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02/04/2014

Le secret derrière la porte / The secret beyond the door - 1948

"Quand on est dur comme le Technicolor, on ne peut rien dire", c'est par ces mots que Fritz Lang expliquait à Jean-Luc Godard, sa vision du cinéma en 1967. Et c'est par ces mots de Fritz Lang que j'aimerai commencer cet article. En effet, dans cette simple phrase, Lang dit tout de son amour du cinéma noir & blanc, des jeux de lumières, des jeux d'ombres, et si pour Freud, le rêve était la voie royale de l'inconscient, on peut dire sans se tromper, que le noir & blanc était le pinceau de Fritz Lang, non pas seulement réalisateur de cinéma, mais aussi artiste génial, qui faisait du noir & blanc, sa propre usine à rêves. "Le secret derrière la porte" fait parti du tryptique réalisé par Lang avec pour héroïne Joan Bennett. Je ne vais pas revenir ici, sur la carrière de Joan Bennett et sa difficile montée vers l'immortalité cinématographique que lui donnera Lang. Mais il est suffisant de dire que "le secret derrière la porte" est le quatrième et dernier film de cette collaboration, commencée par "chasse à l'homme" (1941), puis continué par "la femme au portrait" (1944) et "la rue rouge" (1945). Lang donnera naissance à des films exceptionnels.

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 Lang a été le révélateur, de Joan Bennett et il a su comme aucun autre réalisateur, révéler le talent de cette formidable actrice, pour la graver à jamais au Panthéon de la cinématographie mondiale. Alors, avec un tel duo artistique et une telle ambition à quoi peut on s'attendre pour ce film ? Evidemment, c'est un chef-d'oeuvre. Tout d'abord et si il est encore besoin de le dire, la forme est totalement, et définitivement parfaite. Lang s'attache à donner une âme à son image, à faire de l'image elle-même, le reflet de l'inconscient ou de la conscience de chaque personnage. Le spectateur est donc abasourdi devant un film, qui si il ne dit pas tout, suggère avec un goût et une intelligence rare. Certaines critiques ont reproché à Lang de marcher sur les traces d'Hitchcock. Cela n'a pas de sens, car Lang avait son propre style. Le casting comprenant donc Joan Bennett et Michael Redgrave fonctionne à merveilles. Alors que peut on réellement reprocher à ce film ? Peut être, il faut bien le dire, que la fin n'est pas la hauteur du reste de l'oeuvre. La fin semble terminée peut être trop rapidement ou remplie de raccourcis, et méritait sans doute une recherche scénaristique plus poussée.

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Ci-dessus : Joan Bennett

Néanmoins, dans la longue histoire de l'art, combien pourrait-on citer d'oeuvres à la conception imparfaite, mais indéniablement restée comme des monuments artistiques. C'est bien encore le cas ici. Et ce serait n'avoir rien compris au cinéma de Lang, et à l'art en général, que de ne pas acclamer et proclamer que "le secret derrière la porte" est définitivement une perle de l'art occidental, et du cinéma mondial en particulier. Il se passera peut être encore des dizaines d'années avant que le monde rende encore sa vraie place à Fritz Lang. Mais un jour, on rendra justice à son oeuvre et notre vieux monde injuste, se rendra compte que Fritz Lang est au cinéma, ce que Ludwig Van Beethoven est à la musique, et que l'un et l'autre, ont non seulement changés notre conception de l'art, mais aussi notre conception de la réalité et de l'Humanité, devenant des sortes de Prométhée, possédant le feu divin de la création.

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Ci-dessus : Michael Redgrave et Joan Bennett

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Disponible en Bluray Zone 2 en VO sous-titrée chez Carlotta (à noter dans les bonus, un superbe reportage sur Joan Bennett de 10 mn, tiré d'un article de positif de Christian Viviani).

