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20/08/2014

Les écumeurs / The spoilers - 1942

"Les écumeurs"  est un film en noir & blanc de Ray Enright. C'est le deuxième film de John Wayne avec Marlene Dietrich, après "la maison des 7 péchés" (1940). On sait que John Wayne après une apparition plus ou moins convainquante dans "la piste des géants" (1930), sous la direction de Raoul Walsh, allait disparaître des premiers rôles pour jouer dans une multitude de petits westerns de série C.  C'est John Ford qui devait en faire une vedette, en lui donnant un grand rôle dans "la chevauchée fantastique" (1939), qui reste comme l'un des premiers grands films, qui renouvellent le genre westernien. En 1942, John Wayne est donc en train de devenir une star et donc tourne beaucoup, pas moins de 7 films, ponctuent sa filmographie pour la seule année 42 : "Lady for a Night" de Leigh Jason, "les Naufrageurs des mers du sud" de Cecil B. DeMille, "les Tigres volants" (Flying Tigers) de David Miller, "la Fièvre de l'or noir" (Pittsburgh)de Lewis Seiler, "Sacramento" (In Old California) de William C. McGann, "Quelque part en France" de Jules Dassin. et donc "les écumeurs" de Ray Enright.  Quant à Marlene Dietrich, elle a beaucoup tourné dans les années 30 en particulier avec son mentor, le très grrand Josef von Sternberg, et ce dès 1929 dans "l'ange bleu", puis une série de 7 films qui commence avec "coeurs brûlés" en 1930, et se termine en 1935 par "la femme et le pantin". Dans "les écumeurs", Randolph Scott se joint au duo (Dietrich / Wayne), pour avoir ici un rôle de méchant, qui ne lui va pas tout à fait. En effet, la physionomie droite et franche de Randolph Scott, ne donne pas beaucoup de vérité à une composition de crapule.

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La distribution est complétée par Margaret Lindsay, Harry Carey, dont ce dernier jouera dans de nombreux films de John Wayne et qui était l'ami de John Ford. Ainsi, John Ford et John Wayne seront très marqués par sa disparition. Quand à son fils, Harry Carey Junior, il jouera également dans de nombreux westerns et reprendra la suite de son père, dans un registre totalement différent. Ray Enright n'a pas révolutionné le cinéma américain. Mais il a quand même tourné les plus belles comédies musicales de Busby Berkeley, mais aussi Rintintin. Alors que doit penser de lui ? Disons que son apport au western reste relativement modeste, mais sérieux, avec par exemple, "du sang sur la piste" (1947) et "Far West 89" (1948)  ou encore "Montana" (1950) avec dans ce dernier, Errol Flynn. Ici, on ne peut pas dire que Ray Enright élève réellement son niveau. Alors, il est vrai que la photographie est particulièrement soignée, que Marlene Dietrich est bien mise en valeur, que les décors et la réalisation sont plutôt bons. Néanmoins, cela reste dans la moyenne haute de films que l'Universal tournait à cette époque, et tournera jusqu'à la fin des années 50. L'histoire est assez convenue, les écumeurs représentant ici, des voleurs de concessions minières. La bagarre finale reste le morceau de choix du film, qui est assez avare de tensions et de rebondissements. On reste donc un peu sur sa fin devant un film qui n'exploite malheureusement pas totalement l'immense talent de 3 grandes stars de l'époque.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich, John Wayne et Randolph Scott

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Ci-dessus : John Wayne & Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott & Marlene Dietrich

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Ci-dessus : John Wayne & Harry Carey

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Ci-dessus : John Wayne et Margaret Lindsay

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Ci-dessus : Marlene Dietrich se détend sur le tournage des "écumeurs"

Clip moderne sur le film :

Film disponible DVD VF et VO sous-titrée (privilégier la VO, la VF n'étant pas d'époque)

Note : 7 / 10

07/12/2013

La Rue Rouge / Scarlet Street - 1945

"La rue rouge" est donc un film miroir à "la femme au portrait". Film miroir, car évidemment il reprend le même casting avec Edward G Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea, mais aussi car il est une variation plus forte sur le même thème. Pour l'occasion Lang fonde sa propre compagnie de production, avec l'aide de Walter Wanger, mari de Joan Bennett. Mais le film sera distribué par Universal. L'intrigue est cette fois-ci, plus crue que celle de "la femme au portrait". Ainsi, Edward G Robinson tombe sur une femme (Joan Bennett) qui se fait frapper par un homme (Dan Duryea), la nuit, dans un quartier désert de Brooklyn. Le spectateur, comprend alors tout de suite, les relations qui unissent le personnage de Joan Bennett et Dan Duryea. Seul le personnage d'Edward G Robinson ne le comprend pas. Ainsi, c'est bien un terrible trio, qui va être mis en image. Edward G Robinson, sera le pigeon, Dyan Duryea l'ignoble souteneur et Joan Bennett la semi-prostituée, prête à tout pour un homme qui l'exploite, plus qu'il ne l'aime.

