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22/11/2014

Le Charlatan / Nightmare Alley - 1947

"Le charlatan", c'est peut être un des films les moins désirés de Darryl F Zanuck. En effet, ce dernier n'avait pas particulièrement apprécié le roman de William Lindsay Gresham. Il considérait d'une part que la plupart des thèmes ne passeraient pas la censure et que le rôle titre allait détruire l'image de star de Tyrone Power, auprès du public. Pourtant, Tyrone Power voulait vraiment jouer ce rôle, qu'il considérait comme une parabole sur la star hollywoodienne. Et c'est Lana Turner avec laquelle il entretenait une liaison qui devait écrire à Darry F Zanuck pour le convaincre de laisser jouer Tyrone Power. Zanuck mis alors au travail, deux scénaristes, dont Jules Furthman, pour tenter d'adapter le roman. Dans le but d'atténuer le côté glauque de l'oeuvre, il mit sur le projet, peut être le réalisateur, le plus spécialisé dans le mélodrame romantique : Edmund Goulding. Ce dernier était connu pour ses réalisations de grands mélodrames. On peut citer le magnifique "victoire sur la nuit" (1939) avec Bette Davis, l'inoubliable "Grand Hotel" (1932) avec John Barrymore, "voyage sans retour" avec Kay Francis et William Powell,  On peut également noter qu'il avait déjà tourné avec Tyrone Power, "le fil du rasoir" (1946). Le début du film, commence assez étrangement en situant le début de l'histoire dans une fête foraine. On pense alors encore à William Powell, et à sa prestation dans "le grand Ziegfeld". Mais ce serait un contre-sens. Car finalement le film se rapproche plutôt de "Freaks" (1932) de Tod Browning.

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L'histoire est composée de 3 parties et d'une conclusion. La première partie est en quelque sorte, la mise en place, la seconde l'avancée sociale du personnage joué par Tyrone Power. La troisième partie, est sa décente vers les bas fonds. La conclusion pour moi n'est pas très claire. Le personnage est il sauver en quelque sorte par l'amour de sa femme ? On peut le supposer. Les plus pessimistes y verront la dernière humiliation du personnage, qui ne trouve que pitié dans les yeux de sa propre femme. Le casting est très bon, Tyrone Power, est entouré par une Joan Blondell vieillissante, mais terriblement convaincante, par Coleen Gray qui arrive à donner du corps à un personnage de peu d'envergure. Mais c'est surtout le personnage d'Helen Walker qui interroge. En effet, son rôle de psychiatre perverse et manipulatrice, lui va comme un gant, elle la belle intellectuelle du Hollywood de cette époque. Enfin, il faut citer au crédit du film, la magnifique photographie de Lee Garmes, sur laquelle le réalisateur, Edmund Goulding, confia s'être reposée, tout le long du film. Helen Walker, qui a un second rôle très important dans le film (le rôle de la psychiatre), devait être gravement blessée, et avoir sa carrière brisée en 1946. En effet, le 1er janvier 1946, elle devait avoir un accident de voiture avec 3 GI pris en auto-stop, et être accusée d'être ivre au volant par un des passagers. Sa carrière ne devait jamais se remettre de ce scandale. Pour revenir au "Charlatan", le film évoque presque ouvertement, les relations sexuelles, sans mariage, l'ambition, l'hypocrisie du faux dévot. Interprété par certaines critiques, comme une féroce attaque de la religion, il pourrait en être également une défense, par la mise en avant de la seule valeur qui vaille quelque chose en ce monde : l'amour sincère d'un homme et d'une femme. Au final, "le Charlatan" est un film à tiroirs, qui n'a pas fini de faire parler de lui, et qui mérite d'être vu et revu. Archétype même du film noir dramatique, il est obsédant, comme le destin de l'Homme. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Joan Blondell

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Ci-dessus : Tyrone Power & Joan Blondell

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Ci-dessus : Coleen Gray, Joan Blondell, Tyrone Power, & Mike Mazurki

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Ci-dessus : Coleen Gray, Tyrone Power, et Helen Walker (de profil avec un porte-cigarette)

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Ci-dessus : Coleen Gray & Tyrone Power

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Ci-dessus : Coleen Gray

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Ci-dessus : Coleen Gray & Tyrone Power

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Ci-dessus : Helen Walker & Tyrone Power

 

La bande-annonce :

Film disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis & Calysta en VO sous-titrée

Note : 7,5 / 10

17/09/2013

Miss Pinkerton - 1932

On réservera le "Miss Pinkerton" de Llyod Bacon aux fans inconditionels de Joan Blondell. En effet, ni la réalisation, ni le scénario confus au possible ne permet au spectateur d'avoir une attention soutenue tout le long du film. Alors certains, pourront se contenter de voir Joan Blondell qui nous fait une petite séance de strip-tease involontaire au début du métrage. Mais franchement, après cette jolie entrée en matière, l'ennui guette. Et le film, n'est qu'une avalanche de poncifs, du film noir : maison isolé, majordorme sournois, vieille dame avare et calculatrice etc Bref ! Il faut lutter pour ne pas s'endormir devant cette "Miss Pinkerton", qui ballade le spectateur au gré des changements de scénario. Alors oui il reste Joan Blondell, toujours magnifique et admirable, mais elle est bien isolée avec un George Brent, qui fait ce qu'il peut pour sauver les meubles. On se demande pourquoi la Warner a sorti ce film de Joan Blondell, alors qu'elle a fait tant d'autres films magnifiques. A oublier.

