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26/04/2016

La Vieille Fille / The Old Maid - 1939

En 1999, l'American Film Institute nommait Bette Davis, seconde meilleure actrice de légende du cinéma américain. Il y a dans cette simple phrase, tout le génie résumait d'une des plus grandes actrices du cinéma américain et du cinéma tout court. Qui s'en souvient encore aujourd'hui à part la communauté des cinéphiles ? Et nous avons avec "la vieille fille", un des plus beaux exemples, du talent de Bette Davis, et du film mélodramatique de ces années là. L'année 1939, est une année faste pour le cinéma américain. En effet, c'est l'année du tournage "d'autant en emporte le vent", mais c'est aussi une année de renaissance du western avec "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power, ou avec "la chevauchée fantastique" de John Ford avec John Wayne. Le cinéma américain est presque, à son apogée et chaque semaine, 80 millions d'américains se déplacent dans les cinémas, pour voir un film, soit plus de 4 milliards de spectateurs par an, contre un 1,2 milliard en 2014. Ces chiffres s'expliquent aisément, car en 1939, la télévision n'existait pas. Pour Bette Davis, 1939 est aussi une année faste. Elle a tourné l'année précédente, sous la direction de William Wyler, "l'insoumise", sorte de petit "autant en emporte le vent" de la Warner, pour lequel elle recevra son deuxième Oscar. En 1939, elle retrouve Errol Flynn, pour "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" de Michael Curtiz, mais elle tourne également une première fois sous la direction d'Edmund Goulding, dans "victoire sur la nuit", puis sous la direction de William Dieterle dans une fresque historique "Juarez". Aujourd'hui, l'Oscar reçu par Bette Davis, pour "victoire sur la nuit" a un peu éclipsé "la vieille fille". Et c'est bien dommage, car Bette Davis est réellement extraordinaire, arrivant à montrer l'évolution du caractère de son personnage, blessé par la vie, et jouant donc des rôles finalement totalement différent.

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Le film s'appuie sur un merveilleux scénario de Casey Robinson d'après la pièce de Zoe Akins et adaptée du roman de Edith Wharton. La construction du film autour d'après une pièce est une qualité, car il permet une narration sérieuse. Malheureusement et c'est le seul défaut du film, il entretient un effet un peu statique à l'oeuvre, qui lui empêche d'atteindre encore une meilleure note. Sinon, le film s'appuie sur un casting en or avec autour de Bette Davis, une Miriam Hopkins également au top de sa forme, un Donald Crisp en médecin paternaliste et un George Brent égal à lui même et qui n'apparaît qu'au début. La musique de Max Steiner, la réalisation d'Edmund Goulding et la photographie discrète de Tony Gauldio font le reste. C'est du bel ouvrage. Et on se surprend à pleurer devant cette oeuvre aux accents souvent dramatiques, qui nous parle autant de la vie et des moeurs du milieu du 19ème siècle, que de leurs résonances dans la société puritaine américaine de la fin des années 30. Et donc malgré le caractère statique, et parfois étouffant de l'ensemble, on prend un plaisir fou à se laisser porter, par le jeu incroyable d'une des plus grandes actrices de l'histoire du cinéma. Après avoir vu un tel film, on a honte de constater que la Warner Bros, n'a pas encore sorti l'ensemble de son oeuvre au mieux en Bluray, au pire en DVD. Car une fois de plus, cette "vieille fille" est encore un chef d'oeuvre à mettre au crédit de la grande Bette Davis.

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Ci-dessus : Louise Fazenda, Miriam Hopkins & Bette Davis

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Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis et Miriam Hopkins

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Ci-dessus : Jerome Cowan & Bette Davis

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La bande-annonce :

 

Hommage à Bette Davis :

 

Film, disponible en DVD Version originale sous-titrée français sur Amazon.com

 

 

Note  : 8,5 / 10

29/06/2015

Victoire sur la nuit / Dark Victory - 1939

Pour mes lecteurs cinéphiles, je crois qu'il est inutile de rappeler que l'année 1939 a été une grande année pour le cinéma américain. Ainsi l'année 1939 a vu la réapparition de grands westerns, comme 'la chevauchée fanstastique" de John Ford avec John Wayne, ou "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power. Mais l'année 1939, c'est aussi l'année des grands spectacles avec bien sûr "Autant en emporte le vent" produit par David O Selznick. On peut citer également "Quasimodo" tourné par William Dieterle. Mais 1939, est aussi une grande année pour Bette Davis. En effet, elle devait tourner également avec Goulding "The Old Maid", puis "The Private Lives of Elizabeth and Essex" sous la direction de Michael Curtiz. Ces deux films ainsi que "Victoire sur la nuit" furent trois grands succès pour Bette Davis en cette année 1939. A ces films il faut ajouter aussi "Juarez" de William Dieterle avec Paul Muni, tourné également en 1939. Mais 1939, c'est également pour Bette Davis, l'année de son deuxième Oscar de meilleur actrice reçu pour "l'insoumise" tourné un an plus tôt, et qui se voulait être le concurrent de la Warner, contre "autant en emporte le vent". "Victoire sur la nuit" est quant à lui, un drame à l'accent mélodramatique, comme on savait les faire dans les années 30. On retrouve en plus de Bette Davis, George Brent, Humphrey Bogart, Geraldine Fitzgerald et Ronald Reagan. Et si on remarque la jolie Geraldine Fitzgerald, c'est bien le couple Bette Davis / George Brent, qui monopolise l'intrigue et les meilleurs scènes.

