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08/08/2014

Les Pièges de la passion / Love Me or Leave Me - 1955

"Les Pièges de la passion" présent sur le coffret consacré à Doris Day est une très belle surprise, qui nous permet de réévaluer le talent de Doris Day. Si son jeu de comédienne n'est pas extraordinaire, c'est sans aucun doute, une formidable chanteuse et une très belle femme. Le film est tenu par le duo Doris Day / James Cagney, agrémenté d'un Cameron Mitchell, qui trouve là un de ses plus grands rôles. James Cagney est ici particulièrement inquiétant, en gangster, qui tient une laverie, qui lui sert à raqueter les restaurants de son quartier, en leur proposant plus de nappes propres, qu'ils ne peuvent en consommer ! La personnalité trouble de Cagney ne va pas s'arrêter là, car sous des airs mielleux, il fera tout pour que sa proie (Doris Day) tombe dans ses filets. L'affiche ci-dessous représente d'ailleurs assez bien l'esprit du film, d'une femme pourchassée par un homme que l'on qualifierait aujourd'hui de "pervers narcissique".  "Les pièges de la passion" s'inspire librement de la vie de la chanteuse, Ruth Etting, qui était célèbre dans les années 20, et qui devait d'ailleurs tourner quelques films pour Hollywood. Le film propose d'ailleurs en bonus quelques court-métrages où apparaît Ruth Etting.

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Au delà de l'intrigue, le film est un véritable tour de chant à la gloire de Doris Day, et encore une fois, on mesure son immense talent de chanteuse. Le film est en cinémascope et en couleurs. On retient une réalisation sérieuse de Charles Vidor. On trouve sur Wikipédia une longue description de la carrière de ce réalisateur qui reste célèbre pour les cinéphiles comme réalisateur de "Gilda" (1948). Pour les amateurs de ragots, on retiendra qu'il devait mourir sur le tournage de son dernier film : "le bal des adieux" (1960), sur lequel il fut remplacé par George Cukor. Dirk Bogarde raconte que son cercueil étant trop petit, on dut lui scier les pieds et le rapatrier ainsi aux USA. Pour revenir à notre film, "le pièges de la passion", on ne peut pas lui reprocher, sinon peut être un format cinémascope qui ne sied que moyennement à une comédie musicale très intéressante, mais peut être un poil trop académique. D'un autre côté, le sujet ne prête pas réellement à la folle exubérance des autres comédies de la MGM. Mais la MGM avait déjà produit des films un peu plus vivant, en particulier avec Gene Kelly en acteur.. On peut rapprocher ce film, d'un autre film mais cette fois-ci produit par la Warner Bros, "Pour elle un seul homme" (1957) avec Ann Blyth également dans le rôle d'une chanteuse, et Paul Newman dans le rôle de l'impresario. Concernant "les pièges de la passion", le film devait être très rentable et rapporter 595,000 $ et être le huitième plus gros succès de l'année.

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Ci-dessus : James Cagney et Doris Day

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Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

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Extrait :

 Film disponible en DVD zone 2 dans le coffret consacré à Doris Day (VF et VO sous-titrée), chez Warner sur Amazon.fr à 11,89 € (autant dire cadeau, vu qu'il y a 4 autres films).

Note : 7,5 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

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Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

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Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

18/01/2014

Les fantastiques années 20 / The Roaring Twenties - 1939

"Les fantastiques années 20", est un film marquant du cinéma hollywoodien. Tout d'abord, car c'est le premier film de Raoul Walsh à la Warner. Celui-ci après 25 ans de carrière trouve enfin le studio qui va le révéler. De plus, si le film nous parle des années 20, il clôture aussi tous les films de gangsters des années 30, laissant le public orphelin quelques années d'un genre qui renaîtra comme le Phénix, mais cette fois-ci comme transformé dans le film noir. Mais lorsqu'on le regarde avec nos yeux d'aujourd'hui, le film semble aussi être un passage de témoin entre James Cagney et Humphrey Bogart, ce dernier devenant une des vedettes du film noir des années 40 et 50. Comme à son habitude Walsh nous donne un portrait tout en nuances du héros. Le film raconte l'histoire des soldats américains qui reviennent de la guerre de 14, et qui retrouvent une Amérique changée. Ainsi, le travail ne les a pas attendus. Le chômage augmente, la prohibition sur la vente d'alcool, apparaît et les trafics mafieux également. Comme aujourd'hui la mitrailleuse, devient alors l'arme la plus utilisée par les gangsters, pour préserver leur marché très concurrentiel. On est d'ailleurs frappé par l'absolu modernité des thèmes abordés : chômage, exclusion, violence, mafia, crack boursier. Et l'apparition d'une écoute de la radio avec un casque audio, nous rend l'époque presque familière. L'histoire des personnages est donc inscrite dans l'actualité des années 20, et Walsh a un talent terrible pour revenir dans le temps et faire des montages très modernes, d'actualités qui auraient pus sembler très plates dans une présentation trop classique. On notera aussi que la film a beaucoup de chansons interprétées par Priscilla Lane. Cela donne un côté sympathique au film, et lui donne une respiration. De plus, les numéros musicaux sont aussi l'occasion de voir des "girls" peu habillées, donnant au film un côté "pré-code", mais 5 ans après son instauration !

