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23/12/2016

La Pagode en flammes / China Girl - 1942

"La pagode en flammes" est autant un film qui met en avant la maîtrise du vieux routier Henry Hathaway, que de son immense directeur de la photographie Lee Garmes. Tourné en noir & blanc, pour le compte de la Twentieth Century Fox, "la pagode en flammes" permet donc à Lee Garmes de se surpasser pour nous donner des images formidablement contrastées qui se jouent du noir & blanc comme un peintre de la couleur. Il y avait des génies à Hollywood en 1942, et Lee Garmes en faisait bien partie. Le film est difficilement classable. Ainsi, il navigue entre le film de guerre, le film d'aventures, et la romance purement hollywoodienne. On profite de la présence de la magnifique Gene Tierney, mais aussi de la sexy Lynn Bari, qui essaye de voler le plus de scènes possibles à l'actrice principale. Lynn Bari de son vrai nom Margaret Schuyler Fisher, on la retrouve dans de nombreux films noirs où elle joue les rôles de méchants. Elle racontera d'ailleurs plus tard, "avoir une peur bleue des armes feu, mais que pourtant, on l'utilisait uniquement dans les rôles de femmes qui avaient un revolver dans leur sac, et qu'elle allait de plateau en plateau, abattant les gens et volant les maris." On regrettera que sa filmographie ne soit pas plus mise en avant aujourd'hui, car c'est une actrice avec un énorme potentiel. 

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Les acteurs masculins sont également très intéressants. Ainsi on retrouve George Montgomery dans le rôle d'un héros assez complexe torturé entre son amour des femmes et sa liberté. Victor McLaglen est ici dans un rôle de méchant qui lui est peu commun. Car Victor McLaglen c'est le sergent chef des plus grands westerns de John Ford sur la cavalerie américaine, mais aussi le personnage principal du "Mouchard" (1933) du même John Ford. Pour en revenir à "la pagode en flammes", on ne peut que louer la direction d'acteurs d'Hathaway, la photographie de Lee Garmes, la musique de Hugo Friedhofer et Alfred Newman. Mais on regrettera un ou deux plans ratés, comme au début la scène avec l'avion qui semble tellement sortir d'un plan d'un studio qu'on voit à l'écran les câbles tenant l'avion. En dehors de cette scène ratée, et des rapports très autoritaires de Montgomery avec un enfant birman, le film est parfait, et fait parfois penser à Casablanca tourné la même année. On ne saurait terminer cet article sans louer la musique exotique et symphonique du duo Hugo Friedhofer et Alfred Newman. On ne peut donc que remercier l'éditeur ESC pour son choix et les inviter à nous faire découvrir plus de films avec Gene Tierney ou la belle Lynn Bari.

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : Gene Tierney & George Montgomery

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Ci-dessus : George Montgomery & Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

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Ci-dessus : Lynn Bari

Extrait de la musique :

