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21/04/2014

Lettre d'une inconnue / Letter from an Unknown Woman - 1948

"Lettre d'une inconnue" est le deuxième film américain de Max Ophüls. Le film est tiré du célèbre roman de Stefan Zweig. Le film a beaucoup de qualités. Il est admirablement filmé par Ophüls, qui arrive à donner de la vie à une histoire finalement binaire entre 2 personnages principaux : Lisa Berndle (Joan Fontaine) et Stefan Brand (Louis Jourdan). En même temps, les scénaristes et Ophüls insistent sur le côté littéraire de l'oeuvre, donnant de temps en temps de longues citations du roman de Zweig. Mais comment pourrait il en être autrement, le but étant de nous faire rentrer dans un roman dont le sujet explore les coeurs et les âmes des personnages. Cette bonne volonté de coller au roman, alourdi malgré tout le récit. Mais lorsque ce parti pris est accepté, on profite alors pleinement du film.

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Ce qui marque le plus dans la réalisation d'Ophüls, c'est sa volonté de représenter Joan Fontaine du début à la fin de son histoire. Lorsque l'histoire commence il aurait pu prendre une jeune fille de 12 ou 15 ans, mais il préfère prendre Joan Fontaine habillée en vêtements d'enfant. Ce qui peut choquer ou surprendre au premier abord, n'est en fait que la représentation du personnage au moment où il raconte cette histoire. Mais ce qui fait la grande force du film, c'est l'incroyable beauté intemporelle de l'histoire, qui nous raconte l'étrange incommunicabilité qu'il peut exister entre certains êtres exceptionnels, et que l'amour n'est pas forcément rayonnant en plein soleil pour eux, mais parfois sombre et caché dans les replis du coeur. En cela, "lettre d'une inconnue" est exceptionnelle. Ophüls donne autant une leçon de cinéma, qu'une leçon de vie tout court et force le spectateur à s'interroger sur lui même, sur son propre rapport avec les autres, sa sexualité, mais aussi sur sa fin. En cela, ce film mérite toutes les éloges. Et vous qui êtes en train de lire ces lignes, lorsque vous aurez vu "lettre d'une inconnue" peut être vous vous demanderez, si quelque part en secret, il y a une personne qui en ce moment vous aime, et dont vous ignorez l'existence ? Drame ou misère humaine, le sujet était évidemment un formidable scénario pour un drame dont le cinéma aurait eu tort de ne pas s'emparer.

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Ci-dessus : Louis Jourdan et son domestique

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Ci-dessus : Joan Fontaine (à droite)

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Ci-dessus : Joan Fontaine

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Ci-dessus : Louis Jourdan et Joan Fontaine

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Ci-dessus : Louis Jourdan et Joan Fontaine

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Ci-dessus : Joan Fontaine

Extrait :

 

Disponibile en Bluray Zone 2 en VO sous-titrée en français dans un très beau master, chez Carlotta.

Note : 7,5 / 10

06/04/2014

Jane Eyre - 1943

"Jane Eyre" de Robert Stevenson est peut être un des films les plus baroques et gothiques de la Twentieth Century Fox des années 40. Le film est évidemment tiré du roman de Charlotte Brontë, largement autobiographique. David O’Selznick avait idée de produire ce roman, mais comme il a déjà produit "Rebecca" (1940), il renonce à se lancer dans cette adaptation qu'il cède à la Fox. Le réalisateur anglais Robert Stevenson, est arrivé à Hollywood en 1939. L'année précédente il a tourné un petit film de propagande, "Jeanne de Paris" (1942) avec Paul Henreid et Michèle Morgan, assez insignifiant, il faut bien le dire. Plus tard dans sa carrière, il devait tourner, 19 films pour les studios Disney, dont "Marry Poppins" (1964). Et à la vue de sa filmographie, on peut considérer que ce "Jane Eyre" est bien le meilleur film de Robert Stevenson. En effet, il peut s'appuyer sur un fabuleux qui regroupe, Orson Welles, Joan Fontaine, mais aussi Elizabeth Taylor enfant alors âgée de 12 ans, mais aussi pour les connaisseurs des seconds rôles hollywoodiens : Henry Daniell et Agnes Moorehead.