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Pour le reste, Walsh s'évertue à nous montrer 3 personnages dont chacun représente un caractère : le bon, la brute, et le truand avant l'heure en quelque sorte. Mais Walsh n'est absolument pas manichéen dans sa présentation.  Ainsi, si Bogart est ici toujours dans les sales coups, Gagney ne fait que protéger son affaire et ses proches. Cagney n'a pas le sadisme ou le vice de Bogart. Et c'est parce qu'il y a du bon en lui, qu'il va en quelque sorte se sacrifier, alors qu'il avait refusé l'idée même de se suicider au début du film. L'ambivalence du personnage principal voilà ce qui intéresse Walsh, comme dans tous ses films.  Ainsi, le troisième camarade joué par Jeffrey Lynn, représente l'avocat honnête qui rentre malgré lui dans les trafics. Et il n'intéresse ni Walsh ni les scénaristes, qui lui donnent presque un rôle de faire-valoir. Le film n'est pas exempt de belles émotions en particulier entre Cagney et Priscilla Lane, ou encore entre Cagney et sa maîtresse jouée par Gladys George, qui donne une formidable interprétation, semblant à 35 ans, en faire 45 dans le film ! Cagney trouvera t'il sa voie en dehors que dans le crime ? Le film répond à la question, mais je vous laisserai le découvrir, car cela en vaut la peine. Je vous conseille donc très fortement les "fantastiques années 20", qui montrent que le monde tourne sans jamais s'arrêter, mais que parfois les époques se ressemblent au moins sur certains points.

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Ci-dessus : Gladys George et James Cagney

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Ci-dessus : Frank McHugh et James Cagney

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Ci-dessus : Priscilla Lane

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Ci-dessus : Priscilla Lane et James Cagney

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Disponible en DVD Zone 1 (compatible zone 2) (VO sous-titrée)

 

Note : 7,5 / 10

07/01/2014

A chaque aube je meurs / Each dawn I die - 1939

Si on en croit Richard Schickel et son livre "James Cagney : a celebration", "à chaque aube je meurs" était le film américain préféré de Staline. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous les cas, "à chaque aube je meurs" est peut être le plus grand film de James Cagney, qui a cette fois-ci comme partenaire George Raft. L'un et l'autre étaient déjà apparus dans "Taxi" en 1932, même si George Raft n'était alors, même pas au générique. "A chaque aube je meurs", tourné par William Keighley fait parti de cette série de films tournés par Hollywood sur l'univers carcéral pendant les années 30. Ainsi on retrouve comme film de cette période portant sur les prisons américaines, "Ladies they talk about" (1933) avec Barbara Stanwyck du même Keighley, mais on peut citer aussi "Vingt Mille ans sous les verrous" (1932) de Michael Curtiz avec Spencer Tracy, ou encore "San Quentin" (1937) de Llyod Bacon avec Humphrey Bogart, et beaucoup d'autres. Jane Bryan est quasiment la seule actrice d'un film d'hommes. Elle est ici la petite amie de Cagney. Elle fait tout pour le faire sortir de prison. Le film est d'autant plus touchant ici, que Cagney est un homme innocent, piégé par un politicien véreux. Dans la vraie vie Jane Bryan abandonnera le cinéma au début des années 40, pour se marier avec un magnat de l'industrie pharmaceutique.

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Keighley est particulièrement à l'aise dans la description de cet univers sordide, nous montrant la violence des gardiens, la haine qui s'insinue dans le coeur des prisionniers, et les luttes de bande au sein même de la prison. "Prison Break" n'a pas fait mieux presque 70 ans plus tard. Le duo James Cagney / George Raft, est formidable. George Raft a un jeu ici un peu dans le style d'un Bogart. Et Cagney a l'intelligence de ne pas en rajouter et de rester dans son rôle. Le film est très émouvant à bien des égards et très réaliste, nous montrant des meurtres en prison, et une terrible lutte finale, qui semble avoir été tournée à balles réelles ! Impressionnant surtout pour l'époque. Il est donc difficile de ne pas sortir remué par un tel film, qui ne renonce à rien pour faire de cette oeuvre, peut être le plus beau film sur l'univers carcéral tourné par Hollywood dans les années 30. A redécouvrir.

