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17/04/2015

Prisonniers du passé / Random Harvest - 1942

Aujourd'hui le mélodrame est passé de mode, comme beaucoup d'autres genres. On peut ainsi citer, la comédie musicale ou le western. Plus personne ou presque ne fait de western aujourd'hui et encore moins de mélodrame. La disparition du mélodrame, vient des changements de mode, mais aussi d'état d'esprit du spectateur et plus particulièrement de la spectatrice. En effet, le mélodrame, était un genre réservé ou dédié aux femmes qui se rendaient au cinéma. Aujourd'hui l'émancipation féminine est totale, et les femmes ne veulent donc plus se voir, comme les objets amoureux des hommes; ou alors des objets sexuels, comme en témoigne parmi le public féminin la réussite d'ouvrage érotique comme "50 nuances de Grey" d'E L James. Mais la spectatrice ne veut plus se voir, amoureuse d'un seul homme. La révolution sexuelle est passée par là. J'avoue que je le déplore. Car ces films, en plus de mettre en avant, la fidélité et un courage féminin sans limite à affronter la vie, alors que l'homme avait abandonné le domicile, ces films étaient souvent formidablement réalisés, photographiés et joués par de grands acteurs et actrices. Il en va ainsi de "Prisonniers du passé" (production MGM), qui est tout simplement un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. J'ai souri, pleuré,  et les plus de deux heures de cette oeuvre sont passées comme un songe. Pourtant, on se demande bien où va aller cette histoire de ce soldat amnésique, perdu dans un hôpital militaire en Angleterre. De cette voie sans issue, les scénaristes (Claudine West, George Froeschel, Arthur Wimperis) vont créer une oeuvre magnifique au limite de la pensée humaine, au niveau des plus belles fables de l'Humanité.

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La réalisation de Mervyn LeRoy et la photographie de Joseph Ruttenberg font merveille. Mais que dire des acteurs, sinon que Greer Garson semble n'avoir jamais été aussi belle et émouvante. Et Ronald Colman interprète là, sans doute son meilleur film. Il est simplement extraordinaire. La moindre de ses expressions, sont plus fortes qu'un discours. Et parfois il arrive à communiquer avec son visage et ses yeux, avec les autres acteurs, d'une manière presque mystique. Avec tant de qualités, il est presque superflu de dire que ce film est littéralement touché par la grâce. Il nous dit que nous ne sommes pas que des êtres de chair et de sang, mais qu'il y a bien un esprit, une âme en nous. Et que sans cette âme, sans cet esprit, sans cette mémoire, l'Homme n'est plus l'Homme. Au final, leçon de cinéma, "Prisonniers du passé" est aussi une superbe leçon de vie, qui nous amène au dessus des plus hauts sommets de la pensée humaine, à la fin de notre humanité, là où commence le royaume de Dieu. Et ce ne sont pas quelques facilités scénaristiques qui refuseront à cette oeuvre, d'être un pur chef-d'oeuvre cinématographique. Le film bien que nommé 7 fois aux Oscars de 1942, n'en obtiendra qu'un seul et Greer Garson, obtiendra quand même un Oscar cette même année, mais cette fois-ci pour "Mrs Miniver". Cette note me permet aussi de rappeler le souvenir de Susan Peters à la carrière brisée. En effet, "le 1er janvier 1945, Susan Peters subit un terrible accident de chasse. La balle se loge dans sa moelle épinière et la laisse paralysée des membres inférieurs, l'obligeant à se déplacer en fauteuil roulant. En 1948, le couple se sépare. Son handicap rend les castings plus rares. Elle souffre de dépression. Sa santé se dégrade avec une maladie des reins, une pneumonie et une anorexie nerveuse. Elle en meurt le 23 octobre 1952."

