Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/02/2014

Le Renard des Océans / The Sea Chase - 1955

Comme on l'a déjà dit, dans un autre article, John Farrow était un ancien militaire, enrôlé dans la Navy, il décidait de l'abandonner pour voyager sur des navires de commerce. Il semblait donc le parfait réalisateur pour le "Renard des Océans". Son expérience maritime semblait un gage de succès. De plus, la Warner arrivait à obtenir les services d'une Lana Turner, il est vrai star vieillissante de la MGM, mais qui avait toujours un certain charme. On décidait de prendre comme commandant du navire, John Wayne. Le choix est là par contre discutable. Car en effet, il est un peu difficile d'imaginer John Wayne en capitaine d'un bateau de commerce du troisième reich. Le film est inspiré du roman de Andrew Geer, lui même tiré d'un fait réel, qui se déroula au début de la deuxième guerre mondiale, et qui relate l'histoire d'un bateau de commerce allemand poursuivi par la flotte britannique.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Dans les seconds rôles on retrouve Tab Hunter, mais surtout David Farrar, et Lyle Bettger. Le couple John Wayne / Lana Turner fonctionne pas mal, mais on retrouve rarement l'émotion d'autres films de Lana Turner. Le film réserve pourtant son lot d'aventures et de passion. Et si le spectateur n'est jamais soulevé par la réalisation assez conventionnelle de John Farrow, il reste néanmoins attentif à un film pas si anodin qu'il n'en a l'air. A ce titre, l'ultime sacrifice final, laisse un goût étrange dans la bouche. Comme si le rêve avait pour une fois remplacé l'implacable réalité de la guerre, comme si la légende dépassait la réalité. C'est dans cette ultime image d'un Fyord norvégien que Farrow clôture magistralement son film, laissant le spectateur, le choix d'une fin qu'il s'est refusé d'écrire et de tourner. Je finirai par dire quand même un mot, sur la très belle musique d'un vétéran de la composition musicale hollywoodienne, Roy Webb qui fait beaucoup pour donner au film une force et un lyrisme qu'il n'aurait pas atteint sans elle.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Lana Turner et John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Paul Fix, John Wayne et Lana Turner

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Lana Turner et John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : John Wayne, Lana Turner, et John Farrow pendant une pause sur le tournage du "Renard des océans".

 

La bande-annonce :

Disponible dans le coffret John Wayne, édition Zone 2, VF et VO sous-titrée.

 

Note : 7 / 10

12/01/2014

Franc Jeu / Honky Tonk - 1941

"Franc Jeu" est un film de Jack Conway. Ce dernier avait réalisé 3 autres films avec Clark Gable : "The Easiest Way" (1930), "Saratoga" (1937),  "La Fièvre du pétrole" (1940). En 1948, il devait encore réaliser "Marchand d'illusions". Convway devait donc tourner en tout 5 films avec Gable. Le film a pour qualité principale, son formidable casting qui réunit en plus de Clark Gable, la magnifique Lana Turner, mais aussi Frank Morgan, que l'on a vu jouer dans "Le Grand Ziegfeld " (1936) avec William Powell, ou encore dans "la tempête qui tue" (1940). Dans les seconds rôles on note la présence de Claire Trevor, qui joue la rivale de Lana Turner, mais aussi Albert Dekker dans le rôle du méchant de service. Le film a pour scénariste une femme, Marguerite Roberts. Et on sent bien que le film est irrigué de cette touche féminine, qui donne un goût assez étrange à l'ensemble. Ainsi, on passe des rixes de saloon, au boudoir de Lana Turner en quelques minutes. Le film bénéficie de dialogues plutôt savoureux, et explicites pour l'époque, mais assez atténués afin de permettre une validation du film par la commission de censure. 

