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16/02/2013

Laura - 1944

Dans le cadre de sa récente sortie en Bluray, je vous présenterai "Laura" d'Otto Preminger. Il faut savoir qu'Otto Preminger a réalisé des films dans de nombreux genres assez différents, ainsi on retrouve par exemple, "Stalag 17" (1953) un film de guerre, "la rivière sans retour" (1954) un western, ou encore "Exodus" (1962). "Laura" est quant à lui une romance policière. Une jeune femme a été tuée et l'inspecteur McPherson (Dana Andrews) va s'évertuer à trouver le ou la coupable. La distribution est bonne avec son lot d'assassins potentiels. Et le film va s'évertuer à donner au spectateur des fausses pistes, jusqu'à un incroyable retournement de situation vers le milieu du film. Clifton Webb, Vincent Price, ou encore Judith Anderson, font des suspects idéaux. Le tournage du film depuis la création du script qui est une adaptation d'une histoire de Vera Caspary ressemble à une lutte. En effet, Preminger devra se battre avec les scénaristes, puis avec Zanuck pour faire triompher sa vision de l'oeuvre. Zanuck avant son départ pour l'armée, insatisfait de la main mise de Preminger sur le script devait se décider à mettre comme réalisateur Rouben Mamoulian et à laisser uniquement la production à Preminger. Mais à son retour Zanuck se mit en colère à la vision des premiers rushs et décida de remettre Preminger à la réalisation. Celui se décidait alors une nouvelle fois à remodifier le script et en particulier son final.

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Alors bien évidemment comme le titre, le laisse supposer le personnage joué par Gene Tierney est omniprésent dans presque toutes les scènes que ce soit en personne ou au travers d'un magnifique tableau qui trône au milieu du salon de la jeune femme et qui attire inlassablement l'oeil du spectateur vers son visage. Les autres acteurs semblent alors devenir des seconds rôles, là uniquement pour nous faire découvrir les secrets de la vie et de la mort de cette jeune femme. Ainsi, Gene Tierney irradie littéralement l'image de sa présence.  Et presque 70 ans après le tournage, son sex-appeal reste totalement intact à l'écran.

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Ci-dessus : Dana Andrews pensif devant le tableau de Laura

On sait aujourd'hui, que Preminger avait remplacé le tableau initial par une photographie peinte. Ce trucage n'en reste pas moins invisible aux yeux du spectateur d'aujourd'hui. Tout est évoqué dans le film. Ainsi la vie dissolue de la jeune femme est évoquée par la clé de son appartement que l'on possède ou non ... Mais les allusions restent des allusions et c'est ici l'imagination du spectateur qui travaille. Au vu de sa qualité, il était logique que le film concourt pour les Oscars. Mais Preminger et Tierney ne devait pas gagner d'Oscar, mais c'est le directeur de la photographie, Joseph LaShelle, qui devait en gagnar un. LaShelle devait rester d'ailleurs associé à Preminger en travaillant sur 5 autres films avec lui. Je ne peux finir cette note sans vous parler de la somptueuse musique de David Raksin qui reste comme un fabuleux morceau représentatif du charme et de la classe absolue de l'époque.

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Ci-dessus : Gene Tierney et Vincent Price dans "Laura"

Et finalement c'est bien ce qui caractérise "Laura" : une fabuleuse romance policière où la classe absolue et la beauté concurrencent souvent les plus bas instincts de l'Homme. Quant à Otto Preminger et Gene Tierney, ils devaient se retrouver une ultime fois cette fois-ci en 1962 dans "Tempête à Washington". Mais ceci est une autre histoire ...

 

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La musique de David Raksin en 2 versions :

 

 

 

Disponible en Bluray Zone B avec une belle qualité d'image et de nombreux bonus dont un très beau reportage sur Gene Tierney de 45 minutes.