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Ci-dessus : Ronald Colman

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Ci-dessus : Greer Garson & Ronald Colman

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Ci-dessus : Ronald Colman au centre

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Ci-dessus : Greer Garson & Ronald Colman

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Ci-dessus : Ronald Colman & Susan Peters

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Ci-dessus : Mervyn LeRoy au travail

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Ci-dessus : Susan Peters

Vidéo hommage :

 Disponible en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée français (chez Warner Bros)

Note : 9,5 / 10

11/09/2013

Hard to handle - 1933

"Hard to handle" est définitivement une comédie, même si le début du film, ne laisse rien présager de tel. Ainsi, le film commence avec un concours de danse dont le seul objectif est de donner le prix de 1000 $ au couple capable de rester le dernier debout à danser. Après cette introduction un peu confuse, qui devait rappeler des mauvais souvenirs au spectateur de la grande dépression, qui ne connaissait que trop bien ce genre de concours, le film prend de l'ampleur, et c'est assez impressionnant de voir Cagney devoir fuir une foule déchainée bien décidée à le lyncher. La mise en scène de Mervyn Leroy est donc, il faut bien le dire, assez impressionnante et la bande-annonce jointe à cet article en donne un petit extrait. Ensuite, le film ne sera que comédie et nous permet de découvrir James Cagney en publicitaire sans scrupules. Pour lui tout est bon, pour atteindre son objectif de réussite et de conquête de sa belle. Mais la route est longue et il commencera de très bas. C'est d'ailleurs assez étonnant de voir que la plupart des comédies et des mélodrames de cette période sont souvent des remèdes ou des conseils à l'initiative contre la crise économique.

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"Hard to handle" est donc un film assez revigorant surtout que Cagney n'est pas seul. En plus de son vieux compère Allen Jenkins qui jouait avec Cagney dans par exemple "le bataillon des sans-amours", on retrouve la belle Mary Brian ancienne vedette de la Paramount et qui joue donc ici dans un film de la Warner, car sans contrat avec un studio. Mary Brian n'était pas n'importe qui. En effet, elle a commencé dans le cinéma muet et devait tourner plus de 80 films, dont plus de 40 pour la seule Paramount. Elle avait commencé à tourner dans "Peter Pan"(1924). Son statut "freelance" ne devait pas être très enviable, car en général les vedettes de l'époque avaient un contrat d'exclusivité avec un studio, qui leur permettaient d'être payées, qu'elles jouent ou non. Etant obligée de tourner pour vivre, elle tourne donc 8 films pour la seule année 1933 ! On note aussi la présence de Claire Dodd. Enfin, j'ai découvert avec amusement le personnage de la belle mère joué par l'incroyable Ruth Donnelly, actrice avec un humour et des réparties à toute épreuve, et qui nous donne un personnage de belle mère détestable au possible.

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Ci-dessus : Ruth Donnelly, James Cagney, et Mary Brian

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Ci-dessus :  James Cagney, et Mary Brian

"Hard to handle" est donc un film sans énormément de prétention, mais rythmé et au final très sympathique, qui m'a fait passer une bonne soirée à rire et sourire devant les aventures d'un James Cagney aux abois, mais qui va déborder d'inventivité et d'énergie pour vendre des pamplemousses qu'il avait écrasés quelques années plus tôt à la figure Mae Clarke dans "Public Enemy" (1931). Pour le pamplemousse, et Cagney la boucle était enfin bouclée.

La bande-annonce :

Film disponible sur le site de la Warner en France, en DVD zone 2, sous-titré.

Note : 7 / 10

28/08/2013

Three on a match - 1932

"Three on a match" raconte l'histoire d'une femme perdue dans les affres des passions amoureuses. "Three on a match" est tout d'abord une superstition américaine issue de la première guerre mondiale, qui veut qu'utiliser une allumette pour trois cigarettes porte malheur. Ainsi, parmi les soldats qui faisaient ça, un des trois étaient tués. On a essayé de donner plusieurs explications à cette superstition. Quoiqu'il en soit, si c'est bien le titre du film, ce n'est pas le sujet, mais juste un clin d'oeil à travers un article d'un journal. Le film n'a pas beaucoup de défauts. Mais il en a un gros. En effet, le réalisateur Mervyn Leroy utilise de nombreux articles de journaux pour montrer le temps qui passe. Cela n'apporte rien au film et ça l'alourdit et le rend finalement très vieux. En effet, les cartons apportaient souvent quelque chose par exemple dans les films de Curtiz. Ici ces articles de journaux ne font que rendre le film beaucoup plus lourd. Le début du film paraît aussi un peu laborieux, avec l'explication de la vie d'écolière de nos trois interprètes féminins. Néanmoins, il permet d'établir une construction efficace de la suite de l'histoire.

