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08/08/2014

Les Pièges de la passion / Love Me or Leave Me - 1955

"Les Pièges de la passion" présent sur le coffret consacré à Doris Day est une très belle surprise, qui nous permet de réévaluer le talent de Doris Day. Si son jeu de comédienne n'est pas extraordinaire, c'est sans aucun doute, une formidable chanteuse et une très belle femme. Le film est tenu par le duo Doris Day / James Cagney, agrémenté d'un Cameron Mitchell, qui trouve là un de ses plus grands rôles. James Cagney est ici particulièrement inquiétant, en gangster, qui tient une laverie, qui lui sert à raqueter les restaurants de son quartier, en leur proposant plus de nappes propres, qu'ils ne peuvent en consommer ! La personnalité trouble de Cagney ne va pas s'arrêter là, car sous des airs mielleux, il fera tout pour que sa proie (Doris Day) tombe dans ses filets. L'affiche ci-dessous représente d'ailleurs assez bien l'esprit du film, d'une femme pourchassée par un homme que l'on qualifierait aujourd'hui de "pervers narcissique".  "Les pièges de la passion" s'inspire librement de la vie de la chanteuse, Ruth Etting, qui était célèbre dans les années 20, et qui devait d'ailleurs tourner quelques films pour Hollywood. Le film propose d'ailleurs en bonus quelques court-métrages où apparaît Ruth Etting.

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Au delà de l'intrigue, le film est un véritable tour de chant à la gloire de Doris Day, et encore une fois, on mesure son immense talent de chanteuse. Le film est en cinémascope et en couleurs. On retient une réalisation sérieuse de Charles Vidor. On trouve sur Wikipédia une longue description de la carrière de ce réalisateur qui reste célèbre pour les cinéphiles comme réalisateur de "Gilda" (1948). Pour les amateurs de ragots, on retiendra qu'il devait mourir sur le tournage de son dernier film : "le bal des adieux" (1960), sur lequel il fut remplacé par George Cukor. Dirk Bogarde raconte que son cercueil étant trop petit, on dut lui scier les pieds et le rapatrier ainsi aux USA. Pour revenir à notre film, "le pièges de la passion", on ne peut pas lui reprocher, sinon peut être un format cinémascope qui ne sied que moyennement à une comédie musicale très intéressante, mais peut être un poil trop académique. D'un autre côté, le sujet ne prête pas réellement à la folle exubérance des autres comédies de la MGM. Mais la MGM avait déjà produit des films un peu plus vivant, en particulier avec Gene Kelly en acteur.. On peut rapprocher ce film, d'un autre film mais cette fois-ci produit par la Warner Bros, "Pour elle un seul homme" (1957) avec Ann Blyth également dans le rôle d'une chanteuse, et Paul Newman dans le rôle de l'impresario. Concernant "les pièges de la passion", le film devait être très rentable et rapporter 595,000 $ et être le huitième plus gros succès de l'année.

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Ci-dessus : James Cagney et Doris Day

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Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

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Extrait :

 Film disponible en DVD zone 2 dans le coffret consacré à Doris Day (VF et VO sous-titrée), chez Warner sur Amazon.fr à 11,89 € (autant dire cadeau, vu qu'il y a 4 autres films).

Note : 7,5 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

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Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

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Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

18/01/2014

Les fantastiques années 20 / The Roaring Twenties - 1939

"Les fantastiques années 20", est un film marquant du cinéma hollywoodien. Tout d'abord, car c'est le premier film de Raoul Walsh à la Warner. Celui-ci après 25 ans de carrière trouve enfin le studio qui va le révéler. De plus, si le film nous parle des années 20, il clôture aussi tous les films de gangsters des années 30, laissant le public orphelin quelques années d'un genre qui renaîtra comme le Phénix, mais cette fois-ci comme transformé dans le film noir. Mais lorsqu'on le regarde avec nos yeux d'aujourd'hui, le film semble aussi être un passage de témoin entre James Cagney et Humphrey Bogart, ce dernier devenant une des vedettes du film noir des années 40 et 50. Comme à son habitude Walsh nous donne un portrait tout en nuances du héros. Le film raconte l'histoire des soldats américains qui reviennent de la guerre de 14, et qui retrouvent une Amérique changée. Ainsi, le travail ne les a pas attendus. Le chômage augmente, la prohibition sur la vente d'alcool, apparaît et les trafics mafieux également. Comme aujourd'hui la mitrailleuse, devient alors l'arme la plus utilisée par les gangsters, pour préserver leur marché très concurrentiel. On est d'ailleurs frappé par l'absolu modernité des thèmes abordés : chômage, exclusion, violence, mafia, crack boursier. Et l'apparition d'une écoute de la radio avec un casque audio, nous rend l'époque presque familière. L'histoire des personnages est donc inscrite dans l'actualité des années 20, et Walsh a un talent terrible pour revenir dans le temps et faire des montages très modernes, d'actualités qui auraient pus sembler très plates dans une présentation trop classique. On notera aussi que la film a beaucoup de chansons interprétées par Priscilla Lane. Cela donne un côté sympathique au film, et lui donne une respiration. De plus, les numéros musicaux sont aussi l'occasion de voir des "girls" peu habillées, donnant au film un côté "pré-code", mais 5 ans après son instauration !