 

Pour aller plus loin :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=435013

Note : 8,5 / 10

28/12/2013

La femme sur la plage / The Woman on the Beach - 1947

"Pour la Femme sur la Plage, il y avait un roman, publié et vaguement lu, et c’est ce qui a décidé la RKO à me confier la réalisation d’une pauvre intrigue. J’ai accepté, je ne sais pas pourquoi, sans doute pour payer mes taxes, et ça a ajouté quelques kilomètres de plus à la ponte annuelle de notre bonne ville (…) Je viens de passer quatre mois d’abrutissement absolu à monter et à redémonter mon dernier film." C'est en ces termes peu élogieux pour son propre travail que Renoir parlait de "la femme sur la plage". Aujourd'hui 66 ans après sa création doit on être aussi dur que Renoir sur son film ? Qu'en est il vraiment ? Les critiques ont elles eu raison de renier ce dernier film de Renoir ? Hollywood classic a vu aussi ce film et vous donnera son opinion. Le film tourne autour du trio, Joan Bennett, Robert Ryan et Charles Bickford. Charles Bickford c'est évidemment le propriétaire violent de "duel au soleil" avec Gregory Peck.

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Tout d'abord, je pense qu'il faut prendre le film tel qu'il est sans le comparer à d'autres films de la période américaine de Renoir : "L’étang tragique", "Vivre Libre", "L’homme du sud", "Le journal d’une femme de chambre". Ceci étant dit, ces films n'étaient pas exempts de défauts. Ainsi, "Vivre Libre" censé se passer en France occupée, laissait apparaître des enseignes de magasins en anglais. Ce n'était pour le moins, pas très crédible. Pour "la femme sur la plage" le premier vrai défaut est qu'on ne sait pas bien si c'est un film noir ou un mélodrame. Le film ne semble pas vouloir choisir et jusqu'à la fin, on ne se demande si c'est un mélodrame que l'on regarde ou un film noir. Enfin le scénario n'est pas très clair. En effet, un garde de côté (Robert Ryan) traumatisé par un naufrage, se prend d'affection pour une jeune femme marié (Joan Bennett) à un aveugle violent et possessif (Charles Bickford). Ce que l'on peut reprocher au film, c'est évidemment d'être finalement assez superfitiel dans sa caractérisation des personnages. On sent bien que Renoir n'a pas osé ou a été gêné en voulant mettre à l'écran une forme de relation sadomasochiste, où le mari a perdu un oeil de la faute de sa femme, et où suite à cela, la femme est devenue l'esclave ménagère de l'homme, et on suppose sexuel également.

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Ci-dessus : Joan Bennett, Charles Bickford et Robert Ryan

Voilà ce qu'en disait François Truffaut : Ce que j'aime dans "la femme sur la plage", c'est qu'on y regarde deux films en même temps. Dans le dialogue, on ne parle jamais d'amour, les personnages échangent des propos courtois, polis. L'essentiel n'est donc pas dans le dialogue qu'ils prononcent mais dans les regards qu'ils échangent, et qui expriment des choses troubles, secrètes et pourtant très précises. Le cinéma n'est jamais autant lui-même que lorsqu'il parvient, en utilisant le dialogue comme une musique de contrepoint, à nous faire entrer dans les pensées des personnages. C'est sous cet angle que je vous invite à regarder les trois prodigieux acteurs de "la femme sur la plage", Joan Bennett, Robert Ryan, Charles Bickford, regardez-les comme des animaux, comme des bêtes farouches qui déambulent dans la jungle crépusculaire de la sexualité refoulée." Ainsi, même si Truffaut se plaignait de la non caractérisation des dialogues. Certains dialogues ne prêtent pas à confusion et laisse comprendre une servilité totale de la femme pour son mari aveugle. Hanns Eisler, compositeur aujourd'hui oublié, nous gratifie ici d'une intéressante musique, qui mérite notre attention.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Robert Ryan

"La femme sur la plage" n'est donc pas du tout un mauvais film. C'est même un film plutôt surprenant, qui évoque à mots couverts, des thèmes que l'on osait pas évoquer en 1947. L'adultère n'est plus ici, un crime, mais une libération. L'héroïne semble aimer et détester tout à la fois son mari, dans un jeu pervers assez malsain, dont la valeur de ses peintures reste un des noeuds de l'attachement qu'elle a encore pour son mari. Il y a une grande modernité dans tout ça, qui semble avoir désarçonné son auteur lui même, ainsi que le public de l'époque. "La femme sur la plage" n'en reste pas moins un très bon film, qui mérite d'être tiré de l'oubli. On regrettera seulement un scénario, qui finalement ne va pas au fond des choses, et qui reste assez superficiel.