Disponible chez ESC en DVD VO sous-titrée en français

Note : 7,5 / 10

21/02/2014

Les rebelles de Fort Thorn / Two Flags West - 1950

"Les rebelles de Fort Thorn" aborde un thème quasiment jamais abordé au cinéma : la participation aux guerres indiennes de rebelles tirés des prisons nordistes en pleine guerre de sécession. En effet, Abraham Lincoln, avait promulgué une amnistie pour les prisonniers confédérés acceptant de s'engager sous le drapeau de l'union pour combattre les indiens de l'Ouest. Sur cet arrière fond historique, le  Frank Nugent écrivait une histoire, qui n'intéressait pas les patrons de la MGM, mais bien ceux de la Fox. La distribution comprenait Joseph Cotten, Linda Darnell, Jeff Chandler, et Cornel Wilde. Joseph Cotten c'était évidemment l'acteur de "Citizen Kane" (1941), mais aussi de "Lydia" (1941) formidable mélodrame de Julien Duvivier , ou de "La Splendeur des Amberson" (1942) d'Orson Welles, ou encore de "l'ombre d'un doute" (1943) d'Aldred Hitchcock. Mais il a joué également dans de très nombreux autres films célèbres et dans un western "Duel au soleil" (1946) avec Gregory Peck. Joseph Cotten paraît presque trop grand pour ce rôle de colonel sudiste. Quant à Linda Darnell, c'est un peu la Lana Turner brune de la Fox. Elle a joué plusieurs fois avec Tyrone Power dans par exemple "le signe de Zorro" (1940) de Rouben Mamoulian. C'est une immense actrice et elle a tourné pour John Ford dans un western, "la poursuite infernale" (1946) et elle a déjà tourné avec Cornel Wilde dans "quadrille d'amour" (1946) ou dans "Ambre" (1947). On retrouve aussi toute une pléïade de seconds rôles intéressants, comme Noah Beery Jr, que j'ai vu dernièrement dans "A feu et à sang" (1952).

 

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 Robert Wise arrive à faire prendre la mayonnaise et à se servir parfaitement de ce casting prestigieux. Mr Patrick Brion nous fait remarquer, dans le bonus du DVD Sidonis, que tous les personnages ont des problèmes. Et c'est vrai. Ainsi le Major nordiste (Jeff Chandler) a perdu son frère, et il est rempli de haine contre les sudistes et le monde entier. Linda Darnell (belle soeur du colonel et veuve de son frère) ne supporte plus cette ambiance lourde au fort Thorn et veut s'éloigne du Major. Et Joseph Cotten ne sait pas trop ce qu'il fait dans l'armée nordiste et rêve de repartir vers le Sud. Le génie du scénariste Casey Robinson est de donner un grade plus important à Joseph Cotten par rapport à son supérieur nordiste, mais aussi de laisser supposer que Linda Darnell a une relation avec le Major (Jeff Chandler). En effet, comment peut on interpréter les propos du commandant à table, qui dit : "elle n'est pas ma femme, mais c'est comme si elle l'était". Ou encore lorsque Linda Darnell demande au Major, à ce que l'on ajoute dorénavant, un verrou à la porte de sa chambre. Il est évident que la censure ne pouvait montrer une relation entre une femme et le frère de son ex-mari défunt. Wise et le scénariste ont donc rusé pour nous suggérer ce qu'ils ne pouvaient montrer. Le film navigue entre action, horreur et haine est reste encore aujourd'hui un formidable classique qui a toute sa place dans la collection Sidonis, westerns de légende. A ne pas manquer.

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Ci-dessus : Jeff Chandler de dos, Joseph Cotten et Cornel Wilde

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Ci-dessus : Cornel Wilde et Joseph Cotten

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Ci-dessus : Joseph Cotten et Linda Darnell

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Ci-dessus : Joseph Cotten et Linda Darnell

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Ci-dessus : Cornel Wilde et Linda Darnell

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La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 VO sous-titrée, chez Sidonis & Calysta

 

Note : 7,5 / 10

23/11/2013

Les plus belles années de notre vie / The best years of our lives - 1946

Après la guerre, une nouvelle vie commence et c'est bien le sujet du film que je vous propose aujourd'hui. Pour vous dire la vérité, lorsque j'étais plus jeune, je n'avais pas beaucoup apprécié ce film. En effet, je ne me souciais pas beaucoup du retour à la maison, après la guerre, de 3 vétérans : Dana Andrews, Harold Russell et Fredric March. De plus, à l'époque, j'avais découvert le film sur un petit écran et avec une VHS. La sortie de la version Bluray Freezone, me semblait le bon moment pour redécouvrir cette oeuvre de William Wyler. Wyler, c'est évidemment le réalisateur de Ben-Hur (1959), mais aussi de "Rue sans issue" (1938) avec Humphrey Bogart et Joel Mc Crea, ou de "Vacances romaines" (1953). Il devait toucher à presque tous les genres, en passant par le western avec "les grands espaces", ou le péplum, ou encore le mélodrame.