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Pour le reste, Walsh s'évertue à nous montrer 3 personnages dont chacun représente un caractère : le bon, la brute, et le truand avant l'heure en quelque sorte. Mais Walsh n'est absolument pas manichéen dans sa présentation.  Ainsi, si Bogart est ici toujours dans les sales coups, Gagney ne fait que protéger son affaire et ses proches. Cagney n'a pas le sadisme ou le vice de Bogart. Et c'est parce qu'il y a du bon en lui, qu'il va en quelque sorte se sacrifier, alors qu'il avait refusé l'idée même de se suicider au début du film. L'ambivalence du personnage principal voilà ce qui intéresse Walsh, comme dans tous ses films.  Ainsi, le troisième camarade joué par Jeffrey Lynn, représente l'avocat honnête qui rentre malgré lui dans les trafics. Et il n'intéresse ni Walsh ni les scénaristes, qui lui donnent presque un rôle de faire-valoir. Le film n'est pas exempt de belles émotions en particulier entre Cagney et Priscilla Lane, ou encore entre Cagney et sa maîtresse jouée par Gladys George, qui donne une formidable interprétation, semblant à 35 ans, en faire 45 dans le film ! Cagney trouvera t'il sa voie en dehors que dans le crime ? Le film répond à la question, mais je vous laisserai le découvrir, car cela en vaut la peine. Je vous conseille donc très fortement les "fantastiques années 20", qui montrent que le monde tourne sans jamais s'arrêter, mais que parfois les époques se ressemblent au moins sur certains points.

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Ci-dessus : Gladys George et James Cagney

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Ci-dessus : Frank McHugh et James Cagney

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Ci-dessus : Priscilla Lane

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Ci-dessus : Priscilla Lane et James Cagney

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Disponible en DVD Zone 1 (compatible zone 2) (VO sous-titrée)

 

Note : 7,5 / 10

07/01/2014

A chaque aube je meurs / Each dawn I die - 1939

Si on en croit Richard Schickel et son livre "James Cagney : a celebration", "à chaque aube je meurs" était le film américain préféré de Staline. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous les cas, "à chaque aube je meurs" est peut être le plus grand film de James Cagney, qui a cette fois-ci comme partenaire George Raft. L'un et l'autre étaient déjà apparus dans "Taxi" en 1932, même si George Raft n'était alors, même pas au générique. "A chaque aube je meurs", tourné par William Keighley fait parti de cette série de films tournés par Hollywood sur l'univers carcéral pendant les années 30. Ainsi on retrouve comme film de cette période portant sur les prisons américaines, "Ladies they talk about" (1933) avec Barbara Stanwyck du même Keighley, mais on peut citer aussi "Vingt Mille ans sous les verrous" (1932) de Michael Curtiz avec Spencer Tracy, ou encore "San Quentin" (1937) de Llyod Bacon avec Humphrey Bogart, et beaucoup d'autres. Jane Bryan est quasiment la seule actrice d'un film d'hommes. Elle est ici la petite amie de Cagney. Elle fait tout pour le faire sortir de prison. Le film est d'autant plus touchant ici, que Cagney est un homme innocent, piégé par un politicien véreux. Dans la vraie vie Jane Bryan abandonnera le cinéma au début des années 40, pour se marier avec un magnat de l'industrie pharmaceutique.

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Keighley est particulièrement à l'aise dans la description de cet univers sordide, nous montrant la violence des gardiens, la haine qui s'insinue dans le coeur des prisionniers, et les luttes de bande au sein même de la prison. "Prison Break" n'a pas fait mieux presque 70 ans plus tard. Le duo James Cagney / George Raft, est formidable. George Raft a un jeu ici un peu dans le style d'un Bogart. Et Cagney a l'intelligence de ne pas en rajouter et de rester dans son rôle. Le film est très émouvant à bien des égards et très réaliste, nous montrant des meurtres en prison, et une terrible lutte finale, qui semble avoir été tournée à balles réelles ! Impressionnant surtout pour l'époque. Il est donc difficile de ne pas sortir remué par un tel film, qui ne renonce à rien pour faire de cette oeuvre, peut être le plus beau film sur l'univers carcéral tourné par Hollywood dans les années 30. A redécouvrir.

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et Jane Bryan

 

Note : 8 / 10

11/09/2013

Hard to handle - 1933

"Hard to handle" est définitivement une comédie, même si le début du film, ne laisse rien présager de tel. Ainsi, le film commence avec un concours de danse dont le seul objectif est de donner le prix de 1000 $ au couple capable de rester le dernier debout à danser. Après cette introduction un peu confuse, qui devait rappeler des mauvais souvenirs au spectateur de la grande dépression, qui ne connaissait que trop bien ce genre de concours, le film prend de l'ampleur, et c'est assez impressionnant de voir Cagney devoir fuir une foule déchainée bien décidée à le lyncher. La mise en scène de Mervyn Leroy est donc, il faut bien le dire, assez impressionnante et la bande-annonce jointe à cet article en donne un petit extrait. Ensuite, le film ne sera que comédie et nous permet de découvrir James Cagney en publicitaire sans scrupules. Pour lui tout est bon, pour atteindre son objectif de réussite et de conquête de sa belle. Mais la route est longue et il commencera de très bas. C'est d'ailleurs assez étonnant de voir que la plupart des comédies et des mélodrames de cette période sont souvent des remèdes ou des conseils à l'initiative contre la crise économique.

