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16/05/2016

Crime Passionnel / Fallen Angel - 1945

On parcourt sa vidéothèque et parfois on retrouve parfois, des films aujourd'hui malheureusement invisibles dans le commerce. Je dois avouer que j'ai été quelque peu désarçonné par "crime passionnel" d'Otto Preminger. En effet, le film bénéficiait d'un formidable casting avec Dana Andrews, Linda Darnell et Alice Faye. De plus avec un Otto Preminger à la réalisation et Joseph LaShelle à la photographie, on pouvait s'attendre à un très grand film noir. Or si "Crime Passionnel" est un bon film noir, il est très loin d'être un grand film noir. Ainsi, le scénario multiplie peut être un peu trop les ellipses. De plus, si la femme fatale semble bien présente en la personne de Linda Darnell. On ne sait qui est bien la victime pendant plus de la moitié du métrage. Et c'est dans le dernier tiers du film, que l'action se met finalement en place, pour un dénouement loin d'être évident, laissant planer un doute sur la suite de la relation du couple Dana Andrews / Alice Faye. Ce refus d'un "Happy-end" ou d'une fin dramatique, laisse planer un doute sur le ton de l'ensemble du film.  Mais le film a évidemment de très nombreuses qualités. On peut tout d'abord, comme je l'ai dit le casting, la photographie de Joseph Lashelle, la réalisaiton de Preminger, le sex-appeal de Linda Darnell. Il n'en reste pas moins que je suis resté un peu sur ma faim. On aurait aimé plus d'interactions entre Dana Andrews et Linda Darnell ou alors sans doute une intrigue policière menée différemment et plus tôt dans le film. "Fallen Angel" reste malgré tout un très bon film, mais qui reste loin derrière le chef-d'oeuvre absolu de Preminger : "Laura" (1944) avec Gene Tierney, et là aussi Dana Andrews.

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Ci-dessus : Linda Darnell (dans Crime Passionnel)

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Ci-dessus : Dana Andrews & Linda Darnell

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Ci-dessus : Dana Andrews & Linda Darnell

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Film sans version française ni sous-titrage en DVD et non sorti en Bluray

Note : 7 / 10

30/05/2015

L'Aigle des frontières / Frontier Marshal - 1939

On sous-estime encore trop souvent, l'oeuvre parlante du réalisateur Allan Dwan. En effet, réalisateur reconnu de nombreux films muets, on oublie souvent qu'il a eu une carrière bien après la fin du muet, avec quelques westerns excellents comme "Quatre étranges cavaliers" (1954) ou "tornade", également en 1954. On oublie également qu'il a été le réalisateur de "Suez" avec Tyrone Power, et de "Iwo Jima" avec John Wayne. Monsieur Bertrand Tavernier, nous raconte que Dwan n'a jamais pu percer à Hollywood, malgré ses succès et la qualité de ses réalisations, car il était antisémite. Pour ma part, je n'en sais rien. Mais il est vrai que c'est assez inexplicable qu'il n'ait jamais pu arriver à obtenir un peu de notoriété et des films plus intéressants, au vu de la qualité de certaines de ses oeuvres. Ainsi, on peut dire que "l'aigle des frontières" fait parti des bonnes surprises de la longue filmographie d'Allan Dwan. On remarque tout d'abord un très bon casting avec un Randolph Scott en redresseur de torts, John Carradine en chef de bande, mais aussi un Cesar Romero dans sous doute un de ses meilleurs rôles dramatiques. Le film est une adaptation de "règlement de comptes à Ok Corral". Les seconds rôles sont nombreux et intéressants, on peut citer Ward Bond, Lon Chaney Jr, ou encore les deux femmes de l'histoire : Nancy Kelly (âgée ici seulement de 19 ans) et Binnie Barnes.