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Pour le reste, le film a de très nombreuses qualités. Ainsi, il bénéficie d'un très bon casting avec 3 grandes vedettes à l'affiche : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak. De plus le casting des seconds rôles est particulièrement intéressant, avec un rôle de méchant pour Humphrey Bogart. Mais dans les seconds rôles, il y a aussi Allen Jenkis que l'on a vu dans "le bataillon des sans amours" (1933), Warren William que l'on a vu dans "chercheuses d'or" (1933) ou dans "The Private Affairs of Bel Ami" (1947) son dernier film.

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 Ci-dessus : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak

Humphrey Bogart joue ici un gangster vraiment horrible qui finit par vouloir tuer un enfant kidnappé. Quoiqu'il en soit la prestation de Bogart est ici très convaincante. On se régale aussi du jeu des autres acteurs, et de la descente aux enfers d'une femme qui perd tout pour satisfaire ses passions. Enfin certaines scènes sont à couper le souffle, avec une défenestration particulièrement réaliste. Ce film est donc très bon et on peut regretter que les encarts de journaux le gâchent un peu. En effet, sans ceux-ci, "Three on a match" aurait été, à n'en pas douter, un chef-d'oeuvre de Mervyn Leroy.

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Ci-dessus : Joan Blondell et Bette Davis

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Ci-dessus : Ann Dvorak

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-titré sur le site de la Warner France, ou magasins spécialisés

 

Extrait de scènes avec Humphrey Bogart

Note : 7,5 / 10

27/02/2013

Five Star Final - 1931

"Five Star Final" est un film coup de poing sur le pouvoir des tabloïds et d'une certaine presse à sensation, qui n'a ni sens moral, ni scrupule et qui fait tout pour augmenter le tirage à tout prix. La distribution comprend Edward G Robinson qui tournera 4 films pour cette seule année 1931 : "Little Caesar", "The Stolen Jool", "Smart Money" et donc "Five Star Final". Aujourd'hui si on se rappelle surtout de ses films de gangsters de cette année 1931 comme "Smart Money" avec James Cagney et aussi Boris Karloff, mais surtout du "Petit César". il faut aussi remettre au devant de la scène ce "Five Star Final". En plus de Robinson, Ona Munson. Boris Karloff, Marian Marsh, H B Warner, et Frances Starr complète la distribution. H B Warner les cinéphiles se rappellent surtout de lui aujourd'hui pour son interprétation du Christ dans la version du  "Roi des Rois" de 1927 de Cecil B DeMille. Et Ona Munson c'est bien évidemment l'inoubliable Belle Walting "d'Autant en Emporte le Vent".

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Le film est donc à lui seul un cri. L'histoire nous montre, le directeur de la publication (Edward G. Robinson) sous la pression des actionnaires, qui se voit dans l'obligation de ressortir une affaire de meurtre vieille de 20 ans pour augmenter le tirage. Les conséquences seront alors désastreuse pour la personne jetée en pâture, et la tension augmentera constamment jusqu'à l'explosion finale et sa libération rédemptrice. Le film est un parfait exemple de drame hollywoodien des années 30, doublé d'une profonde critique sociale sur le rôle de la presse à scandale. Chaque acteur joue parfaitement son rôle. Mais la jeune Marian Marsh vole à la toute fin du film la vedette à Edward G Robinson pour un incroyable et improbable final effectivement 5 étoiles.

