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16/07/2014

Pour elle un seul homme / The Helen Morgan Story - 1957

Il fallut 4 scénaristes (Nelson Gidding, Stephen Longstreet, Dean Riesner et Oscar Saul), pour écrire difficilement l'histoire de la grande chanteuse américaine, Helen Morgan. Il n'en reste pas moins que l'histoire prend quelques détours avec la réalité et reste un peu binaire. Mais pour ma part, j'ai trouvé Ann Blyth très convaincante en Helen Morgan. Certaines critiques ont dit que sa voix de soprano ne convenait pas et donc que la Warner ait engagée Goggi Grant pour le doublage. Par contre, d'autres commentateurs ont contesté ce choix. En réalité, lors d'un doublage l'actrice n'est jamais consacrée, car les critiques s'opposent devant un choix jugé raisonnable pour les uns et contestable pour les autres. Quoiqu'il en soit, Ann Blyth joue très bien son rôle et arrive à amener une vraie émotion dans les scènes dramatiques, et nous donne une formidable performance d'actrice dans le dernier tiers du film.

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Michael Curtiz est à la réalisation et ça se voit. Tout est très soigné. La direction d'acteur est très bonne. La photographie est classique sans être trop présente ou trop excessive. Mais ce que l'on peut contester, c'est le look un peu années 50 de l'histoire qui est censée se passer dans les années 20. C'est le gros défaut du film qui n'arrive pas à nous faire oublier en terme de réalisme, "les fantastiques années 20" (1939) de Raoul Walsh avec James Cagney et Humphrey Bogart. Dans les fantastiques années 20, l'actualité était très présente, voir trop et on se plongeait littéralement dans l'époque vue par les Américains. Dans "Pour elle un seul homme", l'époque semble se diluer dans les problèmes de la chanteuse. C'est le principal défaut du film. Il faut noter que ce n'est pas la première participation d'Ann Blyth à un film de Michael Curtiz. En effet, elle avait déjà travaillé avec lui dans le superbe film, "le roman de Mildred Pierce" (1945). Curtiz se plaît à filmer les jambes des danseuses qui descendent des escaliers, comme beaucoup de réalisateurs hollywoodiens avant lui. Dernier film d'Ann Blyth pour le cinéma, c'est aussi une forme d'adieu pour cette magnifique actrice qui n'a eu pas la carrière qu'elle aurait méritée d'avoir. "Pour elle un seul homme" ne laisse donc pas indifférent, et malgré ses défauts on prend beaucoup de plaisir à suivre la vie d'Helen Morgan et à écouter des chansons nostalgiques mais superbes d'un mélodrame de qualité.

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Ci-dessus : Ann Blyth

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Ci-dessus : Paul Newman et Ann Blyth

Extrait :

 

La vraie Helen Morgan dans la version de "Show Boat" de 1936 :

 

Film disponible en DVD en VO sous-titrée (collection Fnac)

Note : 7,5 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

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Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

Actors and crew on the set of the film “Captains of the Clouds”..png

Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

20/03/2014

Le roman de Mildred Pierce / Mildred Pierce - 1945

Aujourd'hui je vous propose un sacré beau film que j'ai revu hier soir : "le roman de Mildred Pierce", tiré du livre de James M. Cain. Le film est admirable à tous les points de vue. La distribution est excellente. Ainsi, on retrouve une Joan Crawford très crédible en femme au foyer, une Ann Blyth délicieusement manipulatrice et perverse. Dans les seconds rôles on retrouve Jack Carson,  Zachary Scott, et Eve Arden. Zachary Scott on l'a vu joué dans d'autres mélodrames, comme "la femme aux maléfices" (1950). Quant à Jack Carson, éternel gaffeur et joli coeur, il a ici peut être son rôle le plus sérieux et joue à la perfection un personnage assez superficiel. Le film vaut autant par le jeu des acteurs, que par la superbe réalisation d'un Michael Curtiz, génialement inspiré, qui multiplie, comme souvent dans son oeuvre, les plans d'exceptions. Et il fait sienne la fameuse phrase de Jacques Tourneur, qui disait : "La couleur des décors n'a pas d'importance, ce qui est capital c'est la lumière". Rien est plus vrai pour le noir et blanc, et on devine sur les photographies de cet article, le travail d'artiste que Curtiz a fourni sur la lumière.  Pour arriver à cet incroyable résultat, il a du sans aucun doute bénéficier du directeur de la photographie, Ernest Haller. Ernest Haller n'était pas n'importe qui car il a participé à la photographie de nombreux films de Curtiz, mais a également obtenu un Oscar pour "Autant en emporte le vent" (1939).

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Michael Curtiz multiplie donc surtout au début les scènes géniales, comprenant des jeux de lumière, des jeux d'ombre, et tout cela est d'une beauté extraordinaire. Rien que le titre, donne des frissons, lorsqu'on entend la superbe musique de Max Steiner, et que les lettres du titre sont effacées successivement par un éternel ressac. Le ton est donné pour un très grand film et "Mildred Pierce" est effectivement un très grand film, et peut être un des plus beaux mélodrames du cinéma américain. Les critiques ne devaient pas s'y tromper, et le film devait être nominé de nombreuses fois aux Oscar et Joan Crawford devait recevoir l'Oscar de la meilleure actrice pour sa formidable interprétation. Aujourd'hui, on a un peu oublié le genre mélodrame. En effet, les temps ont changé. Les femmes refusent d'être des victimes ou se voir victimiser à l'écran.  Pourtant, "Mildred Pierce" est un film profondément féministe, car comment ne pas avoir de la compassion, pour le combat acharné d'une femme pour sauver sa famille ? Jamais peut être dans son oeuvre, Curtiz n'a décrit aussi bien la condition féminine d'une mère au foyer, digne et responsable et l'amour d'une mère pour sa fille. En cela, il nous offre une oeuvre d'une inaltérable résonance.