ht.jpg

La magie opère donc entre le couple Gable / Turner. Elle opérait tellement bien que la femme de Clark Gable venait très souvent sur le plateau pendant les scènes intimes entre son mari et Lana Turner. Elle savait que Gable n'avait jamais caché sa préférence pour les blondes. Cette situation rendait Lana Turner particulièrement mal à l'aise et à chaque fois, elle s'enfermait dans sa loge, se décidant à sortir que lorsque Carole Lombard avait quitté le plateau. Lana Turner nia toujours une relation extra-conjugale de Clark Gable. Pourtant les mauvaises langues racontent que le tragique accident d'avion de Carole Lombard, avait un rapport avec cette liaison. On ne le saura jamais. Et comme dans "le massacre de fort Apache", la légende dépasse largement la vérité d'un western assez étrange qui a pour principal intérêt de nous montrer pour la première fois à l'écran l'incroyable chimie amoureuse du couple Lana Turner / Clark Gable. Pour le reste, on a vu dans cette catégorie de western un peu psychologique beaucoup mieux, avec en particulier "la rivière d'argent" (1948) avec Errol Flynn et Ann Sheridan, qui nous montre là aussi l'ascension d'un aventurier, mais de manière peut être plus sérieuse. Ainsi, on peut considérer que "la rivière d'argent" étudiera en profondeur des thèmes que "franc jeu" ne fait ici qu'effleurer. Dommage le casting était pourtant très prometteur.

Clark_Gable-Lana_Turner.JPG

Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

honkytonk2.th.jpg

honkytonk4.th.jpg

Ci-dessus : Frank Morgan, Lana Turner, et Clark Gable

duke_267.jpg

Ci-dessus : Clark Gable et Albert Dekker

duke_310.jpg

Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

Film disponible sur la boutique en ligne de la Warner, dans les trésors Warner en DVD VO sous-titrée.

Note : 6 / 10

22/04/2013

Hommage à Ava Gardner & Lana Turner

Parcourons l'album si familier des stars de notre enfance, aujourd'hui 2 déesses de l'écran, immortelles à jamais : Ava Gardner et Lana Turner.

Ava Gardner and Lana Turner .jpg

 

 

11/03/2013

Hommage à Lana Turner !

Mais où est passé le glamour d'Hollywood ? Heureusement il nous reste ce type de vidéo pour nous rappeler de cette époque bénie pour le cinéma que comme beaucoup aujourd'hui, je n'ai malheureusement connue qu'en DVD, Bluray ou programmes télévisés. Quelle meilleure représentante de ce glamour que Lana Turner ?

 

Capture789.JPG

cinéma,cinema,dvd,film,films acteur,actrice,hollywood,lana turner,hommage,bluray

3142705968_1_4_HIzYddbZ.jpg

Capture3.JPG

 

lew-ayres-39-dr-kildare.jpg

lana turner. 001. maximum noir - the postman always rings twice.jpg

 

 

