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01/07/2015

Désirée - 1954

Le cinéma a beaucoup représenté le personnage de Napoléon que ce soit comme personnage principal ou comme personnage secondaire. On peut citer le mythique "Napoléon" d'Abel Gance tourné en 1927, avec ces 15 versions et montages différents ! Et dans la galerie des films sur l'empereur, il y a aussi "Austerlitz" (1960) du même Abel Gance, ou encore "Guerre et Paix" (1956) de King Vidor, ou une autre version de "Guerre et Paix" (1967) soviétique cette fois, de Sergueï Bondartchouk. On doit également à ce même Sergueï Bondartchouk, "Waterloo" (1970), récit de la célèbre bataille des cents jours.  "Désirée" est quant à lui, un film en Technicolor et Cinémascope produit par la Twentieth Century Fox, et tourné par Henry Koster. La version mis à disposition par l'éditeur Opening est quant à elle en Pan&Scan en dehors de son titre de début et de fin. Cela aurait pu être très destructeur pour l'oeuvre, mais ça ne l'est pas. Et cette version est tout à fait visible. Henry Koster (de son vrai nom Herman Kosterlitz), est un réalisateur allemand, qui avait fui l'Allemagne à l'arrivée des nazis, et il avait américanisé son nom comme beaucoup d'autres. "Désirée, raconte" une partie de la vie sentimentale de Désirée Clary, fiancée du tout jeune général Napoléon Bonaparte. Le film ne s'embarrasse pas beaucoup de considérations historiques. Ainsi, il y a des erreurs. Lorsque la servante de Désirée dit qu'il y a trop de guerres et parle d'un conflit avec l'Espagne, au moment du sacre de Napoléon. Or au moment du sacre de Napoléon, la France était une alliée de l'Espagne. De plus, certains aspects de la vie de Désirée sont gommés. Il n'en reste pas moins que Marlon Brando est extraordinaire en Napoléon 1er, jouant son rôle pour nous rendre un Napoléon 1er plus vrai que nature ! C'est bien simple, on dirait que l'empereur est là, à l'écran. Brando arriver d'ailleurs à jouer le jeune Bonaparte et Napoléon 1er à la fin de son règne. La performance est donc assez impressionnante. Jean Simmons est une parfaite ingénue dans son rôle de Désirée, et arrive à donner un ton très léger au film, qui lui enlève tout le caractère indigeste qu'il aurait pu avoir. Son duo avec Marlon Brando est ainsi, très bon. Brando amène toute sa présence et son incarnation du personnage historique, et Jean Simmons amène une insouciance et une légèreté toute féminine, qui font beaucoup pour rendre le film sympathique à regarder.

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Le reste du casting, est intéressant avec Merle Oberon plutôt convaincante en Joséphine, Michael Rennie pas si mal en Maréchal Bernadotte. Seul, Cameron Mitchell  semble peu ressemblant en Joseph Bonaparte. Il fait néanmoins ce qu'il peut, sans gâcher l'oeuvre. Si le budget du film est conséquent, il ne lui permet pas de retracer et reconstituer toute l'épopée napoléonienne, il se concentre donc sur quelques évènements (le sacre) et fait en sorte d'axer son histoire sur les rapports entre Désirée et Napoléon. Il n'en reste pas moins que cela donne malgré tout, un effet statique à l'oeuvre. Mais, le public n'est pas frustré, car Brando tient le film. Ceci dit, c'est vrai, on aura droit ici ni au siège de Toulon, ni à Austerlitz, ni à Waterloo ... De plus, quelques scènes représentants des extérieurs sont tournés en studio. Aujourd'hui c'est assez compliqué de les revoir avec nos yeux de spectateurs d'aujourd'hui. Le film bénéficie néanmoins de costumes admirables et d'une réalisation correcte. Et entre les costumes, Brando, la légèreté de Jean Simmons, et l'histoire mythique, il est assez facile de se laisser emporter par la légende, et de ne jamais regarder sa montre. L'éditeur Twilight Time avait sorti une version Bluray pour le marché anglo-saxon, avec une image au format Cinémascope respecté. Il serait bien qu'un éditeur français fasse de même, avant la fin de l'année 2015. Ce serait ainsi rendre hommage au plus grand homme de l'histoire de France et à peut être un des plus grands héros de l'histoire mondiale.

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Ci-dessus : A droite Napoléon 1er peint par Paul Delaroche, à droite Marlon Brando

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Ci-dessus à droite : Marlon brando en général Bonaparte

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Ci-dessus : Marlon Brando & Merle Oberon

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Ci-dessus : Jean Simmons

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Ci-dessus : l'empereur ... euh non l'acteur Marlon Brando

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Ci-dessus : Marlon Brando en Napoléon 1er

 

Extrait de la musique d'Alex North :

A voir en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée français. A quand un Bluray pour le marché français ?

