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23/03/2013

Marie Walewska / Conquest - 1937

Faisons une petite pause dans les westerns pour vous parler aujourd'hui d'un très beau film, "Marie Walewska" tourné en 1937 par Clarence Brown. Le film est tenu uniquement par le duo Greta Garbo, Charles Boyer présent dans presque toutes les scènes. Greta Garbo, artiste mythique inutile de la présenter. On se rappelle qu'elle était une actrice suédoise, discrète voir terriblement timide. Son jeu, et sa beauté en avait fait une star. Aujourd'hui c'est une légende. Il est un peu difficile de citer ses plus grands films, car tous les films de Garbo sont des grands films. Pour ma part, j'en retiendrai quelques uns qui m'ont profondément marqué : Grand Hotel (1932) avec John Barrymore, "la Reine Christine" (1933), "Anna Karénine" (1935), le superbe "Roman de Marguerite Gautier" (1937) avec Robert Taylor et donc ce "Marie Walewska"Mais me diriez vous, qui est Marie Walewska ? De son vrai nom, Maria Walewska, elle était la maîtresse polonaise de Napoléon 1er. Amour sans espoir, mais amour sincère, elle devait être présente lors de moments clés de la vie de l'empereur. En tous les cas, c'est ce que le film nous laisse entendre et comme il est dit au début en avertissement au spectateur : si l'Histoire a pu en être modifié pour le besoin de la dramaturgie, l'esprit ne l'a pas été. Et c'est tout à fait vrai. Le film est inspiré du roman de Waclaw Gasiorowski et de la pièce de Helen Jerome. On a donc un scénario très sérieux et bien construit. On retrouve également un vétéran des studios, en la personne d'Henry Stephenson. On se rappelle de lui pour son rôle dans "la charge de la brigade légère" (1936) ou encore "Captain Blood" (1935). Mais il devait tourner près de 90 films pour les plus grands studios : MGM, Warner et RKO.

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La difficulté de tourner un film sur la vie de Napoléon est évidente. L'homme a eu une vie extraordinaire et démeusurée, qui en fait un espèce de démiurge des temps modernes. La reconstitution des batailles ont très souvent été impossibles pour de nombreux réalisateurs. Et ainsi la récente fresque télévisuelle avec Christian Clavier n'était malheureusement pas crédible au niveau de la réalisation des grandes batailles de l'empereur. Ainsi, seuls quelques grands réalisateurs comme Abel Gance avec son "Austerlitz" (1960) ou le russe Serge Bondartchouk arrivèrent à donner une ampleur à l'épopée guerrière de Napoléon. Mais dans "Marie Valewska" il n'en est en fait que très peu question. Ainsi, le titre américain "Conquest" résume en un mot le film. Il va s'agir ici non pas des conquêtes territoriales de Napoléon, mais bien de l'histoire de sa plus belle conquête féminine. L'histoire bataille va donc être reléguée au second plan, mais ce sera pour mieux mettre en avant la grande histoire et l'esprit d'un grand homme à travers un amour célèbre.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Greta Garbo

Le film commence par une scène de pillage par les cosaques, du chateau du comte Walewski, mari de la comtesse Walewska. Cette scène fait froid dans le dos, le mobilier est brisé et sert pour la cheminée, le piano à queue devient une mangeoire pour les chevaux. La vandalisme d'un art de vivre distingué et son remplacement par un art de vivre primitif, illustre bien la situation de la Pologne, située à cette époque aux confins de la civilisation européenne. La comtesse apparaît à ce moment là en haut du grand escalier du chateau. Et là Clarence Brown filme les visages des Cosaques un par un, illuminés par la beauté de la comtesse. On sait alors dès ce moment là, qu'on a à faire à un grand film. L'autre grande scène du film est la scène du bal à Varsovie, où Napoléon rencontre une deuxième fois Marie Walewska. Les décors tout en blanc de cette scène sont somptueux et cette partie du film est également très réussie.

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Ci-dessus : Henry Stephenson et Greta Garbo

Mais au delà de la construction d'une romance, c'est son inscription dans la grande histoire qui va en magnifier tout le contenu. Ainsi, le film va nous montrer un Napoléon humain et ayant une personnalité ambivalente pleine de grandeur, mais aussi par moment misérable. Ainsi, le pauvre amour de Marie Walewska va se trouver utilisé le plus souvent à des fins diplomatiques. Mais si la romance est là, la politique n'est jamais loin. Et les phrases prophétiques sur la construction européenne sont là pour nous rappeler que l'idéal d'une Europe des peuples ne date pas d'hier. "Marie Walewska" film sur la tragédie du destin d'un homme, incapable d'aimer librement, nous renvoie à un film beaucoup moins sérieux historiquement, "Désirée" (1954) avec Marlon Brando et Jean Simmons. L'un et l'autre auront pour point commun de montrer une des plus belles interprétations de Napoléon 1er à l'écran et comme le rappel que le plus grand des hommes, a lui aussi ses faiblesses et finalement une humanité, que pour son malheur il se refusa d'écouter, sinon trop tard.