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Ci-dessus : Joan Crawford et Ann Blyth

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Ci-dessus : Joan Crawford

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Ci-dessus : Joan Crawford (admiré sur ces images, la fabuleuse photographie d'Ernest Haller )

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Ci-dessus : Les jeux d'ombres, traditionnels des films de Curitz

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Ci-dessus : Ann Blyth, Zachary Scott, et Joan Crawford

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Ci-dessus : Zachary Scott et Ann Blyth

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Ci-dessus : Joan Crawford et Michael Curtiz

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Ci-dessus : Michael Curtiz apportant son Oscar à Joan Crawford. En effet, cette dernière avait été malade le soir de la remise des Oscars.

 

Présentation de Mr Bertrand Tavernier :

 

La bande-annonce :

 

Film disponible en DVD zone 2 chez Twentieth Century Fox, en VO sous-titrée français, sur Amazon.fr à 4,90 €. A ce prix là, c'est un cadeau, au vu de la qualité du film.

Note : 8,5 / 10

13/03/2014

Présentation de Michael Curtiz par Christian Viviani !

Mr Christian Viviani présente pendant une heure l'oeuvre de Michael Curtiz. J'avoue avoir une grande admiration pour Michael Curtiz et donc je partage l'avis de Mr Viviani sur la sous-estimation actuelle de l'oeuvre de Michael Curtiz, qui a tout de même réalisé dans sa période américaine, de très nombreux chef-d'oeuvres, à commencer par "Capitain Blood" (1935), "les aventures de Robin des Bois" (1938). Mais Michael Curtiz s'est attaqué à différents genres, comme le mélodrame de guerre avec "Casablanca" (1942) ou encore "Le crime était presque parfait" (1947). Et si ses manières et son anglais étaient détestables, il n'en reste pas moins un des plus grands réalisateurs de l'âge d'or d'Hollywood, et malgré tout ce que l'on peut dire, un grand auteur. Son oeuvre est à redécouvrir de toute urgence.

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12/12/2013

Les conquérants - Dodge City - 1939

 "Les conquérants" c'est bien le type même du film qui m'a accompagné pendant une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence, que ce soit en VHS ou en DVD. C'est évidemment un western qui fait parti de ces westerns de 1939, qui vont revivifier le genre. Ce film était un western avec Errol Flynn.  Ce dernier apportait ici classe et charme et si au départ il dénote un peu, il est en réalité un héros westernien tout à fait crédible. La force des conquérants, c'est que ce western possède toutes les qualités des grands films du genre, et de par sa jeune naissance, on ne peut pas l'accuser d'être un immense clichés. Ainsi, il y a une scène de course entre un train et une diligence, une panique de bétail, des réglements de compte, une attaque de train, et un justicier. Rien ne manque pour le plaisir des yeux, même pas un très beau Technicolor, assez rare pour l'époque. La réalisation de Michael Curtiz est parfaite en particulier dans les scènes d'action, qu'il maîtrise parfaitement. Le film est donc un très bon divertissement, surtout si on ajoute au charme d'Olivier de Havilland, la grande et belle musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. La Warner réussit donc à atteindre son objectif de faire un western sur-vitaminé, qui aujourd'hui a un peu vieilli, mais seulement parce que l'on a vu 200 westerns plus tard. En 1939, ce n'était pas le cas. On notera, que le film parle d'une possible suite (Virginia City). Le film se tournera bien et se nommera bien "Virginia City" (1940), mais le scénario sera totalement changé et Miriam Hopkins remplacera Olivia de Havilland. On pourra peut être reprocher aux "conquérants" d'avoir les défauts de ses qualités. C'est à dire une incroyable facilité. Mais pouvons reprocher à ce cinéma d'être ce qu'il est. C'est à dire une oeuvre d'art.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Guinn "Big Boy" Williams, Errol Flynn, Alan Hale

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Ci-dessus : Errol Flynn et Bruce Cabot

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Ci-dessus : Errol Flynn (toute ressemblance avec votre serviteur serait purement fortuite).

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La présentation du film :

 

Extrait de la musique :

 

Note : 7,5 / 10

04/10/2013

Les aventures de Robin des Bois / The adventures of Robin Hood - 1938

Il n'y a rien qui ne m'effraie le plus, que de parler des films que l'on vénère, car on a pour eux, une espèce d'appréhension à ne pas bien les présenter et donc à ne pas leur rendre justice. "Les aventures de Robin des Bois", fait parti de cette catégorie de films, car il est un de ces films de mon enfance, qui m'a fait grandir. Combien ai-je vu de fois ce film ? Je ne saurai le dire. Mais même maintenant adulte, je dois encore le voir une fois tous les deux ans. Il y a une magie dans ce film comme dans aucun autre film. Est-ce le Technicolor ? Est-ce la belle romance entre Errol Flynn et Olivia de Havilland ? Est-ce le ton léger du film, qui aborde malgré tout des sujets sérieux ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c'est que ce film continue de marquer profondément ma vie, comme une espèce de boussole qui indique le chemin. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La distribution est somptueuse, regroupant donc Errol Flynn dans le rôle titre, mais aussi Olivia de Havilland, Le casting est complété par Basil Rathbone dans le rôle du comte au service du Prince Jean (Claude Rains). Les seconds rôles sont eux aussi de qualité, avec Patric Knowles, Eugene Paillette, Melville Cooper,Una O'Connor. Beaucoup joueront encore dans des films d'Errol Flynn, comme Alan Hale qui interprète ici Petit Jean. James Cagney était initialement prévu dans le rôle titre, mais il  entra en conflit avec la Warner et décidait de ne plus tourner pour le studio. Flynn qui avait obtenu un grand succès avec "Capitaine Blood" (1935) sous la direction déjà de Michael Curtiz devait reprendre le rôle de Robin des Bois. Et on ne peut que se réjouir de cette décision. Car si James Cagney est un très grand acteur. On peut légitimement se demander de ce qu'il aurait pu donner dans ce film romantique par excellence.