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Ci-dessus : Joan Bennett

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Ci-dessus : Nan Leslie

Disponible aux éditions Montparnasse (DVD zone 2 VO sous-titrée)

Note : 6,5 / 10

27/12/2013

Chasse à l'homme / Manhunt - 1941

Après l'échec de "casier judiciaire" (1938), Lang semblait perdu pour le cinéma américain. Il partit donc vers l'Ouest filmer les indiens. De fil en aiguille, ses petits films furent progeter à Darryl F Zanuck qui décida de l'engager pour deux westerns : "le retour de Franck James" et "les pionniers de la Western Union". On peut toujours critiquer ces deux films, en doutant de l'apport d'un Allemand comme Lang à un thème typiquement américain. Néanmoins, ces films eurent pour conséquences de sortir Lang de son statut de paria du cinéma américain. Et donc en 1941, il tournait "chasse à l'homme", film cette fois-ci beaucoup plus personnel, car évoquant le nazisme. On sait que Lang était profondément anti-nazi et avait même fondé une association anti-nazie à son arrivée aux USA. Le film est également intéressant, car il nous permet de voir la première collaboration de Lang avec Joan Bennett. Cette dernière deviendra une des égéries de Lang et jouera ainsi dans 3 autres films noirs de Fritz Lang : "la femme au portrait" (1944), "la rue rouge" (1945) et "le secret derrière la porte" (1948). Mais on la verra aussi dans d'autres films, comme par exemple, le formidable film avec Paul Henreid, "le balafré" (1948). George Sanders est également présent dans "chasse à l'homme". Et on notera qu'il avait déjà été le partenaire de Joan Bennett l'année précédente dans "le fils de Monte-Cristo". Malheureusement, ce film est indisponible en France, mais disponible sur Youtube sans sous-titres. On se demande bien pourquoi les éditeurs ne sortent pas ce film. Si quelqu'un de Sidonis ou Wild Side passe par là et peut faire quelque chose. Il est le bienvenu.

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Pour revenir à "Chasse à l'homme", je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais essayer de vous donner envie de le voir. Le film est tiré du roman "Manhunt", dont Dudley Nichols fera un scénario, qui sera remis à Lang. Le film évoque l'Allemagne nazi, mais aussi la possibilité d'un assassinat d'Hitler. Le but du film est de décider l'Amérique à rentrer dans le conflit. Lang évoque différents thèmes : espionnage, amour, mais aussi conscience et inconscient. Le chef du contre espionnage joué par George Sanders, va jouer malgré lui, le rôle du psychiatre. et Walter Pidgeon, le héros, va jouer le rôle du patient. Sanders arrivera à la fin du film à donner conscience à l'inconscient des actes de Pidgeon. Enfin, il faut ajouter que le personnage de  Joan Bennett est très sympathique. En effet, elle joue une fille facile du peuple, qui rencontre en Pidgeon l'homme parfait. Elle est très touchante, quand elle pleure, lui voulant dormir seulement sur le canapé de lui même. On a l'impression qu'elle est déçue que ce dernier ne se jette pas sur elle. Mais on se dit aussi, qu'elle pleure, parce que c'est aussi le premier homme qui dort chez elle, sans rien tenter. Et comme nous, elle est touchée par ce geste désintéressé. On reste surpris par le petit budget du film, et par seulement les 28 jours de tournage pour un tel résultat à l'écran.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Walter Pidgeon

"Chasse à l'homme" est donc au bout du compte, un beau film noir et romantique. On en oublie que son sujet est celle d'un film de propagande. Le suspens fait parfois penser à Hitchcock. Et on se rappelle ainsi, d'autres films anti-nazis cette fois-ci d'Hitchcock, comme "Saboteur" (1942) ou "Correspondant 17" (1940), même si Lang en fera d'autres, comme "Les Bourreaux meurent aussi" (1943), "Espions sur la Tamise" (1944) et "Cape et Poignard" (1946).. Et en plus, on a la chance de retrouver Joan Bennett en anglaise des rues avec un accent très british mais aussi très populaire. Je ne peux donc que vous conseiller sur la magnifique édition sortie dernièrement par Sidonis, qui a une magnifique qualité d'image et de très nombreux bonus; dont un long entretien avec un spécialitste de Lang, Bernard Eisenschitz et Mr Patrick Brion.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Walter Pidgeon

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Ci-dessus ; Walter Pidgeon et Roddy McDowall

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Disponible en Bluray et DVD zone 2 et B sous-titré en français dans un coffret magnifique, comprenant un livret explicatif.