Filmographie

  • 1937 : Une étoile est née (A star is born), de William A. Wellman : Extra à Santa Anita
  • 1937 : La Ville gronde (They won't forget), de Mervyn LeRoy : Mary Clay
  • 1937 : Le Grand Garrick (The Great Garrick), de James Whale : Mlle Auber
  • 1938 : Les Aventures de Marco Polo (The Adventures of Marco Polo), d'Archie Mayo : Nazama's Maid
  • 1938 : L'Amour frappe André Hardy (Love Finds Andy Hardy), de Mervyn LeRoy : Cynthia Potter
  • 1938 : Quatre au paradis (Four's a Crowd), de Michael Curtiz (non créditée)
  • 1938 : Rich Man, Poor Girl, de Reinhold Schunzel : Helen Thayer
  • 1938 : Coup de théâtre (Dramatic School), de Robert B. Sinclair : Mado
  • 1939 : On demande le Docteur Kildare (Calling Dr Kildare), de Robert Z. Leonard : Rosalie Lewett
  • 1939 : These Glamour Girls, de S. Sylvan Simon : Jane Thomas
  • 1939 : Dancing Co-Ed, de S. Sylvan Simon : Patty Marlow
  • 1940 : Two Girls on Broadway, de Mervyn LeRoy : Patricia 'Pat' Mahoney
  • 1940 : We Who Are Young, de Harold S. Bucquet : Marjorie White Brooks
  • 1941 : La Danseuse des Folies Ziegfeld (Ziegfeld girl), de Robert Z. Leonard : Sheila Regan
  • 1941 : Dr. Jekyll and Mr. Hyde, de Victor Fleming : Beatrix Emery
  • 1941 : Franc jeu (Honky Tonk), de Jack Conway : Elizabeth Cotton
  • 1942 : Johnny, roi des gangsters (Johnny Eager), de Mervyn LeRoy : Lisbeth Bard
  • 1942 : Je te retrouverai (Somewhere til find you), de Wesley Ruggles : Paula Lane
  • 1943 : L'Amour travesti (Slightly dangerous), de Wesley Ruggles : Peggy Evans
  • 1943 : La Du Barry était une dame (Du Barry was a Lady), de Roy Del Ruth : Cameo
  • 1944 : Le mariage est une affaire privée (Mariage is a private affair), de Robert Z. Leonard : Theo Scofield West
  • 1945 : Règlement de comptes (Keep your powder dry) d'Edward Buzzell : Valerie Parks
  • 1945 : Week-end au Waldorf (Week-end at Waldorf), de Robert Z. Leonard : Bunny Smith
  • 1946 : Le facteur sonne toujours deux fois (The Postman always rings twice), de Tay Garnett : Cora Smith
  • 1947 : Le Pays du dauphin vert (Green Dolphin Street), de Victor Saville : Marianne Patourel
  • 1947 : Éternel Tourment (Cass Timberlane), de George Sidney : Virginia Marshland
  • 1948 : Le Retour (Homecoming), de Mervyn LeRoy : Jane McCall
  • 1948 : Les Trois mousquetaires (The Three Musketeers), de George Sidney : Milady de Winter
  • 1950 : Ma vie à moi (A Life of Her Own), de George Cukor : Lily Brannel James
  • 1951 : Laisse-moi t'aimer (Mr. Imperium), de Don Hartman : Fredda Barlo
  • 1952 : La Veuve joyeuse (The Merry Widow), de Curtis Bernhardt : Crystal Radek
  • 1953 : Les Ensorcelés (The Bad and the beautiful), de Vincente Minnelli : Georgia Lorrison
  • 1953 : Lune de miel au Brésil (Latin Lovers), de Mervyn LeRoy : Nora Taylor
  • 1954 : Flame and the flesh, de Richard Brooks : Madeline
  • 1954 : Voyage au-delà des vivants (Betrayed), de Gottfried Reinhardt : Carla Van Oven
  • 1955 : Le Fils prodigue (The Prodigal), de Richard Thorpe : Samarra
  • 1955 : Le Renard des océans (The Sea Chase), de John Farrow : Elsa Keller
  • 1955 : La Mousson (The Rains of Ranchipur), de Jean Negulesco : Lady Edwina Esketh
  • 1956 : Diane de Poitiers (Diane), de David Miller : Diane de Poitiers
  • 1957 : Les Plaisirs de l'enfer (Peyton Place), de Mark Robson : Constance MacKenzie
  • 1958 : Madame et son pilote (The Lady Takes a Flyer), de Jack Arnold : Maggie Colby
  • 1958 : Je pleure mon amour (Another time, another place) (1958), de Lewis Allen : Sara Scott
  • 1959 : Mirage de la vie (Imitation of Life), de Douglas Sirk : Lora Meredith
  • 1960 : Meurtre sans faire-part (Portrait in Black), de Michael Gordon : Sheila Cabot
  • 1961 : Par l'amour possédé (By Love Possessed), de John Sturges : Marjorie Penrose
  • 1961 : L'Américaine et l'amour (Bachelor in Paradise), de Jack Arnold : Rosemary Howard
  • 1962 : L'Inconnu du gang des jeux (Who's got the action ?), de Daniel Mann : Rosemary Howard
  • 1965 : L'Amour a plusieurs visages (Loves has many faces), de Alexander Singer : Kit Jordan
  • 1966 : Madame X, de David Lowell Rich : Holly Parker
  • 1969 : The Big Cube, de Tito Davison : Adriana Roman
  • 1974 : Persecution, de Don Chaffey : Carrie Masters
  • 1976 : Bittersweet Love, de David Miller : Claire
  • 1980 : Witches' Brew, de Richard Shorr : Vivian Cross
  • 1982 : Falcon Crest - Feuilleton TV : Jacqueline Perrault (1982-1983) (6 épisodes)
  • 1982 : Les Cadavres ne portent pas de costard, de Carl Reiner : Jimmi Sue Atfeld (images d'archives)
  • 1991 : Thwarted, de Jeremy Hummer : Margo Lane