 

Note : 8,5 / 10

01/12/2012

Les dix commandements / The Ten Commandments - 1956

Il est incontestable que le Bluray est un saut technologique que nul ne peut contester, permettant de transformer un salon ou une modeste chambre, en petit cinéma. La question à se poser concernant cette magnifique invention et quels films devraient on éditer en Bluray ? Et quand on se pose cette question, on se pose la même question que Gutenberg en 1454 devant sa nouvelle invention : l'imprimerie. Et force de constater que restaurer au format 6K HD le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille a été une très bonne idée. Et pour lever tous les doutes, la restauration est admirable de beauté que ce soit en terme de définition ou de couleurs. Concernant le film en lui même, je ne rentrerai pas dans des débats historiques ou les polémiques théologiques, mais je vous parlerais de ce film en spectateur sans à priori. Car finalement, pourquoi ne pas prendre "les dix commandements" comme un grand spectacle et une belle histoire, nous parlant peut être de nous ?

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Le film commence par une courte présentation de Cecil B. DeMille, qui explique que son film est un appel à la liberté. Je pense moi aussi que ce film doit être vu ainsi. Les Hommes sont ils nés libres et égaux ou sont ils nés pour être esclaves ? Que faut il faire pour gagner sa liberté ? Qu'exige la liberté pour être une expérience réussie ? Le film répond à chacune de ces questions, sans qu'il y ait besoin de croire ou de ne pas croire à quelque Dieu que ce soit. Et c'est donc bien par ces aspects les plus actuels que le film touche encore aujourd'hui un large public. Je crois que Cecil B. DeMille l'avait bien compris et que ce serait tous les aspects non religieux qui toucheraient le plus le public.

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Ci-dessus le réalisateur, Cecil B. Demille :

Le film attire à lui tous les superlatifs. Il regroupe les plus grandes stars de l'époque, un budget collosal, le plus grand réalisateur de péplums de son temps qui fut obliger d'arrêter le tournage pendant 2 jours suite à une crise cardiaque.

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Ci-dessus Anne Baxter et Charlton Heston :

 

La distribution est la suivante :

Charlton Heston (VF : Jean Davy) : Moïse
Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Ramsès II
Anne Baxter (VF : Claire Guibert) : Néfertari
Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni) : Dathan
Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter) : Sephora
Debra Paget (VF : Therese Rigaut) : Lilia
John Derek (VF : Serge Lhorca) : Josué

Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur) : Séthi Ier
Nina Foch (VF : Sylvie Deniau) : Bithiah
Martha Scott (VF : Lita Recio) : Yochebed, mère de Moïse
Judith Anderson (VF : Marie Francey) : Memnet
Vincent Price (VF : Marc Valbel) : Baka
John Carradine (VF : Louis Arbessier) : Aaron

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Ci-dessus Anne Baxter :

Chacun de ces acteurs mentionnés plus haut, auraient pu être en tête d'affiche de n'importe quel film de la Paramount. On a donc une dizaine de vedettes pour un seul film ! A celà il faut ajouter des costumes extraordinaires, des scènes colossales et presque incroyables qui nous montrent entre autre la construction d'un obélisque en directe ou l'ouverture de la mer rouge par Moïse. Ces scènes dantesques toucheront d'ailleurs au paroxysme dans le dernier tiers du métrage. Et il ne faut pas croire que le film est triste ou austère. On y trouve de la romance, de l'amour avec la fille de pharaon. Ah !! les filles au temps des pharaons elles savaient vivre sans soutien-gorge avec des voiles tellement suggestifs (voir photos ci-dessus). Le spectateur se surprendra à deviner la courbe d'un sein. "Les dix commandements" est donc bien la quintessence du péplum et le chef d'oeuvre absolu de Cecil B. DeMille. Le film dure 3h40 mais paraît durer 1H20, car on ne s'ennuie jamais. Ce film est resté et restera indémodable. Pour preuve, lors de sa sortie française il y avait systématiquement une dizaine de personnes devant les écrans HD qui le diffusaient à la FNAC. Ainsi, "les 10 commandements", remake d'une première version de 1923 déjà réalisée par Cecil B. Demille est son dernier film et donc bien finalement son testament pour nous, son public. Il nous laisse donc comme responsabilité de continuer à le promouvoir, à l'aimer et à le faire aimer pour les siècles des siècles.

 

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Ci-dessus : Yul Brynner, Anne Baxter et Cecil B. Demille sur le plateau des "10 commandements".

 

Extraire de la musique des "dix commandements" d'Elmer Bernstein :

 


NOTE : 10 / 10