Note : 8 / 10

14/12/2013

le Balafré / Hollow Triumph - 1948

 Il y a quelques films qui marquent par leur ambition, par leur esthétisme, par leur scénario et par le jeu des acteurs, en somme des films parfaits. Dans cette catégorie, "le balafré" est un film parfait Il a toutes les qualités d'un beau film noir, mais aussi et tout simplement les qualités d'un chef-d'oeuvre du cinéma. Ainsi, si on peut être au premier abord, un peu surpris, par le choix de Paul Henreid en chef d'une bande de gangsters, on est pas déçu, par sa prestation, qui arrive au niveau d'un Bogart, Cagney ou George Raft. Le choix de Paul Henreid est donc plutôt étonnant, car ce dernier apparaissait plutôt jusque là dans des mélodrames, comme "Casablanca" (1942), son plus célèbre rôle au cinéma, où il joue le chef de résistance tchèque en exil. En 1944, il jouait dans une espèce de possible suite de Casablanca, "les conspirateurs" (1944). Mais on se souvient évidemment, aussi du couple magnifique qu'il formait avec Bette Davis, dans "une femme à la recherche de son destin" (1942), ou encore dans "passion immortelle" (1947) où il interprétait avec nuance et sensibilité, la vie tragique du grand compositeur et génie de la musique Robert Schumann. Avec moins de succès il s'était essayé au film d'aventures dans "Pavillon noir" (1945) avec Maureen O'Hara. Donc Paul Henreid, acteur magnifique, mais malheureusement un peu oublié aujourd'hui, s'est essayé à beaucoup de genres et a connu son heure de gloire dans le mélodrame. Ici dans un film noir, il est ici à son avantage et prend corps avec le scénario tortueux, de Daniel Fuchs, scénariste et romancier célèbre qui fut primé aux Oscars, qui s'est inspiré d'une nouvelle de Murray Forbes.

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Le reste du casting comprend en particulier Joan Bennett qui a fait du film noir sa spécialité, depuis 1944 et "la femme au portrait", en passant l'année suivante par "la rue rouge", et par "le secret derrière la porte" (1948). Elle est une des interprètes préférées de Fritz Lang et dans "le balafré", elle obtient de nouveau un grand rôle grâce à l'entremise de son mari producteur (Walter Wanger) et de son agent. Dans le casting féminin on note une apparition de Leslie Brooks, dont on a déjà remarqué les belles jambes, dans "Cover Girl" (1944). Le reste du casting masculin, moins connu, n'est pas moins au niveau et rend le film tout à fait crédible. Mais qu'est ce qui distingue ce film d'une production courante, voir d'une série B ? La réalisation majestueuse de Steve Sekely n'est qu'une partie de la réponse, car il très bien aidé, il est vrai, par un immense directeur de la photographie  : John Alton. On suppose que l'entente a du être parfaite entre le réalisateur Steve Sekely et John Alton, car tous deux sont d'origines hongroises. Alton est un spécialiste du film noir et devait travailler sur les plus célèbres, et on ne peut tous les énumérer, car quelque soit le genre, il tournera ou participera à la photographie de plus d'une centaine de films. L'influence d'Alton crève donc l'écran et sublime le film.

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Ci-dessus : Paul Henreid (à gauche)

Le travail de Steve Sekely et John Alton sur la lumière, les jeux d'ombres et le noir qui envahit le visage d'Henreid comme pour montrer sa double personnalité et son côté sombre, est admirable et devrait être montré dans les écoles de cinéma. Le film est tellement bien filmé qu'il est beau à pleurer. Ainsi le visage des actrices sont magnifiés, faisant d'eux des espèces d'anges descendus du ciel pour sauver les Hommes ou les perdre. Joan Bennett est-elle plus belle dans un autre film, que dans ce film ? L'intelligence de la réalisation est prodigieuse dans les scènes de poursuite et la moindre scène prend tout son sens, pour faire à n'en pas douter du "balafré" une oeuvre à inscrire tout en haut du panthéon du genre. A cela il faut évidemment ajouter la belle musique de Sol Kaplan. Vous n'avez pas vu "le balafré" ? Courez voir ce film, c'est un chef-d'oeuvre à voir et à revoir de toute urgence.