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Le scénario est particulièrement propice à l'émotion. Ainsi, il tourmente les sentiments du public, montrant une jeune héritière insouciante touchée par une incurable tumeur au cerveau. Le film nous propose donc une histoire qui tourne autour des dernières années de vie de cette jeune femme pleine de vie. Au delà, de l'injustice de son sort, c'est bien de notre Humanité qu'il est ici question. Que ferions-nous si il nous était possible de connaître le moment de notre mort ? Comment nos relations avec les autres en serez affectées ? C'est ainsi que le magnifique scénario de Casey Robinson d'après la pièce de John Emerson Brewer Jr. et Bertram Bloch, déroule méthodiquement sa trame. Et si il y a un personnage qui n'apparaît jamais quasiment à l'écran, mais qui rode partout, c'est bien la Mort. Partout présente, dans presque chaque moment du film, et dans les esprits, elle rode à travers la maladie. Mais cette mort, est aussi le destin de l'être humain. Et le film nous explique que nous ne devons pas nous inquiéter de ce qui doit arriver. et de notre fin La grandeur de l'Homme  se doit être de dépasser sa peur de la mort et de vivre dans la joie et la dignité le moment présent. Le personnage de Bette Davis, est aussi un personnage de femme forte et indépendante, qui contraste avec les personnages féminins de nombre de mélodrames de cette époque. Ici, elle est le plus souvent indépendante. C'est peut être aussi pour ça, que "Dark Victory" est resté un éternel classique. A cela, il a été bien aidé par la splendide musique de Max Steiner, qui a fait beaucoup pour inscrire le film dans la liste des très grands films de l'année 1939, mais aussi tout simplement dans la mémoire de tous ceux qui aiment le cinéma. Comme l'a bien chanté Kim Carnes : "You won't have to think twice, She's pure as New York snow, She got Bette Davis eyes"

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Ci-dessus : George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Bette Davis & George Brent

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Ci-dessus : Geraldine Fitzgerald, George Brent & Bette Davis

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Ci-dessus : Bette Davis

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Ci-dessus : George Brent & Geraldine Fitzgerald

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

Disponible en DVD zone 1 ou Bluray Free zone chez Warner en VO sous-titrée français (voir sur Amazon Espagne pour un prix intéressant).

 

Note : 7,5 / 10

29/11/2014

Sur la piste des Commanches / Fort Dobbs - 1958

"Sur la piste des Commanches" fait parti des très bons films de Gordon Douglas, et est peut être un de ses meilleurs westerns. Je ne vais pas répéter ce que vous savez déjà sur Gordon Douglas, et que vous pouvez lire dans la note précédente. Mais sa carrière dans le genre western a été marqué par des hauts et des bas. A n'en pas douter, "sur la piste des Commanches" fait parti des oeuvres particulièrement remarquables du réalisateur. Ainsi, on retrouve un bon casting avec la belle Virginia Mayo, et Clint Walker, qui n'a pas fait une carrière cinématographique exceptionnelle, mais qui imposait une forte présence à l'écran. Il laisse ainsi apparaître une impressionnante musculature. Il faut tout de suite dire, que le scénario est particulièrement bien écrit, car le personnage joué par Clint Walker arrive dans une ville pour tuer un homme. Il le tue et s'enfuit, poursuivi par le shérif et ses hommes. Il se retrouve alors à la frontière du territoire indien. Et après avoir échangé sa veste avec un homme mort, il arrive dans un Ranch tenu par Virginia Mayo, et son jeune fils. Comment va t'il s'en sortir ? Pourquoi a t'il tué cet homme ? Quel était l'homme mort trouvé dans le canyon ? "Sur la piste des Commanches" est autant un western, qu'un film noir. De plus, on n e sait jamais, comment cela va tourner, ni ce que les scénaristes (George W. George, Burt Kennedy) ont prévu dans la prochaine scène. C'est la très grande force du film.

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Mais un bon casting, et un bon scénario n'est pas tout. Il faut aussi noter le bon montage en ellipse au début du film, qui laisse planer le suspens, mais aussi et surtout la très bonne réalisation de Gordon Douglais, qui nous laisse voir de magnifiques extérieurs. On ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a du John Ford dans ce réalisateur, car de nombreux plans semblent sortis de westerns de Ford. Ce film est donc une bien, belle réussite, rehaussée par la présence de Brian Keith, parfait en méchant et par la musique d'un Max Steiner, qui amplifie l'action à mesure que le film avance. "Sur la piste des Commmanches" est à donc à découvrir de toute urgence dans la collection "trésors Warner". On peut remercier la Warner de nous avoir sorti de l'oubli un film de cette qualité.

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Clint Walker & Virginia Mayo

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Ci-dessus : Brian Keith

 

Petit Diaporama du film :

Disponbile en DVD Zone 2, dans la collection "Trésors Warner" uniquement en VO sous-titrée en français

Note : 7,5 / 10

20/07/2014

Hélène de Troie / Helen of Troy - 1956

"Hélène de Troie" est le type même du péplum tourné à l'ancienne. Il est considéré comme étant un film plutôt faible dans la carrière du réalisateur Robert Wise. Pourtant à mon sens il n'en est rien et le film bénéficie de nombreux atouts. Ainsi en premier lieu, on peut considérer que les décors sont plutôt bons et assez impressionnants dans leur ensemble. On peut contester le bateau de Pâris, qui l'emmène à Sparte, et qui ressemble plus à un drakkar qu'à autre chose. Mais pour le reste, je n'ai pas trouvé d'énormes fautes de goût. La réalisation est très impressionnante et donne lieu à des scènes de bataille digne de l'Iliade d’Homère. On peut d'ailleurs noter que Raoul Walsh était le réalisateur de la seconde équipe. Cela situe tout de suite le film. Non si il y a bien un défaut dans ce "Hélène de Troie" c'est bien le manque criant de charisme de l'ensemble de la distribution. Ainsi, si Rossana Podesta est formidablement  belle, son interprétation est rarement à la hauteur de son personnage. Quant à Jacques Sernas, acteur français, exilé volontaire en Italie, il est spécialisé dans les péplums, mais reste moyennement convaincant ici en Pâris.

