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15/02/2015

Les fous du roi / All The King's men - 1949

"Les fous du roi" dans sa version de 1949, est très intéressant. Le film nous raconte l'ascension et la chute d'un populiste à la tête de l'état de Louisiane. Le film est librement inspiré de la vie du politicien Huey Pierce Long et reprend le roman de Robert Penn Warren. Le réalisateur Robert Rossen, avait proposé le rôle à John Wayne, qui le refusa, après avoir lu le scénario, le trouvant trop anti-patriotique. Le rôle revint donc à Broderick Crawford qui devait gagner avec ce film, l'Oscar du meilleur acteur, contre ce même John Wayne, qui lui était nominé pour "Iwo Jima". Le montage a été un vrai problème, le premier montage d'Al Clark n'était pas cohérent, et Robert Rossen fit donc appel à Robert Parrish après une version de 4H10, Parrish parvint à limiter le film à une durée raisonnable de 109 minutes. Aujourd'hui, on a bien du mal à croire que "les fous du roi" a gagné l'Oscar du meilleur film à la 22ème cérémonie des Oscars. En effet, si la prestation de Broderick Crawford est extraordinaire. Il n'en est pas de même pour les seconds rôles, comme John Ireland. En effet, John Ireland devait reprendre le rôle d'un journaliste tourmenté, et cela ne convient pas à la personnalité brute et directe d'un acteur comme Ireland, que l'on a vu plus à son aise dans des westerns comme dans "règlements de compte à ok Corral" (1957) ou dans des films d'actions comme les "55 jours de Pékin" (1963). Joan Dru et John Derek sont quasiment transparents, et seule Mercedes McCambridge s'en sort avec les honneurs. Elle s'en sortira tellement bien qu'elle recevra, l'Oscar de la meilleure actrice de second rôle. Le film est donc porté essentiellement par de Broderick Crawford et Mercedes McCambridge. Malheureusement, le spectateur ne rentre jamais, dans les méandres de cette ascension politique. Une fois n'est pas coutume, le remake de 2006 de Steven Zaillian, avec Sean Penn et Jude Law m'a semblé bien meilleur à tous points de vue.

 

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Ci-dessus : Broderick Crawford

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Ci-dessus : John Ireland

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Ci-dessus : Broderick Crawfod & John Ireland au second plan.

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Ci-dessus : Broderick Crawfod & Mercedes McCambridge et Robert Rossen à la cérémonie des Oscars

Disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 6 /10

01/12/2012

Les dix commandements / The Ten Commandments - 1956

Il est incontestable que le Bluray est un saut technologique que nul ne peut contester, permettant de transformer un salon ou une modeste chambre, en petit cinéma. La question à se poser concernant cette magnifique invention et quels films devraient on éditer en Bluray ? Et quand on se pose cette question, on se pose la même question que Gutenberg en 1454 devant sa nouvelle invention : l'imprimerie. Et force de constater que restaurer au format 6K HD le chef d'oeuvre de Cecil B. DeMille a été une très bonne idée. Et pour lever tous les doutes, la restauration est admirable de beauté que ce soit en terme de définition ou de couleurs. Concernant le film en lui même, je ne rentrerai pas dans des débats historiques ou les polémiques théologiques, mais je vous parlerais de ce film en spectateur sans à priori. Car finalement, pourquoi ne pas prendre "les dix commandements" comme un grand spectacle et une belle histoire, nous parlant peut être de nous ?

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Le film commence par une courte présentation de Cecil B. DeMille, qui explique que son film est un appel à la liberté. Je pense moi aussi que ce film doit être vu ainsi. Les Hommes sont ils nés libres et égaux ou sont ils nés pour être esclaves ? Que faut il faire pour gagner sa liberté ? Qu'exige la liberté pour être une expérience réussie ? Le film répond à chacune de ces questions, sans qu'il y ait besoin de croire ou de ne pas croire à quelque Dieu que ce soit. Et c'est donc bien par ces aspects les plus actuels que le film touche encore aujourd'hui un large public. Je crois que Cecil B. DeMille l'avait bien compris et que ce serait tous les aspects non religieux qui toucheraient le plus le public.

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Ci-dessus le réalisateur, Cecil B. Demille :

Le film attire à lui tous les superlatifs. Il regroupe les plus grandes stars de l'époque, un budget collosal, le plus grand réalisateur de péplums de son temps qui fut obliger d'arrêter le tournage pendant 2 jours suite à une crise cardiaque.

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Ci-dessus Anne Baxter et Charlton Heston :

 

La distribution est la suivante :

Charlton Heston (VF : Jean Davy) : Moïse
Yul Brynner (VF : Georges Aminel) : Ramsès II
Anne Baxter (VF : Claire Guibert) : Néfertari
Edward G. Robinson (VF : Raymond Rognoni) : Dathan
Yvonne De Carlo (VF : Claude Winter) : Sephora
Debra Paget (VF : Therese Rigaut) : Lilia
John Derek (VF : Serge Lhorca) : Josué

Cedric Hardwicke (VF : Richard Francœur) : Séthi Ier
Nina Foch (VF : Sylvie Deniau) : Bithiah
Martha Scott (VF : Lita Recio) : Yochebed, mère de Moïse
Judith Anderson (VF : Marie Francey) : Memnet
Vincent Price (VF : Marc Valbel) : Baka
John Carradine (VF : Louis Arbessier) : Aaron

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Ci-dessus Anne Baxter :

Chacun de ces acteurs mentionnés plus haut, auraient pu être en tête d'affiche de n'importe quel film de la Paramount. On a donc une dizaine de vedettes pour un seul film ! A celà il faut ajouter des costumes extraordinaires, des scènes colossales et presque incroyables qui nous montrent entre autre la construction d'un obélisque en directe ou l'ouverture de la mer rouge par Moïse. Ces scènes dantesques toucheront d'ailleurs au paroxysme dans le dernier tiers du métrage. Et il ne faut pas croire que le film est triste ou austère. On y trouve de la romance, de l'amour avec la fille de pharaon. Ah !! les filles au temps des pharaons elles savaient vivre sans soutien-gorge avec des voiles tellement suggestifs (voir photos ci-dessus). Le spectateur se surprendra à deviner la courbe d'un sein. "Les dix commandements" est donc bien la quintessence du péplum et le chef d'oeuvre absolu de Cecil B. DeMille. Le film dure 3h40 mais paraît durer 1H20, car on ne s'ennuie jamais. Ce film est resté et restera indémodable. Pour preuve, lors de sa sortie française il y avait systématiquement une dizaine de personnes devant les écrans HD qui le diffusaient à la FNAC. Ainsi, "les 10 commandements", remake d'une première version de 1923 déjà réalisée par Cecil B. Demille est son dernier film et donc bien finalement son testament pour nous, son public. Il nous laisse donc comme responsabilité de continuer à le promouvoir, à l'aimer et à le faire aimer pour les siècles des siècles.

 

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Ci-dessus : Yul Brynner, Anne Baxter et Cecil B. Demille sur le plateau des "10 commandements".

 

Extraire de la musique des "dix commandements" d'Elmer Bernstein :

 


NOTE : 10 / 10