de Miriam Hopkins dans le rôle d'une prostituée. Miriam Hopkins était au plus haut de sa carrière dans les années 30, là sa beauté semble fannée et on a parfois un peu de peine quand on pense à la femme qu'elle était 20 ans auparavant.

a_duk779.jpg

Ci-dessus : On reconnait Cameron Mitchell, Dale Robertson, Anne Baxter, et Miriam Hopkins à droite.

Je finirai en disant quelques mots sur le réalisateur Joseph M. Newman : ancien garçon de course de la MGM dès l'âge de 13 ans,  se retrouva assistant de cinéastes tels Raoul Walsh ou George Cukor. Sa première réalisation date de 1941, "Northwest Rangers", remake de "Manhattan Melodrama" de W.S. Van Dyke. Juste avant "les Bannis de la Sierra", il nous réalise une comédie avec June Haver et Marilyn Monroe dans un de ses premiers rôles, "Nid d'amour". Mais le film le plus célèbre de Newman sortira en 1953 et deviendra un grand classique de la science-fiction : "Les Survivants de l'infni" (This Island Earth).

opfintro3.jpg

Ci-dessus : Cameron Mitchell

cinéma, cinema, film, films, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, miriam hopkins, dale robertson, cameron mitchell, anne baxter, joseph newman,

 

Extrait : 

 

Note : 8 / 10

29/05/2013

Sérénade à trois / Design for Living - 1933

"Sérnade à trois" est un film un peu étrange. En effet, le sujet est plutôt scabreux. En effet, il s'agit d'une jeune femme (Miriam Hopkins) qui est ici amoureux de deux hommes à la fois : Fredric March et Gary Cooper. Le scénario est tiré d'une pièce de Noël Coward, jouée pour la première fois en 1932. Malheureusement ici le scénario de Ben Hecht en enlève tout le caractère scabreux et finalement drôle. Ainsi, les relations sont affichées comme platoniques par la jeune femme et si on parle de sexe, c'est pour dire qu'il n'y en aura pas. Ainsi entre rupture, tension physique et attirance impossible, le scénario semble tourner en boucle et finir sans que la situation du début trouve une résolution quelconque. Il y a également une scène assez étrangement tournée, où on voit March partagé un petit-déjeuner avec la jeune femme tant convoité. March est en smoking inpécable alors qu'il venait de voyager le soir. On sait alors qu'il a partagé la nuit et la chambre de Miriam Hopkins. Néanmoins c'est vrai que le spectateur se sent un peu frustré, n'ayant même pas eu droit à la traditionnelle scène de glamour hollywoodienne. De plus, on sent Gary Copper un peu gêné dans cette comédie, mais Fredric March beaucoup plus à son aise. A noter qu' Edward Everett Horton complète le casting. Ce dernier était un habitué des comédies musicales de Fred Astaire où il excellait dans son rôle de comique pince-sans-rire. Alors c'est vrai qu'ici on sourit plus souvent que l'on rit. Par contre, Miriam Hopkins est ici au top de sa forme, prodigieusement belle et sexy, en particulier à la toute fin du film, où on la retrouve dans un ensemble particulièrement moulant qui fait penser à certaines robes de Marilyn Monroe. On pouvait malgré tout, s'attendre à un peu mieux d'un film d'Ernst Lubitsch joué par de tels acteurs. Pour finir je rappellerai que Miriam Hopkins avait déjà joué l'année précédente dans "Docteur Jekyll et Mister Hyde".

serenade_a_trois,3.jpg

3.JPG

4.JPG

6.JPG

7.JPG

Ci-dessus : Miriam Hopkins

1.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

5.JPG

Ci-dessus : Fredric March et Ernst Lubitsch

2.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

Note : 5,5 / 10

18/02/2013

Souvenez vous de ... Miriam Hopkins !

Miriam Hopkins que l'on a pu admirer dans "Docteur Jekyll et Mr Hyde" (1931) ou encore dans "Virginia City (1940) est la star du jour. Elle était terriblement belle et tellement talentueuse. Que de souvenirs que tous ses films de ses jeunes années.

Capture2.JPG

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,actrice,hollywood,hommage,miriam hopkins

Miriam-Hopkins-and-Errol-Flynn-in-Virginia-City-1940.jpg

Ci-dessus Miriam Hopkins et Errol Flynn dans Virginia City (1940)

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,actrice,hollywood,hommage,miriam hopkins

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,actrice,hollywood,hommage,miriam hopkins

 

Hommage vidéo :

 

08/02/2013

Dr. jekyll et Mr. Hyde / Dr. Jekyll and Mr. Hyde - 1931

Vous ayant dernièrement parlé de Fredric March et de sa formidable performance d'acteurs dans "les Misérables" (1935) je ne résiste pas à la tentation de vous parler d'un autre film très célèbre de Fredric March : "Dr jekyll et Mr Hyde" tourné cette fois-ci en 1931. C'est donc bien évidemment un film pré-code, et une adaptation du célèbre roman de Robert Louis Stevenson. Le réalisateur est Rouben Mamoulian, on retrouve donc dans les rôles principaux en plus de Fredric March, la très belle Miriam Hopkins qui était alors toute jeune. La Paramount pensait à John Barrymore pour le rôle du docteur, mais Barrymore étant déjà en contrat avec la MGM, la Paramount décida alors de donner le rôle à Fredric March. Le film est un bon exemple de film pré-code, car il aborde des thèmes difficiles : sexualité, dépravation, désirs, et tout cela sans beaucoup de tabou. De plus, le film est novateur sur bien des aspects.