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Extrait :


Disponsible en DVD Zone 2 (Vo sous-titré)

Note  : 7,5 / 10

12/10/2012

La tempête qui tue / The Mortal Storm - 1940

The Mortal Storm fait parti des films anti-nazis tournés par Hollywood avant le début de la guerre. Le conflit ayant débuté depuis 1 an en Europe, et la participation des USA ne faisant plus guère de doute, Hollywood utilise de moins en moins les paraboles pour évoquer le nazisme. Ainsi si en 1936 on évoquait le nazisme dans la charge de la Brigade légère au travers d'un sultan tyrannique, ici ce n'est plus le cas. C'est une force mais aussi un gros défaut du film. En effet à vouloir trop coller à l'actualité de l'époque, le film perd en crédibilité sur certaines scènes et en gagnent sur d'autres. On est donc qu'à moitié satisfait de la description du nazisme qui en est donné. Les scénaristes se sont inspirés d'une nouvelle de Phyllis Bottome (écrivain britannique) publiée en 1938. Frank Borzage est le réalisateur de ce film. On l'a connu mieux inspiré. Pourtant, il dirige le trio de vedettes : James Stewart, Margaret Sullavan, et Robert Young. Frank Morgan joue ici un de ses plus grands rôles. Dans les seconds rôles on retrouve Robert Stack et War Bond plus vrai que nature en officier nazi.

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L'étude du nazisme qui est ici menée ne s'intéresse pas à l'ascension d'Hitler au pouvoir mais bien aux bouleversements que cette arrivée à engendrer au sein de la société allemande. On est d'ailleurs surpris par le début enchanteur du film, où chaque personnage semble heureux et à sa place avec les siens. C'est la nommination d'Hitler qui change tout, et le diner famillial finit par mal tourner, les invités n'étant pas tous heureux de l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Et finalement certains doivent partir, rejoindre leur section du parti. C'est le premier choc et incident dans un monde heureux qui ne le sera plus jamais. Et tout le long du film, les personnages devront détruire et faire de la peine à ceux qu'ils aiment pour le seul bien du parti.  Ainsi si le film a beaucoup de défauts, comme la représentation peu convaincante d'un camp de concentration. Il est psychologiquement crédible. Et la fin nous fait comprendre ce que chaque personnage a perdu dans la tempête. Cette tempête est donc représenté comme une maladie de l'esprit humain qui déchaine des éléments encore plus dévastateur que les éléments naturels.  Mon avis est donc assez partagé sur ce film. Il n'en reste pas moins comme une tentative valeureuse et courageuse de représenter ce qu'a pu être le nazisme. Mais aujourd'hui on sait que la vérité était encore bien pire que ce que Hollywood a bien voulu montrer dans ce film.

 

Ci-dessous James Stewart, Margaret Sullavan, et Robert Young

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Ci-dessous Margaret Sullavan :

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Frank Morgan au centre de la photo ci-dessous :

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Film disponible exclusivement à la Fnac dans la collection trésors Warner.

 

Note : 6 / 10

11/09/2012

Crimes sans châtiment / Kings Row - 1942

Crimes sans châtiments, explore la vie d'une petite ville de Province et commence en 1880. Il est tiré d'une nouvelle controversée de Bellamann. Il explore la vie de Parris Mitchell (Rober Cummings), jeune enfant au début du récit amoureux depuis toujours de Cassandra (Betty Field), qui est la fille du Docteur Towers. Mais le docteur Towers (Claude Rains) et Cassandra cachent un lourd secret ...Et l'âge adulte va dénouer ce secret.

 

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Ann Sheridan et Ronald Reagan dans son meilleur rôle sont également de la partie et jouent le deuxième couple de l'intrigue Dans les seconds rôles on notera la présence de Nancy Coleman et Judith Anderson. La distribution est donc prestigieuse et à cela il faut bien entendu najouter la musique éclatante  et comme d'habitude symphonique de Korngold qui marque le film et le laisse tout de suite reconnaissable rien qu'à l'ouverture.

 

Robert Cummings, Ann Sheridan & Ronald Reagan ci-dessous :

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Ce film m'a beaucoup marqué car il explore des thèmes difficiles comme la folie, la schyzophrénie, le suicide, la psychiatrie, la psychologie, les autres qui mettent à l'écart la personne différente et la toute puissance de certains médecins. Sans vouloir dévoiler toute l'histoire, la leçon du film est qu'il vaut mieux dire la vérité plutôt que laisser vivre les gens dans le mensonge. La vérité peut être difficile à accepter, mais elle est plus constructive pour l'individu que le mensonge si l'individu arrive à la surmonter.