Note : 7,5 / 10

20/12/2013

Lydia - 1941

Avec "Lydia" on rentre dans la catégorie du grand mélodrame comme a tellement bien sur en réaliser Julien Duvivier. Ainsi "Lydia" est un remake d'un film déjà de Duvivier, "un carnet de bal" (1937), réalisé en France. Avec Lydia, on est bien entendu dans du cinéma américain, mais encore dans une production d'Alexandre Korda. Le film a un principal défaut, ce sont ces nombreux flashbacks, qui ralentissent l'action et qui nous ramène à chaque fois à la situation peu romantique, d'une héroïne âgée, qui réunit les amours de sa vie. Une femme a t'elle jamais pu le faire ? Les 40 premières minutes sont donc assez difficiles avec différentes versions de la salle de bal, qui est racontée donc deux fois. Si les deux versions, nous démontrent que l'être humain, a tendance a enjoliver le passé, la démonstration n'est pas cinématographiquement évidente. Mais après cette première partie laborieuse, le film va soudain petit à petit s'élever et atteindre un lyrisme rarement vu dans le cinéma. Alors c'est vrai que le jeu d'Edna May Oliver dont c'est le dernier film est peut être légèrement surjoué. Ainsi, sa dernière crise cardiaque dans le film, est presque risible. Mais on dira que cette faute de goût est peu de chose, par rapport à l'ensemble. On notera la présence de Joseph Cotten qui venait de tourner "Citizen Kane" ou qui sera évidemment le mari de Marilyn dans "Niagara" (1953). 'Alan Marshal, et George Reeves complète le casting. Georges Reeves c'est un des deux jumeaux que l'on voit au début "d'autant en emporte le vent" (1939). Son histoire est brièvement évoquée dans "Hollywoodland" (2006) avec Ben Affleck. Georges Reeves, jouera Superman dans les années 50 pour la télévision et déçu par son rôle et une carrière qu'il voyait terminée, il devait se suicider.

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La photographie est d'un certain Lee Garmes, et elle est magnifique Il y a tout le long du film, un travail admirable sur les reflets, les noirs et la lumière. Lee Garmes travailla sur de très nombreux films et bien qu'il ne soit pas au générique, il devait travailler sur la photographie de "Gone with the wind" (1939). Excusez du peu.  On remarque enfin comme sur "Le divorce de lady X" la musique d'un certain Miklos Rozsa, qui est ici très inspiré et qui nous donne à entendre, une musique très romantique et très lyrique, qui comprend entre autre, un scherzo pour piano et orchestre. En somme, ce "Lydia" aurait pu atteindre les sommets du mélodrame sans ces flashbacks sans intérêt qui alourdissent malheureusement le film et en font perdre presque le fil. L'oeuvre est néanmoins admirable dans sa réalisation, dans sa photographie, et dans le jeu de ses acteurs et donc tout à fait digne d'être vue et revue. Et à la fin devant cette vie passée sous nos yeux, le vertige nous prend et nous emporte. Ainsi, on a peut être jamais aussi bien étudié le coeur et l'âme d'une femme que dans "Lydia", hymne à l'éternel féminin, beau et fascinant comme une rose, qui vit, qui aime et qui se meurt.

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Ci-dessus : Merle Oberon

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Ci-dessus : Merle Oberon

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Ci-dessus : Merle Oberon, Joseph Cotten, et Edna May Oliver

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Ci-dessus : Merle Oberon et George Reeves

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Ci-dessus : Joseph Cotten, Alan Marshal, et Merle Oberon

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Ci-dessus : Merle Oberon et Alan Marshal

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée, chez Elephant Films qui décidément nous gâte.

 

Extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

18/12/2013

le divorce de Lady X / The divorce of Lady X - 1938

Qui ne connaît pas Alexandre Korda ? Alexandre Korda c'est l'homme qui a voulu concurrencer et dépasser Hollywood. Il est d'origine hongroise naturalisé britannique. En 1919 lorsqu'il quitte la Hongrie, il a déjà réalisé 25 films. Il est un des premiers producteurs à utiliser la couleur dans ses films : "La Vie privée d'Henry VIII" (1932), "Rembrandt" (1936), mais aussi dans ce film, "le divorce de Lady X" (1938). "Le divorce de Lady X" est un film anglais réalisé par Tim Whelan. Le film est une comédie romantique, mais dont l'accent est porté plutôt sur la comédie. Le sujet est proche d'une pièce de Guitry, mais avec un certain humour et une certaine distinction. La couleur est très belle et on sent qu'un travail important a été effectué pour donner un ton pastel au film. Ainsi, le bal costumé du début du film permet de voir la magnificence des costumes en couleur.

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Le scénario est plutôt bon, quoique très classique. On a une distribution très intéressante avec en particulier Laurence Olivier, dont un de ses rares rôles comiques. En effet, pour ma part, j'étais plus habitué à le voir dans des reproduction cinématographiques, des oeuvres de Shakespeare : "Henry V" (1944), "Hamlet" (1948), "Richard III" (1955), ou encore "Othello" (1965). Elle a ici pour partenaire, Merle Oberon, ici jeune actrice de 27 ans. Je ne reviendrais pas sur les histoires familiales des origines cachées de Merle Oberon, qui ne regardent qu'elle. Après tout, si elle n'a jamais voulu les dévoiler. Pourquoi devrions nous tenter de le faire ? Il suffira de dire que Merle Oberon était une métisse et que donc à une époque qui pratiquait plutôt la ségrégation, elle préféra cacher ses origines. On remarque aussi l'immense acteur britannique Ralph Richardson, qui est parfait en cocu à l'élégance extrême.

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Ci-dessus : Merle Oberon

Alors que manque t'il ? Et bien il manque ce grain de folie qui caractérise tellement bien la comédie française ou la grande comédie classique américaine. Le flegme britannique est là et si on rit parfois, on sourit le plus souvent. Le spectacle est donc plaisant et très beau, mais il n'arrive pas au niveau des comédies incroyablement drôles et tellement bien réalisées d'un certain ... Ernst Lubitsch.

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Ci-dessus : Laurence Olivier et Merle Oberon

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Ci-dessus : Laurence Olivier et Merle Oberon

Disponible en DVD Zone 2 en VO sous-titrée, chez Elephant Films

Note : 6,5 / 10