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Ci-dessus : Joan Blondell et George Brent dans un des seuls plans intéressants

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Ci-dessus : Joan Blondell

Note : 4,5 /10

28/08/2013

Three on a match - 1932

"Three on a match" raconte l'histoire d'une femme perdue dans les affres des passions amoureuses. "Three on a match" est tout d'abord une superstition américaine issue de la première guerre mondiale, qui veut qu'utiliser une allumette pour trois cigarettes porte malheur. Ainsi, parmi les soldats qui faisaient ça, un des trois étaient tués. On a essayé de donner plusieurs explications à cette superstition. Quoiqu'il en soit, si c'est bien le titre du film, ce n'est pas le sujet, mais juste un clin d'oeil à travers un article d'un journal. Le film n'a pas beaucoup de défauts. Mais il en a un gros. En effet, le réalisateur Mervyn Leroy utilise de nombreux articles de journaux pour montrer le temps qui passe. Cela n'apporte rien au film et ça l'alourdit et le rend finalement très vieux. En effet, les cartons apportaient souvent quelque chose par exemple dans les films de Curtiz. Ici ces articles de journaux ne font que rendre le film beaucoup plus lourd. Le début du film paraît aussi un peu laborieux, avec l'explication de la vie d'écolière de nos trois interprètes féminins. Néanmoins, il permet d'établir une construction efficace de la suite de l'histoire.

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Pour le reste, le film a de très nombreuses qualités. Ainsi, il bénéficie d'un très bon casting avec 3 grandes vedettes à l'affiche : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak. De plus le casting des seconds rôles est particulièrement intéressant, avec un rôle de méchant pour Humphrey Bogart. Mais dans les seconds rôles, il y a aussi Allen Jenkis que l'on a vu dans "le bataillon des sans amours" (1933), Warren William que l'on a vu dans "chercheuses d'or" (1933) ou dans "The Private Affairs of Bel Ami" (1947) son dernier film.

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 Ci-dessus : Bette Davis, Joan Blondell, et Ann Dvorak

Humphrey Bogart joue ici un gangster vraiment horrible qui finit par vouloir tuer un enfant kidnappé. Quoiqu'il en soit la prestation de Bogart est ici très convaincante. On se régale aussi du jeu des autres acteurs, et de la descente aux enfers d'une femme qui perd tout pour satisfaire ses passions. Enfin certaines scènes sont à couper le souffle, avec une défenestration particulièrement réaliste. Ce film est donc très bon et on peut regretter que les encarts de journaux le gâchent un peu. En effet, sans ceux-ci, "Three on a match" aurait été, à n'en pas douter, un chef-d'oeuvre de Mervyn Leroy.

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Ci-dessus : Joan Blondell et Bette Davis

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Ci-dessus : Ann Dvorak

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-titré sur le site de la Warner France, ou magasins spécialisés

 

Extrait de scènes avec Humphrey Bogart

Note : 7,5 / 10

26/07/2013

Lawyer Man - 1933

"Lawyer Man" est un film de William Dieterle on y retrouve William Powell qui avait déjà tourné pour Dieterle l'année passée dans le peu réussi "Jewel Robbery". Je peux vous rassurer tout de suite, "Lawyer Man" est bien meilleur. Il est déjà aidé par un bon scénario et par une actrice qui crève littéralement l'écran : Joan Blondell. C'est assez amusant de voir son petit jeu de séduction avec Powell, mais on enrage un peu quand même, que les scénaristes n'aient pas eu l'idée de développer une idylle entre elle et Powell (son patron). Elle reste donc la secrétaire dévouée de son avocat de patron (joué par Powell). Mais elle sera aussi la conscience du héros, qui naviguera avec plus ou moins de succès dans les eaux troubles des prétoires et parfois les affaires se mélangeront aux étreintes amoureuses.

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On suit donc les aventures de William Powell en avocat sans aucun ennui. On remarquera aussi dans les seconds rôles, la vénéneuse Helen Vinson, en femme volage que l'on avait vu également l'année passée dens "Jewel Robbery". "Lawyer Man" n'est pas le meilleur film de la belle Joan Blondell mais il reste tout à fait recommandable pour les amoureux de cinéma classique mais aussi pour les fans de Joan Blondell. Et j'avoue honteusement, faire partie de ces deux catégories.

