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07/06/2014

Le crépuscule des Aigles / The Blue Max - 1966

"Le crépuscule des Aigles" est le genre de film qui vous réconcilie avec le cinéma. Alors c'est vrai que ce film avait tout pour me plaire, à moi le passionné d'histoire. En effet, le sujet du film évoque la carrière d'un pilote de chasse allemand pendant la première guerre mondiale. Alors c'est vrai, qu'on a toujours le coeur qui se pince un peu, quand on voit un avion allié abattu, mais on finit par s'attacher dès les premières images à la destinée de ce pilote allemand, qui s'est sorti de la boue des tranchés pour aller à la rencontre de son destin, dans un avion expérimental. Le réalisateur John Guillermin a eu une importante carrière, dont on peut retrrouver le détail sur Wikipédia US et que je résume ici en quelques phrases.

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Guillermin est né à Londres de parents français. Après s'être engagé dans la Royal Air Force à l'âge de 22 ans, la carrière de réalisateur de Guillermin a commencé en France avec le cinéma documentaire. Il a déménagé à Hollywood en 1950 pour étudier les méthodes de production de films. Les mémoires d'acteurs, d'éditeurs et de producteurs indiquent que Guillermin était un homme difficile avec qui travailler. Il est décrit dans le livre de Norma Barzman qu' il devait rencontrer pour discuter du projet Blue Max comme ayant un «air froid, les lèvres raides". Elmo Williams, producteur de The Blue Max, décrit Guillermin comme un «directeur exigeant, indifférent aux personnes qui se blessent tant qu'il a une action réaliste ... Il était dur au travail, et l'homme trop critique et perfectionniste se faisait détester de ses équipes. Cependant, Guillermin était un maître à la configuration de la caméra." Le producteur David L. Wolper écrit que Guillermin était «le réalisateur le plus difficile avec qui je n'ai jamais travaillé". Guillermin dirigeait Le pont de Remagen Wolper en 1968. Lorsque certains membres de l'équipage tchèque étaient en retard pour le premier jour de tournage, Guillermin leur hurlait dessus.  Quand à Ralph E. Winters, il  raconte que Guillermin a explosé la chaise devant, lors d'une projection de King-Kong tellement il était frustré et mécontent de son propre travail. L'homme est donc un caractériel.

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Ci-dessus : James Mason, et Jeremy Kemp de dos

 Le travail de Guillermin sur "le crépuscule des Aigles" est admirable en tout point. Guillermin nous donne ici une superbe recomposition de l'univers, de la première guerre mondiale, qui nous emmène des tranchées au Berlin de l'époque. Rien ne nous est caché, ni les combats sanglant sur le front, ni le repos du guerrier, où on peut admirer la superbe plastique d'Ursula Andress. Quelle morceau de femme ! Le film évoque donc une époque révolue, où la guerre était vecteur d'ascension sociale, avec tout ce qu'il y a de pervers dans ce type de rapport humain et les jalousies que cela peut créer. Ce qui fait donc la force du film, c'est bien l'humanité des personnages et on voit bien qu'il y a eu un bataillon d'auteurs et de scénaristes qui ont travaillé sur le roman original de Jack D. Hunter. Film parfait autant dans sa forme que sur le fond, "le crépuscule des Aigles" ne peut pas laisser indifférent. Et Hollywood Classic félicite Twentieth Century Fox pour cette sortie en Bluray, dans une qualité d'image tout à fait admirable, qui écrase sans comparaison possible, la précédente version DVD. Oui "le crépuscule des aigles" est bien pour le mérite, du réalisateur John Guillermin, mais aussi pour toute l'équipe des acteurs, aux costumiers, et surtout pour le compositeur Jerry Goldsmith qui nous donne ici peut être une de ses plus belles compositions.

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Ci-dessus : Ursula Andress et George Peppard

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Ci-dessus : La médaille prussienne "Pour le mérite", donnée pour 20 avions abattus, que l'on peut clairement attribuer à l'ensemble des personnes qui ont participé à la création de ce film et à sa sortie en Bluray.