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De ce très bon casting, Stevenson va entirer le maximum, en s'appuyant sur l'exubérante photographie noir & blanc, d'un grand maître du noir & blanc George Barnes, qui a fait dans cette oeuvre, un incroyable travail sur la lumière et sur les ombres. Ainsi, le directeur de la photographie, George Barnes arrive à faire ressortir les expressions du visage de chaque personnage et à donner un aspect étrangement gothique à tout le film. La réalisation est donc propre à remuer le spectateur. Mais à ceci il faut ajouter également la magnifique de Bernard Herrmann dont le style convient tout à fait au genre du film. "Jane Eyre" est donc une oeuvre portée par une grâce dont la forme et le scénario sont l'aboutissement. Il n'y a donc rien à reprocher à ce film, au ton assez peu courant pour son époque. Il faut donc remercier chaudement l'éditeur RIMINI EDITIONS, pour cette sortie de première importance et souhaiter que cet éditeur sorte très rapidement d'autres chefs-d'oeuvre du cinéma injustement oubliés."Jane Eyre" laisse donc une marque dans le coeur de chaque spectateur, et nous parle à tous, de tout ce que nous voulons cacher de nos vies à ceux que nous aimons.

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Ci-dessus : Elizabeth Taylor enfant

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Ci-dessus : Joan Fontaine

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Ci-dessus : Orson Welles et Joan Fontaine

 

Extrait de la musique de Bernard Herrmann :

 

La bande-annonce :

Film disponible en DVD zone 2 (version française et Vo sous-titrée) chez Rimini Editions (qualité d'image correcte, mais on aurait aimé un meilleur master).

Note : 9 / 10

22/01/2014

L'invraisemblable Vérité / Beyond a reasonable doubt - 1956

"L'invraisemblable Vérité" est le dernier film américain de Fritz Lang. Le film ne se distingue pas par une mise en scène particulièrement fouillée comme dans d'autres films de Lang. André Bazin, parle d'ailleurs de "vide barométrique de la mise en scène". Je n'irai pas jusque là, mais on sent que Lang est allé un peu au bout de son destin hollywoodien ou de son inspiration en Amérique. C'est le producteur, Bert E. Friedlob, qui lui avait proposé ce scénario tout de suite après le tournage de "la cinquième victime". Le film est aujourd'hui surtout, fascinant pour le modernisme de son propos, qui nous raconte l'histoire d'un journaliste qui se fait passer pour le coupable du meurtre d'une jeune femme, afin de prouver la dérisoire incertitude de la justice et donc l'injustice de la peine de mort. Lang qui n'a pas eu la main mise sur le scénario semble être allé au bout de son inspiration. Ainsi sa réalisation semble dénuée de tout l'expressionnisme sublime qui l'ont rendu célèbre dans nombreux de ses films, et même dans des films noirs américains, comme "la femme au portrait" (1944) ou "la rue rouge" (1945).

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La fin du film, d'une profonde noirceur semble être le parallèle de l'esprit d'un réalisateur, lassé par la société américaine qu'il avait dénoncé quelques mois auparavant dans "la cinquième victime". Il finira d'ailleurs par la traiter de "panier de crabes". On ne s'en doutait peut être pas à l'époque, mais le départ de Fritz Lang était peut être aussi imperceptiblement, le début de la fin artistique du grand Hollywood. Quoiqu'il en soit, le scénario de "l'invraisemblable vérité" devait être de nouveau tournée en 2006 et sortir sous le même titre américain que le film de Lang : "Beyond a reasonable doubt". Le titre français est "présumé coupable" et le procureur prend une place qu'il n'a pas dans le film de Lang. En effet, c'est Michael Douglas qui reprend le rôle. Quant au journaliste joué par Dana Andrews, Jesse Metcalfe n'apporte pas beaucoup d'étoffe à son personnage. Et je ne parlerai pas de l'actrice féminine qui reste à des années lumières de Joan Fontaine. Cette nouvelle version, reste néanmoins un bon divertissement, qui n'arrive pas évidemment à concurrencer l'original qui reste lui comme un classique du film noir, même si on a connu Lang beaucoup plus inspiré.