Pour la qualité d'image, je vous conseillerai la belle édition Wild Side autour de 10 € sur Amazon, et pour les bonus (comprenant un long entretien sur le film avec Bertrand Tavernier et une interview du réalisateur), je vous conseillerai la version Bach Film, qui a malheureusement une déplorable qualité d'image. Bonus ou qualité d'image, à vous de choisir. Moi j'ai choisi la qualité de l'image.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Paul Henreid

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Ci-dessus : Paul Henreid

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Ci-dessus : Joan Bennett

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Ci-dessus : Paul Henreid et Joan Bennett

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Ci-dessus : Leslie Brooks

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Ci-dessus : Paul Henreid et Joan Bennett

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Ci-dessus : Paul Henreid

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Ci-dessus : John Qualen et Paul Henreid

Note : 9 / 10

07/12/2013

La Rue Rouge / Scarlet Street - 1945

"La rue rouge" est donc un film miroir à "la femme au portrait". Film miroir, car évidemment il reprend le même casting avec Edward G Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea, mais aussi car il est une variation plus forte sur le même thème. Pour l'occasion Lang fonde sa propre compagnie de production, avec l'aide de Walter Wanger, mari de Joan Bennett. Mais le film sera distribué par Universal. L'intrigue est cette fois-ci, plus crue que celle de "la femme au portrait". Ainsi, Edward G Robinson tombe sur une femme (Joan Bennett) qui se fait frapper par un homme (Dan Duryea), la nuit, dans un quartier désert de Brooklyn. Le spectateur, comprend alors tout de suite, les relations qui unissent le personnage de Joan Bennett et Dan Duryea. Seul le personnage d'Edward G Robinson ne le comprend pas. Ainsi, c'est bien un terrible trio, qui va être mis en image. Edward G Robinson, sera le pigeon, Dyan Duryea l'ignoble souteneur et Joan Bennett la semi-prostituée, prête à tout pour un homme qui l'exploite, plus qu'il ne l'aime.

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Fritz Lang et les scénaristes ont totalement compris la psychologie féminine, souvent attirée par des êtres mauvais, nocifs mais dont elle tombe facilement amoureux. Ainsi, la violence, attire Joan Bennett, et elle le dit quasiment explicitement lorsqu'elle avoue à son amant, qu'Edward G Robinson le dégoute, car il ne voit pas dans ses yeux, la violence, qu'elle peut voir dans ceux de son mari. La bonté et la gentillesse sont pour elle un repoussoir sexuel. Mais Edward G Robinson, n'est pas seulement exploité. Il est aussi féminisé. Ainsi, il fait la vaisselle pour son épouse légitime. Il met un tablier de cuisine très féminin. Sa femme menace de mettre à la poubelle ses peintures et ses toiles, car elle n'en supporte plus l'odeur, ni la place qu'elles prennent dans leur petit appartement. Elle lui reproche enfin de ne rien pouvoir se payer à cause de lui. Sa virilité lui est donc refusée tout le long du film.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Dan Duryea

Pire que ça, alors que la peinture est sa passion, son oeuvre va être volée et la célébrité lui échapper. On va donc assister à une longue déchéance du personnage, dont la fin se terminera dans les volutes d'un cigare. Autant en emporte le vent ... Passion, amour, travail, haine, crimes, et oeuvres d'art, toute sa vie lui échappera. Fritz Lang signe là, peut être sa plus belle oeuvre ou chaque plan, chaque objet a sa signification.  "La rue rouge" transforme l'essai de "la femme au portrait" de la plus belle des manières. On peut encore remercier Wild Side pour la superbe édition, associé à un livre. On regrettera malgré tout que l'éditeur n'ait pas eu l'idée de sortir ce film en Bluray, comme l'a fait Kino pour le marché anglo-saxon. Quoiqu'il en soit, il n'y a aucune raison, pour se priver d'un film d'une telle qualité.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Jona Bennett

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Ci-dessus : Fritz Lang et Joan Bennett

 

Extrait :