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et Jane Bryan

 

Note : 8 / 10

11/09/2013

Hard to handle - 1933

"Hard to handle" est définitivement une comédie, même si le début du film, ne laisse rien présager de tel. Ainsi, le film commence avec un concours de danse dont le seul objectif est de donner le prix de 1000 $ au couple capable de rester le dernier debout à danser. Après cette introduction un peu confuse, qui devait rappeler des mauvais souvenirs au spectateur de la grande dépression, qui ne connaissait que trop bien ce genre de concours, le film prend de l'ampleur, et c'est assez impressionnant de voir Cagney devoir fuir une foule déchainée bien décidée à le lyncher. La mise en scène de Mervyn Leroy est donc, il faut bien le dire, assez impressionnante et la bande-annonce jointe à cet article en donne un petit extrait. Ensuite, le film ne sera que comédie et nous permet de découvrir James Cagney en publicitaire sans scrupules. Pour lui tout est bon, pour atteindre son objectif de réussite et de conquête de sa belle. Mais la route est longue et il commencera de très bas. C'est d'ailleurs assez étonnant de voir que la plupart des comédies et des mélodrames de cette période sont souvent des remèdes ou des conseils à l'initiative contre la crise économique.

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"Hard to handle" est donc un film assez revigorant surtout que Cagney n'est pas seul. En plus de son vieux compère Allen Jenkins qui jouait avec Cagney dans par exemple "le bataillon des sans-amours", on retrouve la belle Mary Brian ancienne vedette de la Paramount et qui joue donc ici dans un film de la Warner, car sans contrat avec un studio. Mary Brian n'était pas n'importe qui. En effet, elle a commencé dans le cinéma muet et devait tourner plus de 80 films, dont plus de 40 pour la seule Paramount. Elle avait commencé à tourner dans "Peter Pan"(1924). Son statut "freelance" ne devait pas être très enviable, car en général les vedettes de l'époque avaient un contrat d'exclusivité avec un studio, qui leur permettaient d'être payées, qu'elles jouent ou non. Etant obligée de tourner pour vivre, elle tourne donc 8 films pour la seule année 1933 ! On note aussi la présence de Claire Dodd. Enfin, j'ai découvert avec amusement le personnage de la belle mère joué par l'incroyable Ruth Donnelly, actrice avec un humour et des réparties à toute épreuve, et qui nous donne un personnage de belle mère détestable au possible.

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Ci-dessus : Ruth Donnelly, James Cagney, et Mary Brian

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Ci-dessus :  James Cagney, et Mary Brian

"Hard to handle" est donc un film sans énormément de prétention, mais rythmé et au final très sympathique, qui m'a fait passer une bonne soirée à rire et sourire devant les aventures d'un James Cagney aux abois, mais qui va déborder d'inventivité et d'énergie pour vendre des pamplemousses qu'il avait écrasés quelques années plus tôt à la figure Mae Clarke dans "Public Enemy" (1931). Pour le pamplemousse, et Cagney la boucle était enfin bouclée.

La bande-annonce :

Film disponible sur le site de la Warner en France, en DVD zone 2, sous-titré.

Note : 7 / 10

30/08/2013

Smart Money - 1931

"Smart Money" est un film qui devait réunir dans l'esprit des producteurs de la Warner, les deux vedettes du film de Gangster : James Cagney et Edward G Robinson. Le problème, c'est que si Edward G Robinson a tourné déjà plus d'une dizaine de films en 1931, James Cagney n'en a tourné que quatre, dont certains comprenant de bien petits rôles. L'affrontement entre les deux vedettes du film de gangster va donc tourner court et se limiter à un affrontement final, assez surprenant. Enfin dans ce film, Cagney aura toujour pour Robinson un rôle de mère protectrice qui rend presque impossible tout conflit.

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Donc contrairement à ce que l'on pouvait attendre de l'affiche ci-dessus, le rôle de Cagney va se résumer à un second rôle. Edward G Robinson à défaut d'affronter Cagney va affronter un gang de joueurs escrocs, puis la gente féminine avec lequel il n'aura aucun succès, et qui finiront par causer sa perte. Mais après tout, la femme n'est elle pas, le point faible de tous les hommes et de tout grand empire ? N'y a t'il pas eu Napoléon et Joséphine ou César et Cléopâtre et combien d'autres ? Ce côté là du film est plutôt intéressant. Ainsi, le film laisse deviner au début des histoires de prostitution, mais comme rien est dit, le spectateur peut tout imaginer. Heureux temps, où le cinéma suggérait plus qu'il ne montrait !

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Ci-dessus : Edward G Robinson

Dans le casting en plus de Cagney et Robinson, on remarque la jeune Evalyn Knapp qui fit l'essentielle de sa carrière dans les années 30. Ralf Harolde est également présent. On se rappelle de lui pour ses interprétations dans "Adieu ma jolie" (1944) avec Dick Powell, ou dans "Safe in hell" (1931). Enfin on remarque un certain Boris Karloff même pas crédité au générique. Malgré ce casting intéressant, le film tarde à toucher au but, voir à tirer des leçons ou des conclusions. De plus, par certains aspects il a quand même pas mal vieilli et semble une oeuvre mineure des deux monstres sacrés que sont Cagney et Robinson. Je vous conseillerai donc de ne pas perdre trop de temps sur cette oeuvre, somme toute mineure qui mérite d'être vu uniquement pour le jeu d'acteur phénoménal de Robinson, la réalisation et le scénario n'ayant rien d'exceptionnel.

