Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/08/2013

Le prisonnier de Zenda / The prisoner of Zenda - 1952

A l'occasion d'un voyage en TGV, j'ai revu dernièrement "le prisonnier de Zenda" dans sa version de 1952. "Le prisonnier de Zenda" a connu plusieurs versions. La première date de 1937, produite par Selznick International Pictures, elle avait pour acteurs : Ronald Colman, Madeleine Carroll, Douglas Fairbanks, mais aussi David Niven, et Raymond Massey. Dans la version de 1952, on a repris l'histoire et même les dialogues de la version de 1937, mais les acteurs ne sont plus les mêmes. Ainsi on retrouve Stewart Granger qui joue donc deux rôles : le roi et le voyageur anglais. Il partage l'affiche avec Deborah Kerr, mais aussi avec un James Mason qui tente de lui voler la vedette, et qui joue ici, un admirable traitre. Thorpe s'inspire énormément de la version de 1937 et filme de nouveau des scènes de la version précédente, un peu de la même façon. Ainsi, la scène de bal, rappelle énormément la version de 1937.

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films, hollywood, acteur, actrice, stewart granger, deborah kerr, james mason, Lewis Stone, robert Douglas, Jane Greer, Louis Calhern, alfred newman, richard thorpe

Mais cette oeuvre n'est pas qu'un simple remake. Elle se distingue tout d'abord par un fabuleux Technicolor, par une autre interprétation, avec en premier lieu, la star des films d'aventure des années 50, en la personne de Stewart Granger, mais aussi par une belle musique d'Alfred Newman. De plus, malgré la ressemblance avec le film précédent, Thorpe parvient à donner une identité propre à son film, jusqu'à éclipser la version de 1937. Le "prionnier de Zenda" reste donc dans toutes les mémoires, comme l'archétype du film d'aventure des années 50, avec sa dose de glamour, d'action, et de félons. On ne s'ennuie, pas une seconde et on retrouve son âme d'enfant devant un film remarquable, que l'on peut ranger à côté de "Scaramouche", "Ivanhoé" ou "les chevaliers de la table ronde". Pour toutes ces raisons, et parce que je crois que la fonction du cinéma est d'abord de faire rêver, je mettrai une très bonne note à ce "prisonnier de Zenda". Ainsi ceux qui critiquent ce cinéma, devrait se poser ces simples questions : Dans cent ans, que restera t'il de beaucoup de productions d'aujourd'hui ? Combien iront rejoindre les poubelles de l'art cinématographique ? Vous connaissez ma réponse. "Le prisonnier de Zenda" restera quant à lui un fabuleux classique, pour tout cinéphile éclairé.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,stewart granger,deborah kerr,james mason,lewis stone,robert douglas,jane greer,louis calhern,alfred newman,richard thorpe

Ci-dessus : Deborah Kerr et Stewart Granger

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,hollywood,acteur,actrice,stewart granger,deborah kerr,james mason,lewis stone,robert douglas,jane greer,louis calhern,alfred newman,richard thorpe

Ci-dessus : Jane Greer et James Mason

 

La bande-annonce :

 

La musique :

 

Note : 9 / 10

12/07/2013

Stars in my Crown - 1950

"Stars in my crown" est un mélodrame inédit en France, sorti aux USA en 1950 et donc ne possédant pas de titre français. On pourrait traduire ce titre par "des étoiles dans ma couronne". Le film (en noir et blanc) est tiré du roman de Joe David Brown. Le film est considéré par son réalisateur Jacques Tourneur, comme son film préféré. Il l'évoquera d'ailleurs longuement dans une interview donné à FR3 en 1977. L'auteur devait remercier Tourneur pour la qualité de son travail et pour la qualité de l'adaptation. Pourtant, "Stars in my crown" n'a pas vraiment un sujet pour un public français. Ainsi, le film raconte l'histoire d'une petite ville du Sud des Etats-Unis après la guerre de sécession, avec la vie et la mort de ses habitants. Et cette histoire est parcourue par la vie du pasteur et de sa femme, et tout ça est vu par le regard d'un jeune garçon. C'est peut être ce sujet très américain, qui explique sa non distribution en France. Le sujet évite la critique social de film comme "Quelle était verte ma vallée" de Ford, et le scénario concentre son propos sur les passions humaines, et sur la vie et la mort. On peut regretter qu'il n'y ait pas un peu plus de romance quand même. L'action est quant à elle, presque totalement évacuée du propos. Il ne faut donc pas s'attendre ici à des attaques de diligences ou de banques.

