Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/10/2015

L'homme tranquille / The quiet man - 1952

A Hollywood, comme souvent dans le monde des affaires, c'est ce que vous venez juste de faire, qui compte. Il en va ainsi pour "l'homme tranquille" de John Ford, qui peina à trouver un studio pour le financer. En 1936, John Ford avait pourtant acquis les droits de la nouvelle de Maurice Walsh. Et chaque année, il pensait bien pouvoir trouver un studio pour enfin tourner ce film. Ford d'origine irlandaise, voulait absolument faire ce film intimiste, et disait : "C’est ma première tentative d’histoire d’amour. Je voulais tourner une histoire d’amour entre adultes." Malheureusement, après avoir fait le tour des studios,  la Metro-Goldwyn-Mayer, la 20th Century Fox ou la RKO, il se vit refuser cette histoire que les producteurs qualifiaient "d’idiotie irlandaise romantique et sans intérêt commercial". La RKO se laisse malgré tout tenter, mais à condition que Ford réalise deux films pour leur studio. Ainsi, en 1947, réalise pour la RKO, "Dieu est mort" (1947), qui est un terrible échec commercial pour le studio. La RKO ne souhaite donc pas que Ford tourne un deuxième film, et ne veut plus entendre parler de "l'homme tranquille". Finalement,  Maureen O'Hara se désespère, et racontera plus tard : "« Chaque année, nous nous réservions l’été libre et chaque année il n’y avait toujours pas l’argent et nous ne pouvions pas faire le film. Le scénario avait été proposé à la Fox, à la RKO et à la Warner Bros, et tous les studios trouvaient qu’il ne s’agissait que d’une idiote et stupide petite histoire irlandaise. « Cela ne fera pas un sou, cela ne peut être réussi », disaient-ils. Et les années passaient… John Wayne et moi sommes allés au studio et avons dit : "M. Ford, si vous ne vous dépêchez pas, c’est moi qui jouerai le rôle de la veuve et Duke celui du personnage de Victor McLaglen parce qu’il sera trop vieux ! " Finalement, c'est John Wayne qui devait débloquer la situation, avec le studio sous lequel il était sous contrat : Republic Pictures. Le studio s'entend avec Ford, pour que ce dernier réalise un western, et après Republic Pictures, financera, "l'homme tranquille". Et il en fut ainsi. Ford tourna en 32 jours, "Rio Grande", très beau western avec Maureen O'Hara & John Wayne, et qui devait être un succès commercial immédiat, et permettre de donner à "l'homme tranquille", une existence.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

"L'homme tranquille", c'est le retour de Ford à la couleur. Et il se plaît à filmer cette Irlande, verte et humide. La photographie de Winton C. Hoch est souvent superbe. Et on ne peut regarder ce film sans se dire que Ford se voit en John Wayne et qu'il est réellement, très amoureux de la jeune Maureen O'Hara. Le film est une chronique simple de la vie irlandaise, et d'une Irlande de carte postale. Mais il n'en reste pas moins un hommage à la simplicité d'un temps, qui ne connaissait, ni internet, ni les réseaux sociaux, ni le train à grande vitesse, mais qui pourtant vivait sa vie simple entre whisky, bière, amour et bagarres. Aujourd'hui découvrir, "l'homme tranquille" est un parcours du combattant. L'édition zone 2 DVD, est en dessous de tous les standards de notre époque en terme de qualité d'image. Et une projection du film en grand écran, se résume souvent à deviner ce que pouvait bien être le film au moment de sa sortie. Et malheureusement, aucun éditeur ne semble vouloir sortir le film en rachetant les droits de ce chef-d'oeuvre de Ford. En France, Ford finit trop souvent dans les derniers bacs de soldes, si ce n'est comme avec la présente édition DVD zone 2 vieille de 15 ans, à la poubelle. Et c'est bien dommage pour un film, aux récompenses multiples : Oscar du meilleur réalisateur et Oscar de la meilleure photographie, grand prix du film international de Venise. Une édition Bluray française, n'est pas seulement nécessaire, elle est indispensable, au regard de la qualité de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire du cinéma. Ne doit on donner au public français avide de haute définition que des films d'horreur de 3ème zone ? Pour ma part, fâché, contre la politique commerciale de nos chers éditeurs, j'ai décidé de restreindre au maximum, mes achats de films pour le mois d'octobre. 

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,maureen o'hara,victor mclaglen,barry fitzgerald,ward bond,john ford

Ci-dessus : John Wayne & Maureen O'Hara

 

Extrait de la musique de "The quiet man" :

Film disponible en DVD à un prix prohibitif sur Amazon France, avec une qualité d'image très mauvaise.