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Disponible en DVD zone 1 (mais free zone) dans la collection des films de gangsters (vol 4) de la Warner sur Amazon.com (attention aux droits de douanes).

A noter que le film propose un intéressant commentaire sur cette version US. Le film est sous-titré mais pas les commentaires de cette série de films.

Extrait :

 

Note : 5,5 / 10

19/05/2013

Le bataillon des sans-amour / Mayor of Hell - 1933

"Le bataillon des sans-amour" ou dans son titre américain "Mayor of Hell" introduit James Cagney dans l'univers de la petite délinquance. Mais là où par exemple un Bogart était l'initiateur du crime auprès des jeunes, comme dans le film "les anges aux figures sales", là Cagney va en directeur d'une maison de correction, prendre toutes les mesures pour rendre la vie des jeunes plus supportables. Ainsi, le film est très progressiste et considère que ces établissements ne devraient pas être des prisons, mais des endroits où les jeunes pourraient s'auto-gérer en étant responsabilisés, sous un encadrement d'adultes. Le film nous montre donc des enfants devenus des délinquants pour cause de parents jamais présents, ou trop laxistes, ou trop faibles pour s'en occuper. Ainsi, le film nous montre la bande de délinquants à l'oeuvre, puis l'arrestation et la vie dans le régime semi-carcéral de la maison de correction, puis le changement et la vie nouvelle avec le nouveau directeur (Cagney). Enfin la dernière partie du film, nous montre un Cagney aux abois, rattrapé par les affaires et son business pas très honnête. Arrivera t'il à se sauver et à sauver les enfants d'eux mêmes et du retour de l'ancien directeur plus intolérant que jamais ?

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Archie Mayo n'est pas le plus grand réalisateur d'Hollywood, c'est une certitude. En effet, il est essentiellement connu pour avoir réalisé "la forêt pétrifiée" (1936). Mais il n'en reste pas moins que le film reste agréable à regarder. De plus, Cagney est en forme et à la hauteur de sa réputation. Enfin, sa partenaire Madge Evans (la jeune infirmière) est très sensuelle. Et c'est dommage qu'on a pas la possibilité de voir plus souvent cette très jolie actrice. Pour ma part, je me souviens l'avoir vu dans la version de 1935 de "David Copperfield".

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Ci-dessus : James Cagney, Frankie Darro (le garçon) et Madge Evans

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Ci-dessus : La très belle Madge Evans

 

 La bande-annonce :

 

Citations :

Lawyer: Tell us what you know, I said! Never mind what you think!
Mr. Hemingway: Excuse me, boss. I ain't no lawyer. I can't talk without thinkin'.

Note : 6,5  / 10

17/03/2013

Les cadets de West Point / The West Point Story -1950

"Les cadets de West Point" a donc été tourné après l'étouffant "l'enfer est à lui". On retrouve donc pour la deuxième fois, le duo James Cagney/Virginia Mayo. Et cette fois ci, le scénario permettra au public de profiter de la plastique de rêve de Virginia Mayo mais aussi de ses talents de danseuse et  de chanteuse. A ce duo, il faut ajouter Doris Day, Gordon MacRae et Gene Nelson. Cagney joue le rôle de Elwin 'Bix' Bixby un directeur de spectacles sans emploi. Un producteur (qui fait imanquablement penser à Jack Warner) joué par Roland Winters lui proposera donc un marché : Monter le spectacle de fin d'année de West Point et convaincre son neveu cadet de rentrer dans le Showbusiness et d'abandonner la carrière militaire, en échange de quoi, le producteur lui trouvera des spectacles prestigieux à monter. La mission semblait facile, mais Cagney se heurtera à beaucoup de difficultés et en particulier son tempérament peu enclin à accepter l'autorité et les ordres.

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Le film fait parti des films que Gordon Macrae et Doris Day tourneront ensembles. Le film est très agréable à voir, si on arrive à passer le blabla sur la patrie, et l'armée un peu obligatoire dans ce type de film. Enfin, la danse des soldats de West Point, fait penser à des soldats de plombs dansant. Bon, honnêtement, sauf si c'est vraiment votre truc, je ne suis pas sûr que cela vous plaise. Ceci dit, pour le reste, je ne fais aucune réserve. C'est drôle, enlevé et les numéros dansés s'enchainent bien. Cagney en fait parfois un peu trop mais c'est pour la bonne cause. Quant à Virginia Mayo, elle irradie l'écran de sa présence et fagocite presque chaque scène. Etant un homme comme les autres, j'avoue qu'il est très difficile de ne pas avoir le regard qui la cherche obstinément sur l'écran. Le film quant à lui, devait recevoir une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure musique d'une comédie musicale et c'est bien évidemment amplement mérité.