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Ci-dessus : Joan Blondell et William Powell (dos au mur)

Extrait :

Note : 6,5 / 10

22/05/2013

Blondie Johnson - 1933

"Blondie Johnson" est un film de Ray Enright sorti en 1933. Aujourd'hui qui se souvient de Ray Enright ? Pourtant il a tourné 73 films entre 1927 et 1953. Il a dirigé plusieurs fois Joan Blondell, dans "Havana Widows" (1933), "I've Got Your Number" (1934),  "Dames" (1934), "Traveling Saleslady" (1935),  "We're in the Money" (1935), "Miss Pacific"(1936), ou encore "En liberté provisoire" (1937). La postérité peut reprocher à Enright de ne pas avoir été un auteur, mais si il n'avait pas une mise en scène d'auteur, il a tout de même travaillé avec de grands acteurs et avec Busby Berkeley sur "Dames". On peut donc considérer que Ray Enright a été un grand contributeur à la vie d'Hollywood pendant de longues années, un peu comme Roy Del Ruth. Ainsi, sans être un chef-d'oeuvre absolu du cinéma, "Blondie Johnson" est un film pré-code très intéressant. Le casting comprend outre Joan Blondell, Allen Jenkins, que l'on a vu la même année dans "le bataillon des sans-amour", mais surtout Chester Morris, qui tournera beaucoup mais dont les films sont malheureusement assez introuvables en France avec un sous-titrage.

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Contrairement à d'autres films de cette époque, il y a assez peu de scènes dénudés. On voit un petit peu le décolleté de Joan Blondell. Dans une autre scène, elle porte une tenue un peu transparente, et enfin il y a une scène de baisers sur un fauteuil, et c'est tout. Ceci étant dit, cette scène sur le fauteuil est quasiment intournable un an plus tard quand le code Hays sera en vigueur. En effet, le code refusait les étreintes trop longues et surtout avec deux personnes couchées !

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Ci-dessus : Joan Blondell et Chester Morris

Mais si il y a finalement assez peu d'érotisme, les pires défauts de la société américaine de l'époque sont passés au crible. Cela commence par une première scène d'une rare intensité où on voit notre héroïne, se rendre à l'assistance sociale. Elle voit que personne ne l'écoute parce qu'elle a encore un toit et de la nourriture. Cette seule scène montre la dureté de la crise économique qui frappe encore l'Amérique en 1933. Suite à la mort de sa mère notre héroïne se décide alors à prendre la route du crime pour ne plus jamais avoir faim. Et là, on passe de bars clandestins (speakeasies en anglais), aux sociétés d'assurance bidons noyautées par le milieu du crime, en passant par les rackets, les faux témoignages en procès et finalement au crime. Je ne vous raconterai pas tout le film. Mais je vous dirai seulement, qu'on prend un malin plaisir à voir notre héroïne nager comme un poisson dans l'eau dans un monde d'hommes et d'escrocs sans pitié. "Blondie Johnson" est il un film féministe ? Dans un sens, oui. Car il montre une femme indépendante, qui se décide à vivre que de ses propres ruses. Le film possède quelques scènes très bien filmées comme celle où on voit Joan Blondell, courir et traverser la foule quand elle croit que l'homme qu'elle aime secrètement a été tué. Il y a aussi une autre scène ou des gangsters sont fusillés et là Ray Enright a l'intelligence de montrer seulement une main ensanglantée pour nous faire comprendre ce qu'il s'est passé.

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Ci-dessus : Joan Blondell

A la fin, la morale et l'amour seront saufs. Mais finalement on aura rit, pleuré, et tremblé avec Blondie Johnson, cette incroyable chercheuse d'or d'un genre si particulier. Que demandez de plus au cinéma quand il arrive à nous donner autant d'émotions en moins de 70 minutes ? Merci à la Warner de nous avoir sorti des archives un tel film. Espérons qu'il ne faudra pas attendre 80 ans pour voir d'autres films de cette qualité sortir en France ou avec un sous-titrage français.


La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 dans la collection Hollywood pré-code de la Warner, dans les magasins spécialisés ou sur le site de l'éditeur.

 

Note : 7 / 10

30/03/2013

Chercheuses d'or de 1937 / Gold Diggers of 1937 - 1937

"Chercheuses d'or de 1937" est le troisième film de la série des "chercheuses d'or". Devant le succès des deux premiers numéros, la Warner ne pouvait pas faire moins que de relancer la machine. Et comme dans les autres numéros, les pires stratagèmes seront envisagés pour trouver de grosses sommes d'argent, avec une bonne dose d'humour, et avec au milieu l'habituel pigeon que chacun veut plumer. Vous y ajoutez la musique de  Harold Arlen et Harry Warren et les paroles d'Al Dubin et E Y Harburg plus la chorégraphie de Busby Berkeley et vous vous trouvez avec un assez sympathique divertissement. Le film est mené par le duo de stars : Dick Powell et Joan Blondell. Dick Powell avait déjà joué dans plusieurs films de Busby Berkeley : "42ème Rue", "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade", "Dames", et "Chercheuses d'or de 1935". Mais le duo Joan Blondell et Dick Powell avait aussi travaillé ensemble sur "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade" et "Dames". Et à la réalisation on retrouve un déjà vétéran d'Hollywood, Llyod Bacon à qui on doit 130 films dont par exemple " 42ème rue",  "Picture Snatcher", ou encore "Footlight Parade" déjà commentés ici. Vous l'aurez compris, nous avons donc ici des gens qui ont l'habitude de travailler ensemble et à l'écran force de constater que la magie va encore une fois opérer.