17/11/2012

Le facteur sonne toujours deux fois / The postman always rings twice - 1946

Dans le cadre de sa sortie Bluray, je suis fier de vous présenter "le facteur sonne toujours deux fois". C'est vraiment un plaisir de parler d'un tel film. En effet, on y retrouve la merveilleuse Lana Turner, mais aussi le "Bad Boy" de cette époque, à 'Hollywood : John Garfield. Le film est tiré d'un roman de James M.Cain, et raconte l'histoire d'un amour interdit entre la femme du patron d'un restaurant (jouée par Lana Turner) et son employé. Le film est réalisé par un homme aux multiples talents, Tay Garnett. En effet, il sera scénariste, producteur, acteur et même compositeur. On peut d'ailleurs considérer "le facteur sonne toujours deux fois" comme le sommet de sa carrière de réalisateur. Ses films suivant n'arriveront jamais à la hauteur de ce chef-d'oeuvre. Il faut également savoir que c'est le premier film où Lana Turner a un rôle de femme fatale.  En ce qui concerne le film en lui même, il est totalement en contradication avec le code de censure de l'époque (code Hays) et c'est bien ce qui fait aujourd'hui, son absolue modernité. Il y a de nombreaux thèmes abordés et des doubles sens. Ainsi, Frank Chambers (John Garfield) est pris au début du film en auto-stop par le district Atorney (le procureur) et arrive devant le restaurant où il y a un panneau "Man Wanted". On comprend bien évidemment plus tard que ce panneau a un double sens et qu'on ne recherche pas ici seulement un homme à tout faire.

cinéma,cinema,bluray,dvd,film,films,acteur,actrice,hollywood,lana turner,john garfield,cecil kellaway,hume cronyn,tay garnett

Viens ensuite la scène où Cora Smith (Lana Turner) apparaît tout en blanc avec un petit short moulant et sexy. Et là c'est un pur chef-d'oeuvre de réalisation. Le réalisateur filme d'abord un tube de rouge à lèvres qui roule, puis la caméra va dans la direction inverse de la trajectoire du rouge à lèvres et montre les jambes de Lana pour ensuite montrer la réaction du visage de Garfield qui retient son souffle. Et ensuite un plan complet sur Lana Turner. On est bien obligé de se dire tout de suite : ça c'est du cinéma !! Cette scène apparaissant au début, le spectateur sait ainsi tout de suite qu'il aura droit à un film hors norme. le réalisateur se mettra en avant dans beaucoup d'autres scènes, comme dans celle où un panneau lumineux mettra dans la lumière ou dans le noir le visage de Lana Turner, comme pour montrer les 2 faces lumineuses et sombres de son personnage.

cinéma,cinema,bluray,dvd,film,films,acteur,actrice,hollywood,lana turner,john garfield,cecil kellaway,hume cronyn,tay garnett

Ci-dessus Lana Turner :

Mais c'est bien l'adjectif "hors norme" qui caractérise le mieux ce film. Ainsi, on sent bien comme je le disais au début de ma critique que le réalisateur et les acteurs jouent avec les interdits du code de censure de l'époque. Le code de censure interdit de montrer la nudité à l'écran, l'héroïne se trouve habillée d'un short plus ou moins transparent. Il est interdit d'expliquer des techniques d'assassinat, donc on explique par 2 fois la mise en place du crime parfait. L'alcoolisme ne doit pas âtre montré à l'écran, il apparaît 2 fois. L'adultère ne doit pas être montré sous un jour attrayant. Donc le film représente l'adultère en la personne de Lana Turner. N'est elle pas assez attrayante ? Et sans parler de perversions sexuelles comme le candaulisme qui est aussi dicrètement évoqué au début du film. Ce film serait déjà un chef-d'oeuvre uniquement pour la manière dont ces thèmes sont abordés et sa volonté de passer outre le code Hays. Mais d'autres thèmes vont également apparaître. Ainsi la totale dénonciation du système juridique américain est mis en avant, coupable de tous les arrangements, de toutes les malversations et finalement n'ayant rien à voir avec l'idée même de Justice.