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Fritz Lang et les scénaristes ont totalement compris la psychologie féminine, souvent attirée par des êtres mauvais, nocifs mais dont elle tombe facilement amoureux. Ainsi, la violence, attire Joan Bennett, et elle le dit quasiment explicitement lorsqu'elle avoue à son amant, qu'Edward G Robinson le dégoute, car il ne voit pas dans ses yeux, la violence, qu'elle peut voir dans ceux de son mari. La bonté et la gentillesse sont pour elle un repoussoir sexuel. Mais Edward G Robinson, n'est pas seulement exploité. Il est aussi féminisé. Ainsi, il fait la vaisselle pour son épouse légitime. Il met un tablier de cuisine très féminin. Sa femme menace de mettre à la poubelle ses peintures et ses toiles, car elle n'en supporte plus l'odeur, ni la place qu'elles prennent dans leur petit appartement. Elle lui reproche enfin de ne rien pouvoir se payer à cause de lui. Sa virilité lui est donc refusée tout le long du film.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Dan Duryea

Pire que ça, alors que la peinture est sa passion, son oeuvre va être volée et la célébrité lui échapper. On va donc assister à une longue déchéance du personnage, dont la fin se terminera dans les volutes d'un cigare. Autant en emporte le vent ... Passion, amour, travail, haine, crimes, et oeuvres d'art, toute sa vie lui échappera. Fritz Lang signe là, peut être sa plus belle oeuvre ou chaque plan, chaque objet a sa signification.  "La rue rouge" transforme l'essai de "la femme au portrait" de la plus belle des manières. On peut encore remercier Wild Side pour la superbe édition, associé à un livre. On regrettera malgré tout que l'éditeur n'ait pas eu l'idée de sortir ce film en Bluray, comme l'a fait Kino pour le marché anglo-saxon. Quoiqu'il en soit, il n'y a aucune raison, pour se priver d'un film d'une telle qualité.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Jona Bennett

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Ci-dessus : Fritz Lang et Joan Bennett

 

Extrait :

Disponible chez Wild Side

Note : 8,5 / 10

09/01/2013

Le tombeur / Lady Killer - 1933

"Le tombeur" ou en anglais "Lady Killer" est un film tourné par Roy Del Ruth en 1933 avec pour interprètes principaux James Cagney et Mae Clark. Mae Clark avait déjà joué avec James Cagney dans "l'ennemi Public" (1931). Dans ce film, les cinéphiles se rappellent qu'elle recevait de James Cagney un pamplemousse en pleine figure. Dans "Lady Killer", James Cagney ne devait pas mieux la traiter. En effet, il devait la mettre dehors en la tirant par les cheveux. Mae Clark devait écrire à une amie en lui disant qu'elle n'a pas été blessée lors du tournage de cette scène. On est rassuré.

lady-killer-poster1.jpgLe film bénéficiait d'un scénario original. En effet, James Cagney rejoignait un gang d'escrocs et suite à une affaire de meurtre, et des ennuis judiciaires, il se décidait à gagner honnêtement sa vie dans une carrière cinématographique à Hollywood. Le film est donc à mi-chemin entre le pur film de gangsters et la critique de la société hollywoodienne. On voit d'ailleurs, Cagney déguisé en indien, et les blancs peints en rouge. On retrouve aussi le réalisateur à l'accent hongrois parlant mal anglais. A t'on voulu, faire une imitation de Michael Curtiz ? On ne le saura sans doute jamais. Il y a d'ailleurs quelques scènes d'anthologie avec une fête envahie par une vingtaine de petites singes qui sème la terreur, reflet d'une certaine décadence de la société hollywoodienne de l'époque. Le film se voit donc plutôt bien. Surtout que la distribution est complétée par Margaret Lindsay et surtout Douglass Dumbrille formidable en maître chanteur.