 

Note du film : 8,5 / 10

Note de l'édition du DVD français : 2 / 10

30/12/2014

Les sacrifiés / They were expendable - 1945

"Les sacrifiés" est le type même des films inclassables de John Ford. On sait que Ford n'aimait pas particulièrement ce film. Ainsi, il devait dire dans une interview à Lindsay Anderson (réalisateur également), "qu'il n'en avait jamais eu rien à foutre de ce film et qu'il n'avait jamais vu un mètre de ce foutu film". Pour comprendre cette mauvaise opinion de Ford sur son propre travail, il faut savoir que Ford était alors sur le front Pacifique et avait perdu 13 hommes de son unité quand la MGM, lui donna à faire ce film de commande. De plus, Ford devait se blesser à la jambe sur le tournage et en abandonner la fin au profit de l'acteur Robert Montgomery à l'affiche avec John Wayne. Enfin, Ford ne devait pas non plus maîtriser le montage, qui semblait ne pas lui convenir. Ainsi, le film faisait 2H10, et Ford, aurait voulu le raccourcir à 1H40, et garder des scènes que la MGM avait enlevées. On se retrouve donc avec un film assez impersonnel, tourné comme un documentaire, avec très peu de musique (Ford n'en voulait pas). Pourtant devant la consternation, de son interlocuteur, Ford se décidait à revoir son film et écrivait quelques temps plus tard, à Lindsay Anderson : "Pour les Sacrifiés, vous aviez raison". Mais nous public de 2014, que pouvons nous retenir "des Sacrifiés" ?

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Comme je l'ai dit au début de cet article, "les sacrifiés" me semble le film, le plus impersonnel de Ford. Ford y met peu de ses situations cocasses, drôles et humaines qui ont fait la réputation de ses films. Alors, il y a bien la romance impossible entre Wayne et Donna Reed, ou le vieux charpentier qui refuse de partir, attendant avec son seul fusil l'arrivée des Japonais, dans une lutte qu'il ne peut se résoudre à refuser. Et si on rajoute la visite au blessé, c'est à peu près tout. Il n'y a pas une vraie analyse de la vie de la garnison, comme dans "la charge héroïque". Le film ressemble donc à un documentaire, et c'est ce qui en fait toute sa force et aussi sa faiblesse. Rien est glamour dans "les sacrifiés". Comme je l'ai dit la musique est presque absente. Alors ? Alors, le génie de Ford est de n'avoir jamais montré un seul soldat japonais. On voit bien des croiseurs, des tirs, des avions etc, mais le soldat ou l'armée japonaise dans son ensemble, est comme une force invisible qui broie tout, et ceux malgré les victoires successives du groupe de Wayne, qui remporte des succès mais toujours en reculant. Ford nous donne donc un film non exempt de longueurs, et parfois éloigné de son style original mais épuré du traditionnel glamour hollywoodien. On reste donc malgré tout, assez hypnotisé par cette errance militaire, au jour le jour, aux confins du Pacifique.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : Robert Montgomery

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : Donna Reed

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : John Wayne, Donna Reed, & Robert Montgomery

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,john wayne,robert montgomery,war bond,donna reed,blake edwards,joseph h august,john ford

Ci-dessus : War Bond, Robert Montgomery & John Wayne

Disponible en DVD zone 2 sous-titrage en français chez Warner

 Note : 7 / 10

22/08/2014

La fièvre de l'or noir / Pittsburgh - 1942

"La fièvre de l'or noir" ou dans son titre américain "Pittsburgh" est un film en noir & blanc de Lewis Seiler. On trouve assez peu d'informations sur internet, sur Lewi Seiler. On sait qu'il a commencé comme gagman et a été associé au western de Tom Mix dans les années 20. Concernant, "la fièvre de l'or noir", il est le 3ème et dernier film de John Wayne avec Marlene Dietrich, et le deuxième et dernier film du trio Wayne, Dietrich, et Randolph Scott. Les critiques de l'époque n'ont pas été très bonnes, reprochant au film, une certaine facilité scénaristique. Néanmoins, le film a de nombreuses qualités. Ainsi, si le scénario peut paraître par moment facile, il n'en est pas moins plaisant à suivre. Enfin, Randolph Scott ne joue pas un rôle de méchant. Ce rôle est réservé à un John Wayne, qui joue le pire patron qu'on peut imaginer : magouilleur, roublard, et prêt à exploiter ses propres ouvriers, ou même sa femme, pour son bien propre. On peut se demander, dans quelle mesure, Wayne a puisé dans son propre être pour jouer ce personnage. Peut être les critiques de l'époque ne l'ont pas compris. En tous les cas, le génie des deux scénaristes (Kenneth Gamet & Tom Reed), est de laisser une humanité au personnage de Wayne, lui laissant toujours une porte sortie pour retourner ou retomber du bon côté.