 

Ces thèmes ont fait que le film eu du mal à sortir des mailles de la censure du bureau Hays (bureau de censure cinématographique de l'époque).

A noter que ce film fut 3 fois nominés aux Oscars. Donc oui un film qui vaut beaucoup mieux que le sourire un peu coincé de nos 3 stars sur la photo ci-dessus. A découvrir en DVD zone 1 !


Extrait de la musique du film :


 

Le générique du film :

http://www.youtube.com/watch?v=CgZAZJGziFk&feature=re...



Note : 8 / 10

15/08/2012

Le loup Garou / The Wolfman - 1941

Hier soir j'ai vu un film très intéressant de 1941 produit par Universal. Le film n'est pas très long (1h20), mais il mérite d'être vu, autant par les thèmes abordés que par la réalisation. On y retrouve en distribution Claude Rains (l'irremplaçable Prince Jean du Robin des Bois avec Errol Flynn), mais aussi Lon Chaney Jr qui se spécialisera dans les rôles de monstres et fera concurrence à Boris Karloff. La belle Evelyn Ankers est aussi présente et dans les seconds rôles on retrouve Patric Knowles qui a fait de nombreuses comédies ou qui jouait également dans Robin des Bois et en Guest Star Bela Lugosi. A noter que Claude Rains avait joué en 1933 dans l'Homme Invisible.


Ci-dessous Evelyn Ankers :

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Le thème du Loup Garou, est abordé de façon intéresante en  évoquant finalement le dédoublement de la personnalité, la schyzophrénie, et qu'il y a en chacun de nous un Loup Garou qui sommeille. Le Loup étant le mal qui a pris possession du corps de l'homme. Il y a également une parabole sur le bien et le mal en noir et blanc et gris. J'ai trouvé tout cela très intéressant. La réalisation de George Waggner est particulièrement réussie et met en oeuvre beaucoup de mystères. On reprend ici en fait le thème de Dr Jekyll et Mr Hyde. Certaines critiques ont pu reprocher que le casting de Claude Rains n'allait pas pour ce film. Pour ma part je l'ai trouvé parfait.

 

Ci-dessous Claude Rains :

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Le maquillage était de la responsabilité de Jack Pierce qui fit un boulot énorme à l'époque. Malheureusement quelques années plus tard on jugea son travail trop artisanal. En effet il n'avait pas pris le tournant des masques en caoutchouc et il se fit donc virer d'Universal. Il faut savoir que la création du masque sur l'acteur demandait 3 heures de maquillage et autant pour l'enlever ! C'était donc très difficilement gérable ! Alors bien avant Underworld, maintenant vous connaissez les débuts du cinéma d'épouvante. Si vous aimez les films classiques. Vous pouvez voir celui là les yeux fermés.

 

Jack Pierce au maquillage :

 

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LA BANDE ANNONCE - NATURELLEMENT :

 

 


Le loup garou (1941) bande-annonce par 110laurent



NOTE : 7,5 / 10

06/08/2012

La valse dans l'ombre

Aujourd'hui je souhaiterais vous parler de la valse dans l'ombre. Ce film est un de mes films préférés. Le titre original est "Waterloo Bridge". Car tout commence, continue et finit avec ce pont qui est en fait bien la passerelle entre les différents destins qui parcourent ce film. On peut comprendre que les Français n'aient pas retenu ce titre original, au vu de la conotation de Waterloo.

Ceci étant dit, le film est magnifique et dépasse largement le cadre du mélodrame habituel. Il a été tourné en 1940 alors que l'Europe sombrait dans la barbarie nazie pour la MGM par Mervyn LeRoy (grand réalisateur hollywoodien). C'est un remake et pour une fois le remake est bien meilleur que l'original de 1931 de James Whale avec Mae Clarke, et Douglas Montgomery. Cette précédente version n'ayant pas à subir la censure de la loi sur le cinéma du code Hays, les thèmes de la prostitution et la nudité étaient plus clairement affichés.

Mais ce n'est pas le cas dans cette version de 1940. Là tout est expliqué par des allusions intelligentes qui ne peuvent pas tromper le spectateur. Pour ma part, je trouve ce film révolutionnaire pour 1940 car il fait mélanger le bien, le mal, l'amour, la sincérité, et l'argent pour un cocktail incroyablement novateur. A cela il faut ajouter bien entendu une distribution réellement exceptionnelle avec Robert Taylor et Vivien Leigh, l'interprète éternelle de Scarlett O'hara. A ces 2 acteurs principaux il faut ajouter Virginia Field, admirable dans son rôle de Kitty.

 

Vivien Leigh et Robert Taylor :

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Alors courrez voir la valse dans l'ombre. Si vous voulez tester que votre coeur bat toujours, allez voir ce film !

 

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Virginia Field en photo ci-dessus.

 

La bande annonce ci-dessous :

 


La Valse dans l'ombre ( bande annonce VOST ) par guiderapide



NOTE : 8,5 / 10