cinéma,cinema,bluray,dvd,film,films,acteur,actrice,hollywood,lana turner,john garfield,cecil kellaway,hume cronyn, audrey totter, tay garnett

Et ce sont bien les scènes de procès qui restent aujourd'hui, les plus troublantes. Surtout si on se rappelle que Lana Turner se retrouvera plus tard mêlée à une affaire de meurtre; sa fille Cheryl Crane ayant assassinée, le petit ami du moment de Lana (Johnny Stompanato) le 4 avril 1958, lors d'une violente dispute entre ce dernier et Lana. A ce moment là, les journaux diront que Lana n'a jamais été aussi convaincante que lors de son vrai procès. C'était bien injuste au regard du talent de cette incroyable femme, qui si elle n'appréciait pas John Garfield à la ville, semblait drôlement bien imiter le plus intense et le plus dévastateur amour à l'écran ! Etrangement Garfield devait se trouver mêler à des auditions publics lui aussi, mais pour sa part dans le cadre de "la chasse aux sorcières" initiée par le sénateur McCarthy lors de sa croisade anti-communiste. Mis sur la fameuse liste noire, et épuisé par ces auditions, Garfield devait mourir d'une crise cardiaque quelques années plus tard. Mais parler uniquement du couple Garfield, Turner serait faire insulte aux formidables seconds rôles comme Cecil Kellaway ou Hume Cronyn, ce dernier trouvant peut être là son meilleur rôle.

cinéma,cinema,bluray,dvd,film,films,acteur,actrice,hollywood,lana turner,john garfield,cecil kellaway,hume cronyn, audrey totter, tay garnett

Ci-dessus Lana Turner et John Garfield :

Pour le reste, le Bluray (compatible zone B) bénéficie d'une belle restauration, mais l'image a parfois un grain excessif sur quelques plans. Au niveau du son, la Warner a eu la belle idée de conserver la version française d'époque. Elle est malheureusement d'un faible niveau sonore et parfois peu audible. On préfèrera donc la version originale. Pour le reste, on est vraiment gâté au niveau des bonus (en VO sous-titrés français), on y retrouve une introduction, un documentaire de presque 90 mn sur la vie de Lana Turner, un autre sur John Garfield, des dessins aninmés dont le célèbre "petit chaperon rouge" de Tex Avery, la bande annonce, et même une émission radio sur le film !

Pour résumer, le glamour, la misère humaine, l'absurdité de la justice des Hommes, la passion, et la censure du code Hays, font de ce film le condensé sensationnel et mythique d'une époque et d'un cinéma hollywoodien maheureusement aujourd'hui disparu. Vous l'aurez donc compris, l'achat du Bluray et la vision de ce film est totalement indispensable et je ne peux que le recommander très fortement à tous les amoureux de cinéma. Je m'arrêterais là et pour ne pas gâcher votre plaisir de spectateur je ne vous dirais pas ce que veut dire le fameux titre : "Le facteur sonne toujours deux fois".


NOTE : 8,5 / 10

03/11/2012

Les Ensorcelés / The Bad and the Beautiful - 1952

J'ai très envie de vous parler en ce moment de Vincente Minnelli vu que son cinéma est profondément intellectuel, mais également hollywoodien et donc glamour. Je crois que si on devait retenir un seul film de Minnelli ce serait bien "les ensorcelés" ou en anglais "The bad and the beautiful". Tout d'abord il faut bien entendu dire quelques mots sur le titre.  Le titre français est très bon : "les ensorcelés". En effet, c'est bien de cela dont il s'agit : 4 personnes ensorcelées par le même homme, un producteur hollywoodien sans scrupules (Kirk Douglas alias Jonathan Shields). Mais le titre original est aussi très bon : "The Bad and the Beautiful". Cela voudrait dire que le mal a construit la beauté et le glamour des studios hollywoodiens de cette époque ? Question particulièrement intéressante ! Le film y répond partiellement. Cela serait donc à l'opposée totale de l'idée, d'idéalisation qui est faite aujourd'hui par des personnes dont j'ai la plus haute estime comme Mr Patrick Brion.

