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24/07/2013

Hollywood Hotel - 1937

"Hollywood Hotel" n'est pas le film le plus connu de Busby Berkeley, mais il reste comme l'un des plus sympathiques. Ainsi, si en 1937 le film musical est quelque peu en perte de vitesse, "Hollywood Hotel" n'en a que faire et nous propose le traditionnel cocktail d'humour, d'amour et de musique qui a fait le succès de ce type de production. Le film commence par le départ à Hollywood d'un jeune musicien et chanteur, interprêté par Dick Powell. Ce départ est le prétexte pour initier une première scène musicale dès l'ouverture, comme Berkeley l'avait déjà fait par exemple dans "Chercheuses d'or 1933". Et il faut bien reconnaître que la chanson "Hooray for Hollywood' est toute aussi entrainante que le fameux "Gold diggers" de 1933. Elle devait d'ailleurs rester un des hymnes d'Hollywood et traverser les âges à travers différentes reprises. On y voit le chef d'orchestre Bennie Goodman debout sur une voiture, et petit à petit on se rend compte qu'il y a un ballet de voitures qui fonce vers l'aéroport avec des avertissements pour les grandes vedettes, car une nouvelle star débarque : le jeune Ronnie Bowers (Dick Powell). Le ton est donné. Et malgré les aventures et les déboires du jeune héros, la joie, l'humour et l'amour irriguent tout le film. La critique d'Hollywood n'est jamais acide ou dramatique comme dans d'autres films au ton autrement sérieux. Ici Hollywood est vu comme un immense parc d'attraction.

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Pour le reste du casting, on retrouve les soeurs Rosermay et Lola Lane, mais aussi Hugh Herbert dans des numéros d'humour assez incroyables, avec un sketch qui moque les films pro-sudistes de l'époque et du sort réservé aux noirs dans ces films. Mais on y découvre aussi Ronald Reagan dans son deuxième film en présentateur de radio devant un cinéma ou encore Glenda Farrell et enfin Louella Parsons la célèbre chroniqueuse d'Hollywood qui joue son propre rôle. Et si Il  y a de nombreux numéros musicaux avec des orchestres de Jazz de l'époque, avec ainsi Benny Goodman et Raymond Paige, de la moquerie pour les actrices et acteurs qui prennent la grosse tête, il y a aussi dans "Hollywood Hotel" énormément d'idées qui seront plus tard reprises dans "Chantons sous la pluie" (1952). Ainsi, on retrouve le présentateur radio devant le cinéma, mais aussi la voix du chanteur utilisé pour un acteur stupide ne sachant pas chanter. On passe donc de scènes glamour à des sketchs ou des numéros musicaux, pour enfin une dernière reprise de "Hooray for Hollywood" et comme pour les autres films de Berkeley, on sent bien que ce dernier a ici posé les bases de l'entertainment et du musical, qui sont reprises avec le succès que l'on connaît par la MGM quelques années plus tard. Allez votre réservation vous attend à l'Hollywood Hotel !

 

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Ci-dessus : Lola Lane

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 Ci-dessus : Rosemary Lane

La chanson Hollywood Hotel et autres :

 Disponible sur le volume 2 des films consacrés à Busby Berkeley (zone 1). A noter que le film possède des sous-titres français et anglais.

