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22/11/2013

Okinawa / Halls of Montezuma - 1950

"Okinawa" ou en anglais "Halls of Montezuma" reprend le titre en anglais de l'hymne des Marines. On comprend que pour le public français, on prenne plutôt le titre de la célèbre bataille du Pacifique, car de toute façon c'est bien de cela qu'il s'agit. Le film est réalisté par Lewis Mileston, vétéran du film de guerre. Lewis Milestone c'est évidemment le réalisateur de "à l'ouest rien de nouveau" (1930), mais aussi de "l'ange des Ténèbres" (1943) de "Prisonniers de Satan" (1944) avec Dana Andrews, du "commando de la mort (1945) avec encore Dana Andrews, ou encore de "la gloire et la peur" (1959), superbe film avec Gregory Peck. Ici avec Okinawa, Milestone nous invite à rentrer dans l'esprit des officiers et des soldats. On découvre ainsi que le personnage d'officier de Richard Widmark, était professeur dans la vie civile. Et encore mieux, Milestone et les scénaristes nous font entrer dans l'esprit de Widmark avant le débarquement sur l'île d'Okinawa. On peut alors comprendre ses peurs et ses doutes, qu'ils gardent pour lui. Tout cela fait penser à n'en pas douter à "la ligne rouge" (1998) de Terrence Malick. On sent bien que Malick a puisé aux sources d'Okinawa pour écrire son film sur le débarquement des Marines à Guadalcanal. Et si l'esthétique de Malick est parfaite, l'esthétique de Milestone, n'est pas moins parfaite.

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Il faut ajouter que la distribution est également très bonne, car en plus de Richard Widmard, on retrouve Jack Palance,  Robert Wagner, et Karl Malden. Le film est donc très bon dans sa première partie. Et si il ralentit dans sa deuxième et troisième partie, il n'en reste pas moins excellent. Car Milestone montre alors le côté chaotique de la guerre. En effet, les Marines ne savent pas qui est derrière un rocher, un arbre, ou ce qu'ils trouveront au détour d'un chemin. Les critiques qui n'ont pas apprécié cela dans le film de Milestone, n'ont rien compris.  Okinawa mérite donc fortement d'être réévalué, pour son inspiration dans le film de Terrence Malick, "la ligne rouge", mais aussi pour une vision des conflits mondiaux, par un très très grand réalisateur de films de guerre.

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Ci-dessus : Richard Widmark

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Ci-dessus : Karl Malden

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Ci-dessus : Richard Widmark

 

Disponible en DVD et Bluray Zone B avec VF et VO sous-titrée

 

Note : 7 / 10

02/11/2013

Prisonniers de Satan / The Purple Heart - 1944

"Prisonniers de Satan" est un film de propagande de Lewis Milestone. "The purple Heart" est une des plus hautes médailles militaires de l'armée américaine. On sait donc que l'on va avoir à faire ici, à des héros. Ce film nous rappelle le combat héroïque des Américains contre l'empire du Japon. Ici on ne retrouve pas d'actes particulièrement valeureux. En effet, tout le film se concentre sur un groupe de pilotes américains prisonniers de guerre, mais dont la Japon refuse de reconnaître comme tel. Les Japonais veulent donc les faire juger devant un tribunal civil pour des crimes de guerre, alors que leur mission était ici purement militaire. En effet, les pilotes faisaient partis de l'escadrille Doolittle, qui avait bombardé le Japon le 18 avril 1942 pour venger Pearl-Harbor. Le bombardier survolait la Chine sans essence, le capitaine du bombardier décidait de sauter avec son équipage avant que l'avion s'écrase. Ainsi, dénoncé par un traître Chinois, puis arrêté par les Japonais, ils se retrouvent devant ce tribunal civil. L'histoire commence donc ainsi, et est une histoire vraie. Les pilotes ont réellement existé. On peut dire que cela ajoute à la force du film et à son réalisme, qui en a bien besoin, car les scènes de procès se succèdent et sont parfois quelque peu théâtrales. Le film comporte une intéressante distribution avec Dana Andrews, Richard Conte et Farley Granger. Dana Andrews, on se souvient de lui évidemment pour son rôle d'inspecteur dans "Laura" (1942), Richard Conte, pour son rôle de tueur dans "New-York Confidential" (1955) , et Farley Granger pour ses interprétations dans deux films d'Hitchcock, "l'inconnu du Nord-Express" (1951) et "la corde" (1948)

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Lewis Milestone c'est évidemment le réalisateur de "A l'ouest rien de nouveau" (1930), mais aussi de nombreux autres films de guerre. On peut citer, entre autres : "l'ange des ténèbres" (1943) avec Errol Flynn, ou "a walk in the sun" (1945) également avec Dana Andrews et Richard Conte, ou encore "Okinawa" (1950) avec Richard Widmardk. Darry F Zanuck s'est investi énormément sur ce film, "prisonniers de Satan" que ce soit sur la production ou sur le scénario qu'il signe sous son pseudonyme habituel (Melville Crossman). Ainsi, il faut se rappeler que le sujet devait lui tenir particulièrement à coeur, car il était Colonel dans l'armée américaine. Si Milestone nous donne un film de propagande, avec des Japonais très stéréotypés, il n'en reste pas moins qu'il sait mettre en avant et avec force la détermination de l'équipage qui malgré les privations et les tortures ne cède pas à la volonté des Japonais. La scène finale est d'ailleurs particulièrement impressionnante montrant la volonté inébranlable de ces 8 hommes, prêts à mourir pour leur pays, car ils savent que leur cause est juste et qu'ils sont soutenus par des millions d'Américains. Le génie de Zanuck c'est de nous montrer, que n'importe qui peut être un héros. On regrette aujourd'hui cette Amérique symbole d'un monde libre, qui soutenait militairement ses alliés sans les espionner et qui savait quel combat était juste.