stars_in_my_crown,0.jpg

Pour le casting, on a droit à Joel McCrea,  Ellen Drew, Dean Stockwell, Alan Hale, et Lewis Stone. Née EEsther Loretta Ray en 1915, Ellen Drew était la fille d'un barbier irlandais. Elle a travaill dans plusieurs emplois (comptable, vendeuse) pour soutenir sa famille jusqu'à ce que sa bonne mine et son visage frais, lui valurent de gagner des concours de beauté. Encouragée à tenter sa chance à Hollywood, elle a été découverte dans lieu assez étrange. Pendant qu'elle travaillait dans un magasin de crème glacée, William Demarest (un client) l'a remarqua, et contribua à la mettre sous contrat aux studios de Paramount en 1936. Initialement annoncée comme Terry Ray, elle a été mis en disponibilité pendant deux ans jusqu'à ce que finalement on lui donne un rôle  dans une comédie musicale "Les bébés turbulents" (1938). Ses cheveux ont été changés de brune à Auburn et son surnom est passé de Terry Ray à Ellen Drew. Ellen semblait destinée à la célébrité de haut vol, Mais elle n'a jamais réussi à se distinguer parmi la foule de beautés hollywoodiennes de l'époque. Malgré de nombreux rôles intéressants, notamment ave Dick Powell dans  "L'Heure du crime" (1947), la carrière cinématographique de Ellen s'est presque arrêtée ensuite. On la remarque encore dans "le cavalier de la mort" (1951) avec Randolph Scott. Dans les années 1950, on l'a vue surtout à la télévision avant de se retirer de la décennie suivante. Mariée quatre fois, elle a laissé un fils et plusieurs petits-enfants quand elle est décédée en 2003 à l'âge de 88 ans, en Californie d'une maladie du foie.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

Dean Stockwell c'est bien évidemment le personnage d'Al de la série "Code Quantum". Il avait débuté quelques années auparavant dans "la vallée du jugement" (1945). Alan Hale c'est quant à lui, le faire-valoir des films de Flynn, et Lewis Stone c'est le formidable acteur présent dans les deux versions de Scaramouche et qui avait commencé sa carrière au cinéma par des films muets.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

Au premier abord, "Stars in my crown" semble peu propice à succiter l'intérêt du spectateur, mais finalement on s'attache  à l'histoire de tous ces personnages. Et on regarde avec nostalgie et émotion, cette époque (a t'elle existé ?) où on pouvait faire fuir le ku klux klan par quelques bonne paroles. Film d'une époque, "Stars in my crown" est aussi la célébration d'une Amérique chrétienne et de ses valeurs, un cinéma des bons sentiments, on aime, ou pas.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films,acteur,actrice,hollywood,joel mccrea,ellen drew,alan hale,dean stockwell,lewis stone,james mitchell,adolph deutsch,jacques tourneur

Disponible dans les trésors Warner en Zone 2 sur le site de la Warner (France)


Extrait :


Bande-annonce :

http://www.youtube.com/v/zJao3RKYQWY?hl


Note : 7,5 / 10

12/01/2013

Grand Hotel - 1932

Dans le cadre de sa sortie en Bluray (Freezone), je vous parlerai aujourd'hui de "Grand Hotel". "Grand Hotel" (1932) est un film de la MGM tourné par Edmund Goulding. C'est le célèbre producteur Irving Thalberg qui devait rendre possible l'adaptation cinématographique de la nouvelle de Vicki Baum (Menschen im Hotel) en rachetant les droits en la faisant adapter pour le théâtre par William A. Drake. Après un vrai succès de 459 représentations, Thalberg décida de porter la pièce à l'écran, en demandant à Drake et à Béla Balázs de l'adapter pour en faire un film.

grand_hotel,0.jpg

Le film devait bénéficier également des talents de décorateur de Cedric Gibbons, qui allait faire construire de somptueux décors pour le film, et en particulier pour les scènes dans le grand hall à l'entrée de l'hotel. "Grand Hotel peut être considéré comme le premier film "choral" car il rassemblait toute une pléäide d'acteurs, avec des intrigues différentes mais qui parfois se croisaient. Et la force de "Grand Hotel" est bien là, et c'est bien pour ça que ce film, comme aucun autre, a traversé des générations de cinéphiles pour arriver jusqu'à nous, dans une étonnante modernité. Ainsi on retrouve à la distribution, l'immense et énigmatique Greta Garbo, John Barrymore, Lionel Barrymore (frère du précédent), Joan Crawford, Lewis Stone, et Wallace Beery.

 

gran_hotel_1932_1.jpg

Ci-dessus : Greta Garbo et John Barrymore

Le scénario n'a pas de lignes directrices ou plutôt il en a plusieurs. Ainsi on retrouve un grand industriel, Preysing (Wallace Beery) venu négocier une fusion indispensable à la survie de sa société, sa secrétaire aux moeurs libérés (Joan Crawford), un baron mais l'est il vraiment ? (John Barrymore), un employé de la société de Preysing qui se croit en mauvaise santé et prêt de la mort (Lionel Barrymore), un docteur (Lewis Stone) et bien sûr Greta Garbo qui joue à merveille la danseuse russe de ballet déprimée par sa solitaire fin de carrière en chute libre. Dans cette micro-société du Grand Hotel, les destins vont se croiser et s'entre-croiser jusqu'au drame final. Mais est ce vraiment un drame ? Ne voulant pas révéler l'intrigue pour ceux qui n'ont pas vu le film, je vous dirai juste qu'un personnage disparaît. Et la mort est particulièrement bien traité. On y voit que la vie continue comme si de rien était. On y voit aussi la lâcheté de ceux qui savent et qui ne disent rien par peur de la réaction de l'autre.