 

Extrait de la musique :

Note : 8,5 / 10

12/02/2014

Huit Heures de sursis / Odd Man Out (1947)

Il y a quelques réalisateurs anglais dont on se souvient. Et si on devait faire une liste, on retiendrait évidemment David Lean, Alfred Hitchcock, mais aussi Carol Reed. "Huit heures de sursis" est l'archétype même du chef-d'oeuvre repoussant, car si il est admirablement filmé et photographié, la descente aux enfers d'un terroriste irlandais a quelque chose de repoussant. En effet James Mason, joue un chef de l'IRA blessé, et abandonné par ses hommes lors d'un hold-up meurtrier. Mais bientôt, ce n'est pas seulement son organisation qui va l'abandonner, mais aussi toute une ville, qui passera de l'indifférence pour certains habitants, à d'autres voulant l'exploiter. Carol Reed nous donne ici une version très noire de l'humanité, où tous ses défauts sont révélés : la lâcheté, la convoitise, la peur. Mais des qualités sont parfois aussi révélés : l'amour, la fidélité, la foi, et la volonté d'aider. James Mason n'a peut être jamais été aussi convaincant que dans ce film, qui multiplie les visions d'un homme en délire.

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Le film avançant, James Mason perd son habit de membre de l'IRA pour devenir un homme habité par la peur et le doute, et dont la blessure révèle un destin et une sur-humanité, dont les souffrances semblent le rapprocher de la Passion du Christ. "Huit heures de sursis" est un voyage initiatique dans la cruauté de la vie, mais aussi et surtout vers la mort. C'est ce qui le rend, terriblement hypnotisant et tout à la fois repoussant. Il ne ressemble à aucun film de son époque. La fabuleuse musique de William Alwyn ajoute encore au drame humain. Et on peut se demander si l'histoire de cet homme qui sort du monde, n'est pas tout simplement l'histoire de chacun d'entre nous, qui un jour devra quitter ce monde, dans l'indifférence de presque tous. "Huit heures de sursis" est donc un chef-d'oeuvre baroque, sombre, pathétique, humain et magnifique, qui vous laissera épuisé, devant une implacable leçon de vie.

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Ci-dessus : James Mason et Kathleen Ryan (on remarque le bras en croix de James Mason semblant signifier son martyr).

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Ci-dessus : James Mason et Kathleen Ryan

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Extrait de la musique :

Disponible en Bluray et DVD chez Elephant Films en VF et VO sous-titrée

Note : 8,5 / 10

27/08/2013

Le prisonnier de Zenda / The prisoner of Zenda - 1952

A l'occasion d'un voyage en TGV, j'ai revu dernièrement "le prisonnier de Zenda" dans sa version de 1952. "Le prisonnier de Zenda" a connu plusieurs versions. La première date de 1937, produite par Selznick International Pictures, elle avait pour acteurs : Ronald Colman, Madeleine Carroll, Douglas Fairbanks, mais aussi David Niven, et Raymond Massey. Dans la version de 1952, on a repris l'histoire et même les dialogues de la version de 1937, mais les acteurs ne sont plus les mêmes. Ainsi on retrouve Stewart Granger qui joue donc deux rôles : le roi et le voyageur anglais. Il partage l'affiche avec Deborah Kerr, mais aussi avec un James Mason qui tente de lui voler la vedette, et qui joue ici, un admirable traitre. Thorpe s'inspire énormément de la version de 1937 et filme de nouveau des scènes de la version précédente, un peu de la même façon. Ainsi, la scène de bal, rappelle énormément la version de 1937.

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Mais cette oeuvre n'est pas qu'un simple remake. Elle se distingue tout d'abord par un fabuleux Technicolor, par une autre interprétation, avec en premier lieu, la star des films d'aventure des années 50, en la personne de Stewart Granger, mais aussi par une belle musique d'Alfred Newman. De plus, malgré la ressemblance avec le film précédent, Thorpe parvient à donner une identité propre à son film, jusqu'à éclipser la version de 1937. Le "prionnier de Zenda" reste donc dans toutes les mémoires, comme l'archétype du film d'aventure des années 50, avec sa dose de glamour, d'action, et de félons. On ne s'ennuie, pas une seconde et on retrouve son âme d'enfant devant un film remarquable, que l'on peut ranger à côté de "Scaramouche", "Ivanhoé" ou "les chevaliers de la table ronde". Pour toutes ces raisons, et parce que je crois que la fonction du cinéma est d'abord de faire rêver, je mettrai une très bonne note à ce "prisonnier de Zenda". Ainsi ceux qui critiquent ce cinéma, devrait se poser ces simples questions : Dans cent ans, que restera t'il de beaucoup de productions d'aujourd'hui ? Combien iront rejoindre les poubelles de l'art cinématographique ? Vous connaissez ma réponse. "Le prisonnier de Zenda" restera quant à lui un fabuleux classique, pour tout cinéphile éclairé.