Note : 7 / 10

23/02/2013

Chercheuses d'or de 1935 / Gold Diggers of 1935 - 1935

"Gold Diggers of 1935" est bien évidemment une suite à "Chercheuses d'or de 1933". La version de 1933 ayant rapportée énormément d'argent à la Warner, cette dernière tenta de faire de cette nouvelle édition un autre grand succès. Au niveau du casting, on retrouve bien évidemment notre éternel Dick Powell, mais également Hugh Herbert qui étaient déjà présents sur "Dames". Par contre, au vu du peu de temps de danse qu'on lui accordait à la Warner, Ginger Rogers a disparu et danse maintenant pour la RKO et forme, un couple déjà mythique avec Fred Astaire. Plus grave, Ruby Keeler et Joan Blondell ne sont pas non plus présentes. On doit donc se contenter de Gloria Stuart, grande et belle actrice mais qui n'est ni chanteuse, ni danseuse. Heureusement Wini Shaw, et Dorothy Dare pousseront la chansonnette avec Dick Powell, et le chorus sera là pour danser et chanter en choeur. Il faut savoir également que ce film est le premier film de Busby Berkeley en tant que réalisateur. Auparavant Berkeley avait avec lui des gens comme Lloyd Bacon, ou Mervyn LeRoy pour la version de 1933. Ici il est enfin seul maître à bord pour la réalisation et la chorégraphie. A la musique et aux paroles on retrouve le formidable et inoubliable duo, Harry Warren & Al Dubin présents sur énormément de films de Berkeley et comédie musicales de l'époque.

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Par rapport à "Dames" tourné un an plus tôt, on peut constater que le scénario de comédie est beaucoup mieux construit. On s'ennuie donc beaucoup moins. En effet, une richissime et avare veuve (Alice Brady) se décide à monter un spectacle de charité pendant ses vacances dans un hotel de luxe. Pour cela elle se fait arponner par un metteur en scène russe à moitié fou (Adolphe Menjou) et son costumier dépensier. Mais notre richissime dame venue avec son grand fils (Frank McHugh) et sa grande fille (Gloria Stuart) aura également du mal à contrôler la volonté d'indépendance de ses enfants. Les stratagèmes les plus fous vont donc se monter pour faire payer la riche veuve et le stupide fiancé de sa fille. Derrière, ce scénario plaisant digne d'un film des Marx Brothers, on retrouve bien entendu le talent de chanteur de Dick Powell et l'immense et incroyable Show final de plus de 30 minutes qui clos le film.

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Ci-dessus : Dick Powell et Gloria Stuart

Le meilleur numéro reste "Lullaby of Broadway" qui est un véritable rêve éveillé. Le "come and dance" de ce numéro rappelle d'ailleurs le "Get a dance" de "Chantons sous la pluie" avec Gene Kelly. Certaines critiques, dirent que les bras faiblement tendus et tous ces gens courant dans la même direction faisaient penser au fascisme. Il n'en est bien évidemment rien. Et ce serait faire un faux procès à ce film, qui n'est qu'un pur divertissement hollywoodien.

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En résumé, on se retrouve donc avec une sympathique comédie musicale, avec malgré tout un déficit de stars féminines, mais avec un scénario bien mieux construit que dans "Dames" tourné un an plus tôt, et un Busby Berkeley toujours aussi inspiré à la réalisation et qui n'hésite pas à braver la censure en montrant les belles jambes et les belles courbes de ces demoiselles. Je finirai ici cet article en disant qu'Alice Brady devait disparaître en 1939 suite à un cancer à 47 ans et que Gloria Stuart devait rester dans la mémoire du public non pas pour son importante carrière dans les années 30, mais bien pour son rôle de Rose dans Titanic de James Cameron. L'histoire est parfois étrange, si ce n'est injuste. Quoiqu'il en soit, on passe donc un très bon moment, même le film n'atteint jamais le niveau d'autres films de Busby Berkeley comme "42ème Rue" ou tout simplement comme son aîné "Chercheuses d'or de 1933".


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Ci-dessus : Gloria Stuart, Alice Brady assise, et Franck McHugh

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Ci-dessus : Dick Powell, Adophe Menjou, et
Wini Shaw

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Ci-dessus, l'auteur et le compositeur, Harry Warren assis au piano et Al Dubin debout :


Extrait du numéro Lullaby of Broadway :



Citation du film : "Listen to the Lullaby of old Broadway !"


Note : 6,5 / 10


Disponible en DVD Zone 1 dans le 1er coffret consacré à Busby Berkeley. A noter que chaque coffret comprend des bonus expliquant l'oeuvre de ce génial chorégraphe. Malheureusement pour les non anglophones les bonus ne possèdent aucun sous-titres.