 

GrandHotel_Lionel.png

Ci-dessus : Joan Crawford et John Barrymore

Enfin, le film finit sur une conclusion en forme d'hymne à la vie et sur peut être la plus belle déclaration d'amour vue au cinéma. En effet,  Kringelein vieux, malade, reprend goût à la vie en offrant n'ont pas sa beauté, son charme, sa classe ou la santé qu'il n'a pas, mais tout son argent à la femme de ses rêves, juste pour que cette femme soit sa compagne le peu de temps qu'il lui reste à vivre. Le film touche alors les sommets de l'art en devenant une espèce de parabole sur le destin de l'Homme. Sommes-nous ici pour produire jusqu'à notre mort ? Ou avons nous droit chacun à une part de bonheur, peut être aimer, et ceci même pour le plus petit d'entre nous ? Plus important que tout, le film nous dit : ce qui nous constitue en qu'être humain ce n'est pas notre travail, mais bien ceux qui nous aimons et ce que nous faisons. C'est bien ce message humaniste qui a touché des générations, et des générations de spectateurs et qui fait de ce film un éternel chef-d'oeuvre du cinéma hollywoodien.

 

'32 - behind scenes.jpg

Ci-dessus : Edmund Goulding, Wallace Beery et Joan Crawford sur le tournage

Le docteur Otternschlag (Lewis Stone) finit par dire pour clôturer le film : "Grand Hotel, jamais rien ne se passe". Et c'est bien entendu, un clin d'oeil ironique au spectateur qui a vu la vie du Grand Hotel défiler sous ses yeux. Mais c'est aussi, une phrase d'une réalité surprenante qui nous fait revenir à l'infini de la vie, à la mort et à la naissance, à ceux qui partent et à ceux qui rejoignent la vie. Eternelle manège de la vie dont la métaphore est le Grand Hotel qui accueille chaque jour de nouveau client. Vous l'aurez compris, c'est un film totalement indispensable.

 

Reportage de la Première du film à Hollywood en 1932 :

 

 

A noter que le film possède une piste française (VF) et des sous-titres. Les sous-titres sont également bien présents sur les bonus.

 

NOTE : 9 / 10

27/12/2012

The office wife - 1930

"The Office wife" est un des premiers films parlant de la Warner. Le film bénéficie d'une réalisation assez statique, et cela s'explique en grande partie par les moyens techniques limités de l'époque. Le film est inspiré d'une nouvelle de Faith Baldwin, qui évoque la concurrence entre la femme de l'homme d'affaire et sa secrétaire. On y retrouve donc la belle Dorothy MacKaill en secretaire et Joan Blondell (dont c'est seulement le 2ème film) et Lewis Stone. Pour nous Lewis Stone reste célèbre dans son rôle du père d'André Moreau dans "Scaramouche" (1952). On se souvient aussi qu'il a interprêté le rôle du marquis De Maine dans la version de Scaramouche de 1923. "The Office wife" fait parti des films pré-codes. On y retrouve donc plusieurs scènes plutôt sexy our l'époque. On y voit entre autre, Joan Blondell mettre ses bas. Natalie Moorhead joue le rôle de la femme de notre businessman.

ofw_001aaaheadr1a.jpg

tumblr_m7qb36oral1qbm5l6o1_500.gif

Ci-dessus : Dorothy MacKaill

Le film est court et dure moins d'une heure. Il est assez sympathique à voir, et la romance entre Lewis Stone et Dorothy MacKaill est crédible. On revoit la mode des maillots de bain de 1930 et on ne peut s'empêcher de penser : Quelle horreur ! Pour le reste, pas grand chose à ajouter sur cette comédie romantique qui fait parti des "Archives Warner" et qui vient de sortir en France sur le site de l'éditeur. La qualité d'images est correct pour un film de cette époque. On a vu bien pire sur des films plus récents. On peut simplement regretter un prix exorbitant à 12,90 € !! pour un DVD proposé sans aucun bonus, ni restauration apparente. On est pas près de diffuser de la culture à ce prix là. Un prix au dessous de 10 € serait quand même plus raisonnable pour une oeuvre sympathique du cinéma US de ces années là, mais loin d'être un chef d'oeuvre inoubliable.

cinéma,cinema,dvd,film,films,acteur,actrice,dorothy mackaill,joan blondell,lewis stone,natalie moorhead

Extrait :

 

 

NOTE : 6,5 / 10