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Ci-dessus : Sidney Blackmer et Dana Andrews

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Ci-dessus : Barbara Nichols et Dana Andrews

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Ci-dessus : Dana Andrews et Joan Fontaine

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ci-dessus : Joan Fontaine et Fritz Lang

Note : 7,5 / 10

16/12/2013

Décès de Joan Fontaine et de Peter O'Toole !

Après le décès de Peter O'Toole, on apprenait le décès de Joan Fontaine, parti pour le cinéma du Paradis. Joan Fontaine, devrait souffrir toute sa vie de la concurrence de sa soeur Olivia de Havilland, qui obtenait le rôle de Mélanie dans "Autant en emporte le vent" (1939) ou de Marianne dans "les aventures de Robin des bois" (1938). Mais pourtant sa carrière n'avait rien à envier à celle de sa soeur. En effet, elle devait travailler avec les plus grands réalisateurs, dont peut être le plus célèbre entre tous, Hitchcock, pour "Rebecca" (1941) et "soupçons" (1942). Joan Fontaine avait une personnalité propre, et on peut dire d'elle que parfois elle savait se faire détester. Ainsi dans le film "la femme aux maléfices" (1950), elle était toute en gentillesse, mais au fond une femme profondément calculatrice et perverse, sa gentillesse étant sa principale arme. On se rappelle aussi de son interprétation dans "Ivanhoé" (1953) avec Robert Taylor, où elle arriva parfaitement à faire oublier sa soeur.

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Quant à Peter O'Toole, c'est évidemment l'interprète inoubliable de "Laurence d'Arabie" (1962) de David Lean. Mais ses rôles plus récents étaient toujours aussi bouleversants. Ainsi, on le remarque en roi Priam dans "Troie" (2004) et en pape Paul III dans la série "les Tudors" dans l'un de ses derniers rôles. Ce soir il y a deux étoiles de plus au firmament du cinéma.

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Hommage à Joan Fontaine :

 

Hommage à Peter O'Toole

22/09/2013

La femme aux maléfices / Born to be bad - 1950

"La femme aux maléfices" est aussi connu en France, sous le titre de "la séductrice". Le film a été réalisé par Nicholas Ray, et a été produit par Howard Hughes (le célèbre milliardaire), qui venait de racheter la RKO en 1948. Hughes voulait absolument faire tourner cette adaptation littéraire du roman d'Ann Parish au titre évocateur : All Kneeling ("Tous à genoux"). C'est Hughes qui va imposer Joan Fontaine, à la place de Barbara Bel Geddes. Lorsqu'on voit le résultat à l'écran, on peut dire que le choix a été judicieux, même si on ne peut pas préjuger du résultat d'une version avec Barbara Bel Geddes. Mais Hughes sera peu satisfait du travail de Nicholas Ray sur le film et décidera de s'investir lui même, modifiant le montage et insérant des dialogues. Ainsi, le personnage du milliardaire, pilote d'avion, lui fait directement référence et finalement Zachary Scott, joue Howard Hughes. C'est d'ailleurs assez troublant.

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Cette main-mise de Hughes sur le film, laissera un goût amer à Nicholas Ray, qui dira plus tard, en interview, qu'il n'a aucun plaisir à évoquer ce film. Mais est ce la seule raison ? Peut être doit on chercher également du côté de la vie privée de Ray, qui avait épousé Gloria Grahame la même année, pour un mariage malheureux. Ce film lui rappelait peut être une période difficile de sa vie ? Quoiqu'il en soit "la femme aux maléfices" bénéficie de nombreuses qualités, avec un casting alléchant composé donc de Joan Fontaine, Robert Ryan, Zachary Scott, Joan Leslie, et Mel Ferrer. Mais surtout, le film est illuminé par le jeu de Joan Fontaine qui sait jouer la femme vénale, calculatrice et même perverse avec passion. Ray nous décrit donc un univers où l'égoïsme et le chacun pour soi est roi. Et le personnage de Christabel incarné par Joan Fontaine, manipule chaque interprète, jusqu'au dénouement final. Le film est très troublant et aurait très bien pu être un film pré-code. En effet, il évoque autant les relations hors mariages, que l'adultère, mais aussi la sexualité féminine. Et on a toujours l'impression que Joan Fontaine, a une petite jouissance à chaque tour qu'elle joue à son entourage. C'est assez étrange comme impression.