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Mais le film ne vaut pas seulement par ses interprètes. Il faut également parler du formidable travail sur les ombres et la lumière par le directeur de la photographie, Charles G Clarke qui travaille les jeux d'ombres et de lumières, pour faire de cet étonnant western, une oeuvre plaisante à regarder. Alors, c'est vrai que le film n'a pas l'ambition du film de Ford, "la poursuite infernale" (1946) ou de "règlement de comptes à OK Corral" (1953) de John Sturges, mais il n'en reste pas moins une très bonne surprise, à la photographie très travaillée pour une durée de seulement 68 minutes ! Casting alléchant, acteurs qui jouent avec conviction, travail admirable sur la photographie, bon réalisateur, mais alors que peut on reprocher à l'aigle des frontières" ? Sans aucun doute, son manque d'ambition. Quel film aurions nous eu si on avait eu droit à 20 ou 30 minutes de plus ? On ne le saura jamais. Quoiqu'il en soit, on reste surpris par la réelle qualité cinématographique de ce film de série B de 1939. Le cinéma actuel pourrait sans aucun doute en apprendre beaucoup des artisans du passé.

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Ci-dessus : Cesar Romero

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Ci-dessus (à gauche) : Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott & Cesar Romero

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Ci-dessus : Randolph Scott & Nancy Kelly

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Ci-dessus : Randolph Scott & Binnie Barnes

Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis en VO sous-titrée français

Note : 7,5 / 10

20/03/2015

Arènes sanglantes / Blood and Sand - 1941

"Arènes sanglantes" est un film en Technicolor, de Rouben Mamoulian  avec Tyrone Power, Linda Darnell et Rita Hayworth, dans les rôles principaux. Il est tiré d'un roman de Vicente Blasco-Ibanez publié en 1908, et c'est également un remake d’un mélodrame avec Rudolph Valentino sorti en 1922. Ce film a marqué profondément ma famille, car mon père s'en est inspiré pour peindre un tableau de torero. De plus les origines espagnoles d'une partie de ma famille, se réveillent un peu, devant un film qui célèbre du début à la fin la culture espagnole. On peut tout de suite dire, que l'on a déjà vu le trio Tyrone Power, Linda Darnell, Rouben Mamoulian. En effet, le trio avait déjà tourné, "le signe de zorro", l'année précédente. Ici, on a donc droit à un récit qui tourne autour de la vie d'un jeune torero, joué par Tyrone Power. Le récit commence dès son enfance misérable, et on voit l'enfant rêver devant une affiche de son père. Rouben Mamoulian arrive en quelques images à nous transporter de la chambre de l'enfant à un café, où les chants, les jeux, et les rires éclairent l'image. On peut noter en passant le superbe travail de Mamoulian et des deux directeurs de la photographie : Ernest Palmer, et Ray Rennahan. Rouben Mamoulian raconte à ce sujet : "Je me suis inspiré de la peinture espagnole, et en particulier de Sorolla, du Greco et de Velasquez, pour réaliser Arènes sanglantes. Ainsi, pour obtenir l’effet désiré alors que je filmais un crucifix, je le fis recouvrir de spray bleu, gris et vert. Afin que le fond restât dans l’ombre, j’utilisais également un spray qui eut pour effet d’obscurcir les zones que des raisons techniques nous obligeaient à maintenir éclairées."

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De cette histoire, où se mêle amour et tauromachie, le réalisateur arrive à tirer un film splendide, qui fait la part belle à la fière culture espagnole, mais qui sait dénoncer l'horreur de la corrida et du traitement que l'on réserve aux animaux, comme aux hommes. Ce film qui nous parle de la grandeur et de la misère du torero, nous parle aussi de nous. Car chaque être humain, s'élève pour ensuite retomber, parfois comme ici à cause d'une femme. On reste donc réellement ébloui devant ces couleurs magnifiques, cette recherche constante et ininterrompue de la perfection, mais aussi de tons colorés tellement parfaits, dans leurs agencements qui ravissent l'oeil. On est donc pas surpris d'apprendre qu'Ernest Palmer devait rafler l'Oscar de la meilleur photographie pour ce film. Mais la musique d'Alfred Newman, n'est pas non plus en reste, et s'inspire de nombreux thèmes espagnols, pour nous donner au final, un film d'une très grande qualité, que l'on oublie pas et qu'on veut revoir. Car lorsqu'on regarde un tel film, plus d'une fois, on a envie de se lever et de crier à plein poumon : Viva Espana !