Doc. Jekyll and Mr Hyde - Affiche film.jpg

Ce caractère novateur se retrouve dans la réalisation. Ainsi, dès la séquence d'ouverture, on nous présente le docteur Jekyll en train de jouer de l'orgue, mais filmé à la troisième personne. On ne voit donc que ses mains et jamais son visage, puis on le voit parcourir un couloir pour se préparer pour sortir donner un cours à l'université. Et c'est là que l'on découvre son visage dans le miroir. Rien que cette première séquence vaut le détour. Jekyll explique alors pendant son cours magistral que la science devrait se donner pour objectif de dominer les pulsions animales de l'Homme en lui permettant ainsi de développer sa perfection et ses meilleurs aspects. Jekyll se décidera donc à fabriquer une potion qui se rélèvera catastrophique, car libérant ses pires pulsions. En rentrant chez lui, Jekyll vient en aide à une jeune chanteuse de bar interprêtée par Miriam Hopkins et officie comme médecin à son chevet. La scène est d'une rare sexualité pour l'époque. Et la fameuse réplique de Miriam Hopkins :"Come back soon. Won't you ? Soon !" résonne comme une espèce de leitmotiv obsédant mais terriblement attirant.

tumblr_mh44hfjXr71qb8ugro1_500.jpg

Ci-dessus Miriam Hopkins dans Docteur Jekyll et Mr Hyde (1931)

Aujourd'hui on peut bien évidemment rester un peu sur sa faim devant les trucages de l'époque qui ont un peu vieilli et devant l'aspect un peu artificiel de tout ça, en perticulier du personnage de Hyde. Néanmoins, la relation destructrice entre le double de Jekyll et la jeune chanteuse est particulièrement angoissante et proche d'une espèce de harcèlement sexuel et mental. Ce qui me gène un peu, c'est que les traits du monstre, font quand même un penser à une espèce de racisme qui ne porte pas son nom. C'est en tous les cas, mon sentiment.

tumblr_mby88s8NOe1qbsi4oo1_1280.jpg

Ci-dessus : Fredric March en Mr Hyde et Miriam Hopkins

On est donc devant un très bon film, bien réalisé très osé avec des scènes gorgées de sexualité quasiment explicites. Mais avec un parti pris et des trucages qui sont quelque peu datés. Un film de l'histoire du cinéma qui reste encore pour beaucoup de cinéphiles comme étant supérieur à la version de 1941 avec Spencer Tracy, Ingrid Bergman et Lana Turner. Fredric March devait quant à lui remporter l'oscar du meilleur acteur en 1931 pour son interprétation.

tumblr_ltphuftfKt1qanwe4o1_1280.jpg

Noter que sur la photo ci-dessus il est noté "MGM" car la MGM devait acheter les droits du film pour 45 ans à la Paramount. Les droits appartiennent aujourd'hui à la Warner qui assure la distribution de l'oeuvre.

 

Note : 8 / 10


08/08/2012

La caravane Héroïque / Virginia city - 1940

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de Virginia City ou en français "la caravane Héroïque". Superbe film de Michael Curtiz. Michael Curtiz c'est le réalisateur hollywoodien par excellence. Venu d'Europe parlant très mal anglais il réalisa malgré tout 67 films entre 1930 et 1950 et encore d'autres après 1950. Il est connu surtout pour Casablanca avec Humphrey Bogart ou pour son Robin des Bois avec Errol Flynn.

 

cinéma,film,films,acteurs,actrices,acteur,actrice,hollywood

 

Dans Virginia City il est donc aux manettes. On retrouve dans ce Western une distribution fabuleuse : Errol Flynn, Randolph Scott. On a donc déjà du très lourd dans les vedettes masculines et en vedette féminine Miriam Hopkins. Dans les seconds rôles, Humphrey Bogart est également présent avec une petite moustache qui le rend antipatique. Mais c'est le but car il fait un rôle de hors la loi cupide et sans coeur. Et puis il y a la bande d'Errol Flynn en la présence d'Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams.

 

Ci-dessous Miriam Hopkins :

8xhb4rirq84firqh.jpg

Ce que j'aime dans ce film c'est que les personnages ne sont pas ce qu'ils sont supposés être et que finalement chacun joue un double voir un triple jeu et qu'au bout du film chacun aura évolué positivement au gré des circonstances. L'humanité dépassant dans ce film tout ce que la guerre, la politique et les intérêts peuvent produire pour opposer les hommes les uns contre les autres.

Un très grand film qui va bien au delà du simple divertissement qu'il est censé produire.

 

La bande annonce :

http://movies.nytimes.com/movie/52859/Virginia-City/trail...



NOTE : 7 / 10