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Il faut ajouter, si cela ne suffisait pas, un casting de seconds rôles intéressants avec en tête l'incroyable interprétation de Victor Moore qui se trouve être un formidable rôle à situer entre le malade chronique et le malade imaginaire. Victor Moore avait commencé sa carrière d'acteur par le muet et on se souvient de lui surtout pour son rôle d'impressario de Fred Astaire, dans le fameux "Swing Time" tourné un an plus tôt. Mais si dans "Swing Time" Moore avait un rôle de faire-valoir, là c'est bien lui qui vole la vedette. Avec Moore on sent que le film est plus fort. On a aussi à l'affiche, Lee Dixon qui nous fait plusieurs numéros de claquettes qui ne font pas oublier ceux de Fred Astaire. Enfin, pour le reste du casting on retrouve des actrices de compléments en la personne de Glenda Farrell, et Irene Ware qui auront l'une et l'autre de petites carrières cinématographiques, et tout le chorus de girls.

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Ci-dessus : Irene Ware

Enfin le cinéphile averti notera la présence dans un tout petit rôle (en secrétaire) de Susan Fleming. Cette dernière ne resta absolument pas célèbre pour ses prestations cinématographiques. En effet, pour elle, il n'y avait rien de plus ennuyeux que de tourner un film et elle détestait cela. Mais elle devait malgré tout rester célèbre en devenant l'épouse d'Harpo Marx jusqu'à la mort de ce dernier le 28 septembre 1964.

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Ci-dessus : Irene Ware, Glenda Farrell, et Joan Blondell

Quant au film c'est une très bonne comédie musicale, on rit beaucoup. Il y a des jolies filles un peu partout qui se balladent en short ou en mini-jupe. Et en cette période de crise, il faut bien dire que ça fait du bien. Alors si le duo Powell, Blondell ne fait pas oublier le duo Ginger Rogers, Fred Astaire, le duo fonctionne maglré tout très bien. Et on s'amuse de tous les complots mis en oeuvre avec le sourire par ces méchants messieurs et ces jolies demoiselles afin de trouver rapidement du cash au dépend du traditionnel pigeon. Comme dans tous les films, un formidable numéro ("All's Fair in Love and War") clôturera l'ensemble. Il n'a malheureusement pas ici l'ampleur ni la durée des autres films de Berkeley. Il n'en reste pas moins terriblement sexy même 76 ans après, censure ou pas d'ailleurs et sera nominé aux Oscars. Ainsi, il est presque impossible pour le spectateur de ne pas succomber au charme de ses chercheuses d'or.

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Ci-dessus : Glenda Farrell et Victor Moore

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Ci-dessuq : Charles D Brown, Glenda Farrell, et Osgood Perkins (père de l'acteur Anthony Perkins)

 

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Ci-dessus : Dick Powell  et Joan Blondell

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Ci-dessus : Pause sur le plateau de "chercheuses d'or 1937"

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Photo du tournage : vous noterez la présence de Busby Berkeley à 5 cm des acteurs !

Extrait du numéro final :

 

Chanson présente dans "Gold Diggers 1937" chantée par Dick Powell :

 

Disponible en DVD zone 1 sur le volume 2 des films de Busby Berkeley

Note : 7 / 10

11/02/2013

Hommage à Joan Blondell - la plus généreuse !

Aujourd'hui un bel hommage à une des plus généreuses actrices d'Hollywood des années 30 qui a tant donné de son charme et de son humour pour le cinéma et pour le public que ce soit dans "footlight Parade", "Dames", "chercheuses d'or 1933" etc etc. A jamais dans nos coeurs ! Joan Blondell !

 