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Ci-dessus : Doris Day, James Cagney et Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo et James Cagney

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 Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

 

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Extrait (la qualité d'image du DVD est bien supérieure) :

 

Note : 7 / 10

16/03/2013

L'enfer est à lui / White Heat - 1949

Autant vous le dire tout de suite, contrairement à la plupart des critiques, "L'enfer est à lui" n'est pas mon film de gangster préféré avec James Cagney. Pourtant la réalisation est de Raoul Walsh. Le film est le premler des trois films qui ont réuni à l'écran le duo Cagney/Mayo. Cagney le tourna avec la Warner, après son expérience non concluante dans la production de ses propres films.  Mais, contrairement à d'autres de ces films, je trouve le scénario du duo Ivan Goff/Ben Roberts trop linéaire et que les adversaires de Cagney manquent trop souvent de charisme. Ainsi, aucun membre de sa bande n'arrive à contrarier ses plans dès qu'il apparait, ni sa petite amie à s'enfuir, ni la police à l'arrêter. Et ce n'est pas Edmond O'Brien qui saura être un adversaire de taille. Ainsi, je regrette son opposition avec Humphrey Bogart dans "les fantastiques années 20", sa rédemption dans "Pitchure Snatcher", ou son parcours chaotique et difficile qui l'amène de la délinquance à Hollywood dans "Lady Killer". Dans ce dernier film, les relations entre Cagney, Mae Clark, et Douglass Dumbrille étaient particulièrement savoureuses. Dans "l'enfer est à lui", toutes les relations de cet anti-héros finissent par un mauvais coup, la mort et le plus souvent par un assassinat. Le film est donc pour le moins très lourd et difficile à supporter car il suit la folie d'un homme que rien ni personne ne peut arrêter. De plus Cagney a quand même vieilli. En effet, ce film a été tourné 19 ans après ses débuts dans "Sinners' Holiday" (1930).

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Ceci étant dit, "l'enfer est à lui" possède une étonnante modernité de par donc son scénario qui met en avant l'action dès le début et qui préfigure des films bien plus récents. Mais bien évidemment c'est le duo Cagney/Mayo qui crève l'écran. Virginia Mayo est superbe dans la plupart de ses scènes. Enfin, une scène au milieu du film explique la maladie mentale de cet anti-héros joué par Cagney. Cette explication redonne un semblant d'humanité à Cagney et fait redescendre la tension du spectateur quelques minutes. Dans une autre scène on voit Cagney se jeter sur Virginia Mayo dans le garage et la caméra filme l'adorable visage de Virginia Mayo déformé par la main de Cagney mais aussi par la peur. Elle devait d'ailleurs affirmer qu'elle eut réellement peur lorsqu'elle a tournée cette scène avec Cagney. La meilleure scène restant la scène de démence jouée par Cagney lorsqu'il apprend la mort de sa mère. Raoul Walsh expliqua qu'il avait été impressioné par la façon dont Cagney avait joué cette scène. On raconte que certains figurants furent également effrayés ne sachant pas ce qu'il se passait et que cette scène était bien prévue au script. L'interprétation de Cagney est donc clairement extraordinaire.

 

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Ci-dessus : Virginia Mayo, Margaret Wycherly et James Cagney.

Voilà vous savez presque tout sur ce film étouffant, qui prend aux tripes du début à la fin. On retrouvera le couple Mayo/Cagney l'année suivante dans une comédie musicale, "les cadets de West Point" dans une ambiance bien plus sympathique qui nous permettra d'admirer le corps de rêve de Virginia Mayo dans un film un peu plus chaleureux. On en reparle demain !

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Annex - Mayo, Virginia (White Heat)_NRFPT_01.jpg

Note : 6,5 / 10

12/03/2013

Torrid Zone - 1940

"Torrid Zone" est un film produit par la Warner en 1940 et tourné par William Keighley un des deux réalisateurs des "aventures de Robin des Bois" (1938) avec Errol Flynn. "Torrid Zone" a dans les rôles principaux James Cagney, Pat O'Brien et la très belle Ann Sheridan dans son premier grand rôle. Ann Sheridan et James Cagney avaient déjà joué ensemble dans plusieurs films : "les anges aux figures sales" (1938),  "City for Conquest" (1940). On notera aussi la présence d'Hélène Vinson en femme légère et voulant absolument quitter son mari. Ce film est le dernier de la série de 8 films tournés ensemble par James Cagney et Pat O'Brien. Mais me diriez-vous qu'est ce que la "Torrid Zone" ? C'est en fait un petit pays d'Amérique Centrale que le film se refuse de nommer, une espèce de république bananière où tout tourne autour du commerce de banane.