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 Ci-dessus : Edward G Robinson et Ona Munson sur le tournage de "Five Star Final"

Alors c'est vrai que le film a vieilli, c'est vrai que l'intrigue a du mal à se mettre en place. Mais après 45 minutes assez moyennes voir laborieuses, les 40 dernières minutes sont prodigieuses. L'accusation contre une certaine presse est terrible. Et même si une réalisation parfois un peu théatrale limite les émotions, le propos est là, l'accusation irréfutable. Et la prestation de Marian Marsh met le spectateur littéralement K.O.

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On ne s'étonnera donc pas de voir "Five Star Final" nominé à l'époque aux Oscars. Ce n'est que justice. Finalement c'est cette deuxième partie, que l'on retient d'un film, qui exploite dramatiquement le thème de la presse à scandale, sujet que "la joyeuse suicidée" ("Nothing Sacred") avec Fredric March et Carole Lombard reprendra en 1937 mais cette fois-ci dans un style de comédie pure beaucoup plus léger.

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Edward G. Robinson et Mervyn Leroy sur le plateau de "Five Star Final"

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Film disponible dans la collection des Trésors Warner, sur le site de l'éditeur.


La bande-annonce :


Note : 7 / 10

18/01/2013

Chercheuses d'or de 1933 / Gold Diggers - 1933

"Chercheuses d'or de 1933" est une comédie musicale de Mervyn Leroy. On retrouve Harry Waren pour la musique, et Al Dubin pour les paroles. Les numéros musicaux ont bien entendu tous été montés par Busby Berkeley. Le film est basé sur une pièce de Broadway d'Avery Hopwood qui fut jouée entre 1919 et 1920. Deux films avaient été également précédemment tournés sur ce thème en 1923 et en 1929. On retrouve dans cette version de 1933, le duo Dick Powell, Ruby Keeler, comme pour "42ème rue" tourné la même  année, Joan Blondell, Ginger Rogers et Guy Kibbee sont bien présents. Le talent de Ginger Rogers est malgré tout sous exploité, surtout si on pense à ce qu'elle fera quelques années plus tard avec Fred Astaire. Enfin Warren William complète la distribution. Aujourd'hui on se rappelle de Warren William surtout pour son rôle de Laroche Mathieu dans "The private affairs of Bel Ami".

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Le film commence très fort avec juste après le titre, la chanson universellement connue "we're in the money" (nous sommes dans l'argent) chantée par une Ginger Rogers et des girls à moitié nues et presque uniquement couvertes de pièce d'or. La caméra se rapproche alors au plus près du visage de Ginger Rogers pour donner l'impression au spectateur qu'elle chante uniquement pour lui. Cette chanson est restée dans la culture américaine comme l'hymne joyeux de la fin de crise, de la prospérité retrouvée, mais aussi souvent symbole de cupidité. Ainsi ce titre sera utilisé beaucoup plus tard par Tex Avery ou encore dans un dessin animé mettant en scène un Daffy Duck cupide, ou dans un épisode des Simpsons. Au vu de l'importance de cette chanson dans la culture américaine, je vous retranscris donc ci-dessous ses paroles :

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Ci-dessus Ginger Rogers dans "Gold Diggers 1933"


"We're in the money, we're in the money;
We've got a lot of what it takes to get along!
We're in the money, that sky is sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!

 

Oh, yes we're in the money, you bet we're in the money,
We've got a lot of what it takes to get along!
Let's go we're in the money, Look up the skies are sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!"

 

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Ci-dessus : les girls de "Gold Diggers" 1933 (on savait vivre à l'époque).

Mais comme si la crise devait se rappeler aux spectateurs, le shérif local vient arrêter le somptueux numéro et rappeler les girls et donc le spectateur à la dure réalité de l'époque. En effet, le producteur n'a pas payé ses dettes et donc les costumes et décors sont saisis et les Girls se retrouvent de nouveau au chômage. C'est de cette période noire et au retour à la maison que va naître une nouvelle idée de spectacle,  mais cette fois-ci sur la crise elle même. Ainsi "Gold Diggers" va développer une critique sociale quasiment jamais vue plus tard en Amérique dans des comédies musicales. Le dernier numéro "Remember My Forgotten Man" viendra alors à rappeler au spectateur, la crise et surtout tous les exclus de la société américaine : anciens combattants de la première guerre mondiale, fermiers ruinés, chômeurs etc Ainsi dans "Gold Diggers 1933" sera mis en avant comme jamais plus tard dans la comédie musicale américaine, toute une population de courageux citoyens exclus de facto par le système. Donc autant pour son aspect historique et social, que pour son rapport à la nudité féminine et à l'expresion totalement magnifiée du corps de la femme, "Gold Diggers 1933" est un fantastique spectacle, glorieux hymne à la vie, aux femmes et au courage. A voir et à revoir 1000 fois.

