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14/12/2014

L'éventail de Lady Windermere / The Fan - 1949

"L'éventail de Lady Windermere" est une adaptation d'une pièce éponyme d'Oscar Wilde et un remake du film muet d'Ernst Lubitsch, datant de 1925. Le film en noir & blanc, est réalisé parfaitement par Otto Preminger. On peut noter un beau casting avec George Sanders, Jeanne Crain, Madeleine Carroll  et Richard Greene. La photographie de Joseph LaShelle est par moment magnifique. Joseph LaShelle était un des photographes préférés de Preminger avec lequel il travailla sur 6 films. Le film raconte donc la relation trouble entre Lord Windermere et une certaine Mme Erlynne qui essaye de rentrer de nouveau dans la haute société. Lady Margaret Windermere se rend alors compte que son mari dépense de fortes pour cette femme et pense que son mari le trompe. Qu'en est il vraiment ? Le film ne répond jamais formellement à la question, et peut être le fait qu'il n'y réponde jamais, ajoute au charme d'une oeuvre légère et distinguée. Alors que peut on reprocher à ce film ? Uniquement qu'il y a un peu trop de flashbacks qui n'apportent finalement rien à la narration, et qui au contraire la coupe. Malgré tout, on reste subjuguer par les dialogues, les costumes, le charme de l'époque victorienne, et surtout par le talent de Preminger qui nous donne à voir un film magnifique en seulement 76 minutes.

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Ci-dessus : Richard Greene & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : Richard Greene,  Madeleine Carroll & Jeanne Crain

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

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Ci-dessus : Jeanne Crain & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

Film disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée dans la collection Hollywood Legends

Note : 8 / 10

08/11/2013

Quatre de l'espionnage / Secret Agent - 1936

Après le formidable succès des "39 marches" (1935), où on voyait un Robert Donat forcé de parcourir la campagne avec une Madeleine Carroll accrochée à son bras par des menottes, Hitchcock s'attaque à un autre film, "Quatre de l'espionnage". Il reprend une bonne partie de l'équipe de son précédent film, en reprenant ainsi Madeleine Carroll, mais aussi le même responsable de la  photographie, et les mêmes responsables des décors. Mais si Hitchcock a toujours excellé à montrer la fuite d'un innocent, il est ici un peu gêné par un scénario qui a de nombreux points faibles. Pour commencer le héros John Gielgud (ici dans son deuxième film), fait très anglais, mais surtout paraît terriblement antipathique. On a donc du mal à s'attacher à lui. Madeleine Carroll joue à la coquette, Peter Lorre surjoue un général mexicain en quête de jolies filles, et l'espion allemand paraît fort sympathique, pendant les deux tiers du film. Tout cela n'est donc pas très crédible.

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Enfin et peut être plus grave, le scénario fait mourir un innocent, ajoutant un énorme dégoût dans le coeur du spectateur à peu près à la moitié du film. Le film prend un peu de force sur la fin avec les passages dans le train, et dont les scènes rappellent de nombreuses autres scènes, d'autres films d'Hitchcock où les trains sont également présents. Hitchcock qu avait peut être conscience de l'acidité de son oeuvre, avait ajouter des scènes où on voyait Madeleine Carroll presque nue dans sa salle de bain. Malheureusement la censure anglaise de l'époque, décidait de les couper. On ne les voit donc pas. "Quatre de l'espionnage" reste donc à mon sens, comme une oeuvre honorable d'Hitchcock de sa période anglaise, mais néanmoins mineure.

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Ci-dessus : Peter Lorre, Madeleine Carroll et John Gielgud

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et John Gielgud

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Note : 6 / 10

04/08/2013

Sur l'avenue / On the avenue - 1937

"On the avenue" est un film de 1937, de la Twentieth century Fox, avec Dick Powell, et Madeleine Carroll. On se rappelle que Dick Powell c'est la vedette de toutes les productions de la Warner avec Busby Berkeley. Ainsi on le retrouve dans"42ème rue" (1933), "Prologue"(1933), "Dames" (1934),  "Wonder Bar" ou encore dans la série de films "chercheuses d'or" (1933, 1935, 1937). Donc c'est finalement assez exceptionnel de voir Dick Powell tourner pour la Fox. Dans une certaine mesure, on peut se demander si la Fox ne donne pas un cadeau empoisonné à Powell, vedette de la Warner. Ainsi dans la scénario qui n'est que prétexte à des malentendus amoureux entre Dick Powell et Madeleine Carroll, Powell se fait successivement giffler par deux fois, est obligé de jouer des numéros un peu vieillot même pour l'époque et finalement son show est modifié par deux fois. La Fox aurait voulu détruire l'image de séducteur de Powell, elle ne s'y serait pas pris autrement.

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Enfin, le premier numéro des frères Ritz parodie les comédies musicales de la RKO, et le dernier numéro de ses mêmes frères Ritz dont l'un est déguisé en femme, semble vouloir caricaturer les comédies musicales de la Warner. La comédie musicale qui critique la comédie musicale, c'est assez étrange pour être remarqué.