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Ce que l'on peut noter au crédit du film, c'est que les éclairages, les décors, et le costumes inspiretont sans nulle doute bon nombres de péplums, à commencer par le dernier "Troie" (2003) de Wolfgang Petersen. "Hélène de Troie" survole donc aux niveaux du jeu des acteurs et du casting, l'ensemble des thèmes que Petersen développera plus efficacement dans son film. On retire quand même beaucoup de plaisir à regarder cette version de l'adaptation de l'oeuvre d'Homère. Malheureusement l'absence de charisme du casting plombe un peu l'ensemble et l'empêche d'être un film inoubliable. Cela se traduit par l'absence d'un leader fort du côté des Grecs, et Robert Douglas dans le rôle d'Agamemnon, consteste souvent l'autorité de Ménélas pour devenir plus ou moins le chef des Grecs coalisés. Dans ce casting parfois étrange, on retrouve le parfait Sir Cedric Hardwicke que l'on verra jouer la même année dans "les 10 commandements" et qui reprendra dans ce dernier film le rôle du père de Ramses II. Il est ici un roi Priame très crédible. Enfin la musique est signée Max Steiner. On peut la considérer comme très intéressante et très lyrique. Et rien que la musique du titre, ou les batailles valent le déplacement. On a donc avec ce "Hélène de Troie" une oeuvre parfaitement réalisée pour 1956 et qui n'a pas à rougir de la comparaison avec la version de 2003, ou même avec des oeuvres plus anciennes, si ce n'est au niveau d'un casting certes international, mais un peu faible.

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Ci-dessus : Jacques Sernas & Rossana Podesta

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Ci-dessus : Janette Scott (Cassandre), Rossana Podesta & Jacques Sernas

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Ci-dessus : Rossana Podesta

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

 

Le majestueux thème d'amour de Max Steiner écrit pour "Hélène de Troie" :

Film disponible en DVD dans la collection "légendes d'Hollywood" chez Warner Bros

Note : 7 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

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Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

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Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

20/03/2014

Le roman de Mildred Pierce / Mildred Pierce - 1945

Aujourd'hui je vous propose un sacré beau film que j'ai revu hier soir : "le roman de Mildred Pierce", tiré du livre de James M. Cain. Le film est admirable à tous les points de vue. La distribution est excellente. Ainsi, on retrouve une Joan Crawford très crédible en femme au foyer, une Ann Blyth délicieusement manipulatrice et perverse. Dans les seconds rôles on retrouve Jack Carson,  Zachary Scott, et Eve Arden. Zachary Scott on l'a vu joué dans d'autres mélodrames, comme "la femme aux maléfices" (1950). Quant à Jack Carson, éternel gaffeur et joli coeur, il a ici peut être son rôle le plus sérieux et joue à la perfection un personnage assez superficiel. Le film vaut autant par le jeu des acteurs, que par la superbe réalisation d'un Michael Curtiz, génialement inspiré, qui multiplie, comme souvent dans son oeuvre, les plans d'exceptions. Et il fait sienne la fameuse phrase de Jacques Tourneur, qui disait : "La couleur des décors n'a pas d'importance, ce qui est capital c'est la lumière". Rien est plus vrai pour le noir et blanc, et on devine sur les photographies de cet article, le travail d'artiste que Curtiz a fourni sur la lumière.  Pour arriver à cet incroyable résultat, il a du sans aucun doute bénéficier du directeur de la photographie, Ernest Haller. Ernest Haller n'était pas n'importe qui car il a participé à la photographie de nombreux films de Curtiz, mais a également obtenu un Oscar pour "Autant en emporte le vent" (1939).

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Michael Curtiz multiplie donc surtout au début les scènes géniales, comprenant des jeux de lumière, des jeux d'ombre, et tout cela est d'une beauté extraordinaire. Rien que le titre, donne des frissons, lorsqu'on entend la superbe musique de Max Steiner, et que les lettres du titre sont effacées successivement par un éternel ressac. Le ton est donné pour un très grand film et "Mildred Pierce" est effectivement un très grand film, et peut être un des plus beaux mélodrames du cinéma américain. Les critiques ne devaient pas s'y tromper, et le film devait être nominé de nombreuses fois aux Oscar et Joan Crawford devait recevoir l'Oscar de la meilleure actrice pour sa formidable interprétation. Aujourd'hui, on a un peu oublié le genre mélodrame. En effet, les temps ont changé. Les femmes refusent d'être des victimes ou se voir victimiser à l'écran.  Pourtant, "Mildred Pierce" est un film profondément féministe, car comment ne pas avoir de la compassion, pour le combat acharné d'une femme pour sauver sa famille ? Jamais peut être dans son oeuvre, Curtiz n'a décrit aussi bien la condition féminine d'une mère au foyer, digne et responsable et l'amour d'une mère pour sa fille. En cela, il nous offre une oeuvre d'une inaltérable résonance.