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Ci-dessus : Joan Fontaine

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir le travail sur les ombres, du directeur de la photographie, qui est encore ici Nicholas Musuraca, un des meilleus directeur de la photographie de la RKO. Musuruca, comme à son habitude, donne une vie aux ombres, pour par exemple ici, nous faire comprendre que Christabel, a deux personnalités, ou deux visages, l'un angélique, l'autre diabolique. Musraca, cache aussi parfois les visages, comme pour montrer que les protagonistes, avancent masqués. Mais, il faut dire aussi un mot sur la très belle musique de Friedrich Hollaender, qui accompagne parfaitement l'image.

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Ci-dessus : Joan Fontaine

Alors que peut on reprocher à "la femme aux maléfices" ? Pas grand chose finalement. Le film s'approche des meilleurs comédies dramatiques, réalisées par d'autres studios. Malheureusment le "Happy End" affaiblit considérablement le film et évite une chute plus atroce du personnage féminin. Donc on a un peu l'impression de s'arrêter en chemin. Mai peut être était ce la volonté des scénaristes et de Hughes, de ne pas condamner totalement certaines femmes, d'ailleurs, on montre bien à la fin que "son prix" augmente, à travers une vente de tableau. "La femme aux maléfices" reste donc une oeuvre intéressante qui manque de peu le statut de chef-d'oeuvre, mais qui de part ses qualités, vous donnera toujours l'impression de voir du cinéma et non pas de la mauvaise télévision, comme il a été dit, très justement par une critique.

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Ci-dessus : Robert Ryan et Joan Fontaine

Film disponible en DVD zone 2, aux éditions Montparnasse, VO sous-titré.

 

La bande-annonce :

 

Note : 7,5 / 10

03/02/2013

Une demoiselle en détresse / Damsel in distress - 1937

"Demoiselle en détresse", tourné en 1937 et sorti en France en 1938, était la réalisation d'un souhait de Fred Astaire : casser son duo avec Ginger Rogers pour le faire apparaître dans d'autres types de films et avec d'autres artistes. La RKO ne voulant pas tuer la poule aux oeufs d'or que représentait le duo Astaire/Rogers décida de mettre une débutante avec Fred Astaire pour "Demoiselle en détresse" en la personne de Joan Fontaine et élimina d'autres choix qui risquaient de porter de l'ombre à Ginger Rogers (comme Ruby Keleer ou Jessie Matthews). Le but était bien évidemment d'empêcher le public de faire quelques comparaisons avec Ginger Rogers. Ainsi, Joan Fontaine jeune débutante de 20 ans, ne chante pas, ne danse pas et joue uniquement la comédie. Fred Astaire dit d'ailleurs quelques mots de sa partenaire, Joan Fontaine : "Joan n'était pas une danseuse professionnelle, mais elle avait un peu étudié la danse, et on pouvait supposer qu'elle pourrait faire tout ce que nous lui demanderions. Son rôle ne comportait pas beaucoup de passages dansés ... on pensait éviter toute comparaison désagréable en en demandant pas trop à notre vedette." Il y a une scène dansée entre elle et Fred Astaire et tout cela est millimétré. Malheureusement Joan Fontaine fait immanquablement penser à l'autre duo Astaire/Rogers et elle semble bien perdu dans le peu de chorégraphie que le réalisateur George Stevens lui autorise.

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Astaire trouve d'autres partenaires dansant en la personne du duo George Burns & Gracie Allen, mariés à la ville et souvent à l'écran. Gracie Allen jouant une secrétaire particulièrement stupide, mais terriblement drôle. Néanmoins la comédie ne fait pas oublier le légendaire duo Rogers/Astaire et on finit par s'ennuyer, devant un Fred Astaire incapable de trouver un partenaire à sa mesure dans ce film et qui finit par tourner tout seul à vide. Pire, Joan Fontaine semble bien être une demoiselle en détresse chorégraphique. On finit donc par s'ennuyer malgré une belle musique de Gershwin, qui devait subitement mourir à la fin de la production du film.