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Le film nous raconte donc l'histoire d'un grand industriel de la banane joué par Pat O'Brien, qui doit faire face à une révolte populaire menée par une espèce de guerilleros assez sympathique au demeurant. Les choses allant de mal en pis, O'Brien se décide à convaincre son ancien contremaitre (James Cagney) à de nouveau travailler pour lui, pour qu'il fasse embarquer les récoltes de bananes. Mais la belle Ann Sheridan, et le révolutionnaire débonnaire vont contrarier tous les plans prévus. Le film ne possède pas de temps mort et surprend par l'actualité de son propos. En effet, la Warner ne prend pas position contre la révolte paysanne et montre bien certaines limites du système capitaliste de cette époque. Ainsi, le chef de la police dit au grand propriétaire :"j'ai été élu par le peuple". On met donc l'accent sur le déni de démocratie et sur le fait que c'est le capital qui donne les ordres et non le peuple. Cela fait réfléchir sur l'exploitation des terres et des richesses du tiers-monde encore aujourd'hui. Il y a d'ailleurs par certains côtés, un peu de Robin des Bois dans ce film.

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Mais la "Torrid Zone" c'est bien évidemment la chaleur des femmes. Ainsi, le numéro d'Ann Sheridan dans le cabaret à l'ouverture du film est délicieux à voir. En effet, elle porte une jolie robe qui ne cache que l'essentiel. Cagney finira par passer d'une femme à l'autre, voir de faire la cour à une pendant que l'autre essaye de dormir dans l'autre pièce ! Hélène Vinson ne reste pas derrière à ce petit jeu. Le ton du film reste néanmoins la comédie pour parler de sujets sérieux. Et on sent bien que le film est allé parfois aux limites de ce que la censure pouvait accepter à cette époque. Il y a pas mal de scènes filmées en extérieures et celles en studio sont très correctes et réalistes. En effet, la Warner fit venir 900 plantes pour recréer l'ambiance si particulière de l'Amérique Centrale.

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"Torrid Zone" est donc un film très respectable qui ne tombe jamais dans les clichés faciles et sait divertir le spectateur sans aucun temps mort jusqu'à la fin du film. Ainsi la dispute entre Cagney et Pat O'Brien à la fin du métrage reste de ce fait assez impressionnante. J'ai donc apprécié "Torrid Zone", qui a forcément un peu vieilli mais qui reste très convenable et recommandable pour qui veut découvrir un film de cette époque.

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Note : 6,5 / 10

26/02/2013

La glorieuse Parade / Yankee Doodle Dandy - 1942

"La glorieuse Parade" est un film qui pour le moins, ne laisse pas indifférent. Tout d'abord il a été réalisé par un réalisateur mythique du Hollywood de ces années là : Michael Curtiz. Michael Curtiz c'est bien évidemment le réalisateur de "Casablanca" (1942), mais aussi de "Capitaine Blood" (1935), "la charge de la brigade légère" (1936), "des aventures de Robin des Bois" (1938), "Virginia City" (1940) ou encore "les conquérants" un an plus tôt. L'homme immigré hongrois, dont le nom de naissance était Kertész Kaminer Manó, a fait plus pour le cinéma américain que beaucoup d'autres. Il a donc touché un peu à tout : westerns, films d'aventures, péplum avec "l'Egyptien" (1954). Avec "la glorieuse Parade" c'est donc une comédie musicale qui présente la vie de George M Cohan, chanteur, danseur, compositeur, et producteur à l'époque du vieux Broadway. Le choix de Cagney comme acteur était parfait, car Cagney était comme Cohan d'origine irlandaise et avait eu une longue carrière de chanteur et danseur avant de tourner de multiples films de gangsters pour la Warner. Son physique tonique était également un point commun avec le personnage de George M Cohan. Ce dernier était encore vivant lors du tournage et servi donc de conseiller technique. La maladie de George Cohan (cancer) devait pourtant le tenir éloigner des studios très souvent, malgré tout il eut la chance de voir le film projeté avant de mourir.

 

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 Le fillm raconte donc la vie de la famille Cohan (père, mère, soeur) et donc des débuts de la famille dans les petites salles un peu paumées de l'Amérique de la fin du 19ème siècle. Le début est donc assez laborieux avec de petits numéros pas très construits ou pas très intéressants.  Comme souvent chez Curtiz, les 20 premières minutes sont donc assez faibles. Puis soudain avec l'apparition de George M Cohan adulte et donc de James Cagney, le film prend enfin son envol et les numéros d'exception se multiplient jusqu'à la fin du métrage. Ainsi, on ne peut que constater l'excellence des costumes, l'excellence de la mise en scène de chaque numéro et la fabuleuse présence de Cagney qui brûle littéralement les planches. Une scène du film est particulièrement savoureuse. C'est celle où le jeune Cohan rencontre sa future femme alors qu'il est déguisé en vieillard. Les allusions à peine voilée, à une sexualité débridée de ce vieil homme est à mourir de rire.

 

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Ci-dessus : James Cagney et les Girls de "la Glorieuse Parade"

Pour le reste de la distribution on retrouve Joan Leslie qui joue sa femme, Walter Huston qui joue son père, mais aussi Irene Manning et la soeur de James Cagney (Jeanne Cagney) qui joue ici ... la soeur de Cohan.