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Ci-dessus : Joan Crawford et Ann Blyth

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Ci-dessus : Joan Crawford

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Ci-dessus : Joan Crawford (admiré sur ces images, la fabuleuse photographie d'Ernest Haller )

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Ci-dessus : Les jeux d'ombres, traditionnels des films de Curitz

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Ci-dessus : Ann Blyth, Zachary Scott, et Joan Crawford

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Ci-dessus : Zachary Scott et Ann Blyth

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Ci-dessus : Joan Crawford et Michael Curtiz

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Ci-dessus : Michael Curtiz apportant son Oscar à Joan Crawford. En effet, cette dernière avait été malade le soir de la remise des Oscars.

 

Présentation de Mr Bertrand Tavernier :

 

La bande-annonce :

 

Film disponible en DVD zone 2 chez Twentieth Century Fox, en VO sous-titrée français, sur Amazon.fr à 4,90 €. A ce prix là, c'est un cadeau, au vu de la qualité du film.

Note : 8,5 / 10

07/01/2014

A chaque aube je meurs / Each dawn I die - 1939

Si on en croit Richard Schickel et son livre "James Cagney : a celebration", "à chaque aube je meurs" était le film américain préféré de Staline. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous les cas, "à chaque aube je meurs" est peut être le plus grand film de James Cagney, qui a cette fois-ci comme partenaire George Raft. L'un et l'autre étaient déjà apparus dans "Taxi" en 1932, même si George Raft n'était alors, même pas au générique. "A chaque aube je meurs", tourné par William Keighley fait parti de cette série de films tournés par Hollywood sur l'univers carcéral pendant les années 30. Ainsi on retrouve comme film de cette période portant sur les prisons américaines, "Ladies they talk about" (1933) avec Barbara Stanwyck du même Keighley, mais on peut citer aussi "Vingt Mille ans sous les verrous" (1932) de Michael Curtiz avec Spencer Tracy, ou encore "San Quentin" (1937) de Llyod Bacon avec Humphrey Bogart, et beaucoup d'autres. Jane Bryan est quasiment la seule actrice d'un film d'hommes. Elle est ici la petite amie de Cagney. Elle fait tout pour le faire sortir de prison. Le film est d'autant plus touchant ici, que Cagney est un homme innocent, piégé par un politicien véreux. Dans la vraie vie Jane Bryan abandonnera le cinéma au début des années 40, pour se marier avec un magnat de l'industrie pharmaceutique.

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Keighley est particulièrement à l'aise dans la description de cet univers sordide, nous montrant la violence des gardiens, la haine qui s'insinue dans le coeur des prisionniers, et les luttes de bande au sein même de la prison. "Prison Break" n'a pas fait mieux presque 70 ans plus tard. Le duo James Cagney / George Raft, est formidable. George Raft a un jeu ici un peu dans le style d'un Bogart. Et Cagney a l'intelligence de ne pas en rajouter et de rester dans son rôle. Le film est très émouvant à bien des égards et très réaliste, nous montrant des meurtres en prison, et une terrible lutte finale, qui semble avoir été tournée à balles réelles ! Impressionnant surtout pour l'époque. Il est donc difficile de ne pas sortir remué par un tel film, qui ne renonce à rien pour faire de cette oeuvre, peut être le plus beau film sur l'univers carcéral tourné par Hollywood dans les années 30. A redécouvrir.

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et Jane Bryan

 

Note : 8 / 10

12/12/2013

Les conquérants - Dodge City - 1939

 "Les conquérants" c'est bien le type même du film qui m'a accompagné pendant une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence, que ce soit en VHS ou en DVD. C'est évidemment un western qui fait parti de ces westerns de 1939, qui vont revivifier le genre. Ce film était un western avec Errol Flynn.  Ce dernier apportait ici classe et charme et si au départ il dénote un peu, il est en réalité un héros westernien tout à fait crédible. La force des conquérants, c'est que ce western possède toutes les qualités des grands films du genre, et de par sa jeune naissance, on ne peut pas l'accuser d'être un immense clichés. Ainsi, il y a une scène de course entre un train et une diligence, une panique de bétail, des réglements de compte, une attaque de train, et un justicier. Rien ne manque pour le plaisir des yeux, même pas un très beau Technicolor, assez rare pour l'époque. La réalisation de Michael Curtiz est parfaite en particulier dans les scènes d'action, qu'il maîtrise parfaitement. Le film est donc un très bon divertissement, surtout si on ajoute au charme d'Olivier de Havilland, la grande et belle musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. La Warner réussit donc à atteindre son objectif de faire un western sur-vitaminé, qui aujourd'hui a un peu vieilli, mais seulement parce que l'on a vu 200 westerns plus tard. En 1939, ce n'était pas le cas. On notera, que le film parle d'une possible suite (Virginia City). Le film se tournera bien et se nommera bien "Virginia City" (1940), mais le scénario sera totalement changé et Miriam Hopkins remplacera Olivia de Havilland. On pourra peut être reprocher aux "conquérants" d'avoir les défauts de ses qualités. C'est à dire une incroyable facilité. Mais pouvons reprocher à ce cinéma d'être ce qu'il est. C'est à dire une oeuvre d'art.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Guinn "Big Boy" Williams, Errol Flynn, Alan Hale

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Ci-dessus : Errol Flynn et Bruce Cabot

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Ci-dessus : Errol Flynn (toute ressemblance avec votre serviteur serait purement fortuite).