affiche-La-Fievre-de-l-or-noir-Pittsburgh-1942-1.jpgA l'avantage de "la fièvre de l'or", on peut aussi citer l'admirable photographie de Robert De Grasse, qui fait ici un travail incroyable, pour être en valeur, à toute force, la beauté de Marlene Dietrich. Le film ne refuse pas non plus quelques débats sociales sur le rôle des syndicats, des ouvriers ou sur le choix de la libre entreprise, finalement assez rares dans le cinéma américain de cette période. Quand on a fini, de voir "la fièvre de l'or noir", on ne peut que l'aimer, car il veut nous faire croire qu'il existe un chemin, une "way of life" à l'américaine, où même les plus misérables peuvent s'enrichir. Ce mythe américain, reste peut être la plus belle expression de ce film, à la forme cinématographique très soignée, et qui mérite d'être redécouvert. A noter une très belle image de l'édition Universal disponible en France.

wayne974.jpg

Ci-dessus : Randolph Scott & John Wayne

wayn1003.jpg

Ci-dessus : John Wayne

a_duk141.jpg

Ci-dessus : John Wayne, Marlene Dietrich & Randolph Scott

inéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, marlene dietrich, randolph scott, john wayne, Frank Craven, Louise Allbritton, Robert De Grasse, Hans J Salter, Frank Skinner, Lewis Seiler

inéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, marlene dietrich, randolph scott, john wayne, Frank Craven, Louise Allbritton, Robert De Grasse, Hans J Salter, Frank Skinner, Lewis Seiler

Disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée uniquement

Note : 7,5 / 10

20/08/2014

Les écumeurs / The spoilers - 1942

"Les écumeurs"  est un film en noir & blanc de Ray Enright. C'est le deuxième film de John Wayne avec Marlene Dietrich, après "la maison des 7 péchés" (1940). On sait que John Wayne après une apparition plus ou moins convainquante dans "la piste des géants" (1930), sous la direction de Raoul Walsh, allait disparaître des premiers rôles pour jouer dans une multitude de petits westerns de série C.  C'est John Ford qui devait en faire une vedette, en lui donnant un grand rôle dans "la chevauchée fantastique" (1939), qui reste comme l'un des premiers grands films, qui renouvellent le genre westernien. En 1942, John Wayne est donc en train de devenir une star et donc tourne beaucoup, pas moins de 7 films, ponctuent sa filmographie pour la seule année 42 : "Lady for a Night" de Leigh Jason, "les Naufrageurs des mers du sud" de Cecil B. DeMille, "les Tigres volants" (Flying Tigers) de David Miller, "la Fièvre de l'or noir" (Pittsburgh)de Lewis Seiler, "Sacramento" (In Old California) de William C. McGann, "Quelque part en France" de Jules Dassin. et donc "les écumeurs" de Ray Enright.  Quant à Marlene Dietrich, elle a beaucoup tourné dans les années 30 en particulier avec son mentor, le très grrand Josef von Sternberg, et ce dès 1929 dans "l'ange bleu", puis une série de 7 films qui commence avec "coeurs brûlés" en 1930, et se termine en 1935 par "la femme et le pantin". Dans "les écumeurs", Randolph Scott se joint au duo (Dietrich / Wayne), pour avoir ici un rôle de méchant, qui ne lui va pas tout à fait. En effet, la physionomie droite et franche de Randolph Scott, ne donne pas beaucoup de vérité à une composition de crapule.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright

 

La distribution est complétée par Margaret Lindsay, Harry Carey, dont ce dernier jouera dans de nombreux films de John Wayne et qui était l'ami de John Ford. Ainsi, John Ford et John Wayne seront très marqués par sa disparition. Quand à son fils, Harry Carey Junior, il jouera également dans de nombreux westerns et reprendra la suite de son père, dans un registre totalement différent. Ray Enright n'a pas révolutionné le cinéma américain. Mais il a quand même tourné les plus belles comédies musicales de Busby Berkeley, mais aussi Rintintin. Alors que doit penser de lui ? Disons que son apport au western reste relativement modeste, mais sérieux, avec par exemple, "du sang sur la piste" (1947) et "Far West 89" (1948)  ou encore "Montana" (1950) avec dans ce dernier, Errol Flynn. Ici, on ne peut pas dire que Ray Enright élève réellement son niveau. Alors, il est vrai que la photographie est particulièrement soignée, que Marlene Dietrich est bien mise en valeur, que les décors et la réalisation sont plutôt bons. Néanmoins, cela reste dans la moyenne haute de films que l'Universal tournait à cette époque, et tournera jusqu'à la fin des années 50. L'histoire est assez convenue, les écumeurs représentant ici, des voleurs de concessions minières. La bagarre finale reste le morceau de choix du film, qui est assez avare de tensions et de rebondissements. On reste donc un peu sur sa fin devant un film qui n'exploite malheureusement pas totalement l'immense talent de 3 grandes stars de l'époque.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright

Ci-dessus : Marlene Dietrich, John Wayne et Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : John Wayne & Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : Randolph Scott & Marlene Dietrich

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : John Wayne & Harry Carey

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : John Wayne et Margaret Lindsay

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : Marlene Dietrich & Randolph Scott

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,randolph scott,john wayne,margaret lindsay,harry carey,richard barthelmess,george cleveland,samuel s hinds,russell simpson,william farnum,marietta canty,jack norton,ray bennett,forrest taylor,art miles,hans j salter,ray enright, universal

Ci-dessus : Marlene Dietrich se détend sur le tournage des "écumeurs"

Clip moderne sur le film :

Film disponible DVD VF et VO sous-titrée (privilégier la VO, la VF n'étant pas d'époque)

Note : 7 / 10

19/08/2014

La maison des 7 péchés / Seven Sinners - 1940

"La maison des 7 péchés" est le premier film du duo John Wayne / Marlene Dietrich. C'est un film en noir & blanc de Tay Garnett. Ce dernier, est surtout connu par le public cinéphile pour avoir réalisé, la plus belle version du "facteur sonne toujours deux fois" avec Lana Turner et John Garliefd. Mais il a aussi d'autres films beaucoup moins connus, mais tout aussi intéressants, à son actif. Ainsi, on peut noter quelques similitudes entre "voyage sans retour" (1932) et "la maison des 7 péchés", que je vous présente ici. Tay Garnett s'engage comme un instructeur de pilotes pour le Naval Air Service à San Diego entre 1917 et 1922. Après une blessure lors d'un crash il doit abandonner le service actif, et réalise alors des spectacles burlesques pour les troupes. Après son expérience militaire, il commence par écrire 2 scénarios, avant de passer dans plusieurs studios jusqu'à sa signature pour Universal en 1932. Là il réalise plusieurs comédies avec le producteur Walter Wagner. "La maison des 7 péchés" est donc un retour au mélodrame, mais cette fois-ci un mélodrame teinté de burlesque. Marlene Dietrich et John Wayne tiennent à eux seuls le film. Mais on peut noter aussi la présence de quelques seconds rôles très intéressants comme Broderick Crawford. Broderick Crawford, c'est le terrible commandant fou du "temps de la colère" (1956) avec Robert Wagner. Pour terminer sur le casting de "la maison des 7 péchés", on peut noter aussi la présence fémine de la belle Anna Lee, et de Oskar Homolka dans le rôle d'un homme qui semble être un ancien souteneur de la belle Marlene.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

Le film en lui même, fait la part belle au mélodrame, tout en teintant son propos de référence au cinéma burlesque et à la comédie. Ici, on ne veut jamais rester trop sérieux comme dans "voyage sans retour" (1932) du même Tay Garnett. Donc il y a donc la scène de la bagarre digne d'un bon vieux film muet, avec une accélération par moment de l'image, et quelques morceaux de comédies choisis. Pour ma part, j'ai trouvé que cela décrédibilisait un peu le film. Mais cela peut être aussi un parti-pris, tout à fait acceptable. Il faut également noter que le film est rehausser par la superbe photographie d'un certain Rudolph Maté (réalisateur né à Krakow), qui avait été responsable de la photographie de "la passion de Jeanne d'arc'" (1928). Il deviendra lui même réalisateur, et on le retrouvera à la réalisation de westerns. "La maison des 7 péchés" propose également quelques chansons interprétées par Marlene Dietrich. Voilà, donc un film assez réussi, dont on peut regretter le propos parfois léger, même si cela est voulu. On retient la présence du duo Wayne / Dietrich convaincant et la très belle photographie d'un Rudolph Maté, ici très inspiré. Deux ans plus tard, Michael Curtiz arrivera à dépasser Tay Garnett, en nous donnant lui aussi un film qui tournera autour de l'univers d'un bar, l'inoubliable "Casablanca". Personne ne peut dire si "la maison des 7 péchés" n'a pas été une source d'inspiration pour les scénaristes de la Warner, qui travaillaient sur Casablanca.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,marlene dietrich,john wayne,broderick crawford,anna lee,tay garnett

Disponible en DVD Zone 2, chez Universal en VO sous-titrée

Extrait :

Note : 7,5 / 10

12/07/2014

Très belle critique du film "The Alamo" par DVDClassik !