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Linda Darnell

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Ci-dessus : Rita Hayworth & Tyrone Power

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Linda Darnell

Disponible en Bluray sur Amazon.es (Espagne) avec une VF et VO sous-titrée anglais, autour de 9,50 €

Note : 8,5 / 10

29/01/2015

Sur la piste des Mohawks / Drums Along the Mohawk - 1939

Comme vous le savez peut être, l'année 1939 est l'année du renouveau du western dans le cinéma américain. Ainsi, le western avait eu ses heures de gloire, pendant la période du muet, mais malgré quelques exceptions, il était tombé dans la série B voir pire. On avait donc tourné beaucoup de westerns, avant 1939, mais souvent de très petits westerns. Donc 1939, c'est le retour du grand western avec successivement, "le brigand bien-aimé" avec Tyrone Power et Henry Fonda, mais c'est aussi l'année de "la chevauchée fantastique" d'un certain John Ford avec à l'affiche John Wayne. John Ford et Henry Fonda ont déjà tourné ensemble, cette même année 1939 "Vers sa destinée" (formidable film sur la vie du jeune Abraham Lincoln). "Sur la piste des Mohawks" doit donc être ajouté à la liste des grands westerns fordiens par son thème, qui nous montre un jeune couple de pionniers partant pour l'Ouest au moment de la guerre d'indépendance américaine. Ford se plait à filmer dans un style qu'il continuera d'utiliser bien plus tard, comme dans "la prisonnière du désert" (1954). On retrouve ce style si caractéristique, avec des ciels immenses, des personnages souvent minuscules et une nature toujours plus grande que l'Homme. Comme beaucoup d'historiens du cinéma, on peut supposer que le style de Friedrich Wilhelm Murnau (expressionniste allemand) a énormément influencé Ford dans son travail. "Sur la piste des Mohawks a pourtant été difficile pour Ford, car tout d'abord c'était son premier film en couleur, et qu'il a plut sans discontinuer les deux premières semaines. Ford retourne le problème de cette pluie pour nous donner une scène saisissante dans la cabane.

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Inspiré d'un roman de Walter D Edmonds, le scénario de Lamar Trotti, Sonya Levien et William Faulkner, commence là où beaucoup de westerns finissent par le mariage des deux personnages principaux : Henry Fonda et Claudette Colbert. On doute au début de la présence de Claudette Colbert dans un western. En effet, on était plutôt habitué, à la voir dans des comédies légères en particulier avec Clark Gable, comme "New-York Miami". Mais l'idée de Ford et du producteur Darryl Zanuck est génial, car il nous montre finalement la destruction du personnage habituel de Claudette Colbert dans cette nature sauvage. Alors c'est vrai que parfois dans certaines scènes, on doute un peu. Mais au final, l'idée marche plutôt bien. Les autres personnages secondaires sont comme à l'habitude avec Ford, très bien détaillés, en particulier celui de la veuve âgée et esseulée dans sa grande ferme (Edna May Oliver). Ford se sert du film pour nous faire passer sa vision de l'Amérique. Et il faut bien dire que le film est encore d'actualité. Car l'histoire d'un jeune couple qui s'installe et qui se retrouve au centre d'une guerre civile, plus ou moins ethnique, ne paraît pas si éloigné que ça de notre temps. "Sur la piste des Mohawks" est donc une très très bonne pioche de Sidonis, qui nous régale en plus d'un master de toute beauté, et d'un piqué quasiment chirurgical.