 

les-ensorceles-_2783_31206.jpg

Le film est construit autour de 3 flashbacks successifs. Le premier flashback commence avec le scénariste joué par Barry Sullivan. Puis le deuxième décrit la vie d'une grande star (jouée par Lana Turner) qui était inconnue avant que Shields ne la prenne sous son aile. Enfin le 3ème flashback raconte l'histoire d'un autre scénariste interprété ici par Dick Powell. Ce qui relie ces 3 personnages c'est Shields et la détestation et la fascination qu'ils ont tous les 3 pour ce producteur. En effet, Shields ne s'est pas bien comporté avec aucun d'eux. Chacun a évolué grâce à lui, mais finalement il s'est servi d'eux et les a lâché quand eux ont eu besoin de lui. Le personnage de second producteur joué par Walter Pidgeon est donc le fil qui relie encore ces 3 personnages à Shields. Le lien serait brisé si le rôle de Pidgeon n'existait pas, il est donc le point d'entrée. C'est très important de comprendre cela.

ensorceles-1952-04-g.jpg

Ci-dessus : Barry Sullivan, Lana Turner et Dick Powell

Pour le reste ce qui est bien entendu fascinant c'est bien la description du "comment on faisait un film" à Hollywood à ce moment là. On sent bien que le producteur était tout puissant et que les acteurs, et les scénaristes n'existaient que par lui. Et en celà, je rejoins Mr Brion dans sa description du cinéma américain de cette époque concernant le rôle du producteur tout puissant, "les ensorcelés" en est un exemple frappant. "Les ensorcelés" s'inscrit donc dans cette catégorie de films qui parlent du système des studios. On a déjà parlé ici de "What Price Hollywood ?", "Chantons sous la pluie", mais on pourrait aussi ajouter les 2 versions "d'une étoile est née". Alors bien entendu, le talent de Minnelli est d'interesser le spectateur à ce jeu de dupes continuellement renouvelé pendant presque 2 heures. Ainsi, les intrigues parallèles ou additionnelles sont particulièrement bien trouvées : la scène de l'enterrement au début, ou la scène avec le tourne-disque. On a donc un film à tiroirs où le spectateur peut à sa guise aller chercher du plaisir ou ce qu'il veut. Pour ma part, j'aime beaucoup le rapport qu'il y au deuil dans ce film. J'ajouterais un dernier mot pour citer la musique extraordinairement belle de David Raksin. Bref, vous l'aurez compris, on est devant une oeuvre majeure réalisée par un maître du cinéma. On ne peut pas aimer le cinéma hollywoodien et ne pas avoir vu "les ensorcelés".

Annex - Turner, Lana (Bad and the Beautiful, The)_01.jpg

Ci-dessus : Kirk Douglas, et Lana Turner

 

Et bien entendu comme d'habitude, un extrait de la musique du film :

 

 

 

 


Cours de cinéma "Les Ensorcelés" analysé par... par forumdesimages

 

NOTE : 9 / 10

22/10/2012

Les 3 mousquetaires / The 3 musketeers - 1948

"Les 3 Mousquetaires" tournée en 1948 est une pure merveille du cinéma d'aventures hollywoodien des années 50. Cette version deviendra d'ailleurs le maître étalon de toutes les adaptations futures de l'oeuvre de Dumas. Pour bien comprendre le contexte dans lequel s'inscrit ce film, il faut se rappeler que la Fox a tourné en 1947, Ambre avec Linda Darnell. Lana Turner avait été préssentie pour le rôle titre mais finalement l'actrice étant sous contrat avec la MGM, cette idée fut abandonnée par Zanuck le patron de la Fox. "Les 3 Mousquestaires" sont donc la réponse de la MGM à la Fox et cette fois-ci la magnifique Lana Turner est bien présente. Lana Turner fera d'ailleurs preuve dans son rôle de Lady de Winter d'une perversion sans bornes pour arriver à ses fins et ira ainsi jusqu'au crime d'une innocente. Dans le rôle principal on retrouve Gene Kelly qui semble s'amuser à merveilles et saute, danse plus qu'il ne semble combattre.