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Ci-dessus James Cagney déguisé en indien dans "Lady Killer" :

La difficulté des situations dans lequel se trouve Cagney le rend proche du spectateur. De plus, son évolution morale et financière (bonne ou mauvaise d'ailleurs) est assez sympathique à suivre. Néanmoins le film n'atteind jamais le niveau d'autres films de Cagney, comme "les formidables années 20", "l'ennemi public" ou encore "Picture Snatcher". C'est tout de même un très honnête divertissement qui réserve son lot d'actions et de rebondissements, avec en plus une satire assez inattendue d'Hollywood. Mais la réalisation peut être un peu trop conventionnel ne fait pas élevé l'ensemble au dessus du lot. Cela explique donc peut être que Cagney n'ait pas décidé d'évoquer ce film dans son autobiographie.

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Ci-dessus Douglass Dumbrille et James Cagney

 

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Ci-dessus Mae Clark et James Cagney :

 

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Ci-dessus : James Cagney pas très heureux d'être abandonné en prison


Ci-dessous : Extrait d'une scène violente de "Lady Killer". Mae Clark explique à Cagney qu'elle va le dénoncer à la police.

 

NOTE : 6,5 / 10

23/12/2012

Baby Face - 1933

"Baby Face" est un film "Pré-Code" de 1933 avec Barbara Stanwyck, et George Brent dans les rôles principaux. On retrouve également dans les seconds rôles le très jeune John Wayne. Il existe 2 versions de ce film : la version censurée diffusée dans les cinémas à l'époque et la version non censurée "director's cut" si on peut dire. C'est bien entendu, cette dernière version qui donne tout son sens au film. La version censurée enlève tout le caractère sulfureux de l'oeuvre voir même une compréhension de certaines scènes. Le film est une oeuvre d'importance dans l'immense filmographie d'Alfred E. Green.

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Aujourd'hui le film a perdu un peu de son caractère choquant, mais reste néanmoins profondément sulfureux sur de nombreux points. En effet, le film raconte l'histoire d'une jeune fille exploitée par son père dans un espèce de tripot clandestin. Le père fabrique de plus dans l'alcool à priori également de manière inégale. Il faut se rappeler que la prohibition disparaitra en avril 1933. Mais ce n'est pas tant cela qui est mis en avant. C'est surtout la volonté de s'en sortir par tous les moyens pour une jeune fille pauvre. Ce film serait une espèce d'éducation à la vie dans un monde sans pitié. Ainsi, les conseils d'un vieil homme vont faire réagir la jeune fille qui va se décider à ne plus se laisser exploiter mais à exploiter les hommes, grâce à sa beauté.

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Bien entendu, cette volonté de s'en sortir pour une jeune femme qui veut être indépendante était inacceptable pour la censure de l'époque. Et ce sont ces scènes que l'on interdira et pourtant bien avant la mise en place du code Hays. Par contre, la caméra s'attarde longuement sur les formes de Barbara Stanwyck, n'hésite pas à montrer une jarretière, des contacts physiques non désirés (voir l'image ci-dessus) etc

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Ainsi ce type de plan sur les jambes de Barbara Stanwyck est très rare dans le cinéma d'après 1934, on ne le retrouvera que très rarement dans le cinéma américain d'avant 1968. Peut être dans le "facteur sonne toujours deux fois" et encore car dans "le facteur sonne toujours 2 fois", le but du plan était d'anonncer l'entrée d'une femme dans la pièce. Ici le spectateur sait que l'actrice est présente, et le plan ne sert qu'à mettre en avant sa féminité. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire du film, pour ceux qui ne l'ont pas vu. Mais disons que notre héroïne arrivera à s'en sortir matériellement et peut être finalement aussi moralement. Le film était clairement scandaleux pour l'époque car il énonçait des vérités sur une société américaine sans pitié et sans morale et montrait les personnages masculins comme esclaves de leur passion, même au plus haut niveau de la hiérarchie sociale. J'aurais tendance à penser que presque 80 ans après, peu de choses ont changé. C'est bien ce qui fait de ce film un classique du cinéma US. On peut également se demander rétrospectivement ce que le cinéma américain aurait été, si il n'y avait pas eu de Code Hays. La censure a t'elle empêchée le tournage de films réalistes comme celui-ci ou a t'elle permis de développer l'aspect glamour et l'intellectualisme qui manque tant à Hollywood aujourd'hui ? On ne le saura jamais.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et John Wayne

Annex - Stanwyck, Barbara (Baby Face)_NRFPT_02.jpg

 

Bande-annonce :

La Réplique du film :

-Yes I am a tramp, but whose to blame ? My father !

Traduction : Oui je suis une trainée, mais qui est à blamer ? Mon père !


NOTE : 7 / 10