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"Hard to handle" est donc un film assez revigorant surtout que Cagney n'est pas seul. En plus de son vieux compère Allen Jenkins qui jouait avec Cagney dans par exemple "le bataillon des sans-amours", on retrouve la belle Mary Brian ancienne vedette de la Paramount et qui joue donc ici dans un film de la Warner, car sans contrat avec un studio. Mary Brian n'était pas n'importe qui. En effet, elle a commencé dans le cinéma muet et devait tourner plus de 80 films, dont plus de 40 pour la seule Paramount. Elle avait commencé à tourner dans "Peter Pan"(1924). Son statut "freelance" ne devait pas être très enviable, car en général les vedettes de l'époque avaient un contrat d'exclusivité avec un studio, qui leur permettaient d'être payées, qu'elles jouent ou non. Etant obligée de tourner pour vivre, elle tourne donc 8 films pour la seule année 1933 ! On note aussi la présence de Claire Dodd. Enfin, j'ai découvert avec amusement le personnage de la belle mère joué par l'incroyable Ruth Donnelly, actrice avec un humour et des réparties à toute épreuve, et qui nous donne un personnage de belle mère détestable au possible.

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Ci-dessus : Ruth Donnelly, James Cagney, et Mary Brian

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Ci-dessus :  James Cagney, et Mary Brian

"Hard to handle" est donc un film sans énormément de prétention, mais rythmé et au final très sympathique, qui m'a fait passer une bonne soirée à rire et sourire devant les aventures d'un James Cagney aux abois, mais qui va déborder d'inventivité et d'énergie pour vendre des pamplemousses qu'il avait écrasés quelques années plus tôt à la figure Mae Clarke dans "Public Enemy" (1931). Pour le pamplemousse, et Cagney la boucle était enfin bouclée.

La bande-annonce :

Film disponible sur le site de la Warner en France, en DVD zone 2, sous-titré.

Note : 7 / 10

30/08/2013

Smart Money - 1931

"Smart Money" est un film qui devait réunir dans l'esprit des producteurs de la Warner, les deux vedettes du film de Gangster : James Cagney et Edward G Robinson. Le problème, c'est que si Edward G Robinson a tourné déjà plus d'une dizaine de films en 1931, James Cagney n'en a tourné que quatre, dont certains comprenant de bien petits rôles. L'affrontement entre les deux vedettes du film de gangster va donc tourner court et se limiter à un affrontement final, assez surprenant. Enfin dans ce film, Cagney aura toujour pour Robinson un rôle de mère protectrice qui rend presque impossible tout conflit.

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Donc contrairement à ce que l'on pouvait attendre de l'affiche ci-dessus, le rôle de Cagney va se résumer à un second rôle. Edward G Robinson à défaut d'affronter Cagney va affronter un gang de joueurs escrocs, puis la gente féminine avec lequel il n'aura aucun succès, et qui finiront par causer sa perte. Mais après tout, la femme n'est elle pas, le point faible de tous les hommes et de tout grand empire ? N'y a t'il pas eu Napoléon et Joséphine ou César et Cléopâtre et combien d'autres ? Ce côté là du film est plutôt intéressant. Ainsi, le film laisse deviner au début des histoires de prostitution, mais comme rien est dit, le spectateur peut tout imaginer. Heureux temps, où le cinéma suggérait plus qu'il ne montrait !

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Ci-dessus : Edward G Robinson

Dans le casting en plus de Cagney et Robinson, on remarque la jeune Evalyn Knapp qui fit l'essentielle de sa carrière dans les années 30. Ralf Harolde est également présent. On se rappelle de lui pour ses interprétations dans "Adieu ma jolie" (1944) avec Dick Powell, ou dans "Safe in hell" (1931). Enfin on remarque un certain Boris Karloff même pas crédité au générique. Malgré ce casting intéressant, le film tarde à toucher au but, voir à tirer des leçons ou des conclusions. De plus, par certains aspects il a quand même pas mal vieilli et semble une oeuvre mineure des deux monstres sacrés que sont Cagney et Robinson. Je vous conseillerai donc de ne pas perdre trop de temps sur cette oeuvre, somme toute mineure qui mérite d'être vu uniquement pour le jeu d'acteur phénoménal de Robinson, la réalisation et le scénario n'ayant rien d'exceptionnel.

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Disponible en DVD zone 1 (mais free zone) dans la collection des films de gangsters (vol 4) de la Warner sur Amazon.com (attention aux droits de douanes).

A noter que le film propose un intéressant commentaire sur cette version US. Le film est sous-titré mais pas les commentaires de cette série de films.

Extrait :

 

Note : 5,5 / 10