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Ci-dessus la toute jeune Joan Fontaine et Fred Astaire

Je ne conseillerais donc ce film qu'aux fans inconditionnels de Fred Astaire. Pour les amoureux des comédies musicales de Fred, il y a beaucoup mieux et heureusement. Swing Time (1936) est de cette même période mais à des années lumières au-dessus de ce film. Comme quoi, il n'était pas si facile que ça de quitter Ginger Rogers ! C'est tellement vrai que les deux prochains films de Fred Astaire, après l'échec commercial de "Demoiselle en détresse", devaient être deux films avec Ginger Rogers. Comme quoi on revient toujours à son premier amour, même au cinéma.

 

Extrait du seul numéro de danse entre Fred Astaire et Joan Fontaine :

 

 

La réplique du fillm :

-Je ne sais pas quel jour on est !

-Regarde le journal sur ton bureau.

-Cela ne m'aidera pas. C'est celui d'hier !



NOTE : 4,5 / 10

25/08/2012

Ivanhoé -1952

J'ai envie de vous parler d'un de mes films préférés. Il s'agit d'Ivanhoé, film éponyme du héros du roman de Walter Scott. Ce film a été tourné en 1952 par Richard Thorpe,  un des maîtres du cinéma d'aventures hollywoodiens.

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Ce film avait tous les ingrédients du succès. Tout d'abord un casting fabuleux, avec Robert Taylor, Elizabeth Taylor, Joan Fontaine, George Sanders, et Robert Douglas dans les rôles principaux. Je n'ai pas besoin de parler ou de présenter Robert & Elizabeth Taylor. Pour George Sanders, c'est un acteur fabuleux que l'on retrouve par exemple dans "le portrait de Dorian Gray", "All about Eve" ou dans "Bel Ami" de d'Albert Lewin. Robert Douglas est un acteur beaucoup moins en vue. Mais on se rappelle de son rôle de félon dans le "Prisonnier de Zenda" avec Stewart Grangers. Il apparaîtra d'ailleurs ensuite dans un autre film de chevaliers : "Richard Coeur de Lion".

 

Ivanhoé fait parti de la trilogie de films de chevaliers avec Robert Taylor : Ivanhoé, les chevaliers de la table ronde, et Quentin Duward.

 

ci-dessous Robert Taylor et Joan Fontaine :

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La réalisation de Richard Thorpe est parfaite et sait exploiter le technicolor de l'époque. Bien entendu on peut aujourd'hui regretter un manque certains d'effets spéciaux dans les scènes d'actions. Mais le scénario, le casting, emportent les dernières réticences. Qui plus est, si on ajoute à cela la fabuleuse musique de Miklos Rosza.

 

Elizabeth Taylor :

 

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Ce que j'adore dans ce film, c'est également le caractère du héros que l'on peut relier à celui du film que j'évoquais dans ma note précédente. Mais néanmoins, là le personnage d'Ivanhoé est un peu différent. Là il est guidé non pas par la vengeance mais par ce qui est juste et par ce qui doit être. La morale du film serait un peu :"fait ce qui doit être fait pour que les choses aillent mieux".

 

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Extrait musical de l'ouverture d'Ivanhoé :

 

 

 

On ne peut être aussi que profondément touché par la recréation sous nos yeux de cet univers du moyen-âge qui va du troubadour chantant, à l'art de la table en passant par les scènes fabuleuses du tournoi de chevalerie ou du siège du château. Tout un monde disparu depuis des siècles renait nous nos yeux. Ce monde est bien entendu totalement idéalisé et hollywoodien au possible. Il n'en reste pas moins que les rêves d'enfants sont parfois plus forts que la réalité, et que l'usine à rêve hollywoodienne a construit et idéalisé aussi l'image que l'on se fait du passé.

 

En résumé : Comme on disait à Hollywood dans les années 50 pour ce type de film : "That's Entertainment !!"

 

 

P.S

BOUGEZ VOUS LES EDITEURS ET SORTEZ CE TYPE DE FILM EN BLU-RAY !!!!


NOTE : 9 / 10