Après quelques jours d'absence, pour cause de changement de prestataire internet, j'attire votre attention sur un un très bel article de "The Alamo" par Erik Maurel de DVDClassik. Erik Maurel s'est intéressé à tous les aspects de la construction du film de John Wayne. On peut donc le féliciter pour cet article très fouillé et bien documenté, et qui a le mérite de ressortir ce merveilleux film de l'oubli.

 

Cliquer sur le logo ci-dessous, pour être redirigé ver le site de DVDClassik et lire l'article en question :

 

site_logo.gif

Pour rappel le lien vers la pétition destinée à sauver le film, de sa destruction programmée :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/MGM_CEO_Direction_de_la_MGM_Nous_appelons_la_MGM_a_sauver_le_film_The_Alamo_1960/

 

27/06/2014

La mobilisation s'accentue en France pour sauver "The Alamo" !

Alors qu'une pétition est en ligne depuis quelques semaines pour sauver le film "The Alamo" (1960), la pression médiatique et la mobilisation s'accentuent depuis quelques jours. Ainsi, nos amis du superbe site "DVDClassik" ont pris l'initiative de promouvoir la pétition de Hollywood Classic, et de publier un très bel article dans leur rubrique actualité afin de mettre la sauvegarde de ce film en avant. A noter que les années laser devraient publier quelque chose dans un prochain courrier des lecteurs et que Mr Bertrand Tavernier a confirmé sur son blog qu'il soutenait notre initiative. Encore un grand merci à tous pour le soutien à cette noble cause qui n'est pas la mienne, mais celle du cinéma et de l'art !

L'article de nos amis de DVDClassik :

http://www.dvdclassik.com/news/il-faut-sauver-alamo

Title The Alamo (1960).jpg

Et toi lecteur qui passe ici, as tu signé la pétition ? Cela ne te prendra que 2 minutes de ta vie ? Rejoins nous ! Alamo a besoin de toi !

 

Pour rappel le lien vers la pétition :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/MGM_CEO_Direction_de_la_MGM_Nous_appelons_la_MGM_a_sauver_le_film_The_Alamo_1960/?pv=3

 

15/06/2014

No news from The Alamo ?

Comme il a été remarqué par de nombreux lecteurs, le temps et les années passent, et on ne sait toujours pas si la MGM restaurera 'The Alamo" (1960) pour une sortie Bluray. Le film est virtuellement abandonné. La version longue est absente des rayons. Une version courte DVD existe, mais qui ne permet pas de redécouvrir ce film dans sa totalité, ni dans des conditions optimales. Si la MGM se refuse à restaurer ce film. Il n'y a pas un éditeur en France ou aux USA pour se décider à racheter les droits de ce film à la MGM et engager une restauration ? Gaumont ne fait que le cinéma français, mais "The Alamo" fait quand même partie du patrimoine du cinéma mondial. L'abandon à son sort de "The Alamo" paraît quand même totalement incompréhensible. Alors que de nombreux chefs-d'oeuvre du cinéma mondial ont pu bénéficier de restauration et d'une sortie bluray. Hollywood Classic se joint donc aux nombreux lecteurs qui demandent de temps en temps des nouvelles, pour demander à la MGM de reprendre le travail de restauration commencé par Robert A Harris. J'en appelle à tous ceux qui aiment de part le monde, de près ou de loin, le cinéma classique américain.  A tous ceux qui aiment le cinéma, partagez cet article autant que vous le pouvez pour le rendre visible ! Ne laissez pas Flaca sur une étagère poussiéreuse. Elle mérite mieux !

Signé:

Hollywood Classic France

Signez la pétition en ligne :

http://www.avaaz.org/fr/petition/MGM_CEO_Direction_de_la_MGM_Nous_appelons_la_MGM_a_sauver_le_film_The_Alamo_1960/?nkczRgb

alamo_10.jpg

 

English version :

 
As it was noted by many readers, the time and the years pass, and we still do not know if the MGM will restore or not 'The Alamo "(1960) for a Bluray release. The film is virtually abandoned. The long version is missing rays. A short version DVD exists, but does not rediscover this film in its entirety or in optimal conditions. If MGM refused to restore this film. There is not a publisher in France or U.S. to decide to buy the rights of this film for MGM and initiate restoration? Gaumont restores only, the French cinema, but "The Alamo" is still part of the heritage of world cinema. Abandoning "The Alamo "still seems incomprehensible. While many masterpieces of world cinema have benefited from restoration and an bluray release. So Hollywood Classic blog, joins the many readers who ask from time to time news, to ask the MGM keeps the work started by Robert A Harris. I appeal to all those who love the movies all around the world. For everyone who loves the movies, share this article. Do not let Flaca on a dusty bench ! She deserves better !