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Le film devait connaître une production chaotique, et les réalisateur allaient se multiplier sur le tournage, les deux principaux étant William Keighley, auquel Michael Curtiz succédera. Curtiz était très dur sur les plateaux. Ainsi lors de la scène d'étreintes entre Robin et Marianne, il devait crier à Flynn : "Ne la tenez pas comme une pomme de terre chaude ! Écrasez-la ! Vous lui briserez peut-être une côte ! Mais c’est très bien si ça donne une bonne scène !" Quoiqu'il en soit le film devait être fini avec quand même, un mois de retard sur le planning prévu. A sa sortie, il obtenait un très gros succès, 3 Oscars (musique, montage et décors) et devenir une espèce de symbolisme international de tous les rêves de l'enfance. Quel petit garçon n'a pas voulu être un jour ou l'autre, Robin des bois ? Quel adolescent n'a pas rêvé de serrer contre lui la belle Marianne et rêver qu'il l'embrassait ? Quand un film arrive à parcourir des générations, et à réunir un public, on peut le classer, à n'en pas douter, parmi les chefs-d'oeuvre du cinéma mondial. La Warner n'en a peut être pas conscience. Mais c'est pourtant le cas. Ainsi, Erich Wolfgang Korngold devait faire une affaire personnelle de la musique du film, et écrire une musique de combat contre toutes les injustices. Et lui l'immigré juif autrichien, il écrira donc une musique en pensant au combat contre la barbarie nazie qui voulait s'étendre en Europe. Cela se ressent dans les différentes scènes d'action du film. 75 ans après sa sortie, Robin des Bois n'a pas pris une ride, et reste le film symbole de l'éternelle jeunesse de l'enfance heureuse. Alors vous aussi, revoyez ces "aventures de Robin des Bois", et réveillez l'enfant qui sommeille en vous !

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Ci-dessus : Errol Flynn et Patrick Knowles

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Ci-dessus : Melville Cooper, Basil Rathbone, et Claude Rains

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Ci-dessus : Errol Flynn

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

Disponible en DVD zone 2 ou Bluray Free zone aux USA

 

Outakes :

 

La musique une grande star du film :

 

Note : 10 / 10

04/07/2013

20 000 ans sous les verrous / 20 000 years in Sing Sing - 1932

"20 000 ans sous les verrous" est le type même de film tourné par la Warner, dans le but de dénoncer l'univers carcéral. Ainsi, il fait parti de ces films sociaux qui avaient pour vocation de dénoncer les travers de la société américaine et donc ici l'univers de la prison. Le succès de "20 000 ans sous les verrous" devait permettre la sortie d'autres films de ce type comme "Over the wall" (1938) ou "le châtiment" (1939) et "Insible Stripes" tous les deux avec Bogart. Le casting est intéressant avec Spencer Tracy et Bette Davis. En regardant le film, on se dit que le rôle était construit pour James Cagney, mais celui-ci renégociait à l'époque son contrat avec la Warner, il laissa donc passer le film au profit de Tracy. Ici on découvre une Bette Davis très jeune et très belle. On retrouve dans les seconds rôles en particulier Louis Calhern, que l'on reverra dans "Quand la ville dort" (1950), "les Enchaînés" (1946), ou encore dans sûrement son plus grand rôle, "Jules César" (1953) et enfin dans "Graine de violence" (1955). "20 000 ans sous les verrous" raconte la vie carcéral de Tommy Connors (joué par Spencer Tracy). Le scénariste a l'intelligence de ne pas expliquer pourquoi Connors va en prison. Ainsi, le spectateur se concentre sur les conditions de détention et pas sur le pourquoi du comment le personnage de Spencer Tracy est arrivé ici.

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Michael Curtiz met tout son talent au service du film, avec beaucoup de très beaux plans. Il joue ainsi sur les ombres pour donner une 3ème dimension au personnage et au film. Mais comment sur tous les oeuvres de Curtiz, les relations furent très tendues entre les acteurs et le réalisateur hongrois. Ainsi, Louis Calhern raconte dans ses mémoires que Bette Davis n'hésitait pas à cracher sur Curtiz pendant le tournage, si celui-ci se montrait trop dur avec elle. On ne peut donc que constater que derrière la perfection de ce qui était montré à l'écran, il y avait parfois des tensions très fortes, et un toujours bien souvent chaotique. Quoiqu'il en soit, "20 000 ans sous les verrous" est un beau film, qui dénonce autant les erreurs judiciaires, que la stupidité de l'univers carcéral, capable d'envoyer un innocent à la mort. Mais finalement on peut se demander, si ce n'est pas aussi la dénonciation d'une barbarie à visage humain. En effet, la justice étant oeuvre humaine, ne peut donc se faire sans erreur. La mort ne devrait donc pas être la sanction suprême de possibles erreurs de jugement. Mais si de tout ça, le film ne dit rien. Néanmoins, on peut suppoeer que son but était de faire cheminer une réflexion dans la conscience du spectateur.

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Ci-dessus : Bette Davis et Spencer Tracy

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Disponible en DVD zone 2 sur le site de l'éditeur (Warner) ou magasins spécialisés

 

Note : 7 / 10

05/06/2013

La piste de Santa-Fé / Santa Fe Trail - 1940

"La piste de Santa-Fé" est bien un western maudit et oublié produit par la Warner en 1940 et aujourd'hui tombé dans le domaine public. Pourtant il a tout d'un formidable spectacle. On trouve tout d'abord une distribution éclatante, avec un Errol Flynn en grande forme, avec sa traditionnelle partenaire Olivia De Havilland. Puis il y a Ronald Reagan pas trop mauvais, mais surtout Raymond Massey peut être ici dans son plus grand rôle, et Van Heflin. Enfin, en plus de War Bond qui sera également présent sur "la caravane héroïque" (1940), on trouve dans les seconds rôles les deux faire-valoir habituels des films de Flynn : Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams. Le sujet évoque la lutte de John Brown, personnage historique, adepte de la lutte armée, contre l'esclavage avant la guerre de secession et étant donc l'ennemi d'une paix civile précaire.