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Filmographie

  • 1930 : Broadway's Like That
  • 1930 : The Heart Breaker
  • 1930 : The Devil's Parade
  • 1930 : The Office Wife : Katherine Murdock
  • 1930 : Sinners' Holiday : Myrtle
  • 1931 : How I Play Golf, by Bobby Jones No. 10: 'Trouble Shots' : Gallery Member
  • 1931 : Other Men's Women : Marie
  • 1931 : Millie : Angie Wickerstaff
  • 1931 : Illicit : Helen 'Duckie' Childers
  • 1931 : God's Gift to Women : Fifi
  • 1931 : L'Ennemi public (The Public Enemy) : Mamie
  • 1931 : My Past : Marion Moore
  • 1931 : Big Business Girl : Pearl
  • 1931 : L'Ange blanc (Night Nurse) : B. Maloney
  • 1931 : The Reckless Hour : Myrtle Nichols
  • 1931 : Blonde Crazy : Anne Roberts
  • 1932 : Union Depot : Ruth Collins
  • 1932 : The Greeks Had a Word for Them : Schatzi
  • 1932 : The Crowd Roars : Anne Scott
  • 1932 : The Famous Ferguson Case : Maizie Dickson
  • 1932 : Make Me a Star : 'Flips' Montague
  • 1932 : Miss Pinkerton : Nurse Adams, aka Miss Pinkerton
  • 1932 : Big City Blues : Vida Fleet
  • 1932 : Une allumette pour trois (Three on a Match) : Mary Keaton, aka Mary Bernard
  • 1932 : Nuit d'aventures (Central Park) : Dot
  • 1933 : Just Around the Corner : Mrs. Graham (court-métrage)
  • 1933 : Lawyer Man : Olga Michaels
  • 1933 : Mystérieux week-end (Broadway Bad) : Tony Landers
  • 1933 : Blondie Johnson : Blondie Johnson
  • 1933 : Chercheuses d'or de 1933 (Gold diggers of 1933) : Carol King
  • 1933 : Goodbye Again : Anne Rogers, Bixby's Secretary
  • 1933 : Prologue (Footlight Parade) : Nan Prescott
  • 1933 : Havana Widows : Mae Knight
  • 1933 : Convention City : Nancy Lorraine
  • 1934 : I've Got Your Number : Marie Lawson
  • 1934 : He Was Her Man : Rose Lawrence
  • 1934 : Smarty : Vicki Wallace Thorpe
  • 1934 : Dames : Mabel Anderson
  • 1934 : Kansas City Princess : Rosie Sturges
  • 1935 : Traveling Saleslady : Angela Twitchell
  • 1935 : Broadway Gondolier : Alice Hughes
  • 1935 : We're in the Money : Ginger Stewart
  • 1935 : Miss Pacific (Miss Pacific Fleet) : Gloria Fay
  • 1936 : Colleen : Minnie Hawkins
  • 1936 : Sons o' Guns : Yvonne
  • 1936 : Guerre au crime (Bullets or Ballots) : Lee Morgan
  • 1936 : En scène (Stage Struck) : Peggy Revere
  • 1936 : Three Men on a Horse : Mabel
  • 1936 : En parade (Gold Diggers of 1937) : Norma Perry
  • 1937 : Le Roi et la figurante (The King and the Chorus Girl) : Miss Dorothy Ellis
  • 1937 : En liberté provisoire (Back in Circulation) : Timothea 'Timmy' Blake
  • 1937 : Un homme a disparu (The Perfect Specimen) : Mona Carter
  • 1937 : Stand-In : Lester Plum
  • 1938 : Miss catastrophe (There's Always a Woman) : Sally Reardon
  • 1939 : Off the Record : Jane Morgan
  • 1939 : East Side of Heaven : Mary Wilson
  • 1939 : The Kid from Kokomo : Doris Harvey
  • 1939 : Nous irons à Paris (Good Girls Go to Paris) : Jenny Swanson
  • 1939 : L'Étonnant M. Williams (The Amazing Mr. Williams) : Maxine Carroll
  • 1940 : Two Girls on Broadway : Molly Mahoney
  • 1940 : I Want a Divorce : Geraldine 'Jerru' Brokaw
  • 1941 : Le Retour de Topper (Topper Returns) : Gail Richards
  • 1941 : Model Wife : Joan Keating Chambers
  • 1941 : Three Girls About Town : Hope Banner
  • 1942 : Lady for a Night : Jenny 'Jen' Blake Alderson
  • 1943 : Cry Havoc, de Richard Thorpe : Grace Lambert
  • 1945 : Le Lys de Brooklyn (A Tree Grows in Brooklyn) d'Elia Kazan : Sissy Edwards
  • 1945 : Don Juan Quilligan : Marjorie Mossrock
  • 1945 : L'Aventure (Adventure) : Helen Melohn
  • 1947 : L'Assassin ne pardonne pas (The Corpse Came C.O.D.) : Rosemary Durant
  • 1947 : Le Charlatan (Nightmare Alley) : Zeena Krumbein
  • 1947 : Christmas Eve : Ann Nelson
  • 1950 : On va se faire sonner les cloches (For Heaven's Sake), de George Seaton : Daphne Peters
  • 1951 : La Femme au voile bleu (The Blue Veil), de Curtis Bernhardt : Annie Rawlins
  • 1956 : The Opposite Sex : Edith Potter
  • 1957 : Lizzie (en) : Aunt Morgan
  • 1957 : Une Femme de tête (The Desk set) : Peg Costello
  • 1957 : Cette nuit ou jamais (This Could Be the Night) : Crystal St. Clair
  • 1957 : La Blonde explosive (Will Success Spoil Rock Hunter?) : Violet
  • 1961 : Angel Baby : Mollie Hays
  • 1957 : The Real McCoys (série TV) : Winifred Jordan (1963)
  • 1964 : Le Bataillon des lâches (Advance to the Rear) : Easy Jenny
  • 1965 : Le Kid de Cincinnati (The Cincinnati Kid) : Lady Fingers
  • 1966 : Ride Beyond Vengeance : Mrs. Lavender
  • 1966 : Baby Makes Three (TV) : Joan Terry
  • 1967 : Winchester 73 (TV) : Larouge
  • 1967 : L'Or des pistoleros (Waterhole #3) : Lavinia
  • 1968 : Micmac au Montana (Stay Away, Joe) : Glenda Callahan
  • 1968 : Kona Coast : Kittibelle Lightfoot
  • 1969 : Big Daddy
  • 1970 : The Phynx : Ruby
  • 1971 : Tueur malgré lui (Support Your Local Gunfighter) : Jenny
  • 1972 : Banyon (série TV) : Peggy Revere (1972-1973)
  • 1974 : Bobby Parker and Company (TV) : His Mother
  • 1975 : The Dead Don't Die (TV) : Levenia
  • 1975 : Winner Take All (TV) : Beverly Craig
  • 1976 : Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood (Won Ton Ton, the Dog Who Saved Hollywood) de Michael Winner  : Landlady
  • 1976 : Death at Love House (TV) : Marcella Geffenhart
  • 1977 : The Baron
  • 1977 : Opening Night : Sarah Goode
  • 1978 : Grease : Vi
  • 1978 : Battered (TV) : Edna Thompson
  • 1979 : Le Champion (The Champ) : Dolly Kenyon
  • 1979 : The Rebels (TV) : Mrs. Brumple
  • 1979 : Gant d'acier (The Glove) : Mrs. Fitzgerald
  • 1981 : The Woman Inside : Aunt Coll