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La présentation du film :

 

Extrait de la musique :

 

Note : 7,5 / 10

24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

07/09/2013

La femme la plus riche du monde / The richest girl in the world - 1934

La femme la plus riche du monde, est un film avec Miriam Hopkins et le jeune Joel McCrea. On retrouve dans les seconds rôles la jolie Fay Wray. Reginald Denny et Henry Stephenson complètent la distribution. On se rappelle d'Henry Stephenson pour son rôle de messager du nouveau roi dans "Capitaine Blood" (1935) ou dans "le médaillon"(1946) chroniqué ici. Mais il a joué dans de nombreux autres films, que ce soit dans "la charge de la brigade légère" (1936), "le prince et le pauvre" (1937) ou encore "Marie Walewska" (1937). Dans les années 30, on peut considérer que Miriam Hopkins est au sommet de sa carrière d'actrice. Elle est la beauté et la jeunesse pour elle. Et par exemple sa prestation en fille légère dans "Dr Jekyll and Mr Hyde" est inoubliable, avec sa fameuse réplique :"Come back soon. soon". Et cette réplique aurait du rester aussi célèbre que le fameux, "I just want to be alone" de Greta Garbo. Quant au second personnage féminin, Fay Wray, c'est évidemment pour le cinéphile français, l'actrice du "King Kong" de 1933. Mais elle ne fut pas que cela. Elle devait commencer sa carrière en 1923 et la faire durer pendant 57 ans, réussissant autant dans le cinéma muet que parlant. Et elle devait définitivement nous quitter à l'âge de 96 ans, le 8 août 2004.

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Mais revenons au film ! Le film est une comédie qui commence par un débout assez confus où on se demande bien où les scénaristes veulent nous mener. Mais l'histoire est finalement assez simple. Ainsi, Miriam Hopkins joue une richissime milliardaire, qui passe son temps à abandonner ses affaires à son très sérieux conseil d'administration qui ne l'a jamais vu et son homme à tout faire joué par Henry Stephenson gère le courant. La vie pourrait être belle, mais elle est malheureuse en amour, les hommes ne l'aimant que pour son argent. Ne sachant pas si on pourrait l'aimer pour ce qu'elle est réellement en tant que personne, après une période de cafard, elle se décide à mettre à l'épreuve un de ses amis (Joel McCrea) pour savoir si réellement il l'aime. Mais ce dernier croit qu'elle n'est que la secrétaire particulière de la richissime célibataire. Quiproquos et malentendus vont donc se multiplier jusqu'au dénouement final.

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Ci-dessus : Miriam Hopkins

Le film contient certaines scènes tendres, voir assez osées pour l'époque, mais restant toujours dans la tendresse plus que dans la sensualité pure. Mais il est vrai que les protagonistes se trouvent souvent allongés à s'embrasser, ce qui sera interdit par le code Hays quelques mois plus tard. La dernière scène du film est d'ailleurs la plus drôle. En effet, elle montre un homme très satisfait d'avoir accompli ses devoirs conjugaux, et montrant sa bonne humeur à un autre qui pense qu'il a couché avec sa fiancée. Le film est donc amusant sans atteindre les sommets de la comédie. On a vu mieux, mais on a vu bien pire aussi. L'intérêt réside surtout dans sa distribution et dans un scénario et des dialogues intelligents.

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Ci-dessus : Fay Wray et Reginald Denny

Disponible chez les éditions Montparnasse (DVD Zone 2), en VO sous-titré. qualité d'image acceptable même en vidéoprojection.

Note : 6 / 10

11/08/2013

L'étrangère / All of this, and Heaven too - 1940

"L'étrangère" est un film d'Anatole Litvak, avec Charles Boyer, tourné en 1940. On se souvient que la collaboration entre Charles Boyer et Litvak avait commencé dès 1936 avec un film français, "Mayerling", puis elle s'était poursuivie avec "cette nuit est notre nuit" (1937) avec Claudette Colbert. En effet, Litvak avait poursuivi sa carrière française par une carrière américaine. Cela nous amène donc en 1940. Charles Boyer est au sommet de son talent, et li partage ici son talent avec Bette Davis. Cette dernière, brille dans tous les films de la Warner que ce soit dans les drames historiques, comme dans "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" (1939) ou "Juarez" (1939). Mais elle est aussi l'impératrice du drame et du mélodrame. La distribution éclatante est complétée par Barbara O'Neil, incroyable actrice, capable de jouer la mère de Scarlett O'Hara un an plus dans "Autant en emporte le vent', mais qui joue ici un rôle totalement différent. On retrouve également le bon vieux Henry Davenport qui lui faisait le docteur également dans "Autant en emporte le vent". Enfin, on peut également évoquer la prestation d'Henry Daniell excellent en juge du roi. Henry Daniell vous vous souvenez sûrement de lui dans son rôle de félon dans "l'aigle des mers" (1940) avec Errol Flynn ou encore dans ""La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre"(1939) avec le même Errol Flynn, où il interprêtait un conseiller plutôt fourbe. La distribution est donc excellente.