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Le film est destiné à un public du sud des Etats-Unis et prend le parti d'une impossible conciliation entre les idéaux du Nord et ceux du Sud avant la guerre civile. Mais contrairement aux explications données par le très mauvais bonus de l'édition DVD publié par l'éditeur Seven en 2007, il faut bien voir que le film n'est pas forcément pro-sudiste, mais a pour ambition de montrer une étape charnière de l'histoire des USA, où la paix était encore possible (1854), mais où en même temps la guerre se profilait à l'horizon en 1861. On y montre donc le point de vue abolitioniste, mais aussi le point de vue des Sudistes, ainsi que le difficile apprentissage de la liberté par les noirs. Pour ma part, je ne vois pas ce film comme raciste, mais plutôt comme l'expression d'une vision des USA en 1861. On pourrait critiquer le point de vue sudiste symbolisé par Errol Flynn, toujours modéré et droit, mais il est compensé par le point de vue presque aussi modéré de Ronald Reagan. Ainsi Reagan joue Custer et Flynn joue Stuart, qui seront respectivement deux officiers importants pendant la guerre de sécession mais présents dans des camps opposés. Le film évite donc un trop grand manichéisme. Et si les partisans de John Brown sont montrés comme souvent attirés par l'argent, décidé à utiliser la violence, il n'en reste pas moins que leur chef (John Brown) a droit à une musique religieuse de Steiner qui est là pour marquer le bien fondé de ses idées mais la condamnation des moyens violents.Le film prend malgré tout ses distances avec la grande histoire, en regroupant plusieurs proomotions de cadets de West Point. Ceci dit tout est là, l'action, la romance. Flynn a parfois un côté John Wayne assez marqué et est parfaitement crédible dans son rôle d'officier de cavalerie, comme on avait pu le voir dans "la charge de la brigade légrère (1936). Enfin Curtiz, nous donne une très belle réalisation, dont lui seul a le secret. Les scènes d'actions sont bien évidemment le point fort de Curtiz et il s'en sort parfaitement dans toutes les scènes d'action avec des plans très rapides de 3 à 4 secondes à chaque fois, faisant de l'action un point fort du film.

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Ci-dessus : Ronald Reagan et Errol Flynn

 

Quant à Raymond Massey il vole la vedette à Errol Flynn et interprète un exalté religieux de la plus belle des façons. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de voir dans son personnage  de fanatique, l'oombre d'un autre fanatisme religieux beaucoup plus actuel et aux causes beaucoup moins belles.

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Ci-dessus : Raymond Massey, Van Heflin, Errol Flynn et War Bond

J'ajouterai un mot sur la belle musique d'un Max Steiner très inspiré, qui nous gratifie d'une valse de sa composition lors de la belle scène du bal des officiers. On se rappelera en effet que Max Steiner avait pour habitude de composer des valses originales pour les scènes de bal. Ainsi, il en avait fait de même pour "la charge de la brigade légère". "La piste de Santa-Fé" est donc un très beau spectacle, que certains considèrent comme un film aux accents racistes. Pour ma part, je n'en crois rien. Il est le reflet d'un cinéma, d'une époque, et d'une période pré-guerre de sécession où le racisme existait aux USA. Comment faire un film sur cette période sans parler du racisme et le montrer ? Enfin, il faut savoir que deux ans plus tard, Errol Flynn devait reprendre le rôle de Custer (joué ici par Ronald Reagan) dans "la charge fantastique" (1942) et retrouver pour la dernière fois, Olivia de Havilland dans peut être la plus émouvante scène d'adieu du cinéma hollywoodien de cette époque.

Errol Flynn, Olivia de Havilland, Raymond Massey, Ronald Reagan, Alan Hale, William Lundigan, Van Heflin, Gene Reynolds, Henry O'Neill, Guinn 'Big Boy' Williams, Alan Baxter, John Litel, Moroni Olsen, David Bruce, Hobart Cavanaugh, max steiner, michael curtiz

Ci-dessus : Guinn big boy Williams, Alan Hale, Ronald Reagan, et Errol Flynn

 

Bande-annonce :

 

Extrait :

 Note : 8,5 / 10

25/05/2013

Le Roi du Tabac / Bright Leaf - 1950

"Le Roi du Tabac" est un film assez rare (jamais sorti en DVD en France), mais qui passe de temps en temps su TCM. J'ai ainsi retrouvé dernièrement un enregistrement en version française datant de 2004. Le film ne possédait pas une image de très bonne qualité, mais était très regardable et très intéressant. "Le Roi du Tabac" est le deuxième film avec à l'affiche Gary Cooper et Patricia Neal. On se souvient que ce couple d'acteurs avaient déjà été réunis un an plus tôt dans l'adaptation à l'écran du superbe roman d'Ayn Rand ("le rebelle"). Mais la distribution est aussi complétée par Lauren Bacall et par Jack Carson. Jack Carson avait quant à lui joué dans le même film que Patricia Neal dans "It's a great feeling" (1949). "Le Roi du Tabac" raconte l'ascension d'un  homme désargenté (Gary Cooper) qui revient dans la ville de son enfance. Il y découvre que sa maison ne lui appartient plus, mais appartient au plus grand industriel du Tabac (joué par Donald Crisp). Mais ce dernier a une magnifique fille (Patricia Neal) qui a connu Brant Royle (Gary Cooper) quand il était enfant. Le seul but de Royle sera alors de conquérir son père tout en réduisant économiquement et moralement le père de la jeune fille au silence. Donald Crisp était abonné au rôle de père. Et on se souvient surtout pour l'interprétation magistrale qu'il donne dans le film de John Ford, "Qu'elle était verte ma vallée" (1941) qui lui valut un Oscar totalement mérité. On ne se souvient plus aujourd'hui que Crisp était un acteur légendaire, né en Grande-Bretagne, et ayant connu pratiquement la naissance du cinéma, et qu'il avait eu une carrière de réalisateur.

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Je pense qu'il est inutile de présenter le réalisateur, Michael Curtiz, qui a tourné pour la Warner de très nombreux films. Le film est beaucoup moins littéraire et lyrique que "le rebelle"(1949). Mais j'ai adoré sa construction et cette lutte entre Crisp et Cooper qui ne se termine que par la reprise de la lutte par la fille de Crisp jusqu'à l'affrontement et l'effondrement final; "Le Roi du tabac" est un drame psychologique autant qu'une tragédie humaine. Il n'en représente pas moins un très bon divertissement. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi il a eu de mauvaises critiques. On a critiqué le faux accent du Sud de Patricia Neal. Mais pour ma part, je n'ai pas pu en juger, ne possédant que la version française. Enfin, j'ai trouvé Patricia Neal très convaincante dans sa prestation totalement changée par rapport au "Rebelle". On peut rajouter au crédit du film, la très belle musique de Victor Young. En résumé, un très bon film, qui mériterait une belle édition DVD ou Bluray pour qu'on le redécouvre enfin avec une image correcte.

