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01/11/2014

Maléfique / Maleficent - 2014

"Maléfique" est la première réalisation de Brad Stromberg avec Angelina Jolie, Elle Fanning (Aurore), Sharlto Copley (le Roi Stéphane) et Sam Riley (messire Corbeau). Et c'est pour le moins une réussite. Mais ce dernier avait la chance de pouvoir s'appuyer sur le dessins animés de Walt Disney, "la princesse au bois dormant" (1959), et sur un superbe scénario de Paul Dini et Linda Woolverton. En effet, ces deux scénaristes, ont fait un travail fabulueux sur "Maléfique", et introduise le film par une phrase qui le résume assez bien : "Nous allons vous raconter une histoire que vous croyez connaître". Et en effet, le scénario de Paul Dini et Linda Woolverton nous racontre l'histoire d'une fée, nommée Maléfique depuis son enfance, et il nous permet ainsi de comprendre la haine qu'elle entretient envers le roi et sa descendance. Conte moral sur l'amitié, l'amour, le bien et le mal, "Maléfique" est aussi une formidable réussite formelle, qui magnifie le conte original de  Charles Perrault, publié en 1697, et finalement nos légendes européennes, et pour partie wagnériennes. Ainsi, il est assez difficile de ne pas remarquer, que la première partie du film, nous montre une Maléfique assez ressemblante à l'idée que l'on se fait d'une Walkyrie. On se demande d'ailleurs pendant cette première partie, si cette fée guerrière ne devrait pas s'appeler Walkyrie, plutôt que Maléfique.

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Puis après cette première partie, assez différente de l'histoire, originale, le film reprend son cours normal, et nous donne la scène du chateau, où Maléfique jette son sort. Et là, on sent le travail immense qui a été fait par le réalisateur, qui a travaillé, encore et encore cette scène qu'il voulait parfaite et copie conforme de l'original de 1959.  Les acteurs sont parfaits avec en tête Angelina Jolie, qui a sans aucun doute décroché ici son plus grand rôle, son rôle le plus profond. Elle irradie le film de sa présence du début à la fin. Elle Fanning, de son côté joue parfaitement les ingénues. Sharlto Copley est quant à lui, extraordinaire en roi tourmenté. "Maléfique" est donc réussite formelle, scénaristique, parfaitement jouée, aidée par la superbe musique de James Newton Howard, et par des effets spéciaux, peut être un peu trop nombreux. Mais sans aucun doute, il convient aux petits comme aux grands spectateurs et redonne ses lettres de noblesse au grand spectacle familial fantastique et aux plus belles légendes européennes. Mais peut être sa plus grande force est d'avoir fait évoluer la psychologie des personnages tout au long de l'histoire, et d'avoir oser sortir le conte des sentiers battus. Une très grande réussite, qui se termine sur l'énigmatique mais superbe, "once upon a dream" de Lana Del Rey.

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Ci-dessus : Angelina Jolie

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Ci-dessus : Elle Fanning

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Ci-dessus : Sharlto Copley

 

La bande-annonce :

 

Once Upon a dream (par Lana Del Rey) :

 

La musique par James Newton Howard :

Disponible en DVD & Bluray Zone 2 en VF et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

29/03/2013

King-Kong - 2005

"King Kong" (2005), tourné par Peter Jackson me permet de présenter un film de ce cinéaste contemporain. En effet, n'étant pas un fan absolu du "seigneur des anneaux" et de tout ce qui tourne autour, King Kong me permet de présenter ce réalisateur talentueux. Le film est divisé en trois parties : New-York, L'ile du crane, et enfin le retour à New-York. De cette épopée cinématographique, Peter Jackson va avoir pour fil directeur, le respect du film éponyme de 1933. Ainsi contrairement à la version des années 70 avec Jessica Lange, là le film est replacé dans son contexte. La distribution comprend la divinement belle Naomi Watts, mais aussi Adrian Brody, Jack Black dans clairement son meilleur rôle à l'écran. En effet, son personnage de producteur sans scrupules, prêt à tout pour pouvoir tourner son film est savoureux au possible. Enfin, mon personnage préféré est peut être celui joué par Kyle Chandler qui fait une imitation parfaite de Robert Taylor, dénommé pour le besoin du film, Bruce Baxter. Ainsi, la plupart de ses répliques sonnent faux ou sont ridiculement déplacées. Son fameux "vous ne seriez pas troskiste par hasard ?" sonne comme l'obsession ridiculement comique d'un certain Hollywood à voir partout des communistes.

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Mais si l'humour est bien présent et réserve des moments de répis au spectateur, c'est bien évidemment l'amour du cinéma et du cinéma classique qui irrigue ce film du début à la fin, que ce soit dans son improbable mise en place, ou dans son action. Ainsi la première partie du film est divine. On y voit un New-York du début des années 30, plus vrai que nature. Chaque voiture, chaque figurant est à sa place, recréé fidèlement. Les plans larges sont multipliés et sont terriblement réalistes. Les costumes sont parfaits, la scène du music-hall nous renvoie à la disparation d'un certain "entertainement" déjà supplenté par le cinéma et les comédies musicales hollywoodiennes naissantes. La scène dans le café nous fait revenir au temps des meilleures comédies classiques de l'époque avec Carole Lombard. Et la critique avertie discernera derrière le visage de Naomi Watts, se profiler le visage de Ginger Rogers ou de combien de stars disparues des années trente et on se met à rêver à la carrière qu'aurait pu avoir cette fabuleuse actrice, si Hollywood était encore une usine à rêves et si des producteurs courageux et intelligents se décidaient à faire plus souvent du cinéma plutôt que des films à visée commerciale. Bref, dans King Kong les acteurs sont mis en valeur par (une fois n'est pas coutume), un scénario et un script d'une intelligence rare, mais aussi par un sens artistique que l'on pensait définitivement perdu.

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 Ci-dessus : Naomi Watts

La deuxième partie, évoquera donc le voyage sur le bateau, et la lutte sur l'île. Là, cette partie est par moment un peu gore, mais aussi parfois dégoulinante d'images de synthèse à en vomir. Ainsi, certaines scènes finissent par ne plus être crédibles. En effet, les trucages numériques censés améliorés l'action, la rendent au bout du compte totalement improbable. On peut ainsi constater l'irréalité totale de la scène dans le ravin avec les dinosaures, ne serait ce que visuellement parlant.

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Ci-dessus : Jack Black

Enfin le clou du film est bien la troisième partie, où Jackson achève le spectateur par un formidable final, qui ne fait pas que respecter l'oeuvre originale mais qui la magnifie et la dépasse pour faire tout simplement de cette aventure, un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Le film histoire d'une relation amoureuse impossible et destructrice entre la belle et la bête, hymne d'amour au cinéma hollywoodien classique, à ses origines et à ses films, mérite le plus bel hommage qu'il soit. Il rate la note maximale de Hollywood Classic pour des effets spéciaux un peu trop criares parfois. Mais ne gachons pas notre plaisir, en 3H15 King Kong écrase tout sur son passage, si ce n'est son vénérable ancêtre qu'il magnifie au delà du possible. Du cinéma comme celui là, avec une si belle musique symphonique digne des plus grands, on en redemande toutes les semaines !
 

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Ci-dessus : Kyle Chandler

Citation du film : "Et voici que la bête regarda la belle et la belle arrêta son geste... Dès lors, la bête fut comme morte."


La bande annonce :


Extrait de la musique de James Newton Howard :


Note : 9,5  / 10