rueducine.com-les-trois-mousquetaires-1948.jpgAutour de Gene Kelly et Lana Turner on trouve d'autres vedettes de talents dans les seconds rôles. Ainsi, Van Heflin est un Portos plus vrai que nature, bouleversé par une femme qui a brisé sa vie. Vincent Price est parfait dans le rôle de l'ignoble cardinal de Richelieu. Enfin June Alysson est excellente dans son rôle de Constance. A noter qu'Angela Landsbury joue également correctement son rôle en Anne d'Autriche. Derrière la caméra on retrouve George Sidney qui réalisera tant de chef d'oeuvres, et pour n'en citer que deux : "Scaramouche" et "Escale à Hollywood". Bref on l'aura compris le film est né sous une bonne étoile vu le casting proposé que ce soit derrière ou devant la caméra.

trois-mousquetaires-1948-01-g.jpg

Et le résultat sur l'écran ira au delà de toute attente. On aura une Lana Turner qui illuminera l'écran et fera même oublier sa mission à d'Artagnan ainsi que tous ses problèmes au spectateur. Le Technicolor est chatoyant et les costumes éclatants. Ainsi, si Ambre était sombre par moment et pendant une bonne partie du film, "les 3 mousquetaires" est quasiment lumineux de bout en bout. Le travail sur la couleur est admirable. Les acteurs sont littéralement magnifiés et semblent sortir d'un livre d'images de notre enfance. La musique comprend quant à elle, de nombreux thèmes de Tchaïkovski et entraînerait un paralytique.

trois-mousquetaires-1948-05-g.jpg

Ce film allait consacrer Lana Turner comme déesse absolue de l'écran et donner une immense popularité mondiale à Gene Kelly, popularité qui ira bien au delà des comédies musicales qu'il pourra faire par la suite.

 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,gene kelly,lana turner,van heflin,george sidney,angela landsbury

La nouvelle bande annonce version 2011 !!! A voir et à revoir :

 

Le film a bénéficié d'une sortie en France en DVD Zone 2. Mais bien évidemment ce film mériterait amplement les honneurs d'une sortie bluray et d'une restauration.



Note : 8,5 / 10

16/10/2012

Johnny Roi des gangsters / Johnny Eager - 1942

"Johnny Roi des gangsters" est un film de Mervyn LeRoy. Mervyn LeRoy et Robert Taylor avaient précédemment travaillé ensembles en 1940 dans la Valse dans l'ombre. Les films de gangsters ont été un des grands sujets du cinéma hollywoodien. Dans ce film, on est loin des standards du genre des années 30 avec Humphrey Bogart, James Gagney ou encore Edward G Robinson. En effet ces films étaient surtout assez violents pour l'époque et montraient des personnalités avides de pouvoir et d'argent. Ici on a toujours cette avidité pour l'argent, mais l'organisation criminelle a été vaincue, Johnny doit faire amende honorable et prouver sa bonne foi avec un juge qui suit son évolution et son retour dans la société. Il a d'ailleurs un travail à mi temps de chauffeur de Taxi. On est loin d'un gangster tout puissant comme on l'a vu dans les années 30.

johnny-eager.jpg

L'autre spécifité du film qui lui donne un cachet tout particulier c'est que son ami et homme de main, n'a rien de la brute épaisse normalement dédiée à cette tâche. Van Heflin qui joue le rôle de son garde du corps et ami, est ivre la plupart du temps, ne se soucie aucunement des affaires criminielles de Johnny sinon pour les dénigrer et est cultivé au plus haut point. L'antithèse parfaite du gangster ou de l'homme de main.

ci-dessous Van Heflin

001adb31_medium.png

Mais encore plus que tout le reste ce qui démarque cette oeuvre du film de gangsters classiques c'est l'incroyable sensualité de Lana Turner. Elle dégage un tel magnétisme dans ce film qu'elle illumine à elle toute seule, un scénario très sombre, changeant le film de catégorie et le faisant littéralement passer dans celui de la romance. Lana Turner est réellement prodigieuse car son rôle est tout à la fois un mélange d'innocence, de beauté, de fidélité à son homme, avec pour conséquence une espèce de folie pendant la moitié du film. Enfin on sent son attirance à l'écran pour Robert Taylor. Cette magie entre deux êtres est assez passionnante à voir même 70 ans après.