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Ci-dessus : Lauren Bacall et Gary Cooper

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Ci-dessus : Gary Cooper et Patricia Neal

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Ci-dessus : Cooper et Neal pendant une pause

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Ci-dessus : Gary Cooper avec à gauche Jack Carson

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Ci-dessus : Gary Cooper avec à gauche Jack Carson

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Ci-dessus : Donald Crisp de dos

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Diaporama :


Extrait :


Film indiponible en DVD et Bluray en France à ce jour.

Note : 8 / 10

05/05/2013

L'aigle des mers / The Sea Hawk - 1940

Après le succès de "Capitaine Blood", la Warner ne pouvait que relancer de nouveau la machine à faire des films de flibustiers ou de pirates et reprendre l'équipe gagnante de "Capitaine Blood" en reprenant pour le rôle titre Errol Flynn mais aussi Michael Curtiz à la réalisation comme "Capitaine Blood" 5 ans plus tôt. La Warner n'a pas lésiné sur les moyens, alors que "Capitaine Blood reprenait quelques images de scènes du film de Douglas Fairbanks, "l'aigle des mers" version de 1924. Cela donnait d'ailleurs un côté assez étrange au film. Là rien de tout cela, la Warner a construit des décors, des navires. On sent la très grosse production. A Errol Flynn on a ajouté un casting intéressant, avec Brenda Marshall, qui joue ici la nièce de l'ambassadeur espagnol (Claude Rains), avec laquelle Flynn entretient une relation. Mais dans les seconds rôles il faut aussi compter sur l'éternel vétéran Donald Crisp, mais aussi d'anciens compagnons des films de Flynn qui étaient d'ailleurs déjà présents sur "les aventures de Robin des Bois". Flora Robson a la lourde charge de reprendre le rôle de la reine Elizabeth 1ere qui était interprêtée un an plus tôt par Bette Davis qui avait pour partenaire encore Errol Flynn dans "The Private Lives of Elizabeth and Essex". Et Flora Robson s'en sortira plutôt bien. Et il y a bien d'autres vedettes, mais je ne citerai pour finir que le méchant du film : Henry Daniell.

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Avec de tels moyens il était quasiment impossible à la Warner de rater le film, car il faut ajouter que Erich Wolfgang Korngold était encore responsable de la partition musicale. Il pourra d'ailleurs cette fois-ci la signer totalement car il disposera de suffisamment de temps, contrairement à "Capitaine Blood" où la musique de la scène de combat entre Flynn et Basil Rathebone sur les rochers était une reprise d'un thème classique, donc non composée par Korngold lui même. Alors oui "l'aigle des mers" est une belle réussite. Mais le film est parfois ampoulé et lourd. Ainsi, si la Warner veut à travers son film dénoncer le nazisme à travers la main mise de l'Espagne sur le monde au 16ème siècle, elle le fait un peu de façon caricaturale, mais surtout cela ralentit un peu le film et l'action. En résumé, on a perdu un peu cet appel révolutionnaire à la liberté présent dans "Capitaine Blood". D'ailleurs Flynn ne joue pas ici un pirate, mais un flibustier qui se fait reprocher l'attaque d'un navire espagnol. La réalisation de Curtiz joue toujours avec les effets d'ombres qui donnent à l'image une intéressante troisième dimension.

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Errol Flynn

Ceci dit, le film est irrigué par de nombreuses qualités : décors somptueux, costumes parfaits, casting prestigieux avec des stars au top de leur forme, musique magnifique. Mais le film ne prend son envol que dans sa dernière partie trop courte par rapport au reste de l'intrigue. Ceci à mon sens déstabilise peut être quelque peu l'ensemble. Il sortira d'ailleurs à l'époque avec des critiques mitigées. Il n'en reste pas moins un superbe spectacle, captivant, exotique, qui nous met dans la peau d'un flibustier du 16ème siècle perdu sur une côte bordée de palmiers, et on oublie tout. Alors que demandez de plus ?

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Ci-dessus : Henry Daniell et Errol Flynn

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Ci-dessus : Brenda Marshall et Una O'Connor

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Ci-dessus : Alan Hale et Errol Flynn

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Extrait de la musique :


Bande-annonce :

http://youtu.be/6_XIJm0_Wgc

Note : 8 / 10

05/04/2013

Le crime était presque parfait / The unsuspected - 1947

Il ne sera pas question ici du film d'Hitchcock, "le crime était presque parfait" avec Ray Milland, Grace Kelly et Robert Cummings de 1954, mais bien de la version éponyme de Michael Curtiz tournée en 1947. Pourtant c'est bien au film noir et à Hitchcock que cette version de Curtiz fait référence. Mais ce qui fait sortir "The unsuspected" de la production courante ou au mieux de la médiocre production d'un film noir bas de gamme, c'est bien la réalisation extraordinaire de Curtiz. Vous pouvez me croire j'en ai vu des films de Curtiz, que ce soit "Captain Blood" (1935),  'la charge de la brigade légère (1936), "les aventures de Robin des Bois" (1938), "l'aigle des mers (1940), Casablanca (1942) ... et je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un de ses films aussi bien réalisé. Curtiz s'est clairement dépassé ici. Le film commence d'ailleurs par une ombre menaçante filmée, et on sent tout de suite cette ombre comme une menace prête à réaliser l'indicible, c'est à dire tuer. Et le jeu sur les ombres, sur les visages sur les lumières va être poursuivi tout le long du film. On ne peut qu'être totalement éblouï par le travail de Curtiz. On a tendance à dire, en voyant un film : "je cherchais un bon plan j'en ai vu aucun". Ici vous verrez des dizaines de plans, plus magnifiques les uns que les autres.