27/01/2013

Dames - 1934

Je fais une petite pause dans notre cycle sur le fantastique et le rêve dans le cinéma américain pour vous parler aujourd'hui du film "Dames" tourné entre le 28 mars 1934 et le 3 juillet 1934 par Ray Enright. Ceci dit, "Dames" peut être mis sans problème dans la catégorie des films qui font rêver. On retrouve à la chorégraphie bien évidemment Busby Berkeley. Les vedettes principales sont Joan Blondell, Dick Powell, et Ruby Keeler. C'est bien évidemment le trio à succès de Footlight Parade (1933) ou de chercheuses d'or (1933) qui est remis à l'affiche. Dans les seconds rôles on retrouve également Guy Kibbee présent sur "Chercheuses d'or. Bon, alors autant commencer par le point faible du film, le scénario n'est pas terrible. En effet, l'histoire tourne autour d'un oncle richissime qui veut léguer sa fortune à un parent éloigné (Guy Kibbee) mais ce dernier ainsi que ses proches devront être moralement parfait sous tous les rapports et surtout pas ce produire dans des spectacles de Music Hall. Ce dernier point va donc rapidement devenir problématique. Si l'histoire devait faire sourire à l'époque, sur la terrible critique des ligues de vertus, il n'en reste pas moins que tout cela tourne en boucle et un peu à vide aujourd'hui. 

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Mais bien évidemment, "Dames" ce n'est pas seulement un médiocre scénario. C'est aussi un formidable film musical dont la dernière partie est une suite quasi ininterrompue d'incroyables chorégraphies tirées de l'imagination d'un génie.

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Ci-dessus : Joan Blondell et Guy Kibbee (en bonne compagnie).


Ainsi, le show commence par le très beau et populaire : "Bring back your laundry to me", qui décrit l'amour d'une jolie lavandière solitaire (Joan Blondell) pour la lingerie masculine et les jeunes hommes qui viennent chercher leur linge. C'est assez rare de voir des caleçons et des pyjamas danser, mais oui dans ce numéro on voit bien ça ! Voyez vous même ci-dessous :



Puis, la suite est le magnifique et tellement romantique : "I only have eyes for you" chanté par Dick Powell et accompagné par Rubby Keeler. La chanson est un hymne magnifique à l'amour et à Ruby Keeler.  Busby Berkeley utilise aussi une impressionnante chorégraphie avec d'immenses visages de Ruby Keeler ou encore un décor qui tourne sur lui même, ce qui donne à toutes les danseuses une impression de mouvement proche de celui d'une boîte à musique.



Enfin les deux derniers numéros mettront en avant la beauté féminine dans tout son éclat. Busby Berkeley aura l'incroyable audace pour l'époque, de monter la journée d'une danseuse, de son lever, au bain, en passant par le boudoir. Les transitions sont magnifiques entre chaque partie du numéro, avec un coup de parfum sur la caméra pour annoncer un autre numéro. A noter qu'une remarque féminine m'a été faite sur ces numéros qui me précisa très justement que le nylon n'a été découvert que vers 1945 et que donc les collants dans le film ne collent pas totalement au corps, comme le nylon le fera plus tard. Heureusement que les femmes sont là pour nous expliquer tout ça ! Pour résumer, "Dames" ne vaut que pour les numéros de Busby Berkeley qui fait de la caméra son jouet et d'un groupe de jeunes danseuses, des déesses descendues du ciel pour distraire le spectateur. D'ailleurs c'est bien Dick Powell qui le dit dans une chanson du film. Mais Dieu ! Que le temps semble long jusqu'au 40 dernières minutes en forme d'orgie cinématographique pendant lesquelles le spectateur oublie tous ses problèmes.