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 Ci-dessus : Jeanne Cagney et James Gagney

 Il n'en reste pas moins que cet hymne continu à la réussite et à la gloire de l'Amérique peut finir par écoeurer le spectateur d'aujourd'hui. On aurait tort de le sous estimer. Il reste un témoignage d'une Amérique de 1942 qui se souvient de son vieux Broadway, mais aussi d'une Amérique en guerre, symbole à l'époque de la liberté, contre l'Allemagne nazie. Et on peut dire sans se tromper que ce film a du remonter le moral de beaucoup d'Américains de l'époque. Ainsi, on a du mal à ne pas être nous aussi électrifié en regardant "Over There" et à ne pas imaginer les spectateurs des cinémas américains de 1942 reprendre en coeur l'hymne des soldats. On finit donc par être conquis nous aussi par la musique de Cohan et le jeu de Cagney, du moment que l'on arrive à passer outre l'énorme brûlot patriotique et chauvin que peut être "la glorieuse parade". C'est sans doute ce que fit l'académie des Oscars en attribuant l'Oscar du meilleur acteur à James Cagney et un autre à la meilleure musique de comédie musicale à Nathan Levinson.

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Ci-dessus : Irene Manning 

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Ci-dessus : Joan Leslie et James Cagney

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Extrait - Mary's a grand old name

 

 

 

Extrait - 45 minutes from Broadway and So long Mary :

 

Extrait - Over there :

 

A noter une belle qualité d'image de l'édition DVD zone 2 (Warner).

 

Note : 7 / 10


22/02/2013

Du sang dans le soleil / blood in the sun - 1945

"Du sang dans le soleil" est le deuxième film de la seconde période indépendante de James Cagney. En effet en mars 1942 Cagney se décida à voler de ses propres ailes, hors de la Warner et de produire ses propres films via la société de son frère, William Cagney production, avec une distribution du film via le réseau "United Artists". Le film a bien des défauts, à commencer par le fait qu'il est un film de propagande américain. De plus, la réalisation de Frank Lloyd est loin d'être un chef-d'oeuvre du genre. Ensuite, pourquoi avoir pris tellement d'acteurs européens pour faire des asiatiques, cela n'ajoute rien à la crédibilité du film. Ceci étant dit, le noir et blanc cache pas mal de défauts, et il est assez difficile de savoir quels sont les acteurs asiatiques et lesquels ne le sont pas.

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De plus, la rencontre entre James Cagney et Sylvia Sidney est assez sympathique et il faut bien dire que l'interprétation de Sylvia Sidney est assez sidérante. Elle joue une métisse américano-chinoise très mystérieuse et crédible et fait souvent penser à Bette Davis. Je pense qu'elle vole de temps en temps la vedette à Cagney. Pour les points positifs il faut dire que Cagney met beaucoup de coeur à l'ouvrage pour dynamiser le film et son interprétation. Donc malgré les défauts évidents de la réalisation on ne s'ennuie pas une seconde. Ainsi, la bagarre finale est assez sidérante pour un film de cette époque et Cagney nous offre un vrai combat presque dérangeant par sa violence réaliste.

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 Ci-dessus : James Cagney et Sylvia Sidney

Pour Cagney, l'action du film devait assurer son succès, mais malheureusement il n'en fut rien. L'échec de son 3ème film indépendant, "13 Rue Madeleine" devait inciter Cagney à retourner travailler avec la Warner. Quant au film, si on est capable de passer outre une réalisation parfois moyenne, on se retrouve devant un spectacle agréable qui n'ennuie jamais et que les 2 interprètes principaux tiennent à bout de bras. A noter pour finir une qualité d'image très acceptable de l'édition Wild Side, d'un film tombé dans le domaine public.

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Note : 6 / 10

19/02/2013

Brumes / Ceiling Zero - 1936

"Brunes" ou "Ceiling zero" (plafond zéro) est un film de Howard Hawks de 1936. Le film décrit les débuts de l'aéropostal. James Cagney y joue le rôle d'un pilote un peu irresponsable du nom de Dizzy Davis, trop sûr de son talent de pilote. Pat O'Brien joue le chef du groupe de pilotes. Le film est tiré d'une pièce de Frank 'Spig' Wead un aviateur, jouée quelques mois auparavant à Broadway. Frank 'Spig' Wead a également travaillé à la demande des producteurs Jack Warner et Hal Wallis sur le script du film. Même si le film a reçu de très bonnes critiques à l'époque. Je trouve pour ma part qu'il a beaucoup vieilli. En effet, les séquences d'aviation sont assez peu réalistes et finalement on sent que le film a été tiré d'une pièce car la majeure partie de l'action se passe dans la tour de contrôle et que donc la totalité du film a été tournée en studio. Pourtant les années 30 ont eu de nombreux films comportant des scènes crédibles filmées en plein vol. Ainsi on peut évidemment citer le fameux, "Hell's angels" (1930) d'Howard Hughes, ou le "Dawn Patrol" (1938) avec Errol Flynn et Basil Rathbone. Mais ici ce n'est pas le cas.