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La distribution qui comprend la très belle Audrey Totter, Constance Bennett, Joan Caulfield, Hurd Hatfield, Michael North, et Fred Clark est dominée de la tête et des épaules par la prestation de Claude Rains. Alors Claude Rains vous le connaissez sûrement, on se souvient tous de sa prestation en Prince Jean dans "les aventures de Robin des bois" ou dans des films avec Bette Davis, comme les très beaux "Mr Skeffington" (1944), "une femme à la recherche de son destin", ou dans "crimes sans châtiment" (1942) ou encore "le loup garou" (1941). Hurd Hatfield c'est quant à lui l'homme d'un seul rôle, celui du beau jeune homme du "portrait de Dorian Gray" '(1945). Constance Bennett était une star des années 30. On se souvient d'elle dans "What Price Hollywood ?" par exemple.

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Ci-dessus une photo de Hurd Hatfield

Le scénario est très bien construit même si il est clairement difficile à appréhender au début et donne quelque peu le tourni. On retrouve d'ailleurs comme dans  "Laura" un tableau de l'héroïne principale qui trone au milieu du salon. Les défauts du film sont peut être l'omniprésence de Claude Rains qui finit par vampiriser le film à lui tout seul et à rendre les autres acteurs presque peu crédibles, et en particulier le personnage joué par Joan Caufield qui semble presque niais. Enfin les dialogues ne sont pas toujours à la hauteur de la formidable réalisation de Curtiz.

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Ci-dessus : Audrey Totter dans "the unsuspected"

Il n'en reste pas moins que le film est une grande réussite cinématographiquement parlant. On en prend plein les yeux. Et c'est réellement fascinant de voir Curtiz ainsi dépasser son propre niveau. Si on ajoute à ce film la belle musique de Franz Waxman qu'on a connu malgré tout un peu plus inspiré, il est difficile de ne pas mettre une très bonne note à ce métrage et de ne pas avoir envie de revoir, la séance terminée. On ne peut donc que remercier chaleureusement la Warner d'avoir sorti cette oeuvre de l'oubli dans lequel elle était tombée. On espère bien d'autres sorties de ce type à l'avenir dans cette série "films criminels" ou dans une autre, car c'est tout simplement du grand cinéma.

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Ci-dessus Claude Rains et Joan Caulfield

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Ci-dessus : un exemple des plans assez incroyables de Curtiz sur ce film. Notez le jeu des ombres sur l'image et la distance au personnage qui crée le malaise voulu par le réalisateur.

 

Film disponible en DVD Zone 2 (sous titré français) sur le site de la Warner.

 

Bande-annonce :


Note : 8 / 10

 

26/02/2013

La glorieuse Parade / Yankee Doodle Dandy - 1942

"La glorieuse Parade" est un film qui pour le moins, ne laisse pas indifférent. Tout d'abord il a été réalisé par un réalisateur mythique du Hollywood de ces années là : Michael Curtiz. Michael Curtiz c'est bien évidemment le réalisateur de "Casablanca" (1942), mais aussi de "Capitaine Blood" (1935), "la charge de la brigade légère" (1936), "des aventures de Robin des Bois" (1938), "Virginia City" (1940) ou encore "les conquérants" un an plus tôt. L'homme immigré hongrois, dont le nom de naissance était Kertész Kaminer Manó, a fait plus pour le cinéma américain que beaucoup d'autres. Il a donc touché un peu à tout : westerns, films d'aventures, péplum avec "l'Egyptien" (1954). Avec "la glorieuse Parade" c'est donc une comédie musicale qui présente la vie de George M Cohan, chanteur, danseur, compositeur, et producteur à l'époque du vieux Broadway. Le choix de Cagney comme acteur était parfait, car Cagney était comme Cohan d'origine irlandaise et avait eu une longue carrière de chanteur et danseur avant de tourner de multiples films de gangsters pour la Warner. Son physique tonique était également un point commun avec le personnage de George M Cohan. Ce dernier était encore vivant lors du tournage et servi donc de conseiller technique. La maladie de George Cohan (cancer) devait pourtant le tenir éloigner des studios très souvent, malgré tout il eut la chance de voir le film projeté avant de mourir.

 

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 Le fillm raconte donc la vie de la famille Cohan (père, mère, soeur) et donc des débuts de la famille dans les petites salles un peu paumées de l'Amérique de la fin du 19ème siècle. Le début est donc assez laborieux avec de petits numéros pas très construits ou pas très intéressants.  Comme souvent chez Curtiz, les 20 premières minutes sont donc assez faibles. Puis soudain avec l'apparition de George M Cohan adulte et donc de James Cagney, le film prend enfin son envol et les numéros d'exception se multiplient jusqu'à la fin du métrage. Ainsi, on ne peut que constater l'excellence des costumes, l'excellence de la mise en scène de chaque numéro et la fabuleuse présence de Cagney qui brûle littéralement les planches. Une scène du film est particulièrement savoureuse. C'est celle où le jeune Cohan rencontre sa future femme alors qu'il est déguisé en vieillard. Les allusions à peine voilée, à une sexualité débridée de ce vieil homme est à mourir de rire.

 

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Ci-dessus : James Cagney et les Girls de "la Glorieuse Parade"

Pour le reste de la distribution on retrouve Joan Leslie qui joue sa femme, Walter Huston qui joue son père, mais aussi Irene Manning et la soeur de James Cagney (Jeanne Cagney) qui joue ici ... la soeur de Cohan.

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 Ci-dessus : Jeanne Cagney et James Gagney

 Il n'en reste pas moins que cet hymne continu à la réussite et à la gloire de l'Amérique peut finir par écoeurer le spectateur d'aujourd'hui. On aurait tort de le sous estimer. Il reste un témoignage d'une Amérique de 1942 qui se souvient de son vieux Broadway, mais aussi d'une Amérique en guerre, symbole à l'époque de la liberté, contre l'Allemagne nazie. Et on peut dire sans se tromper que ce film a du remonter le moral de beaucoup d'Américains de l'époque. Ainsi, on a du mal à ne pas être nous aussi électrifié en regardant "Over There" et à ne pas imaginer les spectateurs des cinémas américains de 1942 reprendre en coeur l'hymne des soldats. On finit donc par être conquis nous aussi par la musique de Cohan et le jeu de Cagney, du moment que l'on arrive à passer outre l'énorme brûlot patriotique et chauvin que peut être "la glorieuse parade". C'est sans doute ce que fit l'académie des Oscars en attribuant l'Oscar du meilleur acteur à James Cagney et un autre à la meilleure musique de comédie musicale à Nathan Levinson.