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Ci-dessus : Alice Faye et Dick Powell

Mais "on the avenue" a aussi des qualités, ainsi le très long premier numéro rappelle ceux de Busby Berkeley avec un bataillon de girls plutôt affriolantes et qui nous fait presque oublier que le film a été tourné 3 ans après l'instauration du code de censure. L'histoire est assez amusante et permet de passer un assez bon moment. Le sommet du film étant la descente d'Alice Faye accompagnée d'une bande de cochons derrière elle ! Le maximum du mauvais goût qui pouvait être fait à l'époque est dans ce film. Et c'est hilarant de voir la tête des personnes parodiées pendant les sketchs. Pour résumé le film multiplie les gags, pas toujours légers, Lorsqu'on le revoit, "Sur l'avenue" reste néanmoins une honorable comédie musicale, mais on a fait beaucoup mieux avant at après. Mais j'espère ne pas en avoir dit trop de mal, car il faut se souvenir que la musique est d'un certain Irving Berlin. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et Dick Powell

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

07/12/2012

Les 39 marches / The 39 Steps - 1935

"Les 39 marches" est un film d'Alfred Hitchcock qui peut être considéré un peu comme le mètre étalon de très nombreux autres films d'Hitchcock comme "Jeune et innocent", "Correspondant 17", "La cinquième Colonne" et à "La Mort aux trousses". Comme dans tous ces films on trouve un homme accusé à tort de meurtre qui bénéficie de l'aide volontaire ou non d'une jeune femme. Les interprètes principaux sont Robert Donat et Madeleine Carroll. Le film est tiré d'un roman de John Buchan et a été adapté par un scénario de Charles Bennett. Ce dernier signera une collaboration avec Hitchcock de 4 films : "L'Homme qui en savait trop", Les 39 Marches, "Agent secret", "Jeune et innocent" et "Correspondant 17".

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"Les 39 Marches" reste passionnant car c'est le genre de film dans lequel on ne sait pas ce qui va se passer à la scène suivante. Chaque scène amène le spectateur dans un univers différent. On passe de la salle de spectacle, à une chambre, une cuisine, un train, la lande écossaise etc. Bref les lieux sont nombreux. On sent bien qu'Hitchcock n'est pas encore au sommet de son art, mais que ce film porte en lui les premières fleurs qui donneront les merveilleux fruits de sa future carrière américaine. Ainsi la scène du train où Robert Donat s'accroche à une portière reste mythique. Enfin, l'idée géniale reste déjà en premier lieu dans le titre énigmatique. Que signifie t'il ? Et si la question est posée au début du film,

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il n'y aura de réponse qu'à la fin. Ce qui oblige le spectateur à vouloir connaître la fin. Car il y a bien autre chose derrière cette fausse accusation de meurtre comme vous pouvez vous en douter. Bref, on ne s'ennuie jamais. Les moments plus calmes sans action, sont comblés par les scènes de comédie entre le couple Donat/Carroll. On retrouve quelques scènes charmantes dans la chambre d'hotel, où Madeleine Carroll enlève ses bas trempés avec la main menotée de Robert Donat qui est obligée de suivre ses gestes. Le couple menoté est il le symbole du mariage pour Hitchcock ? Deux êtres qui vivent ensembles sans s'aimer, mais les menottes enlevées la femme reste quand même car l'un et l'autre ont un intérêt commun : l'amour ? ou plus sûrement connaître la vérité. Je ne sais pas ce que l'on doit en penser. Mais le discours politique de Donat rempi de tolérance et d'humanisme reste clairement un appel à l'arrêt de tous les extrèmistes des années 30. On a également la présence d'un train qui est l'élément symbolique peut être le plus utilisé par Hitchcock dans tous ses films. Le train symbolisme de la vie ou plus exactement du destin auquel on ne peut pas échapper et qui nous emmène d'un point à un autre. On a donc là un film, qui va plus loin qu'il veut bien le laisser croire et qui est bien le grand film d'un réalisateur mythique.

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Ci-dessus Madeleine Carroll, Robert Donat

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Ci-dessus Madeleine Carroll, Robert Donat et Alfred Hitchcock sur le plateau des 39 marches.

 

Je finirais en laissant la parole à d'autres critiques :

« Maître des sensations fortes et du suspense, de l'humour incongru et de l'horreur à froid, Hitchcock se sert de sa caméra, comme un peintre de son pinceau, stylisant son histoire et lui apportant des nuances que le scénariste aurait difficilement pu soupçonner… », New York Times, 1935.
« À son aise, sûr de séduire, Hitchcock multiplie les beautés. Il est détendu. À la plénitude de la matière correspondent tout naturellement la plénitude du scénario et la plénitude de la mise en scène… », Claude Chabrol et Éric Rohmer, Éditions universitaires, 1957.
« Le héros est un homme, pas un "Christ", et cet homme ne connaît que la femme qui le sauvera. Chez Hitchcock, ce sont toujours les femmes qui sauvent… », Noël Simsolo, Hitchcock, cinéma d'aujourd'hui, 1969.
« Les 39 Marches marque son époque d'une manière indélébile. En simplicité, économie et technique cinématographique pure, il dépasse même Le Faucon maltais de John Huston. Ce film comporte déjà, et c'est assez surprenant, tous les thèmes que le réalisateur développera et perfectionnera par la suite… », Donald Spoto, L'Art d'Alfred Hitchcock, Edilig, 1976.
« Tout est réussi dans le film. Le couple Donat/ Carroll est l'un des plus efficaces de la saga hitchcockienne, la poursuite échevelée à souhait, et le rocambolesque tient ici sa vraie place dans la stylistique de l'œuvre: une des premières… », Marc Cerisuelo, Dictionnaire des films, Larousse, 1990.

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Film disponible depuis le 04 décembre en Bluray : Très bonne qualité d'image pour un film de 1935. (VF pas d'époque semble t'il mais très acceptable).

 

NOTE : 7 / 10