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Disponible en DVD Zone 1 (coffret Numéro 1 Busby Berkeley)


NOTE : 6,5 / 10

18/01/2013

Chercheuses d'or de 1933 / Gold Diggers - 1933

"Chercheuses d'or de 1933" est une comédie musicale de Mervyn Leroy. On retrouve Harry Waren pour la musique, et Al Dubin pour les paroles. Les numéros musicaux ont bien entendu tous été montés par Busby Berkeley. Le film est basé sur une pièce de Broadway d'Avery Hopwood qui fut jouée entre 1919 et 1920. Deux films avaient été également précédemment tournés sur ce thème en 1923 et en 1929. On retrouve dans cette version de 1933, le duo Dick Powell, Ruby Keeler, comme pour "42ème rue" tourné la même  année, Joan Blondell, Ginger Rogers et Guy Kibbee sont bien présents. Le talent de Ginger Rogers est malgré tout sous exploité, surtout si on pense à ce qu'elle fera quelques années plus tard avec Fred Astaire. Enfin Warren William complète la distribution. Aujourd'hui on se rappelle de Warren William surtout pour son rôle de Laroche Mathieu dans "The private affairs of Bel Ami".

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Le film commence très fort avec juste après le titre, la chanson universellement connue "we're in the money" (nous sommes dans l'argent) chantée par une Ginger Rogers et des girls à moitié nues et presque uniquement couvertes de pièce d'or. La caméra se rapproche alors au plus près du visage de Ginger Rogers pour donner l'impression au spectateur qu'elle chante uniquement pour lui. Cette chanson est restée dans la culture américaine comme l'hymne joyeux de la fin de crise, de la prospérité retrouvée, mais aussi souvent symbole de cupidité. Ainsi ce titre sera utilisé beaucoup plus tard par Tex Avery ou encore dans un dessin animé mettant en scène un Daffy Duck cupide, ou dans un épisode des Simpsons. Au vu de l'importance de cette chanson dans la culture américaine, je vous retranscris donc ci-dessous ses paroles :

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Ci-dessus Ginger Rogers dans "Gold Diggers 1933"


"We're in the money, we're in the money;
We've got a lot of what it takes to get along!
We're in the money, that sky is sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!

 

Oh, yes we're in the money, you bet we're in the money,
We've got a lot of what it takes to get along!
Let's go we're in the money, Look up the skies are sunny,
Old Man Depression you are through, you done us wrong.
We never see a headline about breadlines today.
And when we see the landlord we can look that guy right in the eye
We're in the money, come on, my honey,
Let's lend it, spend it, send it rolling along!"

 

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Ci-dessus : les girls de "Gold Diggers" 1933 (on savait vivre à l'époque).

Mais comme si la crise devait se rappeler aux spectateurs, le shérif local vient arrêter le somptueux numéro et rappeler les girls et donc le spectateur à la dure réalité de l'époque. En effet, le producteur n'a pas payé ses dettes et donc les costumes et décors sont saisis et les Girls se retrouvent de nouveau au chômage. C'est de cette période noire et au retour à la maison que va naître une nouvelle idée de spectacle,  mais cette fois-ci sur la crise elle même. Ainsi "Gold Diggers" va développer une critique sociale quasiment jamais vue plus tard en Amérique dans des comédies musicales. Le dernier numéro "Remember My Forgotten Man" viendra alors à rappeler au spectateur, la crise et surtout tous les exclus de la société américaine : anciens combattants de la première guerre mondiale, fermiers ruinés, chômeurs etc Ainsi dans "Gold Diggers 1933" sera mis en avant comme jamais plus tard dans la comédie musicale américaine, toute une population de courageux citoyens exclus de facto par le système. Donc autant pour son aspect historique et social, que pour son rapport à la nudité féminine et à l'expresion totalement magnifiée du corps de la femme, "Gold Diggers 1933" est un fantastique spectacle, glorieux hymne à la vie, aux femmes et au courage. A voir et à revoir 1000 fois.

 

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Ci-dessus : Joan Blondell en costume de "chercheuses d'or"

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La plus célèbre chanson du film :

 

 

NOTE : 7,5 / 10

31/12/2012

Prologue / Footlight Parade - 1933

Pour le réveillon, quoi de mieux que de parler d'un film chorégraphié par Busby Berkeley : "Prologue". "Prologue" ou en anglais "Footlight Parade" fait parti des films chorégraphié en 1933 par Busby Berkeley. Ainsi on retrouve pour cette année 1933 : "42nd Street", "Gold Diggers of 1933", "Footlight Parade" et "Roman Scandals". Pourquoi ce titre "Prologue" ? Cela s'explique par le scénario dans lequel s'inscrit le film. En effet, avec l'arrivée du parlant au cinéma, James cagney qui joue un producteur de revue musicale se retrouve avec des salles vides. Il décide donc de créer des revues musicales avant le film. Et de quelques salles il se retrouve à couvrir tout le pays. Et c'est bien à une industrie naissante que l'on assiste et à une espèce de "Prologue" de la comédie musicale, où la réalité rejoint la fiction et où finalement la fiction dépasse réalité. On se rend compte ainsi que les cinémas en 1930 étaient souvent des salles de spectacles immenses ou plus exactement des grands théâtres avec balcons et pouvant contenir 2000 personnes ou plus. Ce film parle tout autant de la naissance de la comédie musicale à Hollywood, que de la société américaine de l'époque et de ses distractions.