 

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Mais une bonne distribution ne fait pas forcément un bon film. Alors qu'en est il vraiment ? "L'étrangère" est une adaptation du roman de Rachel Field. Rachel field évoque ici la venue d'une préceptrice chez le Duc et la duchesse de Praslin. Cette histoire est pour une large part véridique, et les relations entre la préceptrice Mlle Deluzy (Bette Davis), le Duc de Praslin (Charles Boyer) vont rapidement devenir équivoque à rendre folle de jalousie son épouse légitime. Le film a une trame très bonne malheureusement il souffre d'une durée excessive de presque 2H25. On a vu des drames plus courts. Enfin avec une telle durée, les redites sont bien présentes et les rebondissements parfois assez faibles.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Bette Davis

Le film n'en reste pas moins un chef-d'oeuvre d'adaptation littéraire à l'écran. Quand on le regarde, on peut penser également au "Rouge et le Noir" (1954) de Claude Autant Lara, mais avec une passion moins débordante. Le film bénéficie également d'une superbe musique de Max Steiner. La leçon du film est enfin particulièrement intéressante. Il nous apprend qu'une famille ne peut exister sans amour. Ainsi, cet amour absent dans un mariage qu'il est impossible de rompre, jette une réflexion politique et sociale sur la France de 1846, mais aussi sur une Amérique puritaine de 1940, arc-boutée dans ses valeurs morales. L'amour source de tout ordre familial, et humain, voir sociétal, voilà la leçon du film. Chacun conviendra, que c'est une leçon qui n'a pas pris une ride.

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Ci-dessus : Bette Davis


La bande-annonce :


Note : 7 / 10

30/07/2013

L'Esclave libre / Band of angels - 1957

"L'esclave libre" est un magnifique film de raoul Walsh. Je l'avais découvert étant adolescent et je l'ai revu il y a quelques années dans le cadre de sa sortie DVD, dans la collection des inédits de la FNAC. Et hier soir, nouvelle séance à la maison, en videoprojection de ce chef-d'oeuvre de Raoul Walsh. J'avoue que la dernière fois j'avais été un peu déçu par les couleurs un peu trop criardes du Warnercolor, je les ai donc un peu adouçi et j'ai retrouvé un film plus naturel dans ses tons. Le film commence par une formidable bande sonore de Max Steiner qui ouvre le titre. Ensuite on découvre la Louisiane de 1853 et la vie d'une petite fille  dans une plantation avec son père. La jeune fille devient une femme, et découvre à la mort de son père de lourds secrets qui changeront son existence à jamais. Le film est tiré du roman de Robert Penn Warren, sur un scénario de John Twist, Ivan Goff, et Ben Roberts. Autant vous le dire tout de suite, "l'esclave libre" est une merveille autant esthétique que scénaristique. Ainsi Walsh recrée les rues de la Nouvelle-Orléans, mais aussi le marché aux esclaves, et les riches intérieurs des maisons du sud. Il est ici la beauté et l'horreur de cette civilisation. Et la première référence qui vient à l'esprit, c'est "Autant en emporte le vent" (1939). On ne retrouve pas la classe des intérieurs de la plantation des 12 chênes du père de Mélanie, mais malgré tout, c'est vraiment très beau. Et la scène d'étreinte entre Clark Gable et Yvonne de Carlo fait indéniablement penser à celle avec Vivien Leigh et le même Clark Gable. 

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La différence avec "Autant en emporte le vent" c'est bien évidemment la carrure du film qui ne joue pas dans la même catégorie. On sent que le budget a été important mais pas aussi important que pour "Autant en emporte le vent". Ainsi, "l'esclave libre" ne fait qu'un peu plus de 2 heures contre presque 4 heures pour son aîné. Ensuite Raoul Walsh ne va pas toujours au bout de ses idées. Ainsi, la grande scène du bal, n'est qu'à peine abordée. Par exemple, on sait que Max Steiner adorait utiliser son talent de compositeur viennois et écrire des valses pour le cinéma. Il l'a fait bien souvent comme "dans la charge de la brigade légère" (1936) où Olivia de Havilland danse sur une valse originale de Steiner. Ici malheureusement, la scène de danse est écourtée et ne laisse pas le temps à Steiner de composer une pièce originale. Dommage.

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Ci-dessus : Clark Gable et Yvonne de Carlo

Mais le reste est admirable. Que ce soit au niveau des thèmes abordés ou de la réalisation, "l'esclave libre" mérite toutes les éloges. Ainsi, si nous avons parlé du formidable génie de Raoul Walsh dans ce film. On est bien obligé de parler du scénario qui réserve bien des surprises. Ainsi, il évoque l'irresponsabilité des parents qui sont bien incapables de protéger leurs enfants après leur disparition. Mais il parle aussi de la marche du temps et comme dans beaucoup de films, l'orage n'est pas seulement l'orage, mais bien l'annonce de temps difficiles. L'orage devient symbolique de la colère des hommes et finalement d'un monde qui va disparaître dans une effroyable tempête. Et je ne crois pas que ce soit un hasard si les scénaristes font naître une passion entre Gable et notre héroïne au moment de cet orage. Enfin, le film aborde l'esclavage de la manière la plus crue et devient finalement un contre "autant en emporte le vent" pour montrer le caractère vicieux de cette institution. Le film de la Warner sort donc totalement du caractère pro-sudiste de certains films produit dans les années 30.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Alors que peut on reprocher à "l'esclave libre". Pas grand chose à vrai dire. Le scénario est très abouti, la réalisation admirable, le casting excellent, avec un Patrick Knowles détestable au possible. Patrick Knowles c'était Willy l'écarlate dans "les aventures de Robien des Bois" (1938) avec Errol Flynn. Et il ne faut pas oublier la très belle prestation de Sidney Poitier.  Allez, si j'était vraiment horrible, je reprocherai que les dessous d'Yvonne de Carlo ne sont pas vraiment en rapport avec les dessous féminins de 1861. Mais franchement, Yvonne de Carlo a de si belles jambes qu'il est impossible de reprocher au réalisateur de les montrer avec  des bas de soies plutôt qu'avec les affreux pantalons d'époque. Je n'aurai donc qu'un seul conseil pour vous lecteur : procurez vous l'esclave libre. C'est sans aucun doute, du très grand cinéma, même 56 ans après sa sortie..