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Ci-dessus : Deborah Kerr et Stewart Granger

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Ci-dessus : Jane Greer et James Mason

 

La bande-annonce :

 

La musique :

 

Note : 9 / 10

15/03/2013

La chute de l'empire romain / The Fall of the Roman Empire - 1964

La qualité d'un film doit elle être mesurée à l'aune du nombre d'entrées en salle ? Que restera t'il du cinéma d'aujourd'hui dans 100 ans ? Ce sont bien les questions que l'on peut se poser quand on essaye d'analyser ce film, "la chute de l'empire romain". En effet, aujourd'hui on se rappelle de ce film surtout parce qu'il a inspiré lointainement le "Gladiator" de Ridley Scott. Mais si ici il est question du début du déclin de Rome, ce film eut également pour conséquence la fin de la société de production de Samuel Bronston comme le note le New-York Times dans son édition du 6 août 1965. Le film avait en effet coûté 18,5 millions de dollars, ce qui était une somme très importante pour l'époque et n'avait pas rapporté assez de bénéfices. Bronston devait donc finir de produire la même année, "le Plus Grand Cirque du monde" avec John Wayne, et abandonner les très grosses productions. Il ne produira que 3 films jusqu'en 1984, son dernier film étant "Fort Sagane".  Pourtant comme nous allons le voir, cet insuccès public de "la chute de l'empire romain" est largement immérité.

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Tout d'abord le film bénéficiait d'une pléiade de stars : Sophia Loren, Stephen Boyd, Alec Guinness, James Mason, Christopher Plummer, Mel Ferrer, Anthony Quayle et Omar Sharif. Sophia Loren avait joué Chimène 3 ans plus tôt dans "le Cid" également sous la direction d'Anthony Mann. Stephen Boyd c'est bien évidemment l'inoubliable Messala de "Ben-Hur"(1959) de William Wyller.  Alec Guinness c'est bien entendu le colonel anglais du "pont de la rivière Kwaï" ou Obiwan Kenobi dans l'épisode IV de "la guerre des étoiles". James Mason joue de son côté le rôle d'un savant et le rôle lui va parfaitement et correspond à son flegme anglais. Quant à Mel Ferrer il fait une composition à cent milles lieux de sa prestation dans "Scaramouche" et est presque méconnaissable. Enfin Anthony Mann était donc comme sur "le Cid" également présent aux commandes. A noter que "la chude de l'empire romain" a été tourné en Espagne dans la Sierra de Guadarrama au Nord de Madrid et que pour l'occasion on recréa le forum romain et l'ancienne Rome sur une superficie de 220 000 m2

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Ci-dessus : Sophia Loren et Stephen Boyd. Ils ne sont pas beaux ?

Mais on ne retrouve pas seulement des acteurs de péplums comme Stephen Boyd mais on retrouve aussi dans le film des scènes rappelant les plus grands péplums. Par exemple, on a comme dans "Ben-Hur" une course de chars. On a une reconstruction du forum romain, mais aussi un long combat dans les forêts enneigées de la Germanie comme dans ... "Gladiator". Alors évidemment en 1964, la violence n''était pas aussi réaliste que 10 ans plus tard. Mais néanmoins, le film est pour l'époque très bien réalisé. Et si mon intention n'est pas de vous raconter l'histoire du film, je vous dirai que ce film est baigné d'une profonde mélancolie qui ira à la fin jusqu'à une certaine folie, prémonitoire d'un avenir sombre pas seulement pour Rome peut être, mais pour un certain cinéma. Le public de l'époque ne l'a peut être pas compris. Mais il est difficile de ne pas voir dans ce monde romain qui s'écroule petit à petit imperceptiblement une annonce d'un changement de société d'une résonance étrangement actuelle. Et finalement la vie d'un Empire peut bien être comparé à la vie d'un Homme, avec donc un début, une élévation et une fin. Si Maximus dans "Gladiator" ouvrait une porte pour un autre monde et pour en réalité un autre cinéma, "la chute de l'empire romain" était le testament d'un cinéma d'aventure spectaculaire et familial qui jettaient ses derniers feux, avant un long hiver. Pour toutes ces raisons, j'ai une profonde tendresse pour ce film crépusculaire baigné des larmes de Sophia Loren. Récemment édité en Bluray (l'année dernière) il mérite donc tout votre intérêt.