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James Cagney y joue donc un producteur. Ainsi dans le film, on retrouve le travail fou du producteur mais aussi du chorégraphe joué par le débonnaire Frank McHugh qui doit manager une bande de girls plus belles les unes que les autres et qui ne supporte plus la charge de travail. Le film pêche un peu par son succès. En effet, la réputation de Busby Berkeley, de James Cagney, et de Ruby Keeler, n'étant plus à faire, le spectateur ronge un peu son frein en attendant les fameux gros numéros de danses qui n'arrivent que dans la 2ème partie du métrage. De plus, dans la première partie, la belle Ruby Keeler est câchée derrière de vilaines lunettes et un bureau de secrétaire.  Tout ça est un peu dommage, car finalement cela déséquilibre le film. Mais oui, les numéros dansés sont  magnifiques et pour certains légendaires.

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Ci-dessus Dick Powell et Ruby Keeler

La distribution est complétée par Dick Powell et par Joan Blondell. C'est d'ailleurs assez surprenant de voir Dick Powell si heureux de vivre et de chanter. Mais c'est qu'aujourd'hui on a oublié qu'il a commencé par faire des comédies musicales avant d'attaquer des rôles plus dramatiques comme dans "le grand attentat" ou "Cornered". La musique est de Harry Warren et Sammy  Fain et les paroles d'Al Dubin et Irving Kahal.

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Aujourd'hui qui se souvient de James Cagney, de Ruby Keeler, ou de Dick Powell à ses débuts ? Personne. C'est malheureux. Car finalement le glamour d'Hollywood de cette époque vaut largement le Hollywood d'aujourd'hui. En ce sens, "Prologue" est bien la magnifique introduction de 30 ans de glamour et de films de rêves à Hollywood. La 2ème partie du film est un enchantement qui laisse déjà présager les futurs chefs-d'oeuvres qui seront produits 20 ans plus tard, mais cette fois-ci en couleur.

 

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Extraits (By a waterfall avec Dick Powell et Ruby Keeler) :

 


Footlight Parade - Shanghai Lil (1933) par eugene3453

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Publicité censurée de l'époque (Joan Blondell en photo)

 

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Ci-dessus James Cagney avec les Girls de "Prologue" ne semble pas le plus malheureux.



Disponible en DVD Zone 2 sur le site de l'éditeur dans la collection Pré-code (Hollywood Forbidden). Mais je conseillerais plutôt le coffret de la collection Busby Berkeley en version Zone 1. Car le film comprend des bonus contrairement à la version Zone 2 qui n'a aucun bonus.


Allez j'arrête là pour cette année 2012. Bonne et heureuse année 2013 à tous mes lecteurs et à tous les amoureux de cinéma classique. Et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures cinématographiques sur Hollywood Classic !!


NOTE : 8,5 / 10

27/12/2012

The office wife - 1930

"The Office wife" est un des premiers films parlant de la Warner. Le film bénéficie d'une réalisation assez statique, et cela s'explique en grande partie par les moyens techniques limités de l'époque. Le film est inspiré d'une nouvelle de Faith Baldwin, qui évoque la concurrence entre la femme de l'homme d'affaire et sa secrétaire. On y retrouve donc la belle Dorothy MacKaill en secretaire et Joan Blondell (dont c'est seulement le 2ème film) et Lewis Stone. Pour nous Lewis Stone reste célèbre dans son rôle du père d'André Moreau dans "Scaramouche" (1952). On se souvient aussi qu'il a interprêté le rôle du marquis De Maine dans la version de Scaramouche de 1923. "The Office wife" fait parti des films pré-codes. On y retrouve donc plusieurs scènes plutôt sexy our l'époque. On y voit entre autre, Joan Blondell mettre ses bas. Natalie Moorhead joue le rôle de la femme de notre businessman.

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Ci-dessus : Dorothy MacKaill

Le film est court et dure moins d'une heure. Il est assez sympathique à voir, et la romance entre Lewis Stone et Dorothy MacKaill est crédible. On revoit la mode des maillots de bain de 1930 et on ne peut s'empêcher de penser : Quelle horreur ! Pour le reste, pas grand chose à ajouter sur cette comédie romantique qui fait parti des "Archives Warner" et qui vient de sortir en France sur le site de l'éditeur. La qualité d'images est correct pour un film de cette époque. On a vu bien pire sur des films plus récents. On peut simplement regretter un prix exorbitant à 12,90 € !! pour un DVD proposé sans aucun bonus, ni restauration apparente. On est pas près de diffuser de la culture à ce prix là. Un prix au dessous de 10 € serait quand même plus raisonnable pour une oeuvre sympathique du cinéma US de ces années là, mais loin d'être un chef d'oeuvre inoubliable.

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Extrait :

 

 

NOTE : 6,5 / 10