tumblr_m8d9opCBQ21r6x5fto1_1280.jpg

"Johnny roi des gangsters" est donc une transition entre les films de gangsters purs et durs et un cinéma hollywoodien qui va basculer vers le glamour, mais également dans le film noir. La fin du film préfigure d'ailleurs bien les films noirs à venir. Taylor sera ainsi obligé de mettre littéralement K.O Lana Turner pour que le film prenne un autre chemin que celui de la romance. C'est à ce type de scène que l'on sait que Lana Turner et Robert Taylor étaient bien des Dieux du cinéma hollywoodien.

cinéma, cinema, dvd, films, film, bluray, Lana Turner, Robert Taylor, Mervyn LeRoy, Van Heflin

 

Photos :

 

Film disponible chez Wildside zone 2 (vo/vf)

 

Note : 7,5 / 10

13/10/2012

Le retour / Homecoming - 1948

"Le Retour" est un film de 1948 qui évoque le départ et le retour d'un officier chirurgien de l'armée américaine, lors de la seconde guerre mondiale. Le chirurgien rencontrera sur le théâtre d'opération et autour de la table d'opération, une assistante qui deviendra pour lui une amie proche et enfin un amour impossible. Le film a été réalisé par Mervyn LeRoy à qui on doit par exemple, "la valse dans l'ombre". Le film permet également le retour à l'écran de Clark Gable avec Lana Turner en co-vedette. Anne Baxter joue le rôle de la femme du chirurgien qui coincée au pays et qui sent bien que peu à peu son mari lui échappe et s'éloigne d'elle. Alors c'est vrai que le sujet est assez classique. De plus, l'habit militaire ne permet pas de mettre beaucoup en avant l'extraordinaire sex appeal de Lana Turner.

435466.1020.A.jpg

Néanmoins, la naissance d'une amitié, puis d'une complicité, et enfin d'un véritable amour entre Gable et Turner est assez intéressant à voir à l'écran. Mais le film semble à chaque fois ne vouloir qu'à peine éffleurer les sujets qu'il aborde. La misère sociale est évoquée, on dit bien que l'on ne fait pas assez, mais que fait on pour y remédier ? Le film ne propose rien. La guerre est son cortège de blessés sont évoqués, mais aucune critique de l'armée ou de l'horreur de la guerre n'est faite. Enfin l'amour impossible entre les 2 protagonistes n'a aucune incidence sur le mariage du chirurgien et finalement cela ne déclenche qu'une simple explication entre lui et sa femme. Tout ça semble trop linéaire et ne ménage pas assez de rebondissements. Donc à mon sens, le film est peut être un peu trop convenu et semble être le reflet d'un fait de société en 1948 : le retour au pays des soldats désocialisés par de longues années de conflits loin de leurs proches.

turner-and-gable.jpg

Ci-dessus Gable et Lana Turner :

Néanmoins globalement on ne s'ennuie et les scènes finales sont assez intéressantes. Même si pour ma part je pense qu'on aurait pu filmer un peu différement la scène de l'hopital à la toute fin du film. Je finirais sur la musique de Bronislau Kaper qui très loin d'être exceptionnelle fournie quelques jolis thèmes.

 

Annex - Gable, Clark (Homecoming)_01.jpg

cg.jpg

homecoming1f.jpg

Ci-dessus : Gable et Anne Baxter.

 

A noter une qualité assez médiocre de l'image dans l'unique édition DVD actuellement existante dans la collection Trésor Warner de la Fnac.


Note : 7,5 / 10

03/10/2012

Hommage à Lana Turner

Une des plus belles actrices d'Hollywood. Pourquoi des femmes aussi magnifiques doivent elles mourir ? Lana Turner éternellement dans notre coeur.

cinema,cinéma,dvd,film,acteur,actrice,bluray,hollywood

 

3 vidéos hommages :