Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/01/2014

Amanda / Carefree - 1938

J'ai découvert Fred Astaire à l'adolescence. J'avais vu "Top Hat" (1935) et "Swing Time" (1936), ou encore "Shall we dance", mais jamais "Amanda". C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que tout jeune j'avais été bluffé par l'harmonie et la grâce du duo, et aussi par la classe de Fred Astaire. Chacun de ces deux films étaient pour moi de petite merveille, qui rendait le monde plus beau et le spectateur. J'ai appris bien plus tard que Ginger Rogers avait fait d'autres films avec Fred Astaire et que même elle devait avoir une seconde carrière d'artiste de comédie non musicale. Un jour peut être que le couple Fred Astaire / Ginger Rogers a autant fait pour la comédie musicale hollywoodienne. que John Ford pour le western. C'est d'autant plus vrai que lorsqu'on interrogea Stanley Donen sur ce qui avait été son inspiration, sur ce qui lui avait donné envie de se lancer dans le cinéma, il répondit lors de son passage à Paris : Fred Astaire ! En effet, c'est avec ces comédies musicales que l'enfant Stanley Donen découvrit la grâce et la beauté et avec Gene Kelly 15 ans plus tard, il réalisait en tant que réalisateur, son rêve d'enfant dans de nombreuses comédies musicales dont la plus célèbre évidemment : "chantons sous la pluie" (1952).

52469.jpg

"Amanda" intervient dans la carrière de Fred Astaire, après "demoiselle en détresse" (1937) qui avait été tourné avec Joan Fontaine. Le film était très faible que ce soit au niveau du scénario ou des scènes de danse. En effet, Joan Fontaine n'a jamais été une danseuse. Elle semblait donc totalement perdu face à Fred Astaire et la comparaison avec Ginger Rogers était terriblement destructrice pour Joan Fontaine. Après cet échec, les producteurs de la RKO se décidait à reformer le couple légendaire, dans "Amanda". Malheureusement si la comédie est sympathique, on atteint pas les sommets des précédents et pour cause: les seconds rôles habituels de Fred ne sont plus présents.  ni Edward Edward Everett Horton, ni Erik Rhodes, ni Eric Blore. On retrouve malgré tout, deux bons seconds rôles en la personne de Ralph Bellamy, et Jack Carson. L'un et l'autre feront une belle carrière hollywoodienne.

carson-bellamy-astaire-carefree.jpg

Ci-dessus : Jack Carson, Ralph Bellamy et Fred Astaire

Si la magie opère donc moins dans la partie comédie, elle reste extraordinaire dans les scènes de danse que l'on aurait aimé encore plus nombreuses. La musique est d'Irving Berlin et est évidemment encore une fois merveilleuse. On peut se lasser de l'aspect comédie de ces films, et affirmer qu'on est loin du meilleur film du duo. Mais jamais la beauté et l'harmonie du couple Rogers / Astaire, ne pourra nous laisser de marbre. Indéniablement ces deux grands artistes auront marqué l'histoire du cinéma et des générations de spectateurs. Ginger Rogers et Fred Astaire tourneront un dernier film pour la RKO, "la grande farandole" (1939), avant de se retrouver à la MGM, 10 ans plus tard dans "entrons dans le danse" (1949).

002-ginger-rogers-and-fred-astaire-theredlist.jpg

 

Extrait d'un des plus beaux numéros du film :

Film disponible aux Editions Montparnasse en VO sous-titrée (à noter que le film possède quelques saccades assez mal venues).

Note : 6 / 10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

shallwedance01.jpg

Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,george gershwin,edward everett horton,eric blore,mark sandrich

Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,george gershwin,edward everett horton,eric blore,mark sandrich

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,george gershwin,edward everett horton,eric blore,mark sandrich

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,george gershwin,edward everett horton,eric blore,mark sandrich

Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

02/04/2013

Le danseur du dessus / Top Hat - 1935

"Le danseur du dessus" ou en anglais "Top Hat" a été tourné en 1935 par Mark Sandrich. C'est bien évidemment une production RKO comme toute la série de films tournés par le couple Ginger Rogers / Fred Astaire et le quatrième film du duo. Le titre anglais fait référence au haut de forme (top hat) de la classe sociale aisée américaine des années 30. Ainsi, le film se démarque des comédies musicales à l'aspect sociale comme "Chercheuses d'or de 1935" tournée la même année par la Warner. Ici la crise n'apparaît nulle part et à ne voir que ce film, on penserait que rien a changé en 1935 pour les plus aisés aux USA et que de toute façon rien ne changera jamais. C'est bien évidemment le défaut, mais aussi la grande force de "Top Hat" qui s'appuie sur d'irréels décors "Art Deco" tout en blanc. En effet, cette impression inaliénabilité fait de "Top Hat" un rêve éveillé ou les seules choses importantes sont les robes que portent Ginger, le noeud papillon avec le smoking, et bien évidemment l'amour. Ainsi, cet univers en dehors de toute réalité est composé de fabuleux décors : suites grandioses, mais aussi de la reconstruction d'un Venise en art deco tout en blanc qui accentue l'incroyable rêverie d'un conte de fée presque intemporel. Dans "Top Hat" les jours heureux n'ont pas besoin de revenir, car ils ont toujours été là et le seront toujours. Ainsi, l'activité professionelle des protagonistes passe toujours au second plan, sauf peut être pour Fred Astaire qui est là encore un danseur professionnel. Mais même pour lui, le spectacle devra se plier à sa vie privée.