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Ci-dessus : Clark Gable et Yvonne de Carlo

 

Le trailer présenté par Clark Gable lui même en présence du réalisateur Raoul Walsh :

http://matineeclassics.com/movies/1957/band_of_angels/

 

Note : 9 / 10

14/07/2013

Lightning strikes twice - 1951

"Lightning strikes twice" est un film de King Vidor sorti en 1951 avec Richard Todd et Ruth Roman. Il faut toute de suite signaler que le film ne bénéficia ni de bonnes critiques à sa sortie au USA, ni d'un succès public. En France il ne devait jamais sortir. Pourtant le film a beaucoup de qualités, ainsi si on veut rester sérieux on a quand même derrière la caméra un des maîtres du cinéma de cette époque : King Vidor. King Vidor c'est quand même le réalisateur de "la foule" (1927), "le champion" (1931), "le grand passage" (1940) avec Spencer Tracy, "duel au soleil" (1946) avec Gregory Peck ou "le rebelle" (1949) avec Gary Cooper. On ne peut pas dire qu'il a beaucoup tourné comparativement à d'autres réalisateurs, aujourd'hui totalement oubliés. Mais ces films sont restés dans la mémoire du public. Ainsi, si "Lightning strikes twice" a des défauts, c'est un film qui possède beaucoup de qualités, de par déjà la mise en scène recherchée de King Vidor. Au niveau des qualités on retiendra aussi la présence et le sex-appeal de la belle Ruth Roman. Enfin, la musique de Max Steiner fait en sorte d'élever l'ensemble.

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Néanmoins, le film a des défauts. En premier lieu, il faut tout de même dire que Vidor n'était pas un spécialiste du film noir, et les grands espaces américains donnent un caractère particulier à ce film noir. Et l'idée d'une nature dangereuse et inhospitalière est malgré tout bien exploitée. Mais le scénario oublie les fondamentaux du film noir en libérant d'une exécution prochaine le héros joué par Richard Todd. Le héros n'étant plus dans la crainte d'un châtiment prochain, la tension retombe. Et pire, le beau Richard Todd est assez peu crédible en tueur de femmes. Ainsi on remarquera que Bogart, était lui par contre très crédible, dans ce rôle, dans "La Seconde Madame Carrol" (1947). Et on peut parfois se demander si Richard Todd, héros de guerre, se croit au fond de lui capable d'interprêter cet individu qui doit par son attitude rendre fou de peur sa femme. Si on ajoute que la romance et le glamour prennent le pas sur l'intrigue, on comprendra que le film n'ait pas à l'époque rencontré son public. Néanmoins, on passe un bon moment en tant que spectateur d'aujourd'hui sans préjugé, à tenter de comprendre qui est le meurtrier. Enfin, la qualité de la production, de la réalisation, et la beauté et le jeu de Ruth Roman, font oublier quelques inconséquences du scénario ou une interprétation très moyenne de Richard Todd. Je conclus donc sur un avis globalement positif, avec les réserves mentionnées plus haut. Ainsi, j'ai vu bien pire en terme de film noir récemment. J'en reparlerai une prochaine fois. Et je reviendrais dès demain sur la carrière de la belle Ruth Roman.

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Ci-dessus : Ruth Roman

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Ci-dessus : Ruth Roman et Richard Todd

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Ci-dessus : Ruth Roman et Richard Todd

 

Extrait :

Film disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner (France) ou boutiques spécialisées.

Note : 7 / 10

28/06/2013

La charge fantastique / They died with their boots on - 1942

"La charge fantastique" évoque la vie du général George Amstrong custer, et la plus grande défaite de l'armée américaine aux USA contre les indiens. En effet, le 7ème de cavalerie du Lieutenant colonel Custer devait perdre plus de la moitié de ses hommes et le détachement de Custer être entièrement décimé. Le but de cette note, n'est pas de refaire l'histoire de cette célèbre bataille, mais bien de vous présenter "la charge fantastique". Il n'en reste pas moins que Little Big Horn est encore sujet de controverses aujourd'hui aux USA. Ainsi, on se demande toujours quel a été l'attitude de certains subordonnés de Custer pendant cette bataille. Pourquoi le major Reno n'est pas venu à son secours ? Et finalement, on se demande si Custer est mort de sa prope faute ou de part la faute de subordonnés craintifs voir laches, qui voulaient se débarasser d'un homme gênant. On peut tout imaginer. Le film part d'une autre thèse qui voudrait que Custer se soit sacrifié à Little Big Horn pour dénoncer la main mise des profiteurs de guerre, qui voulaient s'emparer des terres indiennes. Alors bien sûr il ne faut pas voir ce film comme un film historique, mais bien comme une épopoée de l'Ouest, où la légende prend le pas sur la réalité historique.