Signed :

Hollywood Classic France
 
 
Hommage à The Alamo (1960) :
 

 

30/05/2014

Le plus grand cirque du monde / Circus World - 1964

"Le plus grand cirque du monde" est un film d'Henry Hathaway, avec John Wayne, Claudia Cardinale, et Rita Hayworth. L'univers du cirque n'est ici que prétexte pour mettre en place un improbable mélodrame où le trio John Wayne / Claudia Cardinale / Rita Hayworth donne sa pleine mesure. Les seconds rôles se distinguent moins, même si on remarque Lloyd Nolan et Richard Conte. On peut regretter un John Wayne habillé étrangement en Cowboy les trois quarts du film, ou encore quelques longueurs. Il n'en reste pas moins que cette super-production de Samuel Bronston se regarde sans déplaisir et contient quelques scènes très spectaculaires. C'est John Wayne qui insista pour avoir Rita Hayworth pour le film. En effet, le rôle était prévu initialement pour Lilli Palmer. Le public de l'époque ne put s'empêcher de penser que le personnage alcoolique joué par Rita Hayworth, était en quelque sorte une image de cette dernière. On sait aujourd'hui que Frank Capra devait à l’origine diriger le film. Suite à un désaccord avec le scénariste James Edward Grant, Henry Hathaway le remplaça. A noter une très belle qualité du récent master Bluray. Pour finir sur cette restropective du cirque au cinéma, on peut regretter que le chef-d'oeuvre de Cecil B DeMille "Sous le plus grand chapiteau du monde" (1952), n'ait toujours pas droit à une restauration et à une sortie Bluray.

le-plus-grand-cirque-du-monde-a01.jpg

plus-grand-cirque-du-m-ii06-g.jpg

Ci-dessus : John Smith, Claudia Cardinale, John Wayne et Rita Hayworth

plus-grand-cirque-du-m-ii07-g.jpg

Ci-dessous : Rita Hayworth et John Wayne

plus-grand-cirque-du-m-ii03-g.jpg

Ci-dessous : Claudia Cardinale et John Wayne

Bonus :

Film disponible en Bluray et DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

11/02/2014

Le Renard des Océans / The Sea Chase - 1955

Comme on l'a déjà dit, dans un autre article, John Farrow était un ancien militaire, enrôlé dans la Navy, il décidait de l'abandonner pour voyager sur des navires de commerce. Il semblait donc le parfait réalisateur pour le "Renard des Océans". Son expérience maritime semblait un gage de succès. De plus, la Warner arrivait à obtenir les services d'une Lana Turner, il est vrai star vieillissante de la MGM, mais qui avait toujours un certain charme. On décidait de prendre comme commandant du navire, John Wayne. Le choix est là par contre discutable. Car en effet, il est un peu difficile d'imaginer John Wayne en capitaine d'un bateau de commerce du troisième reich. Le film est inspiré du roman de Andrew Geer, lui même tiré d'un fait réel, qui se déroula au début de la deuxième guerre mondiale, et qui relate l'histoire d'un bateau de commerce allemand poursuivi par la flotte britannique.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Dans les seconds rôles on retrouve Tab Hunter, mais surtout David Farrar, et Lyle Bettger. Le couple John Wayne / Lana Turner fonctionne pas mal, mais on retrouve rarement l'émotion d'autres films de Lana Turner. Le film réserve pourtant son lot d'aventures et de passion. Et si le spectateur n'est jamais soulevé par la réalisation assez conventionnelle de John Farrow, il reste néanmoins attentif à un film pas si anodin qu'il n'en a l'air. A ce titre, l'ultime sacrifice final, laisse un goût étrange dans la bouche. Comme si le rêve avait pour une fois remplacé l'implacable réalité de la guerre, comme si la légende dépassait la réalité. C'est dans cette ultime image d'un Fyord norvégien que Farrow clôture magistralement son film, laissant le spectateur, le choix d'une fin qu'il s'est refusé d'écrire et de tourner. Je finirai par dire quand même un mot, sur la très belle musique d'un vétéran de la composition musicale hollywoodienne, Roy Webb qui fait beaucoup pour donner au film une force et un lyrisme qu'il n'aurait pas atteint sans elle.