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Ci-dessus : Irene Manning 

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Ci-dessus : Joan Leslie et James Cagney

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Extrait - Mary's a grand old name

 

 

 

Extrait - 45 minutes from Broadway and So long Mary :

 

Extrait - Over there :

 

A noter une belle qualité d'image de l'édition DVD zone 2 (Warner).

 

Note : 7 / 10


19/09/2012

L'Egyptien - 1954

L'Egyptien est le deuxième film édité récemment par Sidonis. Ce film a été tourné en 1954 par Michael Curtiz spécialiste du film d'aventures. Le scénario était tiré d'un roman de Mika Waltari.   La vedette du film devait être initialement Marlon Brando. Mais Brando n'aimait ni le réalisateur, ni le scénario, ni les vedettes féminines. Il refusa donc le rôle et cela tourna au procès avec la Fox. Il fut donc remplacé par Edmund Purdom. Ce dernier ayant beaucoup moins de prestance que Brando, laissa finalement la vedette aux actrices féminines Jean Simmons, Gene Tierney et Bella Darvi (maitresse attitrée du patron de la Fox, Darryl F. Zanuck). Victor Mature n'ayant ici qu'un rôle totalement secondaire.

 

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L'histoire est assez intéressante et la relation dans le film entre Sinuhé (Purdom) et Néfer (Bella Darvi) est particulièrement fascinante et tragique. De plus, le culte d'un Dieu unique par le pharaon fait réfléchir sur la naissance d'un espèce de monothéisme 13 siècles avant la naissance du Christ. Mais elle fait aussi réfléchir sur les conflits religieux qui peuvent assez facilement déchirer une société. Ce film est donc assez proche d'une certaine actualité, bien malgré lui, il faut l'avouer !

 

Ci-dessous Jean Simmons et Edmund Purdom :

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Alors bien sûr le film a des défauts : Il manque d'action. Curtiz se complet dans l'action et le film en manque cruellement. Cela n'avantage pas le travail de Curtiz qui semble un peu gêné par un scénario presque trop sage pour lui. C'est d'ailleurs dans les scènes finales de révolutions et d'émeutes que le film prend une envolée assez inespérée.

 

Ci-dessous Bella Darvi :

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Pour la musique on a du très lourd à la composition, à savoir : Bernard Herrmann et Alfred Newman. Excusez du peu ! L'influence des l'un et l'autre se ressent sur l'oeuvre. Et la musique rend parfaitement les mystères de l'Egypte ancienne. De ce côté, la mission est accomplie.

 

Pour résumé, on est très loin de la qualité d'un film comme Ben-Hur ou les 10 Commandements. Néanmoins on est en face d'un spectacle valable, méritant et bien construit. Un film donc de séries qui manque peut être sa cible de "sur-Péplum" qu'il voulait probablement toucher. Mais le scénario ne s'y prêtait guère.

 

La qualité de l'image de l'édition de Sidonis est globalement très bonne. Meme si quelques plans semblent parfois un peu trouble.

 

Un extrait musical de l'ouverture :

 

 

D'autres extraits musicaux à cette adresse :

 

http://www.youtube.com/watch?v=QiDrAHc8if0&feature=re...



Note : 7 / 10

10/09/2012

Casablanca - 1942

On a à peu près tout dit sur Casablanca. On considère ce film comme un film romantique, mais comme il se passe pendant la guerre, doit on le considérer comme un film de guerre ?

 

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Comme dans "Passage to Marseille" (commenté dans une note plus bas) qu'il précède, on a donc Michael Curtiz au commande. On retrouve dans le rôle principal Humphrey Bogart et comme partenaire Ingrid Bergman qui était à cette époque très très belle, le temps n'ayant pas encore eu prise sur elle. En second rôle, on retrouve Paul Henreid qui atteindra le top de sa popularité avec "une femme à la recherche de son destin" avec Bette Davis la même année. Puis bien entendu toujours dans les seconds rôles, il y a Claude Rains dans le rôle du préfet de police de Vichy qui ne sait pas encore si il doit se tourner vers les Nazis ou la France Libre. Et d'autres acteurs célèbres comme Peter Lorre qui fait un petit rôle au début du film, ou encore Sidney Greenstreet. Bref du beau monde pour un beau film.

 

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L'histoire tourne autour d'un café de Casablanca qui est le microcosme politique de l'époque. Le Maroc étant proctectorat français du gouvernement de Vichy il n'est donc pas occupé par les Allemands. On  retrouve donc dans ce café américain de Casablanca, les comploteurs, les nazis, les vychistes, les résistants, les profiteurs de guerre, les déracinés, les persécutés. Bref tout ce que la guerre a pu créer se retrouve dans ce café. Les espoirs naissent ou disparaissent pour accéder à un monde nouveau et libre : l'Amérique. Car c'est à Casablanca qu'on y vient chercher un visa pour le Portugal et ensuite du Portugal l'Amérique. Dans cette ambiance, Rick (Humphrey Bogart) va se retrouver à devoir gérer un terrible conflit intérieur : Aider le mari résistant de son ancienne petite amie dont il est encore fou amoureux, ou le dénoncer, l'abandonner et retrouver celle qu'il aime.

 

Dans le film, on ne voit pas la guerre, mais les conséquences de celle-ci : les séparations, les complots, l'envie de fuir la guerre et la misère, l'amour qui rapproche les êtres en dépit de la folie des Hommes. Bref, le cocktail est détonnant et permet de mettre en images les scènes les plus romantiques et les plus fortes du cinéma.

 

Ci-dessous la chanson que tout le monde connaît : You "must remember this, A kiss is just kiss ... As time goes by" où Bogart retrouve la femme qu'il a aimé. Elle est l'œuvre de Herman Hupfeld qui l'a composée en 1931 pour une revue musicale de Broadway. Le reste de la musique du film est de Max Steiner. 