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A noter sur cette affiche belge, la francisation du nom de Fredric March

Nos 3 vétérans, vont donc retrouver femme et enfants. Dana Andrews va retrouver Virginia Mayo, Fredric March, va rejoindre Myrna Loy et sa fille (ici Theresa Wright), notre troisième vétéran Harold Russell, va lui retrouver son père, sa mère et sa fiancée. La force du film est de s'inscrire dans une réalité palpable à l'écran. Ainsi, la vie de ces hommes, c'est la vie du vétéran américain moyen, qui revient et qui ne reconnaît ni son pays, ni sa famille. Ainsi le génie des scénaristes et de Wyler et de nous donner plusieurs facettes de cette Amérique. Ainsi, Fredric March est plus âgé et avec un bon métier, une femme et de grands enfants. Dana Andrews est lui sans qualification pour la vie civile et sans enfants, avec une femme volage. Enfin le cas, le plus touchant, est celui du jeune Harold Russell, qui revient avec les deux avant-bras coupés. Arrivera t'il à retrouver intact l'amour de sa fiancée ? Arrivera t'il à s'insérer ? Harold Russel n'était pas un acteur professionnel, mais un grand blessé de la guerre. Son rôle donne une très forte dose de réalisme au film, et touche encore plus. Harold Russel recevra ainsi deux Oscars : un pour son interprétation, comme meilleur second rôle et un autre, comme Oscar d'honneur. Le film pose la problématique du retour, dès les premières minutes. Et finalement ce thème de la réadaptation de chacun fait échos à nos vies d'aujourd'hui. Car l'Homme moderne, n'a jamais du autant peut être se réadapter que dans notre société qui change et qui ne ressemble pas à celle d'il y a 10 ou 15 ans. D'un thème américain post seconde guerre mondial, Wyler arrive à en faire un thème universel, de l'adaptabilité de l'être humain au changement.

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Ci-dessus : Dana Andrews et Virginia Mayo

On ne peut finir de parler de ce film, sans dire quelques mots sur la magnifique musique de Hugo Friedhofer, qui a composé sans aucun doute sa plus belle musique de film, et peut être l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Enfin on remarque que Thérèse Wright qui avait déjà été présente dans le mélodrame guerrier de William Wyler, "Madame Miniver" (1942) est encore bien présente là aussi. Elle tourna donc 3 films avec William Wyler dont "la vipère" (1942). Vous saurez tout, quand je vous dirai que le casting comprend également Steve Cochran et que Wyler avait des doutes sur le jeu dramatique de Virginia Mayo. Mais cette dernière fut excellente dans son rôle. Voilà, j'en ai fini avec "les plus belles années de notre vie" qui reste sans doute, comme un des plus beaux films de l'histoire du cinéma. Il recevra une pluie d'Oscars totalement mérités.

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Ci-dessus : Theresa Wright et Dana Andrews

 

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Ci-dessus : Fredric March, Theresa Wright et Dana Andrews


Extrait de la musique :

Extrait musical n°1

Extrait musical n°2

Extrait musical n°3

Extrait musical n°5

Extrait musical n°6

Extrait muiscal n°7


La Bande-annonce :

 

Film disponible en DVD zone 2 ou Bluray Freezone (chez Gibert) en VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