Disponible chez Wild Side

Note : 8,5 / 10

06/12/2013

La femme au portrait / The Woman in the Window - 1944

"La femme au portrait" est peut être l'un des meilleurs films de Fritz Lang. Je n'ai pas besoin de retracer ici la carrière de Fritz Lang, qui était évidemment un réalisateur allemand, qui quitta l'Allemagne un peu tard, pour Paris, puis se rendit à Hollywood, En France, il réalise "Liliom" (1934). Puis n'ayant pas beaucoup de perspectives en France, il quitte la France pour Hollywood en juin 1934. En 1939, sa carrière de réalisateur semble terminée devant l'insuccès de "you and me". Mais il arrive à intéresser Darryl Zanuck, et ce dernier lui confie la réalisation de deux westerns : "Le retour de Frank James" (1940) et "les pionniers de la Western Union" (1941). Puis l'Allemagne déclarant la guerre aux USA, Lang se tourne vers la réalisation de films anti-nazis, comme "chasse à l'homme" ou "les bourreaux meurent aussi". En 1944, il fait une pause dans les films anti-nazis, et réalise la femme au portrait. Il faut savoir qu'il a déjà tourné avec Joan Bennett, dans "chasse à l'homme" (1941) et que ce sera une des ses héroïnes préférées. "Chasse à l'homme" est donc essentiel, car il met Lang en relation avec Joan Bennett, et son mari producteur : Walter Wanger. Joan Bennett devait tourner 4 fois sous la direction de Lang, donc d'abord dans "chasse à l'homme (1941), puis dans "la femme au portrait", dans "rue rouge" (1945) et enfin dans "le secret derrrière la porte" (1948). L'année 1944, marque un développement du film noir aux USA, avec "Laura", mais aussi "assurance sur la mort". "La femme au portrait" s'inscrit donc cette lignée. On sait aujourd'hui que c'est le scénariste Nunnally Johnson, qui imposa le choix de Fritz Lang pour ce film, comme celui de Joan Bennett. En effet, "la femme au portrait" est une production International Pictures, et Nunnally Johnson est un des co-fondateurs de ce studio qui sera rapidement absorbé par Universal. De plus, il avait connu Lang sur le tournage du "retour de Frank James" et l'appréciait pour ses talents de réalisateur.

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Lang utilise pour "la femme au portrait" et pour "la rue rouge" quasiment le même casting avec donc Joan Bennett, mais aussi Edward G Robinson, et Dan Duryea. Ce dernier joue dans les deux films une véritable crapule, maître chanteur par excellence. Je ne vais pas ici vous raconter toute l'histoire du film, car ce serait gâcher toute la surprise que donne ce grand film. Mais disons que le film est assez étrange pour attirer l'attention. On retrouve énormément de symboles et c'est bien la fin du film qui donnera une explication des moindres détails au spectateur. Ainsi, je ne dirais rien de l'intrigue si je vous raconte qu'Edward G Robinson, qui joue ici un célèbre criminologue se révèle confronter au reflet du modèle d'une peinture de femme qu'il voit dans une vitrine (voir image ci-dessous). Cette femme fatale entrainera notre héros dans une terrible aventure. C'est pour cela qu'il est assez difficile de dissocier "la femme au portrait" de "la rue rouge", mais pas seulement par le casting, mais parce que l'un et l'autre explore le thème de la manipulation, mais aussi du désir inassouvi et de la féminisation de l'Homme par des femmes sans scrupule.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

Lang mélange aussi la sexualité, l'imagination, l'inconscient et le crime pour faire de ce film une oeuvre baroque, digne des plus grands. On ne peut que remercier Wild Side pour cette sortie et la mine d'information que contient l'ouvrage associé au coffret. On regrettera que l'éditeur n'est pas sortie le film en Bluray comme l'a fait un autre éditeur (Kino) pour "la rue rouge", mais pour le marché US avec une superbe copie. On finira par dire que, "La femme au portrait" était l'un des films préférés de Lang avec donc "La Rue Rouge". Rien d'étonnant à ça, au vu de la qualité cinématographique de l'ensemble. On remarquera également que dans "Laura" tourné la même année, mais cette fois-ci par Otto Preminger et avec Gene Tierney, il y avait aussi un portrait qui trônait en bonne place. "La rue rouge" devait 1 an plus tard, faire de la peinture l'élément principal du film, pour un mélange de thèmes encore plus savoureux.