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Ci-dessus : Henry Fonda & Claudette Colbert

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Ci-dessus : Edna May Oliver & Claudette Colbert

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Ci-dessus : John Carradine

Disponible en DVD & Bluray en Zone 2/B, chez Sidonis Version Français et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

21/01/2014

Le brigand bien aimé / Jesse James - 1939

J'ai revu ce film dimanche soir, donc je remets cet article un peu en avant pour ceux qui ne l'aurait pas lu. Et oui sur Hollywood Classic aussi on a droit aussi de temps en temps à des rediffusions. "Le brigand bien aimé" (1939) fait parti de ces quelques westerns en Technicolor tournés à la fin des années 30 et au début des années 40. On y retrouve par exemple "Billy le kid" (1941) avec Robert Taylor, mais aussi "le retour de Frank James" (1940), et "la Reine des rebelles" (1941). Il faut se souvenir qu'à la fin des années 30 le western hollywoodien est dans un état déplorable artistiquement. Le genre est encore très prolifique, ainsi John Wayne tourne entre la fin des années 20, et 1938 des dizaines de westerns, mais la plupart sont très médiocres et peu dignes d'intérêts. Et c'est autour de 1939 que le genre va regagner ses lettres de noblesse pour devenir une des plus belles parts du cinéma hollywoodien pendant plus de 20 ans. Ainsi, si aujourd'hui le public français se souvient surtout de "la chevauchée fantastique" (1939) de John Ford comme début de ce renouvellement, c'est "le brigand bien aimé" sorti au début de janvier 1939 qui marque réellement le retour du genre Western au premier plan. Le film mis en production par la Twentieth Century Fox et son producteur Darryl F Zanuck, s'inscrit dans toute la liste de films, plus ou moins pro-sudistes de l'époque tournés par la Fox ou par les autres studios d'ailleurs. Ainsi, la filiation se fera pour la Fox avec la suite du "brigand bien aimé", "le retour de Frank James" mais aussi "la Reine des rebelles".

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Le film donc tourné par Henry King, bénéficie d'un beau casting avec en tête d'affiche Tyrone Power et Henry Fonda, mais avec aussi le très habitué des westerns, Randolph Scott. Le brigand bien aimé présente la vie de Jesse James sous un jour légendaire et hagiographique et montre sa lutte contre une société qui change et contre des affairistes et des voleurs à la solde de l'état. Sa lutte en dehors de la loi, va faire du "brigand bien aimé" un superbe film de vengeance qui explique finalement comment un honnête homme peut devenir un délinquant. Il y a évidemment du "Robin des Bois" dans ce film. Et il est bien difficile de ne pas prendre parti pour Jesse James, dont la mère se fait assassiner, dont la ferme est volée. Jesse James deviendra alors le représentant violent des petits fermiers de l'Ouest, pris à la gorge par le progrès mais par aussi les pires affairistes aidée par la finance. Le scénario de Nunnally Johnson est parfaitement écrit et on comprend la volonté de ce dernier à vouloir pousser Zanuck à adapter à l'écran son scénario.

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Ci-dessus : Tyrone Power

Si à cela on doit ajouter une superbe réalisation d'Henry King qui devait comme à son habitude reconnaître en avance  les extérieurs avant de tourner, vous comprendrez que ce film m'a beaucoup plu. Ainsi, la plus belle scène est sans doute la scène de l'attaque du train. On y voit Tyrone Power sautant de wagon en wagon dans l'ombre de la nuit et les passagers éclairés dans le train en même temps, mais ne se doutant de rien. L'esthétique de la scène est réellement superbe. Ce film est un des plus beaux rôles de Tyrone Power. Le seul bémol et il n'est pas des moindres, est le sort fait aux chevaux à l'époque. Ainsi, deux chevaux sont précipités d'une falaise pour les besoins d'une scène. C'est assez cruel pour être noté. Et les associations de protection des animaux mettront souvent en avant ce film pour montrer la cruauté du Hollywood de cette époque à l'égard des bêtes. Quoiqu'il en soit, le film devait être un gros succès et donc bénéficier l'année suivant d'une suite avec également Henry Fonda : "le retour de Frank James". Premier chef d'oeuvre du Western en couleur, tout autant que film social, "le brigand bien aimé" mérite donc tout votre intérêt.