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Disponible en DVD et Bluray (version restaurée) en VO sous-titrée.

A noter une très belle qualité d'image.

Remerciements à Mr Patrick Brion pour sa présentation très intéressante.

 

Extrait (Fin du film - Attention cette scène donne la fin du film)

 

 

Note : 7 / 10

18/10/2013

Double Chance / Lucky Partners - 1940

"Double chance" aurait pu être un bon film. En effet, le talent de comédienne de Ginger Rogers est incontestable, surtout dans les comédies, musicales ou non. De plus, son partenaire Ronald Colman, avait plutôt de la classe. On peut ajouter que Jack Carson était également parfait en lourdeau. Enfin, on avait quand même à la composition musicale, un certain Dimitri Tiomkin. Malheureusement, le scénario sonne faux du début à la fin. La mise en place, est trop longue et tourne en longueur pour mener le spectateur à pas grand chose. De gags assez peu amusants, en situations convenues, le spectateur parcourt ce film, sans beaucoup de passions. On finit par être heureux d'avoir atteint la fin, d'une oeuvre peu mémorable, qui dure 99 minutes, mais qui an paraît assurément le double. En résumé, un film assez peu mémorable de Ginger Rogers et de Ronald Colman. Il a manqué un scénariste de talent. On notera malgré tout dans les seconds rôle, Harry Davenport (le juge) qui avait le rôle du docteur Meade dans "Autant en emporte le vent" (1939) et Spring Byington qui jouait dans "la charge de la brigade légère" (1936). Pour le reste, si vous cherchez du grand cinéma, ne tentez pas votre chance avec "double chance".

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Note : 4,5 / 10

13/02/2013

Les misérables - 1952

Je n'ai pas oublié notre "Théma" sur "les misérables" au cinéma et je vous présenterai donc aujourd'hui la version de 1952 produite par la Twentieth Century Fox. Le film a été tourné par un très grand réalisateur en la personne de Lewis Milestone à qui on doit entre autres, "à l'ouest rien de nouveau" (1930), "l'ange des ténèbres" (1943) avec Errol Flynn, ou encore la version des "Révoltés du Bounty" de 1962 avec Marlon Brando. On a donc un réalisateur capable de filmer de belles oeuvres à l'écran. Et sur ces "Misérables" c'est bien le cas. On se rappelera aussi que Lewis Milestone fera parti de ces réalisateurs inscrits sur la fameuse liste noire et obligés de s'exiler hors des états-unis au début des années 50. Quoiqu'il en soit avec un réalisateur comme Milestone, le film multiplie les plans d'exceptions surtout dans sa première partie, et donne au spectateur une vision sur le noir et blanc assez intéressante, avec une recherche sur les ombres et des gros plans sur les visages, finalement assez rares pour l'époque.

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Le film a bien des défauts, ainsi on voit toujours Jean Valjean en galérien. On fait croire au public qu'en 1815 il y a encore des galères en France alors que Louis XV a supprimé les galères il y a plus de 60 ans ! Et puis il y aurait beaucoup à redire sur le casting avec un Michael Rennie beaucoup moins crédible que Fredric March et Robert Newton tout de même moins bon que Charles Laughton. Cameron Mitchell semble également assez loin de l'idée que l'on peut se faire d'un très jeune étudiant révolutionnaire et républicain. Néanmoins on retrouve la sublissime Debra Paget en Cosette et une très bonne surprise avec Sylvia Sidney en Fantine.

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Ci-dessus : Michael Rennie

Mais au delà du casting, c'est le scénario qui porte le plus préjudice au film. Ainsi, le scénario enlève la famille Ténardiers du roman. Eponine n'apparaît plus non plus. On ne comprend pas bien les ambitions de Marius etc etc On finit donc par faire abstraction du scénario pour voir le film comme lointainement inspiré des Misérables. Il en reste alors un spectacle relativement plaisant et très marqué d'une forte coloration hollywoodienne, qui permet une belle production mais également des incohérences avec l'esprit et la culture française. Cette version a également un découpage de l'oeuvre via des titres insérés mais cette fois-ci sans les plans fixes qui vieillissaient terriblement la version de 1935. Mais c'est bien le seul avantage de cette version qui multiplie les incohérences avec l'oeuvre originale. On ne retrouve d'ailleurs que peu de la belle osmose entre Valjean et Cosette. Et Valjean apparaît ici plutôt comme un être jaloux et possessif, prêt à tout pour garder Cosette pour lui.

 

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Ci-dessus : Debra Paget et Cameron Mitchell

Cette version des "Misérables" est donc loin d'être la meilleure, elle n'en reste pas moins intéressante pour le regard que Milestone porte sur l'oeuvre d'Hugo mais aussi et surtout pour sa belle réalisation dont la facture hollywoodienne fait un film intéressant, mais tout de même assez loin de l'idée que l'on peut se faire de l'esprit de l'oeuvre originale d'Hugo. A voir.

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Ci-dessus : Debra Paget et Cameron Mitchell

 

La bande-annonce :

 

 

Disponible en DVD Zone 2 à la Fnac. A noter que la jaquette comprend des photos de la version de 1935 ... [sic]


Note : 6 / 10