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Lana Turner et John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Paul Fix, John Wayne et Lana Turner

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : Lana Turner et John Wayne

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

cinéma,cinema,dvd,bluray,film,films acteur,actrice,hollywood,john wayne,lana turner,john farrow

Ci-dessus : John Wayne, Lana Turner, et John Farrow pendant une pause sur le tournage du "Renard des océans".

 

La bande-annonce :

Disponible dans le coffret John Wayne, édition Zone 2, VF et VO sous-titrée.

 

Note : 7 / 10

21/09/2013

Le fils du désert / 3 godfathers - 1948

Je pense qu'il est inutile de présenter John Ford au lecteur de ce blog. C'est bien entendu l'homme aux multiples chef-d'oeuvre. Et "le fils du désert" est à n'en pas douter l'un de ses plus grands films. John Ford a été quasiment à l'origine du genre western, en participant à l'aventure du western dès la période du muet. Mais il a été aussi un des premiers réalisateurs, à redonner au genre, ses lettres de noblesse, avec "la chevauchée fantastique" (1939). En effet, le western était cantonné bien souvent à la fin des années 30, dans des séries B sans saveur. Depuis 1946, John Ford est revenu au western en tournant tout d'abord "le poursuite infernale", puis "le massacre de fort apache" (1948). "Le fils du désert" est donc dans cette lignée, et le fruit de la collaboration entre John Wayne et John Ford qui atteindra son paroxysme avec "la prisonnière du désert" (1956). Le film mentionne dans son titre la présence de Harry Carey Jr, fils de Harry Carey. Harry Carey était présent dans la première version, car "le fils du désert" est un remake de "Marked men" tourné par John Ford en 1919, Donc "le fils du désert" rend hommage à Harry Carey père. Mais "le fils du désert" n'est pas le premier film de Harry Carey Jr. En effet, on se rappelle de lui, car il avait déjà un petit rôle, dans "la rivière rouge" de Hawks. Mais la grande star du film après John Wayne et l'autre "godfather" Pedro Armendáriz, c'est bien évidemment une nature immense et hostile.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,john wayne,pedro armendáriz,harry carey jr.,ward bond,jane darwell,mildred natwick,richard hageman,john ford,mgm

L'histoire est assez classique et reprend celle de "marked men" (1919). Malgré tout, Ford arrive à fasciner le spectateur, par une simple histoire de voleurs de banque, qui deviennent les parrains d'un nourrisson perdu dans le désert. Les scènes d'actions sont parfaitement filmées par Ford et rappellent certaines de ses meilleurs, comme dans "la chevauchée fantastique" (1939) ou dans "la poursuite infernale" (1946). Enfin, les plans d'exceptions sont multiples et comme à son habitude Ford fait de la caméra sa palette, et il devient le peintre d'images en mouvement, nous donnant parfois l'impression de traverser une galerie d'art. Ford aborde également différents thèmes, comme le passage de témoin entre l'adulte et l'enfant, comme cette vie qui doit continuer, comme la responsabilité que nous avons envers les plus faibles d'entre nous. Mais surtout il fait du "fils du désert" une immense parabole biblique. Comment ne pas penser à Jésus traversant le désert, et aux épreuves physiques et morales que la traversée fait endurer à chaque protagoniste. Ces épreuves, sont autant d'étapes vers le pardon et la transfiguration des personnages, qui se libèrent un à un de leur peau de gangsters, pour devenir des hommes meilleurs en paix avec eux mêmes, Dieu et les Hommes.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,john wayne,pedro armendáriz,harry carey jr.,ward bond,jane darwell,mildred natwick,richard hageman,john ford,mgm

Ci-dessus : On peut voir un plan typiquement fordien, même si plus souvent les personnages sont de dos, donnant alors l'image, un effet saisissant qui rappelle les tableaux de caspar friedrich.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,john wayne,pedro armendáriz,harry carey jr.,ward bond,jane darwell,mildred natwick,richard hageman,john ford,mgm

Ci-dessus : John Wayne, Harry Carey Jr, et Pedro Armendáriz

John Ford nous fait donc encore une fois, un cinéma du bon sentiment, qui passe très bien, et qui semble touché ici par la grâce, dans un espèce de miracle cinématographique renouvelé à chaque plan. Quand plus tard, on demandera à Orson Welles, quel est le réalisateur qui l'a le plus inspiré, ce dernier répondra : "les grands maîtres, John Ford, John Ford, John Ford." On ne pourrait dire mieux.