30/06/2013

La flèche brisée / Broken Arrow - 1950

Aujourd'hui c'est dimanche, jour de repos. J'ai donc décidé de laisser la parole à Mr Patrick Brion, notre maître à nous tous, les jeunes cinéphiles, pour vous présenter la flèche brisée, superbe western en couleur de 1950, tourné par Delmer Daves. Le film était basé sur le roman de 558 pages, "Blood Brother" (1947) par Elliott Arnold, qui a raconté l'histoire de l'accord de paix entre le chef Cochise Apache et l'armée américaine, de 1855 à 1874. Le studio employa près de 240 Indiens de Fort Apache (la réserve indienne de l'Arizona), toutes les scènes de localisation ont été tournées à Sedona, en Arizona. L'histoire de Cochise a effectivement eu lieu dans ce qui est aujourd'hui le monument national de Chiricahua en Arizona du sud. Le studio a tenté de dépeindre les coutumes apaches dans le film, comme la fonction sociale de la danse et le rite du passage à la puberté de la jeune fille, et la cérémonie du mariage. Ce western est un des premiers westerns qui remet les indiens à leur vraie place et qui ne les montre plus, comme une menace, mais comme des gens défendant simplement leurs terres. On peut se rapprocher ce film de "la porte du diable" (1950) avec Robert Taylor ou encore "la dernière chasse" toujours avec Robert Taylor, et tourné en 1956.

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Ci-dessus : A noter les deux acteurs couchés et enlacés (scène très osée pour l'époque).

 La présentation de Patrick Brion :

 

LA bande-annonce :


Note : 8,5 / 10

30/05/2013

Hugo Friedhofer : Un géant oublié

Aujourd'hui j'aimerais rendre hommage à Hugo Friedhofer, géant oublié, compositeur remarquable et travailleur infatiguable. Et si aujourd'hui on parle encore de Steiner, de Korngold, on devrait aussi citer aussi Hugo Friedhofer. Car il resta longtemps dans l'ombre de ces génies, travaillant longtemps avec Max Steiner et orchestrateur attitré d'Erich Wolfgang Korngold, il compose en 1938 sa première musique de film, pour "les aventures de Marco Polo". Il collaborera en tout à 256 musiques de film, laissant son empreinte dans le cinéma hollywoodien, mais malheureusement pas dans les mémoires. Hollywood Classic lui rend aujourd'hui hommage.

 

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26/11/2012

Le grand secret / Above and Beyond - 1952

"Le grand secret" est un film de guerre avec Robert Taylor. Mais ce n'est pas un film de guerre au sens strict. En effet, il n'y a ici ni combat ni gloire. Il s'agit en effet, de raconter le lancement de la première bombe atomique sur Hiroshima le matin du 6 août 1945. Le film est très difficile à supporter car la tension ne cesse jamais. En effet, les contraintes de longs mois de préparatifs, les tâches exténuantes, sont accentuées par le fait qu'il est impossible de parler de tout cela et tout spécialement de la mission pour le colonel Tibbets (Robert Taylor). Le film n'est pas cinématographiquement un mauvais film. Mais il n'apporte rien au spectateur sinon de donner le point de vue du gouvernement américain de 1952 sur le lancement de la bombe. On ne voit jamais un Japonais. Le film n'est donc qu'une longue justification du massacre instantané de 70 000 personnes (hommes, femmes et enfants) et de la lente agonie de 50 000 autres par quelques pilotes, politiciens et scientifiques ...

 

Tout cela est très difficile à supporter, et le glamour d'Eleanor Parker semble jouer constamment faux dans cette justification macabre éhontée. Et si le film pose des questions, il ne conteste jamais la décision finale de lancer la bombe. Ce film est donc aujourd'hui quasiment insupportable à voir, même pour un spectateur français. Pourtant, tout le talent d'Hollywood est là. Mais pour moi, rien y fait. Robert Taylor n'est ici qu'un boucher, au mieux un bourreau. Et finalement à vouloir se prendre pour Dieu, l'Humanité est devenue inhumaine ce 6 août 1945. Le pire est peut être la scène finale où la femme du colonel Tibbets (Eleanor Parker) se décide à se jeter dans les bras de son mari, fière de l'execution de 70 000 innocents par ce dernier. Consternant ...

 

En respect des 140 000 civils japonais executés, aucune photo du film ou affiche ne sera publié. Vous remerciant de votre compréhension.

 

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Ci-dessus : Enfant japonais priant en 2012 lors de la commémoration de la date anniversaire du lancement de la 1ere bombe atomique.


NOTE : 3,5 / 10