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Ci-dessus : Tyrone Power et Nancy Kelly

Galerie de photos du film :

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Ci-dessus : Tyrone Power et Nancy Kelly

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Ci-dessus : Henry Fonda et Tyrone Power

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Ci-dessus : Nancy Kelly, Tyrone Power et le réalisateur Henry King sur le tournage du "Brigand bien aimé".

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Ci-dessus : Tyrone Power et Randolph Scott sur le tournage du "brigand bien aimé"

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Ci-dessus : Une photo de tournage. Notez l'énorme caméra Technicolor à gauche de l'image et le rail pour le traveling.

 

Film disponible en DVD zone 2 et Bluray Zone B (l'image du Bluray est superbe)

 

Note : 8,5 / 10

27/12/2013

Chasse à l'homme / Manhunt - 1941

Après l'échec de "casier judiciaire" (1938), Lang semblait perdu pour le cinéma américain. Il partit donc vers l'Ouest filmer les indiens. De fil en aiguille, ses petits films furent progeter à Darryl F Zanuck qui décida de l'engager pour deux westerns : "le retour de Franck James" et "les pionniers de la Western Union". On peut toujours critiquer ces deux films, en doutant de l'apport d'un Allemand comme Lang à un thème typiquement américain. Néanmoins, ces films eurent pour conséquences de sortir Lang de son statut de paria du cinéma américain. Et donc en 1941, il tournait "chasse à l'homme", film cette fois-ci beaucoup plus personnel, car évoquant le nazisme. On sait que Lang était profondément anti-nazi et avait même fondé une association anti-nazie à son arrivée aux USA. Le film est également intéressant, car il nous permet de voir la première collaboration de Lang avec Joan Bennett. Cette dernière deviendra une des égéries de Lang et jouera ainsi dans 3 autres films noirs de Fritz Lang : "la femme au portrait" (1944), "la rue rouge" (1945) et "le secret derrière la porte" (1948). Mais on la verra aussi dans d'autres films, comme par exemple, le formidable film avec Paul Henreid, "le balafré" (1948). George Sanders est également présent dans "chasse à l'homme". Et on notera qu'il avait déjà été le partenaire de Joan Bennett l'année précédente dans "le fils de Monte-Cristo". Malheureusement, ce film est indisponible en France, mais disponible sur Youtube sans sous-titres. On se demande bien pourquoi les éditeurs ne sortent pas ce film. Si quelqu'un de Sidonis ou Wild Side passe par là et peut faire quelque chose. Il est le bienvenu.

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Pour revenir à "Chasse à l'homme", je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais essayer de vous donner envie de le voir. Le film est tiré du roman "Manhunt", dont Dudley Nichols fera un scénario, qui sera remis à Lang. Le film évoque l'Allemagne nazi, mais aussi la possibilité d'un assassinat d'Hitler. Le but du film est de décider l'Amérique à rentrer dans le conflit. Lang évoque différents thèmes : espionnage, amour, mais aussi conscience et inconscient. Le chef du contre espionnage joué par George Sanders, va jouer malgré lui, le rôle du psychiatre. et Walter Pidgeon, le héros, va jouer le rôle du patient. Sanders arrivera à la fin du film à donner conscience à l'inconscient des actes de Pidgeon. Enfin, il faut ajouter que le personnage de  Joan Bennett est très sympathique. En effet, elle joue une fille facile du peuple, qui rencontre en Pidgeon l'homme parfait. Elle est très touchante, quand elle pleure, lui voulant dormir seulement sur le canapé de lui même. On a l'impression qu'elle est déçue que ce dernier ne se jette pas sur elle. Mais on se dit aussi, qu'elle pleure, parce que c'est aussi le premier homme qui dort chez elle, sans rien tenter. Et comme nous, elle est touchée par ce geste désintéressé. On reste surpris par le petit budget du film, et par seulement les 28 jours de tournage pour un tel résultat à l'écran.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Walter Pidgeon