600x800_213992.jpg

Le scénario fut d'abord écrit par Dwight Taylor. Mais Fred Astaire eut une réaction négative à sa lecture, trouvant le scénario trop proche de "The Gay Divorcee" tourné un an plus tôt. Le réalisateur Mark Sandrich se décida donc à engager Allan Scott pour réécrire le scénario. Le scénario devait donc être assez vaudevillesque et réserver son lot de quiproquos et de rebondissements en série. Le bureau de la censure (Hays) quant à lui, demanda des modifications mineures. Une de ces modifications est assez amusante pour être citée. En effet, dans le film, le personnage de Beddini disait : "Pour la femme le baiser, pour l'homme l'épée". La phrase originale avant censure était :"Pour l'homme l'épée, pour la femme le fouet". Le personnage de Beddini me permet d'introduire donc le reste du casting qui comprend la même équipe que sur "la joyeuse divorcée" avec donc Erik Rhodes en Beddini, mais aussi le désopilant Edward Everett Horton et son valet Eric Blore, et enfin Helen Broderick.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,erik rhodes,edward everett horton,eric blore,irving berlin,max steiner,helen broderick,mark sandrich

"Top Hat" devait être aussi la première collaboration entre Irving Berlin et Fred Astaire. Irving Berlin et Fred Astaire devaient rester des amis proches et Berlin devait composer encore la musique de 6 films de Fred Astaire. Berlin devait d'ailleurs confirmer que travailler avec Fred Astaire, lui donnait beaucoup de confiance. Enfin il faut en venir maintenant à ce que j'appellerais la bataille des plumes de "Top Hat". En effet, Ginger Rogers avait décidé de mettre en avant sa propre robe, créée par elle pour le numéro de danse "cheek to cheek". Mais toute l'équipe était contre cette idée, que ce soit le réalisateur ou même Fred Astaire. Alors qu'habituellement Fred Astaire était plutôt conciliant concernant les demandes de ses partenaires. Malheureusement il perdit son calme lorsqu'il vit la robe de Ginger. Il devait affirmer : "Jamais de ma vie je n'avais vu autant de plumes !" Ce qui devait arriver, arriva et Ginger fondit en larmes et la mère de cette dernière devait s'emporter verbalement sur Fred Astaire. Une nuit de travail des couturières du studio devait finalement calmer les esprits et la scène pu enfin être tournée.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,erik rhodes,edward everett horton,eric blore,irving berlin,max steiner,helen broderick,mark sandrich

Je ne m'étendrais pas trop longtemps sur la belle chorégraphie de Hermes Pan. Mais "Top Hat" est bien au niveau des autres films de Fred et Ginger et dépasse déjà ses illustres prédécesseurs que sont "la joyeuse divorcée" ou "Roberta". Comme pour "la joyeuse divorcée" la chanson "No strings I'm Fancy Free" est introduite par un dialogue. Mais contrairement à "la joyeuse divorcée", Top Hat se décide à s'émanciper totalement de l'influence d'un Busby Berkeley pour cette fois-ci mettre en avant le couple Astaire / Gingers. Top Hat est donc l'exact contraire de la série des "chercheuses d'or", il n'en pas moins une formidable réussite artistique et financière pour la RKO. En effet, "Top Hat" devait être un des films les plus rentables des années 30. En effet, pour un coût de 609 000 $, il devait rapporter 3,202,000 $ à la RKO. C'est totalement mérité pour un des films qui devait faire de Fred et Ginger deux légendes vivantes de la comédie musicale hollywoodienne mais aussi du cinéma. J'avais à peine 14 ans quand Fred Astaire a disparu mais lui et Ginger m'ont toujours accompagné.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,erik rhodes,edward everett horton,eric blore,irving berlin,max steiner,helen broderick,mark sandrich

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,ginger rogers,fred astaire,erik rhodes,edward everett horton,eric blore,irving berlin,max steiner,helen broderick,mark sandrich

 

Bande-annonce :

 

Extrait : No strings I'm Fancy Free - Top Hat 1935 

 

Extrait : Isn't this a lovely day -Top Hat 1935

 

Analyse des critiques :

 