 

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Ci-dessus : Joan Blondell en costume de "chercheuses d'or"

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La plus célèbre chanson du film :

 

 

NOTE : 7,5 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10

16/10/2012

Johnny Roi des gangsters / Johnny Eager - 1942

"Johnny Roi des gangsters" est un film de Mervyn LeRoy. Mervyn LeRoy et Robert Taylor avaient précédemment travaillé ensembles en 1940 dans la Valse dans l'ombre. Les films de gangsters ont été un des grands sujets du cinéma hollywoodien. Dans ce film, on est loin des standards du genre des années 30 avec Humphrey Bogart, James Gagney ou encore Edward G Robinson. En effet ces films étaient surtout assez violents pour l'époque et montraient des personnalités avides de pouvoir et d'argent. Ici on a toujours cette avidité pour l'argent, mais l'organisation criminelle a été vaincue, Johnny doit faire amende honorable et prouver sa bonne foi avec un juge qui suit son évolution et son retour dans la société. Il a d'ailleurs un travail à mi temps de chauffeur de Taxi. On est loin d'un gangster tout puissant comme on l'a vu dans les années 30.

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L'autre spécifité du film qui lui donne un cachet tout particulier c'est que son ami et homme de main, n'a rien de la brute épaisse normalement dédiée à cette tâche. Van Heflin qui joue le rôle de son garde du corps et ami, est ivre la plupart du temps, ne se soucie aucunement des affaires criminielles de Johnny sinon pour les dénigrer et est cultivé au plus haut point. L'antithèse parfaite du gangster ou de l'homme de main.

ci-dessous Van Heflin

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Mais encore plus que tout le reste ce qui démarque cette oeuvre du film de gangsters classiques c'est l'incroyable sensualité de Lana Turner. Elle dégage un tel magnétisme dans ce film qu'elle illumine à elle toute seule, un scénario très sombre, changeant le film de catégorie et le faisant littéralement passer dans celui de la romance. Lana Turner est réellement prodigieuse car son rôle est tout à la fois un mélange d'innocence, de beauté, de fidélité à son homme, avec pour conséquence une espèce de folie pendant la moitié du film. Enfin on sent son attirance à l'écran pour Robert Taylor. Cette magie entre deux êtres est assez passionnante à voir même 70 ans après.

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"Johnny roi des gangsters" est donc une transition entre les films de gangsters purs et durs et un cinéma hollywoodien qui va basculer vers le glamour, mais également dans le film noir. La fin du film préfigure d'ailleurs bien les films noirs à venir. Taylor sera ainsi obligé de mettre littéralement K.O Lana Turner pour que le film prenne un autre chemin que celui de la romance. C'est à ce type de scène que l'on sait que Lana Turner et Robert Taylor étaient bien des Dieux du cinéma hollywoodien.

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Photos :

 

Film disponible chez Wildside zone 2 (vo/vf)

 

Note : 7,5 / 10

13/10/2012

Le retour / Homecoming - 1948

"Le Retour" est un film de 1948 qui évoque le départ et le retour d'un officier chirurgien de l'armée américaine, lors de la seconde guerre mondiale. Le chirurgien rencontrera sur le théâtre d'opération et autour de la table d'opération, une assistante qui deviendra pour lui une amie proche et enfin un amour impossible. Le film a été réalisé par Mervyn LeRoy à qui on doit par exemple, "la valse dans l'ombre". Le film permet également le retour à l'écran de Clark Gable avec Lana Turner en co-vedette. Anne Baxter joue le rôle de la femme du chirurgien qui coincée au pays et qui sent bien que peu à peu son mari lui échappe et s'éloigne d'elle. Alors c'est vrai que le sujet est assez classique. De plus, l'habit militaire ne permet pas de mettre beaucoup en avant l'extraordinaire sex appeal de Lana Turner.