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Le but du film était de montrer au public d'une Amérique prête à rentrer dans la guerre, que le courage, l'honneur, le sens du sacrifice et l'audace étaient nécessaires. Mais que tout cela pouvait être réduit à néant par des politiciens corrompus. Mais au delà des leçons du film, on retrouve encore une fois le couple Errol Flynn, Olivia De Havilland pour une ultime fois. Le film est donc à ce titre, très troublant, nous racontant le début et la fin d'une romance, mais aussi retrospectivement la fin d'un très célèbre couple d'acteurs à l'écran. Ainsi, si on voit Custer dire adieu à sa femme, le spectateur d'aujourd'hui voit aussi un Flynn dire adieu à sa partenaire et se décidant à affronter son destin, dans une lutte qu'il sait perdu d'avance. Walsh nous donne une des scènes d'adieu les plus déchirantes de l'histoie du Western. En plus de Flynn et Olivia de Havilland, on retrouve Anthony Quinn qui joue Crazy Horse., mais aussi Arthur Kennedy qui devait jouer l'année suivante encore avec Errol Flynn dans "sabotage à Berlin" (1942). "La charge fantastique a vieilli par certains aspects, et manque parfois d'ampleur. Ces défauts sont atténués par la superbe partition de Max Steiner qui donne une vie à la dernière bataille de Custer. Mais "la charge fantastique" est autant l'histoire de la vie et de la mort du général Custer, que la mise en image de la séparation du couple Flynn, De Havilland à l'écran. Pour toutes ces raisons, pour la réalisation de Walsh, et la musique de Steiner, la magie opère encore 71 ans après le tournage et elle fait de "la charge fantastique", une légende du western américain au même titre que "le massacre de Fort Apache" de Ford.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Arthur Kennedy et Errol Flynn

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Ci-dessus : Errol Flynn et Olivia de Havilland

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la scène d'adieu :

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 sur le coffret consacré à Errol Flynn

 

Note : 8,5 / 10

23/06/2013

Une femme à la recherche de son destin / Now Voyager - 1942

"Une femme à la recherche de son destin" est l'histoire d'une renaissance d'une vieille fille (Bette Davis) sous l'emprise d'une mère tyranique (Gladys Cooper) qui a fait finalement d'elle, un pantin aux comportements déviants. Les symptomes dévitements et maniaco-dépressifs du personnage de Bette Davis, feront intervenir un psychiatre bienveillant en la personne de Claude Rains. Le vilain petit canard arrivera t'il à se transformer en cygne majestueux ? Tel est le sujet de "Now Voyager". Et franchement si le sujet semble vu et revu, il n'en reste pas moins terriblement attachant. Car y a t'il quelque chose de plus important, que la réalisation de soi ? Le film est inspiré d'un pièce de Casey Robinson qui s'était lui même inspiré d'une nouvelle de Olive Higgins Prouty. Ce dernier avait emprûnté son titre à un poème de Walt Whitman : "The Untold Want". Le poème de Whitman devait d'ailleurs être cité dans le film.

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Enfin, le glamour hollywoodien joue à pleins que ce soit par la magnifique musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion (Oscar de la meilleure musique en 1943), ou par la réalisation d' Irving Rapper dont certaines scènes du film sont restées inscrites au Panthéon d'Hollywood comme peut être les plus glamour de l'histoire du cinéma américain. Et il est bien difficile de resister à cette oeuvre, irriguée par une émotion à fleur de peau. Le film est une production d'Hal B Wallis qui pris d'importantes décisions sur ce projet en particulier sur le casting. Pour ce dernier, on pensa d'abord à Irene Dunne, Norma Shearer, et Ginger Rogers. Mais quand Bette Davis eut vent du projet, elle fit tout pour obtenir le rôle titre. On devait apprendre plus tard que Claude Rains était la star préférée de Bette Davis. Elle devait d'ailleurs partager la vedette avec lui sur plusieurs grosses productions de la Warner de la même époque :  "Juarez" (1939), "Mr. Skeffington" (1944), et "Deception" (1946). Irving Rapper avait débuté la réalisation de son premier film, l'année précédente. Il devait tourner en tout 4 films avec Bette Davis : "Now, Voyager, une femme à la recherche de son destin" (1942), "the Corn Is Green" (1945), "Deception" (1946), et "Another Man's Poison" (1952).

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Ci-dessus : Claude Rains et Bette Davis

Le film fut tourné au studio 18 de la Warner, mais aussi en Californie et les scènes censées se derouler en Europe furent remplacées par des scènes au Brésil car l'Europe était en partie occupée par les nazis. Le choix du réalisateur convenait à Bette Davis, car cette dernière avait déjà travaillé avec Rapper quand celui-ci était directeur des dialogues. Mais ce choix devait être difficile à assumer pour Rapper, ce dernier se retrouvant rapidement sous la coupe de Bette Davis. Il n'en reste pas moins que le film est un chef-d'oeuvre absolu du mélodrame hollywoodien. Ainsi, la scène finale où Paul Henreid allume deux cigarettes et où il demande à sa partenaire, "pourquoi demandez la lune alors qu'on peut avoir les étoiles", est encore pleine d'une émotion incroyable 70 ans après, qui fait de ce film un incomparable chef-d'oeuvre de la filmographie de Bette Davis au même titre que d'autres oeuvres peut être plus connues.

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Ci-dessus : Paul Henreid et Bette Davis

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Ci-dessus : le réalisateur et les acteurs sur le plateau de "Now Voyager"

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Ci-dessus : Bette Davis et Paul Henreid pendant une pause

 

Bande-annonce :

 

Extrait du thème principal de Max Steiner :

 Disponible en DVD Zone 1 avec sous-titres français

Note : 9 / 10