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Ci-dessus : Anthony Mann sur le tournage de "la chute de l'empire romain"


La bande-annonce :


 

La musique de Dimitri Tiomkin :


 

Reportage sur Anthony Mann  par Jean-Claude Missiaen :



Note : 9 / 10

30/11/2012

Jules César / Julius Caesar - 1953

Chers lecteurs, j'ai décidé d'ouvrir une série d'articles sur les péplums. Hollywood Classic se met donc à l'heure antique et est fier de vous présenter pour commencer cette série: "Jules César".

Alors que le film muet devait disparaître pour laisser place au parlant, les critiques et cinéphiles de l'époque percevaient le cinéma comme une menace mortelle pour le théâtre. En effet, si le cinéma devenait parlant, certains pensaient que l'on pourrait traduire en images des pièces de théâtre. Aujourd'hui, on le sait : le cinéma est et demeurera parlant et le théâtre a survécu. J'ai introduit cette courte présentation parce que je vais vous parler de "Jules César", et que ce film reprend le formidable texte de la célèbre pièce de Shakespeare qu'il magnifie dans une belle mise en scène signée Joseph L. Mankiewicz. "Jules César" a été tourné en 1953, époque où Hollywood tournait encore à plein régime des chefs d'oeuvres chaque semaine.

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Je ne ferais pas ici une étude de la pièce de Shakespeare que des spécialistes de littérature anglaise ont déjà fait des siècles avant moi. Mais cinématographiquement on pouvait se poser la question de ce qu'allait bien pouvoir donner à l'écran, un film sur un conquérant à l'ego et à l'ambition démeusuré, soutenu par le texte du plus grand auteur de pièce de théâtre de langue anglaise. On sent que Mankiewicz n'a pas voulu en rajouter au niveau de la mise en scène, et s'appuie très fortement sur le texte de Shakespeare. Ainsi, le triomphe de César est raconté comme dans la pièce originale et pas montrée. C'est d'ailleurs un peu le défaut du film. En effet, le cinéma si il fait rêver, imaginer, doit aussi montrer et à vouloir s'accrocher jusqu'au dernier degré, au texte de Shakespeare, Mankiewicz ralentit le film et limite son expression. Il n'en reste pas moins que les vers sont admirables, la réalisation soignée et sobre. Et finalement, on a un peu ce même sentiment que quand on regarde "Cyrano de Bergerac" en film. On se sent grandit. Mais pour ne pas avoir l'impression que les acteurs surjouent, Mankiewicz a eu la chance de pouvoir s'entourer de très grands interprètes en la personne de Marlon Brando, James Mason, et Louis Calhern, ce dernier trouvant là (à n'en pas douter) son plus grand rôle. Dans les seconds rôles sont présents aussi Greer Garson et Deborah Kerr. Bref du beau monde, pour un grand film qui va bien au delà du théâtre filmé que l'on pouvait légitimment craindre au départ de la création d'une telle oeuvre. Donc, pour la beauté du texte, la musique de Miklós Rózsa et la page d'histoire antique qui comprenait déjà tout ce qui fait la vie des hommes (le pouvoir, l'ambition, la traîtrise et la mort), ce "Jules César" a bien traversé les temps et les générations. A noter pour finir que Mankiewicz retrouvera l'antiquité 10 ans plus tard en tournant Cléôpatre, dans un film au tournage et à la réalisation cette fois-ci pharaonique où il abandonnera une grande partie de la sobre modestie littéraire et un peu théâtral de ce "Jules César". Charlton Heston et Robert Vaughn feront leur apparition dans une nouvelle version de Stuart Burge en 1970.

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Ci-dessus Marlon Brando (Antoine) :

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Ci-dessus Louis Calhern et James Mason :


Extrait de la grandiose musique de Miklós Rózsa :

 

 

NOTE : 8 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10