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Néanmoins, la naissance d'une amitié, puis d'une complicité, et enfin d'un véritable amour entre Gable et Turner est assez intéressant à voir à l'écran. Mais le film semble à chaque fois ne vouloir qu'à peine éffleurer les sujets qu'il aborde. La misère sociale est évoquée, on dit bien que l'on ne fait pas assez, mais que fait on pour y remédier ? Le film ne propose rien. La guerre est son cortège de blessés sont évoqués, mais aucune critique de l'armée ou de l'horreur de la guerre n'est faite. Enfin l'amour impossible entre les 2 protagonistes n'a aucune incidence sur le mariage du chirurgien et finalement cela ne déclenche qu'une simple explication entre lui et sa femme. Tout ça semble trop linéaire et ne ménage pas assez de rebondissements. Donc à mon sens, le film est peut être un peu trop convenu et semble être le reflet d'un fait de société en 1948 : le retour au pays des soldats désocialisés par de longues années de conflits loin de leurs proches.

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Ci-dessus Gable et Lana Turner :

Néanmoins globalement on ne s'ennuie et les scènes finales sont assez intéressantes. Même si pour ma part je pense qu'on aurait pu filmer un peu différement la scène de l'hopital à la toute fin du film. Je finirais sur la musique de Bronislau Kaper qui très loin d'être exceptionnelle fournie quelques jolis thèmes.

 

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Ci-dessus : Gable et Anne Baxter.

 

A noter une qualité assez médiocre de l'image dans l'unique édition DVD actuellement existante dans la collection Trésor Warner de la Fnac.


Note : 7,5 / 10

06/08/2012

La valse dans l'ombre

Aujourd'hui je souhaiterais vous parler de la valse dans l'ombre. Ce film est un de mes films préférés. Le titre original est "Waterloo Bridge". Car tout commence, continue et finit avec ce pont qui est en fait bien la passerelle entre les différents destins qui parcourent ce film. On peut comprendre que les Français n'aient pas retenu ce titre original, au vu de la conotation de Waterloo.

Ceci étant dit, le film est magnifique et dépasse largement le cadre du mélodrame habituel. Il a été tourné en 1940 alors que l'Europe sombrait dans la barbarie nazie pour la MGM par Mervyn LeRoy (grand réalisateur hollywoodien). C'est un remake et pour une fois le remake est bien meilleur que l'original de 1931 de James Whale avec Mae Clarke, et Douglas Montgomery. Cette précédente version n'ayant pas à subir la censure de la loi sur le cinéma du code Hays, les thèmes de la prostitution et la nudité étaient plus clairement affichés.

Mais ce n'est pas le cas dans cette version de 1940. Là tout est expliqué par des allusions intelligentes qui ne peuvent pas tromper le spectateur. Pour ma part, je trouve ce film révolutionnaire pour 1940 car il fait mélanger le bien, le mal, l'amour, la sincérité, et l'argent pour un cocktail incroyablement novateur. A cela il faut ajouter bien entendu une distribution réellement exceptionnelle avec Robert Taylor et Vivien Leigh, l'interprète éternelle de Scarlett O'hara. A ces 2 acteurs principaux il faut ajouter Virginia Field, admirable dans son rôle de Kitty.

 

Vivien Leigh et Robert Taylor :

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Alors courrez voir la valse dans l'ombre. Si vous voulez tester que votre coeur bat toujours, allez voir ce film !

 

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Virginia Field en photo ci-dessus.

 

La bande annonce ci-dessous :

 


La Valse dans l'ombre ( bande annonce VOST ) par guiderapide



NOTE : 8,5 / 10