"Chasse à l'homme" est donc au bout du compte, un beau film noir et romantique. On en oublie que son sujet est celle d'un film de propagande. Le suspens fait parfois penser à Hitchcock. Et on se rappelle ainsi, d'autres films anti-nazis cette fois-ci d'Hitchcock, comme "Saboteur" (1942) ou "Correspondant 17" (1940), même si Lang en fera d'autres, comme "Les Bourreaux meurent aussi" (1943), "Espions sur la Tamise" (1944) et "Cape et Poignard" (1946).. Et en plus, on a la chance de retrouver Joan Bennett en anglaise des rues avec un accent très british mais aussi très populaire. Je ne peux donc que vous conseiller sur la magnifique édition sortie dernièrement par Sidonis, qui a une magnifique qualité d'image et de très nombreux bonus; dont un long entretien avec un spécialitste de Lang, Bernard Eisenschitz et Mr Patrick Brion.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Walter Pidgeon

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Ci-dessus ; Walter Pidgeon et Roddy McDowall

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Disponible en Bluray et DVD zone 2 et B sous-titré en français dans un coffret magnifique, comprenant un livret explicatif.

Note : 8 / 10

21/08/2013

Je n'ai pas tué Lincoln / The prisonner of Shark Island - 1936

Je ne sais pas si vous avez déjà vu "je n'ai pas tué Lincoln", mais c'est un film à voir et à revoir. En effet, tout d'abord c'est un film de John Ford. Mais en plus il fait parti du "corpus" de Ford portant sur Lincoln. Ainsi John Ford devait tourner en 1939 "vers sa destinée" qui raconte l'histoire du jeune Lincoln. Mais revenons à "je n'ai pas tué Lincoln". Le film a un casting intéressant avec en tête Warner Baxter, formidable acteur que l'on se souvient avoir vu joué dans "42ème rue" (1933) interprétant un metteur en scène dépressif, ou dans "les chemins de la gloire" jouant cette fois ci un capitaine français pendant la première guerre mondiale. On ne s'en souvient plus aujourd'hui, mais Warner Baxter était un des acteurs les plus célèbres et les mieux payés d'Hollywood des années 30. Pour preuve en 1929, il obtenait un Oscar du meilleur acteur. Dans les seconds rôles on retrouve de fameux acteurs, comme par exemple John Carradine dont li serait trop long de faire la filmographie, vu qu'il a joué dans plus de 250 films. Mais il n'y a pas que des seconds rôles, il y a aussi une vedette féminine en la personne de Gloria Stuart, oui la Rose de Titanic que l'on retrouve ici toute jeune. Enfin, le frère de John Ford est présent, en la personne de Francis Ford, mais aussi Harry Carrey, père de Harry Carrey Jr récemment disparu.

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Mais quel est le sujet de ce "je n'ai pas tué Lincoln". Eh bien, en réalité le sujet est assez simple. Un médecin, Samuel Mudd (Warner Baxter) est emprisonné car soupçonné d'avoir hébergé et soigné l'assassin de Lincoln, John Wilkes Booth. Ford se plaît alors à dérouler le fil de l'histoire et à retourner à l'enver le concept sartrien, qui veut que l'Enfer ce soit les autres. Si l'Enfer peut être constitué par les autres, c'est bien parce qu'ici le personnage du docteur, ne peut retrouver sa place parmi ses concitoyens et que sa vie est détruite par la participation dans un crime pour lequel il est condamné. On a donc bien le sentiment que le personnage de Baxter ne pourra vivre que par et pour les autres. Dès le départ, docteur il vit pour sa femme, son enfant, ses patients, et ensuite il vit dans le regard des autres comme un présumé coupable. Cette situation est pour lui intolérable. Il n'aura donc de cesse de vouloir échapper à sa situation et à un destin qui semble horrible.