Note : 7,5 / 10

02/03/2013

La joyeuse divorcée / The gay divorcee - 1934

On peut dire sans se tromper que si Fred Astaire n'était pas venu à Hollywood en 1933, une grande partie de l'histoire du cinéma américain en aurait été changée. Pourtant en 1933 Fred Astaire n'était pas un nouveau venu dans le milieu du show business et avait déjà derrière lui une importante carrière de danseur à Broadway mais aussi à Londres. Et la comédie musicale n'était pas elle non plus à ses débuts. Elle était née avec les premiers films parlant, et avait ensuite bénéficié de l'aide d'un bon génie en la personne de Busby Berkeley. "La joyeuse divorcée" est une reprise de la dernière comédie musicale du même nom  jouée sur scène 248 fois par Fred Astaire avant son arrivée à Hollywood en 1933. Fred Astaire formait un couple sur scène avec sa soeur Adèle jusqu'à ce que celle-ci se décide de se retirer définitivement pour se marier. Fred Astaire se retrouvait donc au démarrage d'une grande aventure hollywoodienne sans partenaire féminin attitrée. Mais cela ne devait pas durer très longtemps. En effet, sur "Carioca" (1933) Fred et Gingers n'obtenaient pas un grand rôle mais ils devaient voler la vedette aux star du film et taper dans l'oeil des producteurs de la RKO. Concernant Ginger Rogers elle n'était pas une inconnue pour Fred Astaire, en effet elle avait joué avec lui au début de 1930 à Broadway dans la comédie musicale "Girl Crazy". Par contre, la carrière cinématographique de Ginger Rogers avait été jusque là assez chaotique. Et si elle avait obtenu un succès important avec la Warner sur "42ème Rue" ou sur "Chercheuses d'or 1933", les rôles confiés à Ginger Rogers n'étaient que des seconds rôles, parfois proche de la figuration. "La joyeuse divorcée" devait donc donner réellement sa chance au couple de prendre son envol cinématographique et de montrer au monde les talents de danseuse de Ginger Rogers et Fred Astaire. Et donc ironiquement, c'est sur une histoire de divorce que le couple le plus célèbre de l'histoire de la comédie musicale devait réellement naître et se souder.

24320_pivot_large.jpg

 Le film en lui même reprend plusieurs interprètes de la version de Broadway avec donc en premier (vous l'avez compris), Fred Astaire, mais aussi Erik Rhodes et Eric Blore. Erik Rhodes joue Tonetti un italien vantar et précieux, Eric Blore un serveur stupide et pédant. La distribution est complétée par Edward Everett Horton qui sera très souvent présent dans les films de Fred et Ginger. Il introduira dans chacun, une touche de dignité maïs aussi d'humour. Enfin, on retrouve également Alice Brady, que l'on peut revoir dans "Chercheuses d'or de 1935" précédemment commenté sur ce blog. Le film en lui même est particulièrement intéressant à plus d'un titre. En effet, outre de nous montrer à l'écran le merveilleux couple Rogers/Astaire, il nous permet de voir une nouvelle forme de comédie musicale. Ainsi, si les numéros avec des chorus de girls sont toujours bien présents. Ils ne sont plus la raison d'être du film. Là c'est bien le couple qui est mis en avant. Alors bien sûr il y a des grands numéros comme celui du continental qui dure presque 17 minutes, mais là encore on met le couple Ginger Roger/Fred Astaire sur le devant de la scène. Si le film a donc bien subi l'influence du style de Berkeley il a aussi son propre style avec un style ArtDeco tout en blanc, et représente une évolution de la forme de la comédie musicale qui se recentre sur un couple de danseurs et sur des numéros qui apparaissent tout le long du film et non plus seulement à la fin comme avant chez Busby Berkeley. Le film retrouve alors une certaine cohésion et une très forte modernité.

Gay04.jpg

Ginger Rogers et Fred Astaire dans "la joyeuse divorcée" :

 

Le film lui même raconte l'histoire d'une jeune femme qui veut divorcer d'un mari toujours absent. Elle se décide donc à aller voir un avocat qui lui proposera de mettre en place un flagrant délit d'adultère pour se faire il engage un italien joué par Erik Rhodes. Les quiproquos se multiplieront alors jusqu'au dénouement final. La comédie est excellente et on rit beaucoup devant cet italien qui oublie la phrase "mot de passe" et qui aborde toutes les blondes de l'hotel en disant n'importe quoi. Mais c'est bien évidemment les numéros musicaux qui sont la pière angulaire du film et en particulier le fameux numéro "Night & Day" chanson écrite par Cole Porter et qui commence par quelques mots presque non chantés. Et lorsqu'on voit Ginger et Fred danser dans ce numéro on se rend compte que c'est bien cela la vraie classe et qu'il y a eu une époque bien avant notre naissance où les princes et les princesses existaient vraiment à l'écran. C'est ce que je me disais déjà quand j'avais 14 ans et que je les regardais danser sur le cinéma Super 8 de mon père dans les années 80. Aujourd'hui rien a changé, le temps s'enfuit, les modes passent, mais Ginger et Fred restent éternellement jeunes et comme une image absolue de la beauté et de la grâce pour tous ceux qui savent les aimer.

Capture85.JPG

Fred Astaire, Ginger Roger et Erik Rhodes (le fameux Tonetti !!!)

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,rko,fred astaire,ginger rogers,erik rhodes,eric blore,alice brady,betty grable,mark sandrich

 

Extrait de Night and Day :

 

Film disponible en dvd zone 2 (éditions Montparnasse).

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,rko,fred astaire,ginger rogers,erik rhodes,eric blore,alice brady,betty grable,mark sandrich

Note : 7,5 / 10