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Heureusement James Cagney apporte un peu de mouvement dans le film et de l'intrigue. Mais il en reste pas moins que tout cela semble aujourd'hui assez plat et seul le dernier tiers du film apporte son lot de suspens. Malgré tout, les thèmes du sacrifice et de la responsabilité dans un métier à haut risque sont intéressants. Il n'en reste pas moins que l'ensemble est loin d'être trépidant et ce n'est pas la diction au rythme de mitrailleuse de Pat O'Brien qui y change quelque chose. C'est assez exceptionnel dans un film de Cagney, mais je me suis assez ennuyé, devant ce film qui a bien mal vieilli. Le dernier tiers du film sauve finalement l'ensemble d'un crash en plein vol et d'une mauvaise note. Mais il faut croire que ce film a encore aujourd'hui de nombreux partisans car un ensemble de 120 photos appartenant à Howard Hawks et portant sur le film a été vendu en 2011, 5 500 dollars !

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A noter que James Cagney et Pat'OBrien devait se retrouver la même année dans un autre film ayant pour thème l'aviation : "Devil Dogs of the Air".

 

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Ci-dessus : James Cagney et June Travis

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Ci-dessus : Pat O'Brien, James Cagney et June Travis

Note : 5 / 10

09/01/2013

Le tombeur / Lady Killer - 1933

"Le tombeur" ou en anglais "Lady Killer" est un film tourné par Roy Del Ruth en 1933 avec pour interprètes principaux James Cagney et Mae Clark. Mae Clark avait déjà joué avec James Cagney dans "l'ennemi Public" (1931). Dans ce film, les cinéphiles se rappellent qu'elle recevait de James Cagney un pamplemousse en pleine figure. Dans "Lady Killer", James Cagney ne devait pas mieux la traiter. En effet, il devait la mettre dehors en la tirant par les cheveux. Mae Clark devait écrire à une amie en lui disant qu'elle n'a pas été blessée lors du tournage de cette scène. On est rassuré.

lady-killer-poster1.jpgLe film bénéficiait d'un scénario original. En effet, James Cagney rejoignait un gang d'escrocs et suite à une affaire de meurtre, et des ennuis judiciaires, il se décidait à gagner honnêtement sa vie dans une carrière cinématographique à Hollywood. Le film est donc à mi-chemin entre le pur film de gangsters et la critique de la société hollywoodienne. On voit d'ailleurs, Cagney déguisé en indien, et les blancs peints en rouge. On retrouve aussi le réalisateur à l'accent hongrois parlant mal anglais. A t'on voulu, faire une imitation de Michael Curtiz ? On ne le saura sans doute jamais. Il y a d'ailleurs quelques scènes d'anthologie avec une fête envahie par une vingtaine de petites singes qui sème la terreur, reflet d'une certaine décadence de la société hollywoodienne de l'époque. Le film se voit donc plutôt bien. Surtout que la distribution est complétée par Margaret Lindsay et surtout Douglass Dumbrille formidable en maître chanteur.

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Ci-dessus James Cagney déguisé en indien dans "Lady Killer" :

La difficulté des situations dans lequel se trouve Cagney le rend proche du spectateur. De plus, son évolution morale et financière (bonne ou mauvaise d'ailleurs) est assez sympathique à suivre. Néanmoins le film n'atteind jamais le niveau d'autres films de Cagney, comme "les formidables années 20", "l'ennemi public" ou encore "Picture Snatcher". C'est tout de même un très honnête divertissement qui réserve son lot d'actions et de rebondissements, avec en plus une satire assez inattendue d'Hollywood. Mais la réalisation peut être un peu trop conventionnel ne fait pas élevé l'ensemble au dessus du lot. Cela explique donc peut être que Cagney n'ait pas décidé d'évoquer ce film dans son autobiographie.

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Ci-dessus Douglass Dumbrille et James Cagney

 

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Ci-dessus Mae Clark et James Cagney :

 

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Ci-dessus : James Cagney pas très heureux d'être abandonné en prison


Ci-dessous : Extrait d'une scène violente de "Lady Killer". Mae Clark explique à Cagney qu'elle va le dénoncer à la police.

 

NOTE : 6,5 / 10

03/01/2013

Hommage à James Cagney

Aujourd'hui, je souhaiterais rendre hommage au fabuleux talent de James Cagney, acteur, chanteur, danseur, sportif accompli et qui a par son interprétation inscrit en lettres d'or les plus belles pages du cinéma hollywoodien des années 30. Il était l'acteur préféré de Stanley Kubrick et de Marlon Brando et était considéré par Orson Welles comme "peut être le plus grand acteur qui est apparu devant une caméra".

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Si vous n'avez pas vu, "les fantastiques années 20", 'l'ennemi public", "Footlight Parade", "Picture Snatcher", "les anges aux figures sales", "mayor of hell" et combien d'autres,  il faut absolument vous les procurer. Cagney excelle dans presque tous ses rôles. Tous ses films ne sont pas des grands films, mais dans beaucoup on y voit jouer un homme qui électrifie l'écran par son interprétation.