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,john wayne,pedro armendáriz,harry carey jr.,ward bond,jane darwell,mildred natwick,richard hageman,john ford,mgm

Ci-dessus : John Wayne

Film disponible en DVD zone 2 (trouvé neuf dans une brocante à 2,5 €)

 

 La bande-annonce :

 

Note : 9,5 / 10

14/09/2013

El Dorado - 1966

"El Dorado" est un presque "remake" de "Rio Bravo". Cela commence par un titre à la même sonorité, mais aussi par un scénario très proche du film de Hawks de 1959. Hawks est donc encore derrière la caméra pour "El Dorado". John Wayne est encore là, mais il partage cette fois la vedette, non pas avec Dean Marin comme dans "Rio Bravo", mais cette fois-ci avec Robert Mitchum. Le scénario et les personnages sont donc très proches et tout tourne autour d'une poignée d'hommes qui veulent s'opposer à la main mise d'un gros éleveur sur la région. Comme dans "Rio Bravo", le thème du shérif ivrogne, de l'infirmité, ou de la jeunesse débutante.D'ailleurs dans le rôle du jeune débutant on retrouve un certain James Caan, dont c'est seulement le cinquième film.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, john wayne, robert mitchum, James Caan, Charlene Holt, Arthur Hunnicutt

Hawks se décide à remplacer la tension de "Rio Bravo" par la nostalgie d'une époque. Ainsi, la chanson titre évoque la recherche de l'El Dorado. L'El Dorado représente tout aussi bien la recherche d'une contrée mythique gorgée, que simplement l'amour et le bonheur que l'on cherche bien, mais qui finalement est en nous. On peut aussi supposer que cela représente déjà la nostalgie d'une époque du cinéma hollywoodien, qui est en train de se tourner. Car "El Dorado" est un des derniers grands westerns classiques, si ce n'est pas le dernier, d'un cinéma qui en train de tourner sa plus belle page. Il y a donc encore ici une certaine innocence, et une naïveté que Hawks semble regretter. Il y a aussi un passage de témoin, entre la génération des John Wayne et des Mitchum et celle du jeune James Caan. Enfin le film, et Hawks lui même devront laisser les premières places du box office aux westerns de Sergio Leone, représentant du nouveau western. Hawks finira quant à lui, sa carrière en 1970 avec Rio Lobo. Une page du cinéma hollywoodien aura été alors définitivement tournée. On dit que ce qui est rare, est précieux, j'aurai moi aussi tendance à le croire. Je vous invite donc à profiter de ce très beau film classique, qui a eu la chance de pouvoir bénéficier d'une sortie Bluray. La restauration de l'image est superbe et donne réellement l'impression que John Wayne est dans votre salon. Alors pourquoi ne pas inviter ce bon vieux John Wayne chez vous ? A son époque, c'était quand même quelque chose le cinéma.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, john wayne, robert mitchum, James Caan, Charlene Holt, Arthur Hunnicutt

Ci-dessus : John Wayne et Robert Mitchum

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, hollywood, john wayne, robert mitchum, James Caan, Charlene Holt, Arthur Hunnicutt

Ci-dessus : James Caan et John Wayne

Film disponible en DVD et Bluray zone 2 VF et VO sous titré

 

Chanson du titre :

 

Note : 8,5 / 10

29/08/2013

Harry Carey Jr raconte John Wayne !

Aujourd'hui, je vous offre une petite vidéo dans laquelle, Harry Carey Jr, raconte John Wayne.

john-wayne-9.jpg

Ci-dessus : Harry Carey Jr et John Wayne

 

22/08/2013

Raoul Walsh raconte les débuts de John Wayne !

Raoul Walsh nous raconte ici sa découverte de John Wayne :

 

aabig19.jpg

 

 

04/04/2013

Souvenez vous de ... François Chalais

François Chalais, journaliste a interviewé les plus grandes stars des années 50 et 60. L'INA a édité ses interviews dans un DVD qui reprend le titre de ses émissions : "Reflets de Cannes et Cinépanorama". Je ne peux que vous conseiller très fortement cet achat qui montre à travers les interviews les grandes mutations du cinéma au début des années 60, qui va s'accélérer à partir de 1968. Reprenons donc nous aussi ces mots de Claude Lelouch à l'adresse de François Chalais : "François, merci de nous avoir fait aimer, le vrai, le grand cinéma !"

 

WEB_E40176121.jpg

 

Capture1.JPG

60430055616_dl.jpg

 

http://www.francois-chalais.fr/francois-chalais.html

 

Extraits : Désolé pour le format de l'image, mais il ne m'a pas été possible de le modifier. Néanmoins j'ai pensé que pour leur valeur historique ces images méritaient d'être vues.