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29/06/2014

Argo - 2012

C'est assez étrange de voir un film comme "Argo" obtenir l'Oscar du meilleur film en 2013, lors de la 85ème cérémonie des Oscars. En effet, le film ne brille, ni par sa même en scène, ni par son ton, ni par son écriture scénaristique, ni même par le jeu des acteurs.  Ainsi, on peut convenir que le scénario est original. C'est vrai que ce plan de création d'un film bidon, pour sauver des Américains enfuis de l'ambassade américaine à Téhéran, au moment de la révolution islamique, est pour le moins original. Et ce sujet pouvait très bien faire un scénario de film intéressant. Malheureusement le film a beaucoup trop de défauts. Rien est fait pour rendre les otages un tout petit peu sympathiques. Le travail scénaristique, sur les personnages des otages est réduit à sa plus simple expression. Tous ressemblent à des acteurs maquillés, jouant un rôle. Seule peut être Kerry Bishé sort un peu du lot et donne un début d'humanité à son personnage. Les bonnes surprises sont évidemment John Goodman, toujours excellent, et Alan Arkin, qui animent la première partie du film. Pour le reste, sous sa barbe, Ben Affleck semble s'ennuyer ferme et se demander ce qu'il est venu faire dans cette galère. Quant au père de "Malcom", Bryan Cranston, je ne le crois pas une seconde crédible en patron de la CIA ...

 

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On retient donc de tout ça, que l'Islam et politique ne font pas bon ménages, que la radicalité religieuse ce n'est pas bien et que les islamistes n'aiment pas les Occidentaux. Merci, on le savait déjà. On se demande bien à quoi sert donc ce drôle ce film, qui n'est ni particulièrement distrayant, ni très subtile dans son approche et dans sa description des évènements historiques. On regarde donc "Argo", sans déplaisir, mais aussi sans passion, et les bons moments dans le film restent bien rares. Le film devait malgré tout, recevoir une pluie de récompenses et être une belle réussite au box-office mondial. Tout cela est assez incompréhensible à mon sens, surtout pour un film qui sonne le plus souvent creux et surtout faux.

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Ci-dessus : Ben Affleck et Bryan Cranston

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Ci-dessous : John Goodma, Alan Arkin & Ben Affleck

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Disponible en DVD & Bluray VF et VO sous-titrée

Note : 5,5 / 10

29/03/2013

King-Kong - 2005

"King Kong" (2005), tourné par Peter Jackson me permet de présenter un film de ce cinéaste contemporain. En effet, n'étant pas un fan absolu du "seigneur des anneaux" et de tout ce qui tourne autour, King Kong me permet de présenter ce réalisateur talentueux. Le film est divisé en trois parties : New-York, L'ile du crane, et enfin le retour à New-York. De cette épopée cinématographique, Peter Jackson va avoir pour fil directeur, le respect du film éponyme de 1933. Ainsi contrairement à la version des années 70 avec Jessica Lange, là le film est replacé dans son contexte. La distribution comprend la divinement belle Naomi Watts, mais aussi Adrian Brody, Jack Black dans clairement son meilleur rôle à l'écran. En effet, son personnage de producteur sans scrupules, prêt à tout pour pouvoir tourner son film est savoureux au possible. Enfin, mon personnage préféré est peut être celui joué par Kyle Chandler qui fait une imitation parfaite de Robert Taylor, dénommé pour le besoin du film, Bruce Baxter. Ainsi, la plupart de ses répliques sonnent faux ou sont ridiculement déplacées. Son fameux "vous ne seriez pas troskiste par hasard ?" sonne comme l'obsession ridiculement comique d'un certain Hollywood à voir partout des communistes.

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Mais si l'humour est bien présent et réserve des moments de répis au spectateur, c'est bien évidemment l'amour du cinéma et du cinéma classique qui irrigue ce film du début à la fin, que ce soit dans son improbable mise en place, ou dans son action. Ainsi la première partie du film est divine. On y voit un New-York du début des années 30, plus vrai que nature. Chaque voiture, chaque figurant est à sa place, recréé fidèlement. Les plans larges sont multipliés et sont terriblement réalistes. Les costumes sont parfaits, la scène du music-hall nous renvoie à la disparation d'un certain "entertainement" déjà supplenté par le cinéma et les comédies musicales hollywoodiennes naissantes. La scène dans le café nous fait revenir au temps des meilleures comédies classiques de l'époque avec Carole Lombard. Et la critique avertie discernera derrière le visage de Naomi Watts, se profiler le visage de Ginger Rogers ou de combien de stars disparues des années trente et on se met à rêver à la carrière qu'aurait pu avoir cette fabuleuse actrice, si Hollywood était encore une usine à rêves et si des producteurs courageux et intelligents se décidaient à faire plus souvent du cinéma plutôt que des films à visée commerciale. Bref, dans King Kong les acteurs sont mis en valeur par (une fois n'est pas coutume), un scénario et un script d'une intelligence rare, mais aussi par un sens artistique que l'on pensait définitivement perdu.

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 Ci-dessus : Naomi Watts

La deuxième partie, évoquera donc le voyage sur le bateau, et la lutte sur l'île. Là, cette partie est par moment un peu gore, mais aussi parfois dégoulinante d'images de synthèse à en vomir. Ainsi, certaines scènes finissent par ne plus être crédibles. En effet, les trucages numériques censés améliorés l'action, la rendent au bout du compte totalement improbable. On peut ainsi constater l'irréalité totale de la scène dans le ravin avec les dinosaures, ne serait ce que visuellement parlant.

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Ci-dessus : Jack Black

Enfin le clou du film est bien la troisième partie, où Jackson achève le spectateur par un formidable final, qui ne fait pas que respecter l'oeuvre originale mais qui la magnifie et la dépasse pour faire tout simplement de cette aventure, un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Le film histoire d'une relation amoureuse impossible et destructrice entre la belle et la bête, hymne d'amour au cinéma hollywoodien classique, à ses origines et à ses films, mérite le plus bel hommage qu'il soit. Il rate la note maximale de Hollywood Classic pour des effets spéciaux un peu trop criares parfois. Mais ne gachons pas notre plaisir, en 3H15 King Kong écrase tout sur son passage, si ce n'est son vénérable ancêtre qu'il magnifie au delà du possible. Du cinéma comme celui là, avec une si belle musique symphonique digne des plus grands, on en redemande toutes les semaines !
 

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Ci-dessus : Kyle Chandler

Citation du film : "Et voici que la bête regarda la belle et la belle arrêta son geste... Dès lors, la bête fut comme morte."


La bande annonce :


Extrait de la musique de James Newton Howard :


Note : 9,5  / 10