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Ci-dessus : Warner Baxter

John Ford visite donc là, la vengeance d'une société contre un homme présumé coupable d'un crime qu'il ne semble pas avoir commis. Et le ton du film est très bon pour la plupart du temps. On se régale de voir en John Carradine un gardien sadique. Et on tremble et on espère devant les tentatives d'évasion. On a donc son lot d'émotions. Que peut on reprocher à ce film ? Peut être un traitement un peu binaire est simple des soldats noirs. Quoiqu'il en soit si "je n'ai pas tué Lincoln" est bien une commande de la Fox de Zanuck à Ford, il n'en reste pas moins comme un des films les plus noirs de Ford, pourtant apôtre des bons sentiments à l'écran. Mais la fin du film tempèrera cette ambiance lourde et donnera au spectateur un peu sérénité. Par contre au niveau de la musique, il n'y a pas grand chose à ce mettre sous la dent. En effet, la musique de Louis Silvers est très classique, voir trop classique et peu innovante, et nous reprend systématiquement "mon beau sapin" pour les thèmes un peu sentimentaux.

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Ci-dessus : John Carradine

Mais globalement, j'ai été très positivement surpris par ce "je n'ai pas tué Lincoln". Certaines critiques, pourraient reprocher à ce film, certaines scènes peut être un peu statique. Mais dans ce cas, je vous donnerai la réponse de Ford : "les acteurs sont mieux payés que les techniciens, ce sont donc à eux de bouger". Ce "je n'ai pas tué Lincoln" reste donc un vrai bon Ford.

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Film disponible en DVD Zone 2 chez Opening. Attention j'ai acquis ce film d'occasion et le film sautillait sur la fin et avait manifestement un problème. Cela laissait supposer un défaut de pressage. A voir si le défaut se reproduit sur d'autres médias.


A noter 45 mn de Bonus.

Note : 8 / 10

26/03/2013

Le retour de Frank James / The Return of Frank James - 1940

Suite du "brigand bien aimé" (1939), "le retour de Frank James" (1940) est un film de Fritz Lang. C'est un western très intéressant, car c'est le premier western de Lang mais aussi le premier film de l'admirable Gene Tierney et donc également un western en couleur, très peu courant en 1940. Je vais une fois n'est pas coutume laisser la parole à Patrick Brion et Bertrand Tavernier à travers  2 superbes présentations videos. Je ferai néanmoins un bémol par rapport à la très intéressante présentation de Mr Tavernier. Pour ma part, je crois que c'est faire un faux procès concernant le traitement des personnages de couleurs du film que de dire que le film est méprisant ou que Lang a voulu être méprisant à l'égard des noirs. En effet, après la guerre de sécession je ne pense pas que les rapports entre blancs et noirs devaient être différents de ceux mentionnés dans le film. C'est donc pour moi un souci de réalité du scénariste et de Lang. Il en va de même avec le personnage d'Henry Hull qui fait un journaliste avocat extrémiste, comme il devait en exister à la frontière de l'Ouest. Je pense que c'est un peu une erreur de vouloir juger ce cinéma et surtout l'après guerre de sécession retrospectivement avec un regard de notre époque.

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Le film bénéficie si on peut dire d'un scénario de Sam Hellman qui n'arrive que rarement à ménager du suspens ou des temps forts et des rebondissements. C'est ce qui fait le plus de mal au film. Pour le reste, la jeune Gene Tierney est parfaite en journaliste innocente dont la beauté crève déjà l'écran. Je finirai sur une anecdote assez intéressante. En effet, Gene Tierney trouvera sa voix trop fluette en voyant son premier film, et se mettra donc à fumer après ce film.

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Ci-dessus : Henry Earl et Henry Fonda

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Ci-dessus : Gene Tierney dans "le retour de Frank James"

Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis

Présentation de Patrick Brion :

 

 

Présentation de Bertrand Tavernier :

 

 

Disponible dans certainss magasins Cora à 6,99 € (16,90 € sur Amazon)

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Note : 6,5 / 10