 

 

 

Une scène qui m'a profondément ému est celle où les Nazis chantent leur hymne et où Paul Henreid demande à l'orchestre de jouer la Marseillaise au même moment. Cela n'a rien à voir avec du nationalisme. Mais finalement on devrait aujourd'hui se souvenir que c'était ça aussi la France : un esprit de résistance contre l'oppression, un idéal pour l'être humain. Et que si aujourd'hui des gens sifflent notre hymne national, on devrait se souvenir que d'autres sont morts en le chantant ou se sont battus pour qu'il soit chanté librement et fièrement et qu'en Amérique en 1942 il représentait quelque chose au moins dans les films.

 

 

Une bande annonce très récente :

 

 

Pour finir je laisserais la parole à Umberto Eco pour parler de ce chef-d'oeuvre car vouloir être exhaustif dépasserait très largement le cadre de cette note : "Ce film fonctionne en dépit des théories esthétiques et des théories cinématographique parce qu'en lui se déploient par force presque tellurique les Puissances de la Narrativité sans que l'art n'intervienne pour les discipliner. Mais dans ces conditions nous pouvons accepter que les personnages changent d'humeur, de moralité, de psychologie d'un moment à l'autre, que les conspirateurs toussent pour interrompre le discours quand un espion s'approche, que les joyeuses entraîneuses pleurent en écoutant La Marseillaise. Quand tous les archétypes déferlent sans aucune décence, on atteint des profondeurs homériques. Deux clichés font rire. Cent clichés émeuvent »



Note : 9 / 10

01/09/2012

La charge de la Brigade légère - 1936

La charge de la brigade légère a été tournée en 1936. On y retrouve donc pour la 2ème fois, Errol Flynn et Olivia de Havilland. En plus des 2 vedettes du film il y a également à l'affiche, Patric Knowles et Donald Crisp. Patric Knowles fera beaucoup de seconds rôles ou aura la vedette dans des comédies de l'époque. Donald Crisp reste lui, comme l'immortel interprète du père dans "quelle était verte, ma vallée" de John Ford. Michael Curtiz est à la réalisation sur ce film comme il l'était précédemment sur Capitaine Blood. Il est le maître du cinéma d'action de cette époque. Il était connu pour son très mauvais anglais (il était Hongrois, de son vrai nom Manó Kertész Kaminer) et pour sa dureté avec les acteurs. Enfin pour revenir au casting, le tout jeune David Niven est également présent.

 

Michael Curtiz ci-dessous :

 

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Concernant le sujet du film, certains pourraient voir dans ce film une ode au néo-colonialisme. Mais ce serait une grave erreur. En effet, ce film a été produit à un moment où  l'Europe est menacée par le nazisme. Les nazis sont au pouvoir depuis 1933. La charge de la brigade légère est donc une des réponses d'Hollywood à la menace nazie.

 

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Si il est vrai que l'histoire se concentre sur la guerre de frontière entre le Sultan Surat Khan, nouvel allié des Russes et l'armée anglaise aux Indes, puis sur la guerre de Crimée, cette toile de fond n'est qu'un décor. Et, il est impossible de ne pas voir en ce sultan, la reproduction d'Hitler ou du totalitarisme nationalisme poussé à l'extrème. Car comme lui, Surat Khan sera responsable de massacres de masse et donc d'innocents, de civils ou de militaires désarmés. On prévoyait donc en 1936 ce qu'il allait se passer ... ou alors ce film est un échos à la guerre d'Espagne.

 

Quoiqu'il en soit les autres thèmes du film sont la romance à 3 et l'esprit de sacrifice pour une cause qui apparaît juste noué à un sacrifice par amour pour sa belle. Ainsi il y a quelque chose de profondément romantique dans ce film.

 

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Concernant la musique, on a cette fois ci une composition extraordinaire de Max Steiner qui composera les très nombreux thèmes du film. Les plus célèbres restant l'ouverture, la charge finale et la valse originale écrite pour le film en début de film. A noter que Steiner étant à l'origine un compositeur viennois, aimait donc écrire des valses pour les films dont il était le compositeur.

 

Vous trouverez ci-dessous le thème de la charge finale, qui fait à lui seul plus de 9 minutes de musique symphonique !!

 

 

Malheureusement, ce film occasionna la blessure grave de plusieurs chevaux. C'est donc à cette époque que des associations se mirent en place pour protéger les animaux avec l'assentiment des stars de l'époque.

 

Un film qui mériterait sans conteste une restauration totale en Blu-ray. Pour ma part, j'ai découvert ce film à 14 ans sur un vieux magnéto qui avait enregistré la dernière séance de la veille.  Je crois que c'est ce film qui m'a fait aimer le cinéma.

 

Pour finir, sachez qu'en 1968 un remake sera fait. Mais il prendra le contre pied de la version de 1936, en mettant en avant le côté absurde du commandement et la rivalité des généraux dont les hommes feront les frais.

 

Un extrait du film :

 


La Charge de la brigade légère 1/6 


Le film :

http://www.dailymotion.com/playlist/x1j40y_apo-dictique_la-charge-de-la-brigade-legere/1#video=xgw4be

 

Le poème de Lord Tennyson dont le film s'est inspiré :

HALF a league, half a league,
Half a league onward,
All in the valley of Death
Rode the six hundred.
'Forward, the Light Brigade!
Charge for the guns!' he said:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

'Forward, the Light Brigade!'
Was there a man dismay'd ?
Not tho' the soldier knew
Some one had blunder'd:
Their's not to make reply,
Their's not to reason why,
Their's but to do and die:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon in front of them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
Boldly they rode and well,
Into the jaws of Death,
Into the mouth of Hell
Rode the six hundred.

Flash'd all their sabres bare,
Flash'd as they turn'd in air
Sabring the gunners there,
Charging an army, while
All the world wonder'd:
Plunged in the battery-smoke
Right thro' the line they broke;
Cossack and Russian
Reel'd from the sabre-stroke
Shatter'd and sunder'd.
Then they rode back, but not
Not the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon behind them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
While horse and hero fell,
They that had fought so well
Came thro' the jaws of Death,
Back from the mouth of Hell,
All that was left of them,
Left of six hundred.

When can their glory fade ?
O the wild charge they made!
All the world wonder'd.
Honour the charge they made!
Honour the Light Brigade,
Noble six hundred!

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Note : 8,5 / 10