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Edward G Robinson et Joan Bennett

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Ci-dessus : Joan Bennett et Fritz Lang

La bande-annonce :

Disponible chez Wild Side en DVD zone 2 (coffret /Livre)

 

Note : 8 / 10

02/12/2013

Souvenez vous de ... Joan Bennett !

Aujourd'hui, je vous présente une grande dame du cinéma, que l'on a un peu oublié aujourd'hui : Joan Bennett. Présente dans des comédies et des films d'aventures dans les années 30, auditionnant pour le rôle de Scarlett dans "Autant en emporte le vent" (1939), on la retrouve dans l'univers du film noir dans les années 40, avec en particulier deux films pour Fritz Lang : "la femme au portrait" (1944) et "la rue rouge" (1945). Mais elle avait déjà joué pour Lang, dans "chasse à l'homme" (1941). L'influence de son mari producteur, Walter Wanger, n'est pas étranger à la formidable ascension de Joan Bennett, qui s'achèvra dans le scandale. En effet, son mari Walter Wanger, tirera sur un parking sur l'agent de Joan Bennett, Jennings Lang. Joan Bennett, nia toute relation entre elle et son agent. Mais le mal était fait et la plus belle partie de la carrière de Joan était derrière elle. Sa carrière cinématographique ne devait jamais se remettre de cet incident et du scandale attenant. Quoiqu'il en soit, pour une carrière réussie, pour avoir contribué, à faire d'Hollywood, le royaume du glamour, et pour une beauté extraordinaire, je vous invite à vous souvenir de Joan Bennett.

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Hommage vidéo :

 

 

 

Extrait de Puttin' on the Ritz (1930) :

 

04/09/2013

La ruée sauvage / The Texans - 1938

Je manque à tous mes devoirs car j'ai oublié de chroniquer, ne serait ce que rapidement "la ruée sauvage", formidable western. Et si Patrick Brion loue avec raison "le brigand bien-aimé" et "la chevauchée fantastique" (1939) comme étant les films qui ont renouvelé le genre western après une série d'innombrables petits films souvent insignifiants, pour ma part, je serai très partisan de rajouter cette "ruée sauvage" du trop méconnu James P Hogan. En effet, le film nous met en scène tout d'abord un casting très intéresant avec Randolph Scott, Robert Cummings, mais aussi Joan Bennett. Enfin Robert Barrat en politicien véreux, avide et corrompu. Ainsi, le film met en scène le Texas sudiste d'après la guerre de sécession. Le film ouvre donc sur une incroyable scène d'une ville remplie de soldats sudistes en guenilles et pouilleux à la merci des soldats de l'union. Mieux notre héros Randolph Scott est dans le même état, et les pieds dans la boue, sans même une paire de bottes ! Et là on dit en voyant ça : "Qu'est ce que c'est que ce film là !"

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Le film va donc dérouler à partir de là son histoire et la rencontre de cet aventurier avec Joan Bennett qui joue ici la grande propriétaire d'un ranch, prête à tout pour sauver ses bêtes et ses affaires des mains des nordistes qui veulent l'exproprier à tout prix. Vous connaissez sûrement tous, la fameuse maxime romaine : "Vae Victis" (malheur aux vaincus). C'est bien de cela dont il est question ici. Mais nos amis ont plus d'un tour dans leur sac pour échapper à l'injustice des vainqueurs. J'avoue donc que j'ai pris pas mal de plaisir à voir ce film, où le frère de John Ford est présent, en la personne de Francis Ford. "La ruée sauvage" revisite le thème de la survivance d'une communauté face à la force des vainqueurs, un peu comme dans "Autant en emporte le vent", mais ici il n'y a pas d'attachement à la terre, mais plus à du bétail, source de toute fortune, et de tout avenir. "La ruée sauvage" est donc un très beau film à redécouvrir de toute urgence, sortie le 20 juillet 1939 en France. Et en plus vous aurez la joie de redécouvrir la très jolie Joan Bennett.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott et Robert Cummings

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Ci-dessus : May Robson et Joan Bennett

Film disponible en DVD zone 2, sous-titré chez Sidonis. A noter que le film possède une belle introduction de Patrick Brion


Note : 7,5 / 10